SAMUEL D’IPPOLITO

SAMUEL D’IPPOLITO à Etalle

Ses « ouvertures », Samuel D’ippolito les crée à partir d’éléments qui représentent au plus près l’endroit où il les sculpte, organiquement.

Dès lors s’enfantent des œuvres dans le cadre fermé desquelles chaque spectateur, oscillant entre ses vides et ses pleins, ses aspects profanes comme sacrés, ses fermetés ou le jeu de ses reflets passagers, peut se dévisager et envisager de façon plus consciente ses relations avec son proche environnement.

A Montauban, l’artiste recueille des branches torses et mortes dans les bois avoisinants, avant de les assembler comme autant d’os ou de membres. Leur peau transparente se tend d’une matière réfléchissante, mêlant ainsi l’industrie à la nature de ces lieux si vivants.

En rapport avec les halles, le grand vortex se dresse enfin, puis emporte ceux qui s’y prennent l’œil de l’esprit vers des contrées étranges qui sont, peut-être, des régions inexplorées et intérieures, puisque l’art, s’il ouvre sur ce qui importe, n’est, avant, après et avec le tout, qu’un extraordinaire médiateur.

Samuel d’Ippolito est né et travaille à Liège, pratique un art post-conceptuel, assemble des sculptures organiques à partir de latex, d’objets trouvés, de matières putrescibles, de métal et de divers médias comme le son et la vidéo. Avec le soutien de la Fondation Marie-Louise Jacques.

dippolito 20170913

Samuel D’Ippolito, « Ouvertures », 2017, bois et miroirs, 240 x 190 cm