Christian CANTOS - Artiste Numerique

 

 

Christian CANTOS 

Au matérialisme de l’époque, Christian Cantos oppose une quête spirituelle, guidée par la flamme d’une pensée ouverte. Le questionnement du réel est le moteur qui l’anime.

Les réponses qu’il reçoit ne sont pas toujours plaisantes. Cantos ne cherche pas spécialement à peindre le beau, il le recherche, souvent en dénonçant ce qui est laid.

Le procès de création d’une œuvre est toujours le même.

Cantos part d’un concept, d’une idée générale, concrète ou abstraite, qui impose une image à ses yeux. La composition est d’emblée fixée dans ses grandes lignes. Très vite l’expression de l’idée génératrice se matérialise à grands coups de brosse ou de pinceau, parfois sur la toile brute lorsque la pulsion créatrice est incontrôlable.
Des collages peuvent concourir à la manifestation des formes ou imprimer leur organisation au tableau. Au fur et à mesure de la fabrication de l’œuvre, Cantos parle, couteau en action.
Il met des mots sur ce que sa main fait, ou bien celle-ci traduit en gestes ce qu’il exprime.
L’idée en tout cas se précise, s’affine. L’œuvre plastique suit cette progression verbale, cet enchaînement du raisonnement. L’artiste souvent se remet instinctivement en question, s’interroge sur la pertinence de ses propos, sur leur cohérence.

 Toujours un fond éthique canalise la progression de la pensée, laquelle est toujours logique.
Les repentirs sont nombreux. A chaque fois, ils marquent un revirement de l’artiste perdu sur un chemin intellectuel qui ne menait nulle part.
Au moment où la lumière se fait, où l’acuité de l’intellect est à son paroxysme, Cantos reprend le couteau, pose encore très vite quelques rares aplats sur la toile puis se met à travailler avec la tranche de l’outil.

 plus d'info sur .http://christiancantos.com/

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 Christian Cantos est né en 1967 sous un autre patronyme.

Par goût pour le dessin, il a, très jeune, suivi cinq années durant l’enseignement à la fois académique et impressionniste du peintre Michel Leclerc (†2004) à Elbeuf. Peu après l’avènement de Mitterrand, Christian a été admis au cours « d’expression libre » de la toute nouvelle Maisons des Arts d’Evreux où il apprit à « sortir son intérieur personnel », comme il le souligne lui-même.

La consigne antiacadémique consistait à détruire son propre élan initial, à le nier, en même temps qu’à gommer le réel pour permettre à l’artiste de se propulser lui-même dans l’œuvre.

Le pas de l’expressionnisme était franchi. Cet enseignement iconoclaste fut équilibré par l’apprentissage scolaire qui fit du jeune artiste un spécialiste en arts graphiques appliqués.

Cantos n’exercera qu’exceptionnellement dans le domaine du graphisme.

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