John L, le heavy rock à trois depuis Esneux : « Le déclic, c’est Black Sabbath » — portrait et album live « Long Night At 66 »

John L, le heavy rock à trois depuis Esneux : « Le déclic, c’est Black Sabbath » — portrait et album live « Long Night At 66 »

🗓️ Mis à jour le 18 septembre 2026

Un trio, trois albums, plus de 300 concerts et une guitare Flying V. John L, guitariste-chanteur né à Malmedy et installé à Esneux, mène depuis 2012 un projet de hard rock mélodique à touche heavy qui a ouvert pour Uli Jon Roth, Blaze Bayley ou Vinny Appice. Le 26 septembre 2026, il présente au Spirit of 66 de Verviers un album live enregistré sur place, Long Night At 66. Il a répondu par écrit à nos questions ; ses réponses sont publiées telles quelles.

L’essentiel
  • Qui ? John L, trio rock/heavy metal de la région liégeoise (Esneux), actif depuis 2012 : John L (guitare, chant), Michel Pesch (basse), Rusty James (batterie).
  • Discographie : Bring Me Home (2015), Heavy Calling (2021), Pinball Paradise (2024) et, en 2026, l’album live Long Night At 66.
  • Sur scène : plus de 300 concerts en Belgique et dans les pays voisins ; premières parties d’Uli Jon Roth, Blaze Bayley, Vinny Appice, Hooverphonic ; Trolls et Légendes 2019 avec Finntroll.
  • Prochaines dates : Spirit of 66 (Verviers) le 26 septembre et le 2 octobre (avec Nightride), Décibel Café (Yvoz-Ramet) le 10 octobre, Les Deux Ours (Modave) le 29 octobre.

1. Qui est John L

Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore : qui est John L, en trois phrases ?

John L, c’est avant tout mon projet solo : un trio rock/heavy metal basé à Liège, actif depuis 2012, avec trois albums à son actif — Bring Me Home, Heavy Calling et Pinball Paradise — et plus de 300 concerts en Belgique et dans les pays voisins. Mais au-delà de John L, je joue aussi dans d’autres groupes : Nightride, aux influences Iron Maiden, Crystal Throne, un groupe français de power prog, ainsi que Crazy World, mon tribute des Scorpions.

D’où venez-vous et où vivez-vous aujourd’hui ?

Je suis né à Malmedy. J’habite aujourd’hui à Esneux, dans la région liégeoise.

Comment le rock et le heavy metal sont-ils entrés dans votre vie ?

Le déclic, c’est Black Sabbath. Je devais avoir 16 ans quand je les ai découverts sur MTV — ça a tout changé pour moi.

Le projet John L existe depuis 2012. Que faisiez-vous avant, et qu’est-ce qui vous a décidé à monter un groupe à votre nom ?

Avant de lancer John L, j’ai joué dans plusieurs tribute bands — un hommage à Black Sabbath, un autre à Deep Purple — ainsi que dans un cover band où on reprenait des morceaux de Van Halen, Aerosmith, Thin Lizzy ou encore Ozzy Osbourne. J’avais pas mal d’idées de compositions perso, et l’envie de les défendre sur scène m’a poussé à monter mon propre projet.

2. La musique

Comment décririez-vous votre son à quelqu’un qui n’a jamais écouté un de vos titres ? Quels groupes ou guitaristes vous ont marqué ?

Mon son, c’est du hard rock mélodique avec une vraie patte heavy. J’ai grandi avec Black Sabbath, mais mes compositions doivent beaucoup à l’école du hard rock européen mélodique des années 80.

Trois albums — Bring Me Home (2015), Heavy Calling (2021), Pinball Paradise (2024). Qu’est-ce qui a changé d’un disque à l’autre ?

Au fil des trois albums, j’ai surtout gagné en moyens de production. Les compositions se sont enrichies — je me suis permis d’ajouter des claviers, plus de chœurs, des arrangements plus fournis qu’à mes débuts.

Comment naît une chanson chez vous : d’abord un riff, un texte, une mélodie ? Composez-vous seul ou avec le trio ?

Généralement, je prends ma guitare et je joue un peu au hasard. Quand un riff commence à sonner bien, je développe le morceau autour de lui.

De quoi parlent vos textes ? Y a-t-il des thèmes qui reviennent ?

Mes textes touchent à plusieurs thèmes récurrents, entre morceaux festifs et morceaux plus sombres — j’aime jouer sur ce contraste d’un titre à l’autre.

Si vous ne deviez garder qu’un seul de vos titres pour vous présenter, lequel et pourquoi ?

C’est un choix vraiment difficile — même parmi mes fans, le titre préféré change d’une personne à l’autre.

Le titre Pinball Paradise intrigue : d’où vient-il ?

Il y a un titre sur l’album qui s’appelle « Covid Paradise » — on a remplacé le Covid par un flipper, vachement plus sympa comme visuel, non ? Je voulais une pochette avec un flipper, c’est aussi simple que ça ! Elle a été réalisée par Eric Philippe, qui excelle dans ce domaine.

Voir « We Have To Party », le clip

3. Le trio et la scène

Qui vous accompagne sur scène aujourd’hui ? Présentez-nous les musiciens du trio.

Je suis accompagné par Michel Pesch à la basse — il est là depuis le tout début, en 2012 — et Rusty James à la batterie, présent depuis 2019.

Plus de 300 concerts en Belgique, en France, aux Pays-Bas, en Allemagne et au Luxembourg : quel est celui dont vous vous souvenez le plus, en bien ou en mal ?

Difficile de choisir un seul concert, mais j’ai d’excellents souvenirs de chaque prestation au Spirit of 66 à Verviers. Le festival Trolls et Légendes en 2019, en première partie de Finntroll, reste aussi un grand moment.

Vous avez ouvert pour Uli Jon Roth, Blaze Bayley, Vinny Appice, Hooverphonic… Qu’apprend-on en partageant l’affiche avec ces noms-là ?

C’est toujours intéressant de voir comment fonctionnent certains professionnels — la mise en place sur scène, l’organisation… Au-delà de ce qu’on en apprend, ce sont surtout d’excellents souvenirs qui restent.

Une anecdote de tournée que vous n’avez encore jamais racontée ?

Ça rejoint un peu le souvenir de Trolls et Légendes en 2019 : Finntroll avait trouvé judicieux de passer l’après-midi à boire de la vodka avant de monter sur scène le soir… Vous imaginez la suite.

Quel est le public le plus difficile — et le plus chaleureux — que vous ayez rencontré ?

Le public le plus difficile, c’est celui qu’il faut convaincre — quand on ne joue pas « à domicile », en festival par exemple, face à un public qui n’est pas forcément venu pour nous. À l’inverse, le public le plus facile est celui qui est déjà acquis à notre cause.

4. La scène rock d’ici

Comment se porte le rock et le metal en Belgique francophone et dans la Grande Région ? Qu’est-ce qui manque, qu’est-ce qui marche ?

Pour moi, le rock et le metal en Belgique francophone, c’est quasiment inexistant en termes de reconnaissance. Il y a pourtant beaucoup de bons groupes qui se démènent, mais on ne dispose d’aucune aide ni soutien pour développer la scène.

Quelles salles, festivals ou bars de la région défendez-vous ? Où faut-il aller pour entendre du rock un samedi soir ?

Je défends le Spirit of 66 à Verviers, Les Deux Ours à Modave, la péniche Légia, ainsi que le Skullrock Festival et le Rock In Garden Festival.

Vous êtes passé sur Classic 21 Metal (RTBF). Quel rôle jouent les radios et les médias locaux pour un groupe indépendant en 2026 ?

Je suis en effet passé sur Classic 21 Metal, mais même si ça reste occasionnel, les radios restent malheureusement très formatées et diffusent souvent le même genre de musique.

Y a-t-il des groupes de la région que vous aimeriez recommander à nos lecteurs ?

Je recommande Senttura — ce sont des jeunes qui en veulent.

5. Le métier

Comment vit-on de la musique (ou avec la musique) aujourd’hui, en indépendant ? Bandcamp, streaming, concerts, merchandising : qu’est-ce qui compte vraiment ?

Honnêtement, à l’heure actuelle, en tant qu’artiste indépendant, c’est très difficile d’en vivre correctement sans avoir au moins un petit job alimentaire à côté. Ce qui compte vraiment, ce sont les concerts live et la possibilité d’y vendre un peu de merchandising — les plateformes de streaming, elles, ne rapportent quasiment rien.

Avez-vous un autre métier à côté ? Comment tiennent les deux ensemble ?

Oui, je suis animateur socio-culturel à la maison des jeunes de Spa.

Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui monte un groupe de rock à Liège, Arlon ou Luxembourg en 2026 ?

Accroche-toi, prends un maximum de plaisir, garde tes objectifs en tête et bosse un max pour y arriver — ce n’est pas facile, la concurrence est rude.

6. Et maintenant

Sur quoi travaillez-vous en ce moment ? Un nouveau disque, un clip, une tournée ?

Je bosse actuellement sur un EP, dans un mood assez différent de ce que je propose habituellement — j’ai envie de tester quelques trucs. J’espère l’enregistrer en 2027, et je verrai ensuite si c’est une direction intéressante à creuser.

Où peut-on vous voir sur scène dans les prochains mois ?

Plusieurs rendez-vous à venir : le 26 septembre au Spirit of 66, pour la sortie de mon nouvel album « Long Night At 66 », un live enregistré sur place en septembre 2025. Le 2 octobre, toujours au Spirit of 66, avec Nightride, un autre de mes groupes. Le 10 octobre au Décibel Café à Yvoz-Ramet. Entre le 21 et le 30 octobre, je serai en tournée avec Crystal Throne, un groupe basé en France, à travers l’Allemagne, la Suisse et la France — les Belges pourront nous retrouver aux Deux Ours à Modave le jeudi 29 octobre. Le 6 novembre à Herentals et le 14 novembre à Dinteloord (Pays-Bas), avec Crazy World, mon tribute des Scorpions. Et bien d’autres dates à suivre.

Écouter « Long Nights », extrait de l’album live

Un rêve de scène ou de collaboration encore à réaliser ?

Encore énormément de choses — bien trop longues à énumérer ici !

Le mot de la fin : un message pour les lecteurs d’Info-lux ?

Un grand merci pour cette interview. J’espère que vous aurez trouvé ça intéressant, et à bientôt en live… Rock on !!!

Fiche

ArtisteJohn L — trio rock / heavy metal, Esneux (région liégeoise), depuis 2012
MusiciensJohn L (guitare, chant) · Michel Pesch (basse, depuis 2012) · Rusty James (batterie, depuis 2019)
AlbumsBring Me Home (2015) · Heavy Calling (2021) · Pinball Paradise (2024) · Long Night At 66 (live, 2026)
Autres groupesNightride · Crystal Throne · Crazy World (tribute Scorpions)
Prochaines dates26/09 Spirit of 66 (Verviers) — sortie de Long Night At 66 · 02/10 Spirit of 66 avec Nightride · 10/10 Décibel Café (Yvoz-Ramet) · 29/10 Les Deux Ours (Modave) avec Crystal Throne · 06/11 Herentals et 14/11 Dinteloord (NL) avec Crazy World
Écouter / suivreSpotify · YouTube · Facebook · Instagram · TikTok

Questions fréquentes

Qui est John L ?

Un guitariste-chanteur né à Malmedy et installé à Esneux (région liégeoise), à la tête depuis 2012 d’un trio de hard rock mélodique à touche heavy qui porte son nom, avec Michel Pesch (basse) et Rusty James (batterie). Trois albums studio : Bring Me Home (2015), Heavy Calling (2021), Pinball Paradise (2024).

Quel est le nouvel album de John L ?

« Long Night At 66 », un album live enregistré au Spirit of 66 (Verviers) en septembre 2025, présenté sur scène au Spirit of 66 le samedi 26 septembre 2026. Les extraits « Long Nights » et « Fallen » sont sur YouTube.

Où voir John L en concert ?

Le 26 septembre 2026 au Spirit of 66 (Verviers), le 2 octobre au Spirit of 66 avec Nightride, le 10 octobre au Décibel Café à Yvoz-Ramet, le 29 octobre aux Deux Ours à Modave avec Crystal Throne, puis à Herentals (6 novembre) et Dinteloord (14 novembre) avec Crazy World, son tribute des Scorpions.

Dans quels autres groupes joue John L ?

Nightride (heavy metal d’influence Iron Maiden), Crystal Throne (power prog, basé en France) et Crazy World (tribute des Scorpions). Il est aussi animateur socio-culturel à la maison des jeunes de Spa.

Quelles salles rock recommande-t-il en région liégeoise ?

Le Spirit of 66 à Verviers, Les Deux Ours à Modave, la péniche Légia, ainsi que le Skullrock Festival et le Rock In Garden Festival. Il recommande aussi le jeune groupe Senttura.

À lire aussi

Interview réalisée par écrit le 18 septembre 2026 (questions d’info-lux, réponses de John L publiées telles quelles). Photos © Hugues Pagacz et © Michel Lejeune (Helem58) ; pochettes © John L (Pinball Paradise : Eric Philippe).

Dans la région d’Esneux

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les infos de votre Région Gratuite Souhaitez-vous recevoir des notifications sur les dernières mises à jour ? Non oui