🗓️ Mis à jour le 23 septembre 2026
Fondé en 2018, complet depuis 2021, Nightride joue un heavy metal qui revendique l’héritage de la NWOBHM britannique. Le groupe liégeois sort un album en 2024, « Wherever Leads The Ride », et sera le 2 octobre au Spirit of 66 à Verviers. David Lefrançois, bassiste et compositeur, répond à nos questions — sur l’écriture, la scène, Paul Di’Anno, et ce que c’est que d’être un groupe de metal belge en 2026.
- Qui : Nightride — Renaud Dechamps (chant), John Lemoine et Giorgio Ruscelli (guitares), David Lefrançois (basse), Rusty James (batterie).
- Le style : heavy metal, école NWOBHM, compositions originales.
- L’album : « Wherever Leads The Ride », septembre 2024.
- En concert : le 2 octobre 2026 au Spirit of 66, à Verviers, avec In The Attic.
- Par où commencer : « Insurgents (The Fortress Will Fall) », le premier single.
- La suite : de quoi remplir un deuxième album, un financement à trouver — « peut-être en 2028 ».

Le groupe
Nightride naît en tant que projet en 2018, mais le line-up n’est complet qu’en 2021, avec l’arrivée de Renaud Dechamps au chant. Qu’est-ce qui a fait déclic à ce moment-là, et qu’est-ce qui a changé dans le groupe ?
Plusieurs compos étaient déjà écrites en 2018 et le line-up s’est constitué petit à petit courant 2019, mais trouver un chanteur a été assez difficile et a nécessité pas mal d’auditions. Et puis, le Covid est passé par là et a encore retardé les choses.
Quand Renaud est arrivé, on a tout de suite su qu’il serait la voix de Nightride : c’était du sur mesure pour lui. On avait toujours su ce qu’on voulait, c’est-à-dire faire un maximum de scène ; et à partir de là, on pouvait enfin commencer à exister concrètement et à attaquer les concerts. Donc 2021 est le vrai commencement de Nightride en tant que groupe.
Vous revendiquez le heavy metal britannique des années 80. Qu’est-ce que cette école-là a que les autres n’ont pas — et comment éviter le simple hommage ?
C’était une époque plutôt clivante au niveau musical : le punk venait en réaction au rock plus progressif, puis la New Wave Of British Heavy Metal (la fameuse NWOBHM) est arrivée juste derrière le punk… Les groupes issus de cette « vague » ont volontairement adopté des codes et des styles de jeu très marqués et très personnels, sans doute un peu en raison de ce clivage. Et ces signatures très fortes ont évidemment inspiré tout ce qui a suivi, jusqu’aux USA : le speed metal, le trash, etc.
Nightride est effectivement très influencé par certains de ces groupes : on l’assume. Mais cette influence est surtout présente dans le son et dans l’approche artistique : les compos du groupe, elles, restent des créations 100 % originales.
Comment écrivez-vous : un riff qui circule, des morceaux amenés finis, du travail en local tous ensemble ?
Jusqu’ici, je compose seul la musique et les paroles. Une nouvelle compo peut naître soit d’un bout de phrase, soit d’une mélodie qui surgit sans prévenir : il n’y a ni règle, ni méthode bien précise. La plupart du temps, l’idée se développe complètement dans ma tête, tout se met en place à la virgule près ; et je ne prends une guitare qu’au moment d’enregistrer une maquette complète.
Donc, oui, les morceaux sont amenés « finis »… mais chacun apporte sa patte en répétition, et on peut décider de petites modifications et de certains arrangements. Et puis, ce n’est pas une chasse gardée : rien n’exclut qu’on compose en groupe dans l’avenir.

Le répertoire
Vos textes puisent dans l’Histoire, la mythologie et le vécu, avec des thèmes comme la quête de vérité, l’immortalité, l’Au-delà, la résistance et la révolte. D’où viennent ces sujets, et y en a-t-il un qui revient malgré vous ?
J’ai beaucoup écrit sur la mort et l’Au-delà… Je ne peux pas l’expliquer. Je suppose que c’est un thème récurrent dans le metal, et je n’y échappe pas.

Un morceau de « Wherever Leads The Ride » dont vous êtes particulièrement fier, et pourquoi ?
Personnellement, j’aime beaucoup Should We Be Falling pour son côté épique, ses changements d’ambiance et de rythme. Sinon, pour le côté énergique, je suis assez fier de The Dissident, qui est parmi les premiers que j’ai composés pour Nightride.
L’album est sorti en septembre 2024 : avec le recul, qu’est-ce qu’il a changé pour le groupe ?
Fondamentalement, pas grand-chose : le but de Nightride a toujours été de faire la meilleure musique possible, et de la partager le mieux et le plus souvent possible sur scène. Un album, ce n’était pas une fin en soi ; mais à un certain stade, on a eu envie de prendre un instantané du groupe, d’autant plus que le public nous le réclamait régulièrement aux concerts. Et puis, dans un album, il y a aussi un côté postérité, un côté « Je l’ai fait ».
La scène
Votre bio dit que le répertoire est « taillé pour la scène ». Concrètement, qu’est-ce qui se passe sur scène qu’on n’entend pas sur le disque ?
Nightride a très tôt développé une vraie complicité sur scène, et je pense que ça se ressent. On ne partage pas que des décibels : toute la passion qu’on met à jouer, on essaie de la transmettre au public. Je pense que Nightride est particulièrement fort à cet exercice et parvient vraiment bien à communiquer ça.

Fin 2023, vous avez ouvert deux soirs d’affilée pour Paul Di’Anno au Club Hell. Quel souvenir en gardez-vous ?
À l’époque, Paul avait de gros problèmes de santé, qu’il traînait depuis des années. Il était donc très affaibli, mais un grand reste un grand. Je suis reconnaissant d’avoir pu le remercier pour ce qu’il a transmis.
Il est mort moins d’un an après ; et personnellement, ce que je retiens, c’est que tout ça, tout ce qu’on vit sur scène, c’est précieux et ce n’est pas éternel. Forever won’t last !
Le 2 octobre, vous êtes au Spirit of 66 à Verviers avec In The Attic (plays Aerosmith). Qu’est-ce que vous préparez pour cette soirée, et qu’est-ce que le Spirit représente pour un groupe liégeois ?
On a quelques nouveautés à tester, ce sera peut-être l’occasion de le faire. On verra. En tout cas, le Spirit c’est mythique, ça l’est depuis longtemps, et pas seulement en région liégeoise.
La suite
Où en êtes-vous dans l’écriture ? Un nouvel album, un single, des dates en préparation ?
Un album, ce serait bien. Peut-être en 2028. On a suffisamment de nouveaux titres pour enregistrer un deuxième album complet, mais il faudra trouver un moyen de financer tout ça. Sans doute aura-t-on recours à un crowdfunding, comme on l’avait fait pour le premier album.

Être un groupe de heavy metal en Belgique en 2026 : qu’est-ce qui est plus simple qu’avant, et qu’est-ce qui est plus difficile ?
J’ai fait mon premier concert en 1989, alors ouais : ça a un peu changé ! Je pense que ce qui est difficile, quand on est de la vieille école et qu’on en est resté à distribuer des flyers et à coller des affiches, c’est le côté communication et de se mettre au diapason de l’ère numérique. Par contre, les moyens techniques actuels offrent de vrais avantages et un vrai confort, notamment en matière d’enregistrement et de production musicale.
Quant au problème d’être en Belgique, il ne se pose… qu’en Belgique : il n’y a qu’un Belge pour croire qu’un groupe belge est moins bon juste parce qu’il est belge !
Pour quelqu’un qui ne vous connaît pas encore : par quel morceau commencer, et pourquoi ?
Je recommanderais notre premier single, je crois : Insurgents (The Fortress Will Fall). Je pense que c’est un morceau qui contient bien l’ADN de Nightride, tant au niveau du son que de la compo en elle-même.
Fiche
| Groupe | Nightride (Liège, Belgique) |
|---|---|
| Line-up | Renaud Dechamps (chant) · John Lemoine et Giorgio Ruscelli (guitares) · David Lefrançois (basse) · Rusty James (batterie) |
| Style | Heavy metal, école NWOBHM |
| Album | « Wherever Leads The Ride » (septembre 2024) — pochette de Nicolas Van De Walle |
| Prochain concert | Spirit of 66, Verviers, le 2 octobre 2026, avec In The Attic |
| Écouter | La chaîne YouTube du groupe |
| Suivre | facebook.com/nightridemetal |
| Contact | nightrideheavymetal@gmail.com |
Questions fréquentes
Qui sont les membres de Nightride ?
Renaud Dechamps (chant), John Lemoine et Giorgio Ruscelli (guitares), David Lefrançois (basse) et Rusty James (batterie).
Quel style joue Nightride ?
Du heavy metal revendiquant l’héritage de la NWOBHM, la New Wave Of British Heavy Metal des années 80. Le groupe assume l’influence dans le son et l’approche, mais les compositions sont originales.
Quel est leur album ?
« Wherever Leads The Ride », sorti en septembre 2024. La pochette est signée Nicolas Van De Walle.
Par quel morceau commencer ?
David Lefrançois recommande le premier single, « Insurgents (The Fortress Will Fall) » : « c’est un morceau qui contient bien l’ADN de Nightride, tant au niveau du son que de la compo ».
Quand peut-on les voir en concert ?
Le 2 octobre 2026 au Spirit of 66 à Verviers, en compagnie d’In The Attic (tribute Aerosmith).
Un deuxième album est-il prévu ?
Les titres existent — assez pour un album complet — mais le financement reste à trouver, sans doute via un crowdfunding comme pour le premier. David Lefrançois évoque « peut-être 2028 ».
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Propos recueillis par écrit par info-lux.com, septembre 2026. David Lefrançois répond au nom du groupe. Photos © Jérôme Derenne, Hugues Pagacz et Gédéon Balthazard ; pochette © Nicolas Van De Walle — visuels fournis par le groupe.
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