🗓️ Mis à jour le 28 août 2026
Le jeudi 27 août 2026, la première journée du Rose Festival a transformé le MEETT de Toulouse en terrain de rencontres. Macklemore, Bigflo & Oli, Lujipeka, Naïka, Ino Casablanca ou encore Miki ont multiplié les échanges, les invités et les surprises sur scène.
La chaleur avait accompagné l’ouverture des portes du Rose Festival 2026. Pourtant, une fois les premiers concerts lancés, un autre fil rouge s’est rapidement imposé : le partage.
Cette première journée ne s’est pas résumée à une succession de noms. Les artistes se sont rejoints, des festivalières ont quitté la fosse pour la scène et plusieurs morceaux ont changé de dimension devant le public toulousain.
Dans un programme allant du rap à la pop, puis jusqu’à l’électro nocturne, chaque scène a trouvé son rythme. Voici notre live report complet du jeudi 27 août au Rose Festival.
Une première journée lancée sous le soleil toulousain
Dès l’après-midi, les scènes du MEETT ont accueilli une génération d’artistes très différents. JHF, David de McFly, JLN et Zalbecino ont ouvert les premiers chapitres de la journée.
JHF a aussi assuré le remplacement d’Andy 4000, dont la venue avait été annulée. Le changement figurait dans la programmation officielle du Rose Festival.
Alma Rechtman, Sarāb, HYL, Kamilou, Paolo., Ultragama et Sphère ont ensuite fait circuler le public entre les espaces. De son côté, La Cercleuse a prolongé cette impression d’un festival vivant bien au-delà des seules grandes scènes.
Miki, de la scène au milieu de la foule
Miki a immédiatement imposé son écriture directe et sa pop hybride. Son concert a trouvé sa force dans cette façon de passer du récit intime à l’énergie collective.
Le moment le plus parlant est venu lorsqu’elle s’est retrouvée au milieu des festivaliers. Debout au-dessus de la foule, micro en main, elle a fait disparaître la distance avec la scène.

Quelques instants plus tard, un cœur dessiné avec ses mains suffisait à résumer l’échange. Miki n’a pas seulement présenté ses chansons : elle a construit un lien très concret avec le public.
Lujipeka et Naïka invitent les festivalières sur scène
Le geste s’est répété au fil de la journée. Cette fois, le public n’était plus seulement invité à chanter depuis la fosse.
Lujipeka partage « Chanson triste »
Lujipeka est arrivé à Toulouse avec son nouvel album BRÛLER PARIS et une tournée de plus de trente dates. Au Rose Festival, le rappeur a choisi de partager l’un de ses titres les plus sensibles.
Une festivalière l’a rejoint pour interpréter « Chanson triste ». Pendant quelques minutes, le concert a changé d’échelle. Un morceau personnel est devenu une scène vécue à deux, sous les regards de toute la foule.
Naïka transforme « 6:45 » en moment collectif
Naïka a, elle aussi, invité une festivalière à monter. Le choix de « 6:45 », l’un de ses titres les plus identifiés, a immédiatement déclenché les réactions du public.

La chanteuse franco-haïtienne navigue entre pop, R&B et soul. Sur scène, ses influences caribéennes et internationales ont donné de la couleur à cette fin d’après-midi.
Surtout, son invitation a prolongé le fil conducteur du jeudi. Le public pouvait devenir, le temps d’un refrain, une partie du spectacle.
Lushe, Stanislas, Ino Casablanca et Aupinard : les featurings prennent vie
Les collaborations enregistrées en studio ont également trouvé une nouvelle vie à Toulouse. Deux apparitions ont particulièrement retenu l’attention.
Lushe retrouve Stanislas
Lushe a accueilli Stanislas pour « Tu deviens quoi en ce moment ? ». Leur titre commun a ainsi été interprété dans sa configuration la plus naturelle, avec les deux voix réunies.
Ce type d’invitation reste l’un des plaisirs particuliers des festivals. Le public ne découvre plus seulement un morceau connu. Il assiste à une rencontre que les calendriers de tournée ne permettent pas toujours.
Ino Casablanca fait venir Aupinard pour « P&P »
Ino Casablanca a ensuite accueilli Aupinard pour leur collaboration « P&P ». Là encore, l’arrivée de l’invité a donné un nouveau relief au concert.
Le passage d’Ino Casablanca faisait aussi partie des rendez-vous chansignés de cette édition. Le collectif 10 doigts en cavale assurait la traduction en langue des signes française.
La rencontre entre Ino Casablanca et Aupinard s’est donc inscrite dans un concert pensé pour rassembler. Sur le fond comme dans la forme, l’idée de partage dépassait le simple effet de surprise.
Franglish et Disiz installent deux visions de la scène urbaine
À mesure que le site se remplissait, la programmation a changé de densité. Franglish et Disiz ont incarné deux façons très différentes d’occuper une grande scène.
Franglish, les refrains au premier plan
Franglish s’est appuyé sur un répertoire où le R&B et le hip-hop se croisent depuis ses premières mixtapes. Ses albums Monsieur, Vibe et Prime ont installé une collection de refrains immédiatement reconnaissables.
Au Rose Festival, cette efficacité a naturellement trouvé son public. Le concert a fait le lien entre le rap de l’après-midi et une soirée de plus en plus tournée vers les grands rassemblements.
Disiz, l’émotion et les contrastes
Disiz a pris une direction différente. Son univers actuel mélange rap, pop, rock et électronique, avec une place centrale laissée aux émotions.
Après L’Amour, l’artiste défend désormais on s’en rappellera pas. Le projet comprend notamment des collaborations avec Kid Cudi, Iliona et Laurent Voulzy. « melodrama », avec Theodora, s’est également imposé parmi ses titres majeurs.
Cette matière a donné un concert plus intérieur, mais jamais figé. Dans une journée très expansive, Disiz a apporté une autre intensité.
La scène Visionnaire et les découvertes complètent le récit
Le Rose Festival ne repose pas uniquement sur ses têtes d’affiche. La scène Visionnaire et les différents espaces de découverte ont continué à faire circuler les curieux.

Juste Shani, Romsii et Zalbecino ont participé à cette dynamique. Leurs concerts rappellent l’une des fonctions essentielles du festival : placer les artistes émergents dans le même parcours que les noms déjà installés.

Kamilou, artiste accueilli dans le cadre du Festival d’été de Québec, et Alma Rechtman, liée au Festival Chorus, ont aussi donné une dimension d’échange à cette programmation. Le Rose créait ainsi des passerelles au-delà de Toulouse.
Mosimann, Doka, Made on Block et Novah font basculer la nuit
Après les concerts rap et pop, la première journée a progressivement changé de pulsation. Mosimann a apporté son mélange de performance, de technique et de spectacle.
Doka, Made on Block et Novah ont ensuite prolongé la nuit sur un terrain plus électronique. JLN, présent sur plusieurs journées du festival, participait également à cette continuité entre les scènes.
Cette dernière partie de soirée n’avait plus la même respiration que l’après-midi. Le Rose Festival devenait alors un espace de club à grande échelle, sans perdre sa diversité.
Macklemore réunit Bigflo & Oli pour « Dernière »
Le point culminant de la journée est venu avec Macklemore. L’artiste américain disposait d’un répertoire taillé pour les grands rassemblements : « Thrift Shop », « Can’t Hold Us » et « Same Love » appartiennent désormais à la mémoire collective.
Son concert a pourtant dépassé la simple mécanique des tubes. Macklemore a rappelé au public sa vision de la musique comme un moyen de rassembler. Son message a insisté sur la paix, l’amour et la force du collectif.
Puis Bigflo & Oli ont rejoint la scène.
Avec Macklemore, les deux frères toulousains ont interprété « Dernière ». La collaboration prenait une résonance particulière au Rose Festival, événement né de la volonté de Bigflo & Oli de créer un grand rendez-vous musical durable à Toulouse.
Le morceau réunissait ainsi une tête d’affiche internationale, les fondateurs artistiques du festival et leur propre public. Difficile d’imaginer symbole plus clair pour cette première soirée.
Le récapitulatif de tous les artistes du jeudi 27 août
La programmation officielle du jeudi réunissait Macklemore, Franglish, Disiz, Novah, Naïka, Mosimann, Miki, Lujipeka et Ino Casablanca.
Elle comprenait aussi David de McFly, JLN, Made on Block, JHF, Kamilou, La Cercleuse, HYL, Sarāb, Sphère, Paolo., Ultragama, Alma Rechtman, Doka, Juste Shani, Lushe, Romsii et Zalbecino.
Charlotte Cardin, initialement annoncée, avait annulé sa venue en raison d’une blessure aux cordes vocales. Andy 4000 avait également annulé et a été remplacée par JHF.
Cette largeur d’affiche explique la sensation laissée par la journée. On pouvait suivre les grands noms, puis bifurquer vers une découverte, une proposition internationale ou une scène plus électronique.
Une première journée racontée par ses rencontres
Au terme du jeudi, les souvenirs les plus forts ne tiennent pas uniquement aux décors ou à l’affluence. Ils viennent surtout des moments où les frontières se sont effacées.
Lujipeka et Naïka ont fait monter des festivalières. Lushe et Ino Casablanca ont retrouvé leurs partenaires de studio. Miki s’est avancée au milieu de la foule. Enfin, Macklemore a accueilli Bigflo & Oli pour conclure ce récit collectif.
Le Rose Festival poursuit maintenant sa cinquième édition au MEETT. Retrouvez également notre grand guide du Rose Festival 2026 à Toulouse, avec la programmation, le plan, les accès et les conseils pratiques.
Photos de la première journée du Rose Festival 2026
Photos : hvgoshot / Hugo Renié. Reportage réalisé au Rose Festival 2026, au MEETT de Toulouse.
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