Logo info Brabant Wallon

RALLYES > RALLYE DE LA FAMENNE 2023

Août 28, 2023 | ACTUALITES, Aout, Eric Pierrard, Famenne Ardenne, Marche-en-Famenne, Rallyes

Info>>lux >> Thémes >> Rallyes >> RALLYES > RALLYE DE LA FAMENNE 2023

Rallye de La Famenne 2023 On a beaucoup parlé du Rallye de la Famenne depuis dimanche midi. Mais rien n’a réellement été dit sur l’aspect sportif, qui était évidemment anecdotique face aux événements de la désormais fameuse échappatoire. Rendons aux équipages de pointe ce qui leur revient, en dépit d’une épreuve largement amputée… Neuf équipages étaient engagés en Division 4 (voitures de grosse cylindrée et/ ou équipées de pneus de compétition). Deux favoris s’y dégageaient, à savoir Thibaud Mazuin (Skoda Fabia R5 Evo), vainqueur de l’édition précédente, et Olivier Collard (Porsche 997 GT3), trois fois vainqueur sur ses terres et qui faisait découvrir les joies du rallye à sa fille Lola. Quant à Harry Hérion, il savait qu’il lui serait difficile de se mêler à la lutte, lui qui découvrait le pilotage de la Porsche 911 GT3 de Romain Delhez.


Collard s’adjugeait le premier scratch dans la spéciale du Gerni, favorable à la puissance du bolide allemand. Mazuin rétorquait dans Roy, spéciale plus technique, profitant également du fait que son rival a été gêné par la légère sortie de Maxime Wirtz. La première boucle se terminait avec un nouveau scratch de Collard, qui, au terme de celle-ci, se situe au 2ème rang à 8 secondes de Mazuin. En plein apprentissage de la Porsche, Hérion était relégué à plus d’une minute. Quant à Corentin Fiasse (Peugeot 208), il occupe la 4ème place provisoire. La deuxième et dernière boucle débutait avec un meilleur temps pour Collard devant Mazuin, ce qui fait que les deux hommes se retrouvaient à stricte égalité au moment d’aborder le cinquième secteur chronométré. Un secteur qui était fatal à Collard, contraint à l’abandon sur ennui technique. Thibaud Mazuin n’a plus alors qu’à se laisser glisser vers la victoire : « Je suis venu parce que j’apprécie le parcours et pour faire connaissance avec mon copilote, Samuel Maillen, avec qui je disputerai le prochain Omloop. »

Deuxième, Harry Hérion était aux anges : « Quelle bagnole ! C’est la voiture la plus chouette que j’ai conduite. Mon ambition était de me faire plaisir. Cela a été le cas, je n’ai pas pris de risques et on ne s’est fait aucune chaleur. Je termine deuxième, mais logiquement je devais finir sur la troisième marche du podium. »

Un podium sur lequel on retrouvait Corentin Fiasse et sa Peugeot 208, vainqueur de la classe 13. Une performance égale à celle réussie par le citoyen de Ohey quelques semaines auparavant au Rallye-Sprint d’Achêne. De bon augure pour la suite de sa saison ! Quatrième à quatre petites secondes du podium, Maxime Wirtz regrettait sa petite erreur du matin, mais se réjouissait d’avoir signé le second temps dans l’avant-dernière spéciale du jour. On retrouvera le pilote de Bièvre à la Semois au volant de sa Mitsubishi Lancer Evo10.

Dans les Divisions 1-2-3, réservées aux voitures équipées de pneus routiers, il y avait pas mal de beau monde. Qui allait tirer les marrons du feu parmi des garçons comme Laurent Wilkin, Julien Delleuse, Jean-Yves Lejeune, Eddy Marique, Quentin Duterme ou Laurent Mottet ? C’est toutefois Geoffrey Godinas qui se montrait d’emblée le plus rapide avant d’être contraint à l’abandon dès la spéciale 2. Wilkin (Peugeot 206 RC) profitait de celle-ci pour s’adjuger le scratch et prendre la tête du rallye devant l’Astra GSi de Delleuse, qui lui-même devançait Lejeune et sa Peugeot 208. De retour au parc fermé, Laurent Wilkin menait la danse avec une demi-minute d’avance sur Lejeune et Delleuse. La seconde boucle débutait avec un nouveau meilleur temps pour Wilkin devant Marique et Lejeune. Ce dernier se montrait le meilleur dans l’étape 5 imité par Delleuse dans l’ultime secteur, mais c’est à Laurent Wilkin, auteur de trois meilleurs chronos, que revenait la victoire finale. Sa sixième sur l’épreuve, qu’il savourait pleinement : « Je suis content d’être à l’arrivée de ce rallye un peu spécial. J’ai vraiment pris mon pied avec une voiture qui marche comme une horloge. »

Deuxième à 30 secondes, Julien Delleuse savait qu’il lui serait difficile de revendiquer la victoire. Venu avec son Opel Astra, il voulait avant tout se ressaisir après sa sortie aux Boucles Chevrotines et réussir un bon résultat pour sa copilote Alix Stevenaert, en lice pour décrocher le titre. Le Hannutois fustigeait lui aussi l’attitude de certains inconscients. « J’ai failli m’arrêter pour faire bouger les gens. Ils ne se rendent pas compte du danger. C’est mon coup de gueule du jour. »

Troisième, le Paliseulois Jean-Yves Lejeune s’alignait pour la première fois en pneus conventionnels en vue du rallye de la Semois : « C’est mon premier podium à la Famenne et je viserai la même performance dans quelques jours au volant d’une auto qui semble bien au point. » Quatrième, Laurent Mottet avouait avoir eu du mal à se remettre dans le rythme après la longue interruption, lui qui était venu avant tout pour gommer sa désillusion il y a deux mois à domicile. La bonne surprise du jour, on la retrouvait du côté d’Emmanuel Chalon, un pilote local qui en est à ses débuts en rallye et qui réussit un top 5 général avec une victoire de classe dans son jardin au volant d’une Citroën DS3. Juste derrière lui, David Schmetz a sorti la grosse attaque pour remporter la classe 8 au volant d’une Peugeot 106 dégotée la veille du rallye. Il devance la BMW de Denis Willem qui termine la journée devant Vilmo Boët (Opel Corsa), vainqueur de la classe 9. Grégory Lecomte (Peugeot 207) et Augustin Petit (Fabia) complètent le top 10. Les autres victoires de classe reviennent à Laurent Allard (Citroën C2) en 2-5, Alexandre Roelens (Renault Clio) en 2-6, Antoine Delmoitiez (Citroën AX) en 2-4 et Alain Catot (Renault Clio) en 1-2.

Ils étaient treize dans la catégorie historique. En PH Classic, tout en assurant le spectacle, Jean-Claude Simon impose facilement son Escort (1er CL-18) devant la BMW de Christophe Leclercq (1er CL-19) alors que Pascal Regnier (Escort) et Georges Bleus (VW Golf) avaient rapidement été contraints à l’abandon. En S/R, victoire facile également pour Maxime Jaumin (1er SR-23) et sa BMW devant Patrick Bauduin (VW Golf), vainqueur en SR22. Vincent Stas finit troisième sur Opel Manta. Cinquième, David Mottoulle (Peugeot 205) s’adjuge la classe 21.
(Texte : Vincent Franssen, Photos :Pierrard Eric).


Photos de Eric Pierrard

Infos Rallye

0 commentaires