🗓️ Mis à jour le 26 août 2026
L’essentiel
L’Union européenne veut ses propres usines à modèles. L’appel à candidatures est ouvert jusqu’au 12 novembre 2026 — voici ce que ça signifie, sans le vocabulaire des communiqués.
- L’entreprise commune EuroHPC a lancé le 30 juillet 2026 l’appel destiné à sélectionner jusqu’à sept gigafactories d’IA dans l’Union européenne.
- Dépôt des candidatures jusqu’au 12 novembre 2026 à 16 h 00 CET ; sélection début 2027 ; mise en service dans les 18 mois qui suivent.
- Les sites seront répartis dans au moins sept États membres, avec des projets transfrontaliers possibles.
- EuroHPC attend plus de 20 milliards d’euros d’investissements privés dans l’ensemble de l’Union européenne.
- L’appel à manifestation d’intérêt préalable avait recueilli 76 réponses portant sur 60 sites dans 16 États membres.
Qu’est-ce qu’une gigafactory d’intelligence artificielle ?
Une gigafactory d’IA est un très grand centre de calcul destiné à entraîner les modèles d’intelligence artificielle les plus lourds. La Commission européenne les décrit comme équipées d’environ 100 000 puces IA de dernière génération, avec une connectivité à haut débit et des centres de données économes en énergie.
Gigafactory ou AI Factory : ce n’est pas la même chose
Une AI Factory est un centre existant, adossé à un supercalculateur européen, qui ouvre du calcul et de l’accompagnement aux entreprises et aux chercheurs. Le Grand-Duché en a une, avec MeluXina-AI.
Une gigafactory d’IA vise un autre ordre de grandeur : la Commission européenne les décrit comme équipées d’environ 100 000 puces IA de dernière génération, destinées à entraîner les modèles les plus lourds.
Le mot « usine » n’est pas une image : il s’agit d’infrastructures industrielles, avec des contraintes de foncier, de raccordement électrique et de refroidissement comparables à celles d’un site de production lourde.
L’enjeu affiché par l’Union européenne est de disposer sur son territoire de la capacité d’entraîner des modèles de premier plan, plutôt que de dépendre entièrement d’infrastructures situées hors d’Europe.
Qu’a lancé l’Europe le 30 juillet 2026 ?
L’entreprise commune EuroHPC a ouvert le 30 juillet 2026 un appel d’offres destiné à sélectionner les consortiums qui construiront et exploiteront les futures gigafactories d’IA de l’Union européenne. Les candidatures sont attendues jusqu’au 12 novembre 2026 à 16 h 00 CET.
Jusqu’à sept sites seront retenus, répartis dans au moins sept États membres. Certains projets pourront être transfrontaliers, c’est-à-dire répartis sur plus d’un pays.
La sélection est annoncée pour le début de l’année 2027, et les installations retenues devront entrer en service dans les dix-huit mois qui suivent.
| Ce que prévoit l’appel | Le détail |
|---|---|
| Lancement | 30 juillet 2026 par l’entreprise commune EuroHPC |
| Date limite de dépôt | 12 novembre 2026, 16 h 00 CET |
| Nombre de sites | Jusqu’à sept gigafactories d’IA |
| Répartition | Dans au moins sept États membres, avec des projets transfrontaliers possibles |
| Qui peut candidater | Consortiums ou véhicules ad hoc réunissant entreprises, entités publiques, investisseurs et partenaires |
| Investissement privé attendu | Plus de 20 milliards d’euros dans l’ensemble de l’Union européenne |
| Sélection | Début 2027 |
| Mise en service | Dans les 18 mois suivant la sélection |

Qui peut candidater, et qui finance ?
Les candidatures viennent de consortiums ou de véhicules ad hoc réunissant des entreprises, des entités publiques, des investisseurs et d’autres partenaires. Ce ne sont donc ni des États seuls, ni des entreprises isolées.
EuroHPC attend plus de 20 milliards d’euros d’investissements privés dans l’ensemble de l’Union européenne. Le financement public combine des crédits du cadre financier actuel et du prochain, qui couvre la période 2028-2035.
L’appétit existe : l’appel à manifestation d’intérêt préalable, clos le 20 juin 2025, avait recueilli 76 réponses portant sur 60 sites dans 16 États membres, avec l’acquisition d’au moins trois millions de processeurs spécialisés envisagée au total.
La Belgique ou le Luxembourg peuvent-ils accueillir une gigafactory ?
Rien ne l’interdit, et rien ne permet de l’affirmer aujourd’hui. La Commission européenne n’a pas publié la liste nominative des 76 répondants à l’appel à manifestation d’intérêt, ni celle des sites proposés.
Ce qui est établi : le Grand-Duché de Luxembourg dispose déjà d’une AI Factory nationale adossée à MeluXina-AI, ce qui relève d’une autre catégorie d’installation. Les deux dispositifs ne s’excluent pas.
La réponse définitive viendra après le 12 novembre 2026, puis à la sélection du début 2027. D’ici là, toute annonce d’un site belge ou luxembourgeois retenu serait prématurée.
Est-ce que ça change quelque chose pour une PME wallonne ?
Pas directement, et pas avant 2028 au plus tôt compte tenu du calendrier. Une gigafactory sert à entraîner des modèles, pas à héberger la bureautique d’une entreprise de vingt personnes.
Deux effets indirects méritent l’attention. Le premier est économique : ces chantiers créent de la demande en énergie, en foncier industriel, en génie civil et en compétences techniques, y compris chez des sous-traitants régionaux.
Le second est tarifaire. Davantage de capacité de calcul en Europe pèse sur le prix des services d’IA, dans un marché où les tarifs baissent déjà fortement — un mouvement documenté dans notre article sur la course des prix de l’IA vers zéro.
Faut-il choisir une IA européenne quand on est une PME ?
La question se pose sur trois critères concrets, pas sur un principe. Où sont traitées les données. Ce que le contrat garantit. Et si l’outil fait correctement le travail attendu.
Une IA hébergée en Europe simplifie l’analyse des transferts de données personnelles au regard du RGPD. Ce n’est pas un argument marketing : c’est une ligne en moins dans le registre des traitements, et une discussion en moins avec un client attentif à ce sujet.
Sur la qualité, la comparaison se fait usage par usage plutôt que par drapeau — notre guide « Quelle IA pour quel usage » détaille cette grille. Et quel que soit le modèle retenu, la visibilité de l’entreprise dans les réponses dépend de l’information publiée à son sujet, pas du fournisseur choisi — c’est l’objet de notre page Expert IA en Belgique.
À lire aussi
- MeluXina-AI : le contrat est signé — le supercalculateur d’IA du Grand-Duché, ses chiffres réels et son accès PME
- Quelle IA pour quel usage ? Le guide 2026 — comparer les modèles par tâche plutôt que par réputation
- Expert IA en Belgique — ce qui détermine réellement la présence d’une entreprise dans les réponses d’IA
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’une gigafactory d’IA ?
Un très grand centre de calcul destiné à entraîner les modèles d’intelligence artificielle les plus lourds. La Commission européenne les décrit comme équipées d’environ 100 000 puces IA de dernière génération.
Quand se clôture l’appel européen pour les gigafactories ?
Le 12 novembre 2026 à 16 h 00 CET. L’appel a été lancé par l’entreprise commune EuroHPC le 30 juillet 2026, pour une sélection annoncée au début de 2027.
Combien de gigafactories l’Europe veut-elle créer ?
Jusqu’à sept, réparties dans au moins sept États membres, avec la possibilité de projets transfrontaliers répartis sur plus d’un pays.
Combien ça coûte, et qui paie ?
EuroHPC attend plus de 20 milliards d’euros d’investissements privés dans l’ensemble de l’Union européenne. Le financement public combine des crédits du cadre financier actuel et du prochain, qui couvre 2028-2035.
Une gigafactory peut-elle s’installer en Belgique ou au Luxembourg ?
Rien ne l’interdit, mais rien ne permet de l’affirmer : la Commission européenne n’a pas publié la liste des sites proposés lors de l’appel à manifestation d’intérêt, qui avait recueilli 76 réponses portant sur 60 sites dans 16 États membres.
Une PME wallonne a-t-elle intérêt à choisir une IA européenne ?
La décision se prend sur trois critères : le lieu de traitement des données, les garanties contractuelles et la qualité du résultat pour l’usage visé. Une IA hébergée en Europe simplifie l’analyse des transferts de données personnelles au regard du RGPD ; la qualité, elle, se compare usage par usage.
Vincent Gallez — expert en visibilité dans les intelligences artificielles
Fondateur du groupe de médias info-lux, il accompagne entreprises, PME et indépendants de Wallonie, du Grand-Duché et de la frontière française pour qu’ils soient trouvés — et cités — par les assistants d’IA comme ChatGPT, Gemini, Perplexity ou Copilot.
Le principe est simple : un modèle ne peut reprendre qu’une information qui existe, est exacte et est accessible. Le travail consiste donc à publier, sur des médias que ces systèmes consultent, une information vérifiée, datée et structurée qui répond réellement aux questions posées — plutôt que de laisser un moteur répondre à partir de sources approximatives ou périmées. Comment nous procédons.
Les limites que la rédaction s’impose — et ce qu’elle refuse de faire — sont détaillées dans notre charte éditoriale et IA.
Nos sources
Les chiffres cités dans cet article proviennent de sources publiques identifiées, consultées en août 2026 :
- EuroHPC JU — « The EuroHPC Joint Undertaking launches the AI Gigafactories Call » (30 juillet 2026)
- EuroHPC JU — appel d’offres pour la sélection des consortiums de gigafactories d’IA
- Commission européenne — « Overwhelming response as 76 respondents express interest in the European AI Gigafactories initiative » (2025)
- Commission européenne — page « AI Gigafactories »
- HPCwire — « EuroHPC Launches Tender for Up to 7 European AI Gigafactories »
Transparence — cet article a été produit avec l’assistance de l’intelligence artificielle pour la recherche et le croisement des sources, la structuration et la mise en page. Les données chiffrées proviennent des sources publiques citées ci-dessus et sont vérifiables. La sélection du sujet, la vérification des faits et la responsabilité éditoriale sont assurées par la rédaction d’info-lux.com. Voir notre charte éditoriale et IA.
- Gigafactories d’IA : l’Europe met sept usines en jeu, et pourquoi ça vous concerne
- MeluXina-AI : le contrat est signé, ce qu’une PME de la Grande Région pourra en faire
- Qui contrôle l’AI Act en Belgique ? La réponse est encore incomplète
- L’Europe a commencé à contrôler ChatGPT, Gemini et Claude : ce que ça change pour vous
- La publicité arrive dans ChatGPT en Belgique : ce que ça change vraiment
- Sortir avec les enfants entre Lorraine et Luxembourg : aires de jeux, pique-nique, piscines et plans d’eau

📚 Notre dossier Intelligence artificielle
- quelle IA sert à quel usage — écrire, chercher, coder, illustrer, filmer, parler : qui sert à quoi
- le mode d’emploi de l’article 50 — ce que la loi impose depuis le 2 août 2026, et comment le faire
- l’auto-amélioration des IA, chiffres à l’appui — les mesures, sans Skynet ni déni
Un nouvel article sur l’IA et ce qu’elle change, chaque jour — voir toute la rubrique.
Quiz visibilité web
Évaluez en 3 minutes votre niveau de référencement (SEO, GEO, AEO) et recevez un diagnostic personnalisé pour développer la visibilité de votre entreprise.