🗓️ Mis à jour le 27 septembre 2026
Les 19 et 20 septembre 2026, la première édition de l’Amné’stival a réuni plus de vingt artistes sur le Parvis de l’Image. Derrière Jungeli, Kaza, Laurent Wolf ou Cindy Sander, le véritable enjeu se trouvait ailleurs : transformer vingt-quatre heures de musique en soutien concret pour les enfants malades, leurs familles et la recherche.
- Quoi ? La première édition de l’Amné’stival, festival solidaire de 24 heures non-stop.
- Quand ? Du samedi 19 septembre 2026 à 15 h au dimanche 20 septembre à 15 h.
- Où ? Parvis de l’Image, Amnéville (Moselle).
- Pour qui ? Au profit de l’Association Victor et de l’Aremig, engagées contre les cancers pédiatriques, dans le cadre de Septembre en Or.
- Sur scène : plus de vingt artistes, dont Jungeli, Kaza, Laurent Wolf, Cindy Sander et Helmut Fritz, et de nombreux DJ du Grand Est.
- Bilan : fonds récoltés confirmés par l’organisation, montant et fréquentation pas encore publiés au 27 septembre 2026.

📷 Reportage photos : Daphné Stribit et Nino (@ninwz.pic) pour info-lux.com. Texte : Hugo Renié, journaliste d’info-lux.com. Retrouvez l’équipe des photographes et journalistes d’info-lux et notre présentation de l’Amné’stival 2026 (programmation et billetterie).
- 24heures de musique non-stop
- 20artistes et plus
- 2associations soutenues
- 2300diagnostics de cancer chez l’enfant chaque année en France
À l’Amné’stival, chaque billet devait compter deux fois.
Une première fois pour entrer sur le Parvis de l’Image, écouter les artistes, traverser la nuit et participer aux animations. Une seconde fois pour soutenir deux structures lorraines engagées contre les cancers pédiatriques : l’Association Victor et l’Aremig.
Du samedi 19 septembre à 15 heures au dimanche 20 septembre à la même heure, Amnéville a donc accueilli un marathon musical et solidaire. Pendant vingt-quatre heures, les concerts et DJ sets se sont succédé sans interruption. La programmation réunissait des artistes populaires, de nouvelles figures des musiques urbaines et de nombreux DJ du Grand Est.
Mais la musique constituait ici un moyen plutôt qu’une finalité. L’objectif consistait à attirer plusieurs générations autour d’une cause qui dépasse très largement le temps d’un festival.

Septembre en Or derrière les lumières de la scène

L’Amné’stival s’inscrivait dans le cadre de Septembre en Or, mois consacré à la sensibilisation aux cancers de l’enfant et de l’adolescent.
Chaque année en France, environ 2 300 enfants et adolescents reçoivent un diagnostic de cancer. Derrière ce chiffre se trouvent des traitements parfois longs, des hospitalisations répétées et des familles dont le quotidien se réorganise entièrement autour de la maladie.
Le combat ne concerne donc pas uniquement la recherche médicale. Il porte également sur les conditions d’hospitalisation, le matériel accessible aux équipes soignantes, la présence des parents auprès de leur enfant et la préservation d’un peu de vie ordinaire au milieu des soins.
C’est précisément sur ces différents terrains qu’agissent l’Association Victor et l’Aremig. En les plaçant au cœur de sa première édition, l’Amné’stival ne s’est pas contenté d’ajouter une dimension caritative à un festival déjà construit. La cause est devenue la raison même de l’événement.
L’Association Victor finance du matériel choisi par les soignants
L’Association Victor collecte des fonds pour améliorer les soins apportés aux enfants atteints de leucémie au CHRU de Nancy-Brabois et accompagner leurs familles.
Sa méthode mérite d’être expliquée. Les équipements financés sont choisis directement par l’équipe médicale du secteur concerné. L’association indique réinvestir l’intégralité des sommes collectées dans ses actions, sans intermédiaire ni frais de gestion.


Elle a notamment participé à l’achat et à l’installation de moniteurs de surveillance. Son projet le plus important concerne désormais le financement d’un laser Visualase de haute précision destiné au traitement de certaines tumeurs cérébrales chez les enfants. Si l’opération aboutit, l’Hôpital d’Enfants de Nancy-Brabois deviendrait le troisième centre français équipé de ce matériel.
Derrière les artistes annoncés à Amnéville se trouvait donc une réalité extrêmement concrète. Les recettes ne devaient pas disparaître dans une formule générale sur « la bonne cause ». Elles pouvaient contribuer à acheter des équipements utilisés auprès des enfants hospitalisés.
L’Aremig accompagne les enfants, les parents et la recherche
Créée en 1982, l’Aremig, Association pour la recherche et les études dans les maladies infantiles graves, agit autour de trois missions : améliorer le quotidien des enfants malades, accompagner leurs parents et participer au financement de la recherche en onco-hématologie pédiatrique.
L’association aménage les espaces hospitaliers, organise des activités et offre des moments de respiration aux enfants et adolescents confrontés à la maladie. Elle cofinance également des programmes de recherche locaux et nationaux.

Son action la plus visible reste la Maison des Parents, ouverte en 1994 à une centaine de mètres de l’Hôpital d’Enfants de Nancy-Brabois. Elle permet aux familles de rester près de leur enfant pendant son hospitalisation, de bénéficier d’un hébergement et de trouver une écoute auprès des bénévoles et permanents.
Les dons représentent environ un tiers du budget de fonctionnement de cette maison, soit près de 70 000 euros. Derrière une entrée achetée pour assister à l’Amné’stival se trouvait ainsi la possibilité de financer une nuit, une présence ou un peu de répit pour une famille confrontée à l’hospitalisation de son enfant.
Une programmation conçue pour réunir plutôt que séparer (photos)
Pour soutenir ces associations, encore fallait-il donner envie au public de venir.
L’Amné’stival a choisi une programmation très large, parfois déroutante sur le papier, mais cohérente avec son ambition solidaire. Le festival ne cherchait pas à rassembler uniquement les amateurs d’un genre musical. Il voulait faire venir les familles, les adolescents, les nostalgiques des années 2000, les auditeurs de rap et les habitués des nuits électroniques.


Cindy Sander et son Papillon de lumière côtoyaient ainsi Helmut Fritz, toujours associé à Ça m’énerve, et Laurent Wolf, dont No Stress, Wash My World ou Survive ont marqué l’histoire de l’électro française.
Jungeli représentait une génération plus récente avec Petit Génie et son mélange de pop urbaine, d’afro et de rap. Kaza apportait une couleur plus mélodique et introspective, tandis que DJ Leska devait faire circuler le public entre afrobeats, amapiano, dancehall, hip-hop et sonorités latines.

Gosch, Loup Musa, DJ Kody, DJ Yams, Mathis N., Draxx, Reepo, Greg Ascori, Holsi, DJ Andrew, Theodore Lievin ou encore Dr3amix complétaient cette affiche de plus de vingt artistes.
La cohérence ne se trouvait pas nécessairement dans les styles. Elle reposait sur la capacité de chaque artiste à attirer une partie différente du public autour du même projet.
De la fête familiale à la nuit clubbing
Samedi après-midi, le Parvis de l’Image a d’abord adopté une atmosphère familiale. La scène n’était qu’une partie du dispositif.
Autour d’elle, un village proposait plusieurs animations : maquillage, baby-foot, tatouage, voyance ou encore beer-pong. Des zones de repos permettaient également de ralentir entre deux passages musicaux.



Cette organisation avait une fonction particulière dans un rendez-vous caritatif. Elle permettait aux enfants et aux familles de participer pleinement à l’événement, sans devoir attendre la tombée de la nuit ou une tête d’affiche précise.


Au fil des heures, le festival a progressivement changé de rythme. La programmation populaire et intergénérationnelle de la journée a laissé davantage de place aux musiques urbaines, à la house et aux DJ sets.
Le Parvis de l’Image s’est alors rapproché d’un club à ciel ouvert. Les artistes locaux et régionaux ont joué un rôle essentiel dans cette transition. Les têtes d’affiche apportaient leur notoriété ; les DJ assuraient la continuité indispensable à un événement qui ne devait jamais s’arrêter.
Le compte rendu publié après le festival confirme ce changement de registre : une ambiance familiale pendant la journée, puis plus festive et clubbing durant la nuit.


Vingt-quatre heures pour rendre la cause visible
La durée du festival prenait elle aussi une signification différente à la lumière de son engagement.
Vingt-quatre heures, c’était naturellement une promesse spectaculaire. C’était aussi une manière de maintenir la cause visible pendant toute une journée et toute une nuit.

Chaque nouvel artiste relançait l’attention. Chaque changement d’ambiance attirait un autre public. Les familles de l’après-midi, les jeunes venus pour Jungeli ou Kaza, les amateurs des tubes de Laurent Wolf et les noctambules présents pour les DJ sets participaient tous au même mouvement.
Même la billetterie avait été adaptée à cette durée. Les festivaliers pouvaient sortir puis revenir sur le site, dans la limite de quatre passages. Tous n’étaient donc pas obligés de tenir l’intégralité du marathon pour contribuer à sa réussite.
Au petit matin, le réveil sportif confié à Christophe Lemaitre a donné une nouvelle impulsion au programme. Après les basses et les longues heures passées devant la scène, le médaillé olympique français a conduit une séance sportive destinée à remettre le public en mouvement.
Cette séquence résumait assez bien l’esprit recherché : ne jamais laisser l’événement retomber avant l’heure de la conclusion.


La fête ne doit pas effacer la transparence
Le choix d’un festival pour collecter des fonds est efficace. Il permet de parler des cancers pédiatriques sans enfermer le public dans un discours uniquement médical ou dramatique. Il transforme la solidarité en expérience collective.
Mais cette dimension caritative implique également une exigence particulière : celle de la transparence.
L’organisation annonçait qu’une partie des bénéfices serait reversée à l’Association Victor et à l’Aremig. Le compte rendu publié après l’événement confirme que des fonds ont bien été récoltés. En revanche, au 27 septembre 2026, aucun bilan public précis ne semble encore indiquer le montant total reversé ni la fréquentation définitive de cette première édition.

La publication de ces chiffres constituera une étape importante. Elle permettra au public, aux artistes et aux partenaires de mesurer concrètement la portée de leur mobilisation.
Dans un événement solidaire, le succès ne se calcule pas uniquement au nombre de personnes devant la scène. Il se mesure aussi en équipements financés, en familles accompagnées, en projets de recherche soutenus et en journées d’hospitalisation rendues un peu moins difficiles.
Faire la fête autrement, mais avec un résultat concret
Ana Milosavljevic et Laurent Brauer avaient présenté l’Amné’stival comme un projet « un peu fou ». Après l’événement, les organisateurs ont remercié le public de l’avoir rendu réel et affirmé que l’histoire du festival ne faisait que commencer.
La Ville d’Amnéville a également indiqué vouloir poursuivre son soutien à l’événement.
Une deuxième édition devra naturellement tirer les enseignements de cette première expérience : préciser son identité musicale, améliorer encore la circulation entre les différents publics et publier un bilan caritatif détaillé.

Mais le principe a déjà trouvé sa place.
Pendant vingt-quatre heures, Amnéville n’a pas seulement accueilli une succession de concerts. La ville a réuni des artistes, des bénévoles, des familles et des festivaliers autour d’enfants qui, eux, livrent un combat autrement plus long qu’une nuit blanche.
Lorsque la musique s’est arrêtée dimanche après-midi, la mission de l’Association Victor et de l’Aremig, elle, a continué.
C’est précisément pour cela que l’Amné’stival avait choisi de faire autant de bruit.
Fiche de l’événement
| Événement | Amné’stival, 1re édition |
|---|---|
| Dates | Du samedi 19 septembre 2026, 15 h, au dimanche 20 septembre 2026, 15 h |
| Lieu | Parvis de l’Image, Amnéville (Moselle, Grand Est) |
| Cause | Cancers pédiatriques, dans le cadre de Septembre en Or |
| Bénéficiaires | Association Victor (CHRU de Nancy-Brabois) et Aremig (Maison des Parents) |
| Organisation | Ana Milosavljevic et Laurent Brauer |
| Artistes cités | Jungeli, Kaza, Laurent Wolf, Cindy Sander, Helmut Fritz, DJ Leska et plus de quinze DJ et artistes régionaux |
| Photos | Daphné Stribit, Nino (@ninwz.pic) pour info-lux.com |
L’Amné’stival en questions
Quand et où s’est tenu l’Amné’stival 2026 ?
La première édition de l’Amné’stival s’est déroulée du samedi 19 septembre 2026 à 15 h au dimanche 20 septembre à 15 h, sur le Parvis de l’Image à Amnéville, en Moselle.
À quelles associations l’Amné’stival a-t-il reversé des fonds ?
Une partie des bénéfices devait revenir à l’Association Victor, qui finance du matériel pour les enfants atteints de leucémie au CHRU de Nancy-Brabois, et à l’Aremig, qui gère notamment la Maison des Parents près de l’Hôpital d’Enfants de Nancy-Brabois.
Combien l’Amné’stival a-t-il récolté ?
L’organisation a confirmé que des fonds ont été récoltés, mais au 27 septembre 2026 aucun bilan public ne précisait encore le montant total reversé ni la fréquentation de cette première édition.
Quels artistes se sont produits à l’Amné’stival ?
Plus de vingt artistes étaient programmés, dont Jungeli, Kaza, Laurent Wolf, Cindy Sander, Helmut Fritz et DJ Leska, ainsi que Gosch, Loup Musa, DJ Kody, DJ Yams, Mathis N., Draxx, Reepo, Greg Ascori, Holsi, DJ Andrew, Theodore Lievin et Dr3amix.
Qu’est-ce que Septembre en Or ?
Septembre en Or est le mois de sensibilisation aux cancers de l’enfant et de l’adolescent. En France, environ 2 300 enfants et adolescents reçoivent chaque année un diagnostic de cancer.
Y aura-t-il une deuxième édition de l’Amné’stival ?
Les organisateurs ont affirmé que l’histoire du festival ne faisait que commencer et la Ville d’Amnéville a indiqué vouloir poursuivre son soutien. Aucune date n’est annoncée à ce jour.
La galerie complète de l’Amné’stival 2026 en photos
Les 32 photos du reportage de Daphné Stribit et de Nino (@ninwz.pic) sur le Parvis de l’Image. Cliquez sur une photo pour l’agrandir.
































📷 Amné’stival 2026, Amnéville — Photos : Daphné Stribit et Nino (@ninwz.pic) pour info-lux.com. Texte : Hugo Renié.
Pour aller plus loin
- Amné’stival 2026 : notre présentation (programmation, artistes, billetterie).
- Que faire à Amnéville ce mois-ci ?
- Bigflo & Oli au Galaxie d’Amnéville le 17 décembre 2026.
- Calogero à Florange, un autre compte rendu d’Hugo Renié.
- Tous nos reportages photos sur la carte.
Sources
- Compte rendu d’Hugo Renié pour info-lux.com ; photos de Daphné Stribit et de Nino (@ninwz.pic) prises pendant le festival.
- Communication de l’organisation de l’Amné’stival et compte rendu publié après l’événement.
- Présentations publiques de l’Association Victor et de l’Aremig.
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