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ENGOUEMENT POUR LES FRERES DARDENNE

Mai 25, 2022 | ACTUALITES, Cinémas, Festival de cannes, Thibaut Demeyer | 0 commentaires

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Pour la neuvième fois, les frères Dardenne reviennent en compétition à Cannes. Neuvième fois et 7 films couronnés dont deux Palmes d’or, ce qui fait d’eux les cinéastes les plus importants au monde. Rien que cela. « Tori et Lokita » a donc fait, hier fin d’après-midi, sensation tant au niveau de la presse belge que française. Thibaut Demeyer.

Les frères Dardenne sont réglés comme du papier à musique. Un film tous les trois ans et autant de sélections cannoises, en compétition. Cela devient presqu’une tradition. Il y a fort à parier qu’ils retourneront, une fois encore, à Liège avec dans leur bagage un prix. Mais lequel ? C’est là que réside tout le suspens de l’histoire des frères Dardenne à Cannes. Ils sont donc habitués aux us et coutumes de Cannes, aux bruits de couloirs et autres pronostics « même si les codes ont changés » lance Luc Dardenne au micro d’un journaliste. Oui, les codes cannois ont changé mais pas le cinéma des « Dardenne brother’s » et encore moins leurs sujets « on ne sait rien faire d’autres » m’avaient-ils un jour confié. Il est vrai que les sujets d’un cinéma social à Liège sont inépuisables. Cette fois-ci, ils traitent des dysfonctionnements de l’administration qui pourrait être plus humaine au travers de deux jeunes africains, Tori et sa présumée sœur Lokita, réfugiés en Belgique. Si Tori a ses papiers, Lokita rêve de les obtenir car elle veut suivre une formation pour devenir aide-ménagère, gagner sa vie et envoyer de l’argent à sa mère restée au Bénin. Un rêve qui caresse tous les migrants. Comme à leur habitue, les frères Dardenne nous présentent un film sec, sans musique, se débarrassant de tout ce qui est inutile, épurant au maximum la forme sans oublier, bien entendu, le message qu’ils souhaitent faire passer. Un message que l’on devine assez rapidement et qui est confirmé à la fin lors de la prise de parole de Tori « Lokita voulait ses papiers parce qu’elle rêvait de devenir aide-ménagère et envoyer de l’argent à sa mère. » Voilà donc un propos qui amène à la réflexion et au débat sur la responsabilité vis-à-vis des migrants qui viennent trouver refuge chez nous. Nous n’allons pas nous engager sur ce terrain-là mais plutôt rester sur l’aspect cinématographique de l’œuvre qui nous paraît bien plus simpliste que leurs œuvres précédentes comme si les frères Dardenne commençaient à se contenter du minimum syndical car de toute manière, leur public est conquit d’avance. Ce serait alors dommage de continuer dans cette facilité.

L’équipe du film « Tori et Lokita » des frères Dardenne - (c) Aurélie Moermans

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