Le post-rush d’octobre, ça se prépare. En douceur.

Le post-rush d’octobre, ça se prépare. En douceur.

🗓️ Mis à jour le 18 septembre 2026

Chronique — Développement personnel. Un texte de Caroline Russo, à lire tel quel : comment garder son énergie intacte quand septembre bascule vers octobre.

L’automne est à nos portes, les plus jeunes ont repris le chemin de l’école, et nous avons troqué les petites tenues d’été pour du plus chaud.

C’est le changement de saison de nos habitudes : les jours raccourcissent, il fait plus froid, on a les devoirs à corriger, et ça sent la fin des apéros du jeudi soir en terrasse. Plus de rosé au frigo, on a rangé les petits tops et ressorti les couettes.

Cette année, si on évitait de ranger notre peps et notre bonne mine de l’âme, en même temps que nos sandales ? L’idée : garder notre belle énergie intacte pour entamer cette dernière partie de l’année. Peut-être pas aussi irréaliste qu’on le pense… si on sait contourner les écueils qui nous attendent au détour de la venue de l’automne.

Alors, avant de chausser nos bottes et nos chaussons fourrés, on pourrait s’arrêter un moment pour se poser une ou deux questions. On a si vite fait de se glisser dans notre vie ‘mode hiver’, par habitude, routine ou humeur automnale. Mais est-ce inévitable de le faire en se traînant ?

Une question de physiologie…

Je ne vais pas vous vendre l’impossible enrobé d’un joli nœud…

Si on y réfléchit, on aimerait toutes continuer sur le bel élan de l’été, tout en vitalité et légèreté.

Seulement, voilà : avec les jours qui raccourcissent, la diminution de la lumière naturelle influence nos rythmes de vie, et chez certaines personnes, l’humeur ainsi que l’énergie physique et mentale.

Vouloir forcer le même niveau de peps qu’en plein été reviendrait donc à lutter contre une horloge biologique façonnée par des millions d’années d’évolution… c’est pas gagné d’avance.

Illustration d’un ourson en bonnet et salopette devant la porte verte de sa tanière, dans une forêt d’automne
Illustration générée par IA (Gemini) — Caroline Russo

… et de rythme

Ben oui, ce serait si simple si ce n’était qu’une question de mélatonine, n’est-ce pas ?

Septembre est aussi le mois de la pression : logistique et organisationnelle.

La reprise, avec son cortège d’obligations qu’on avait pu mettre de côté le temps de l’été, la réorganisation des horaires familiaux, le service marketing qui nous a concocté une action de septembre… sans compter le retour des embouteillages – et de Gérard, notre collègue lourdaud – ou encore le stress des factures de rentrée : tout ça représente un pic de suractivité auquel on fait face du mieux que l’on peut.

Et après vient le choc de la réalité post-rush pour certaines : le creux qui s’en vient.

Illustration d’une cuisine en désordre avec un ballon smiley dégonflé sur le plan de travail, courrier et vaisselle
Illustration générée par IA (Gemini) — Caroline Russo

Je ne vous promettrai pas d’acquérir un surplus de tonus. Allons plutôt examiner comment préserver ce que nous avons en réserve.

En clair : comment déjouer les pièges de ce changement de saison.

C’est pas parce qu’on est en automne que l’on va…

■ (1) Gâcher notre précieux temps en alimentant notre frustration, notre rancoeur, nos exaspérations et tout le déplaisir de retrouver Gérard…

… ou en gardant à l’esprit ce mail de 8h30 qui nous a rendue furibarde toute la journée… et qu’on sert le soir en accompagnement des pâtes à notre petite famille.

L’antidote : Installer un bouton ‘Changement d’état’
J’ai découvert et adopté cet été un mantra chanté qui me sort quasi automatiquement d’un état que je ne souhaite pas… le genre de crispation qui fait suite à ‘Gérard me pompe’.

Pour vous : choisissez le refrain d’une chanson que vous connaissez par coeur, qui provoque systématiquement quelque chose : sourire, envie de bouger, souvenir heureux (mais dynamique), énergie, légèreté. Un refrain Disney, un vieux tube des années 80, la chanson du moment…
Ou vous l’inventez et demandez à votre IA préférée de la mettre en musique. Lâchez-vous pour un refrain idiot si ça vous parle, le principe : déconnecter votre cerveau du gros caillou dans la chaussure.

L’idée : la mélodie qui vous transforme invariablement en choriste de salle de bains, la version kitsch si c’est ce qui fonctionne. Et vous l’entonnez à voix haute (quand c’est possible).

Définissez-la maintenant. Le truc : ne pas attendre que l’annonce d’une réunion dans deux heures fasse monter votre stress à 12 sur l’échelle de Richter. C’est inutile et contre-productif, on est d’accord.

Vous pouvez d’ailleurs la tester sur quelque chose de plus soft pour les premières fois. Je vous le recommande même.

■ (2) Transformer septembre en deuxième ‘Premier Janvier’
Parce que c’est souvent ce qu’on fait… et on obtient le même résultat.

Septembre arrive avec son parfum de nouveau départ et son lot de ‘bonnes résolutions de rentrée’ :
reprise du sport, meilleure organisation, repas dignes d’une nutritionniste, davantage de temps avec les kids, du temps pour soi, évidemment – casé quelque part entre 2h17 et 2h43 du matin… et pourquoi pas apprendre l’italien. (sourire)
Ça, c’est notre élan estival qui joue les prolongations… bien vite rattrapé par la réalité automnale.

Trois semaines plus tard, le programme n’a pas tenu, et – disons-le – notre estime de soi en prend un coup. Inutilement.

L’antidote : Installer le minimum viable
Pas au sens ratio temps/productivité d’une start-up. Non, quelque chose de très quotidien, et tenable, même les jours sans.

En d’autres termes : pour chaque résolution de rentrée, définir à l’avance la version miniature pour les semaines compliquées :

  • vous aviez prévu 3 séances de sport par semaine mais la semaine explose ? Une marche de 20 minutes devient la version minimale.
  • vous vouliez cuisiner frais tous les soirs ? Version minimale = deux repas ‘à la hauteur de mes exigences’, et le reste : au plus simple, au plus rapide, au plus vite fait (comme vous l’entendez).
  • résolution ‘passer plus de temps avec les enfants’ : version minimale = peut-être quinze minutes de présence réellement disponible plutôt qu’une soirée entière où maman répond ‘oui, oui’ tout en vidant le lave-vaisselle et en couvrant les derniers livres de classe.

L’idée n’est pas de rabaisser l’objectif, c’est d’empêcher le fonctionnement binaire :
100 % tenu = réussite
Tout ce qui est en dessous = j’ai encore échoué

Une cible rouge et blanche entourée de fléchettes plantées à côté, sur fond rose
Photo : Getty Images / Unsplash

Parce que c’est précisément cette lecture-là qui ajoute une deuxième dépense énergétique : il y a déjà la semaine difficile, on y ajoute le procès qu’on se fait parce qu’on n’a pas vécu la semaine idéale telle qu’on l’avait rêvée.

Donc : avant octobre, donnez à chacune de vos bonnes résolutions une version B.
Pas quand ça déraille, maintenant.

Ainsi, le jour où vous y recourez, vous savez que c’était aussi une bonne résolution : celle de passer en mode économie d’énergie quand vous passez votre temps à éteindre des incendies.

■ (3) Se résoudre à l’isolement relationnel
Les incontournables enjeux de septembre et la fatigue qui s’accumule peuvent réduire la disponibilité émotionnelle et l’envie de voir du monde.

Et quand on manque de temps / d’argent ou des deux, on a tendance à se replier sur soi. On s’économise de toutes les manières possibles, et on finit par se couper d’une ressource essentielle : le lien.

L’antidote : Installer une version ‘basse consommation’ du lien humain
Traduisez : à faible effort et haut rendement relationnel. Oui, cela existe.

Ce n’est donc pas organiser plus de sorties, on n’a ni le temps ni l’énergie.

La question est plutôt : Quel serait mon micro-rituel relationnel qui survit aux semaines chargées ?

Une règle de base : ne pas attendre d’avoir le temps → on part de l’idée qu’on ne l’aura probablement pas. Et tant mieux si on n’a pas besoin de notre Plan B du Vivre ensemble en cette période.

Plusieurs mains d’adultes et d’enfants superposées, symbole du lien familial
Photo : Josue Michel / Unsplash

Voici quelques pistes :

Idée n° 1 : amis et famille – on saupoudre pour un temps
La pression d’avoir à trouver 1 heure ‘pour rattraper le temps perdu’ fait qu’on ne s’appelle plus du tout.
Action en 2 minutes : envoyer un vocal à sa meilleure amie avec une consigne claire dès le départ : ‘Je t’envoie un petit coucou rapide, pas besoin de me répondre, je sais qu’on court toutes les deux.’ Puis parler de ce que l’on vit sur le moment. Cela nourrit le lien sans empiéter sur le temps en direct, pour toutes les deux.

Idée n° 2 : dans le couple – le micro-lien
Se poser à deux et poser une question cadrée et bienveillante à son partenaire.
Exemple : C’était quoi ton meilleur moment aujourd’hui ?
On crée ainsi une bulle de complicité et un moment d’écoute attentive, les yeux dans les yeux.
Juste écouter la réponse. Pas se lancer dans le bilan des choses réalisées et de celles qui restent à faire.

Idée n° 3 : désamorcer les mauvaises interprétations
En ces temps chargés, on a tendance à mettre de côté la performance relationnelle au sein du couple. Informer que ‘Je suis en batterie faible ce soir, ce n’est pas dirigé contre toi’ évite de laisser s’installer d’autres hypothèses, chez l’un comme chez l’autre. Justement ces hypothèses qui minent notre énergie.

Idée n° 4 : pour les enfants – un autre ‘je t’aime’
Les enfants qui pâtissent = le générateur de culpabilité par excellence !

L’antidote : Quel est le plus petit geste qui fait vraiment sentir à mon enfant que je l’aime ?
Et préparer la boîte à outils affective maintenant.

Faites une liste de tous les petits gestes qui font sens pour lui : maman qui vient s’asseoir trois minutes sur son lit, son dessert préféré prêt à dégainer, cinq minutes à l’écouter raconter sa journée avec 100 % de présence, brosser les cheveux de sa Princesse et lui mettre de jolies pinces, faire une bataille de chatouilles ou encore un message envoyé à l’ado, un petit cadeau, une petite surprise à sortir du tiroir secret.

Et en fait de ‘tiroir secret’, prévoir chez vous des petites bricoles qui lui feront plaisir. Le message : ‘Maman a pensé à moi’.

En bref : préparer la trousse de premiers secours du lien, outils à varier, bien sûr.
Parce que ce n’est pas mercredi à 19h12, quand Maman est à 3 % de batterie physique et émotionnelle, que son cerveau va inventer une formidable idée de connexion avec Jules.

Après le contrecoup des premiers jours de septembre, une seconde vague, beaucoup plus feutrée, s’installe. On n’a pas vu passer septembre ; octobre se profile. Et souvent on est déjà sur les rotules.

Ces quelques chemins de traverse ne feront pas disparaître ce qui pèse. Mais ils pourraient nous laisser plus de ressources pour profiter du chocolat chaud, douillettement glissée sous le plaid XXL en toute quiétude. Avec quelques ‘j’aurais dû’ en moins.

C’est toujours bon à prendre.

CaroLyne

Pour les mamans (et les papas) parmi vous qui peinent encore à trouver leur organisation d’après-rentrée, j’ai justement imaginé Mission Minute – 20 actions pour dompter le chaos post-rentrée : des petites actions concrètes pour regagner en sérénité, parfois dans la minute.

Couverture de l’e-book Mission Minute : 20 actions pour dompter le chaos post-rentrée, de CaroLyne Russo
Visuel : Caroline Russo
Découvrir Mission Minute Rentrée scolaire →
Mission Minute – 20 actions pour dompter le chaos post-rentrée, e-book de Caroline Russo

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