🗓️ Mis à jour le 1 octobre 2026
Trois péchés publiés, quatre à venir. Après « La Gourmandise », « La Luxure » et, le 7 septembre 2026, « L’Avarice », l’autrice-compositrice-interprète Stéfany Rydel a répondu par écrit aux questions d’info-lux sur son projet des Sept Péchés Capitaux : l’écriture, le travail avec Laurent Francavilla, l’image, la scène et la suite.
- Qui : Stéfany Rydel, autrice-compositrice-interprète française (Isère), entre chanson française et pop.
- Le projet : sept chansons, une par péché capital ; troisième chapitre, « L’Avarice », sorti le 7 septembre 2026.
- Ce qu’elle en dit : « Ce qui m’intéresse, c’est ce qui pousse un être humain à basculer dans l’excès. »
- La suite : quatre péchés restent à venir, et l’envie d’un vrai spectacle sur scène.
- Format : interview réalisée par questionnaire écrit, septembre 2026.
Stéfany Rydel écrit sa discographie comme une série. Chaque sortie des Sept Péchés Capitaux a son titre, son histoire, son clip et sa pochette, avec une ligne commune : ne pas juger le péché, mais regarder ce qu’il dit de nous.
Nous lui avions proposé une interview au moment de la sortie de « L’Avarice ». Faute de rédacteur libre en semaine, elle a accepté de répondre à nos questions par écrit. Ses réponses sont reproduites telles qu’elle nous les a envoyées, avec quelques corrections de frappe.

Pour les lecteurs qui vous découvrent, comment décririez-vous votre univers musical en quelques mots ?
Je dirais que mon univers se situe quelque part entre la chanson française et la pop, avec une place très importante accordée aux mots et aux histoires. J’aime créer des chansons qui peuvent s’écouter à plusieurs niveaux : il y a la mélodie, bien sûr, mais aussi ce que racontent les personnages, leurs contradictions, leurs désirs, leurs failles. J’aime partir de sentiments très humains et essayer de leur donner une couleur, une atmosphère, presque un petit monde à eux seuls.
Quel a été le déclic qui vous a donné envie d’écrire et d’interpréter vos propres chansons ?
Écrire mes propres chansons s’est imposé comme une manière de pouvoir aller au bout de ce que j’avais envie d’exprimer. Interpréter les mots des autres est une chose, mais écrire les siens crée une autre forme de vulnérabilité. On ne peut plus vraiment se cacher.
Ce qui me plaît dans le fait d’être à la fois autrice, compositrice et interprète, c’est justement cette continuité : une émotion ou une idée apparaît, puis elle devient des mots, une mélodie, une interprétation et finalement une chanson que l’on confie au public.
Depuis votre album « Renaissance », qu’est-ce qui a le plus évolué dans votre manière de créer ?
Je crois que j’ose davantage. « Renaissance » correspondait déjà à quelque chose d’important dans mon parcours, mais depuis, j’ai continué à chercher, à expérimenter et surtout à préciser mon identité artistique.
Aujourd’hui, je me permets peut-être davantage de jouer avec les personnages, les symboles, les doubles sens. Le projet des Sept Péchés Capitaux m’offre justement un formidable terrain de jeu : chaque chanson peut avoir sa personnalité propre tout en appartenant à une histoire plus grande.
Comment est née l’idée de consacrer un projet musical aux sept péchés capitaux ?
Ce qui m’intéressait dans les sept péchés capitaux, ce n’était pas tellement leur dimension morale ou religieuse que ce qu’ils racontent de l’être humain. La gourmandise, la luxure, l’avarice, la colère, l’envie, l’orgueil, la paresse… Ce sont des mots que tout le monde connaît, mais derrière chacun d’eux se cachent énormément de nuances.
J’ai trouvé passionnante l’idée de transformer chacun de ces péchés en une histoire et en un univers musical et visuel. Et surtout de ne pas simplement dire : « ceci est bien » ou « ceci est mal ». Ce qui m’intéresse, c’est ce qui pousse un être humain à basculer dans l’excès.
Après « La Gourmandise » et « La Luxure », pourquoi l’avarice comme troisième chapitre ?
Après la gourmandise et la luxure, qui sont deux péchés très liés au désir, au corps, au plaisir, je trouvais intéressant d’aller vers quelque chose de différent.
L’avarice parle évidemment de l’argent, mais pas seulement. Elle parle aussi de notre rapport à la possession, de cette peur de perdre qui peut finir par nous empêcher de vivre. On peut accumuler beaucoup de choses et, paradoxalement, passer à côté de l’essentiel. C’est cette contradiction qui m’intéressait.
L’homme que vous racontez dans « L’Avarice » est-il inspiré d’une rencontre ou de votre imagination ?
Le personnage est né de mon imagination et de la force que représente le pouvoir dans notre monde mais, comme souvent lorsque j’écris, la réalité et la fiction finissent par se mélanger.
Ce qui comptait pour moi n’était pas tellement de raconter une personne en particulier que de pousser un comportement suffisamment loin pour qu’il devienne presque un personnage. Et derrière lui, il y a quelque chose d’assez universel : jusqu’où peut-on aller par peur de perdre ce que l’on possède ?
Quelle réflexion aimeriez-vous provoquer chez les personnes qui écoutent cette chanson ?
Je n’ai pas forcément envie d’imposer une morale. J’aime davantage laisser une question après la chanson.
« L’Avarice » interroge forcément notre rapport à l’argent et à la possession, mais aussi la valeur que nous donnons aux choses. À force de vouloir tout conserver, qu’est-ce qu’on finit par perdre ? Et inversement : qu’est-ce qui, dans une vie, possède réellement de la valeur ?
Si la chanson donne envie à quelqu’un de se poser cette question, alors elle aura déjà accompli quelque chose.
Sur le plan musical, comment avez-vous choisi les sonorités et l’atmosphère ?
C’est un travail en collaboration depuis 11 ans avec mon binôme Laurent Francavilla. Musicalement et dans la création d’une musique, on se comprend et c’est assez fluide et évident.
Je voulais que la musique ne soit pas simplement l’illustration des paroles, mais qu’elle nous fasse entrer dans la psychologie du personnage. Il fallait une atmosphère crescendo qui évoque une tension électrique tout en restant une chanson que l’on ait envie d’écouter.
Les choix des instruments de l’arrangement sont venus renforcer cette sensation. J’aime beaucoup quand la production raconte elle aussi une partie de l’histoire, parfois sans que l’auditeur s’en rende immédiatement compte.


Une anecdote de création ou d’enregistrement de « L’Avarice » ?
Je n’ai malheureusement pas le petit croustillant à vous donner, mais ce qui est certain, c’est qu’en tant qu’interprète, j’ai adoré « envoyer », comme on dit, pour interpréter cette chanson en studio, et y mettre mes tripes…
Quelle place occupent le travail en solo et les collaborations ?
Il y a une partie très intime et solitaire dans la création, notamment lorsque naissent les textes, les personnages et l’intention d’une chanson. J’ai besoin de ce moment où je peux chercher sans filtre.
Et puis les collaborations permettent au morceau de quitter mon imaginaire pour prendre une autre dimension. J’aime cette confrontation entre une idée très personnelle au départ et le regard de personnes qui vont apporter leur sensibilité, leur savoir-faire et parfois une proposition à laquelle je n’aurais jamais pensé.
Chaque péché possède une identité visuelle : comment avez-vous imaginé celle de « L’Avarice » ?
Pour moi, l’image fait vraiment partie du projet. Je ne voulais pas que les sept chansons aient simplement sept pochettes différentes : je voulais que chaque péché possède son propre langage visuel tout en restant identifiable comme une pièce du même ensemble.
J’en profite pour remercier mon photographe Joseph Caprio, qui a réalisé les photos de mes pochettes de ces trois péchés.
Pour « L’Avarice », l’idée était de traduire visuellement, avec le clip vidéo, ce rapport à la possession, à l’accumulation et à la peur de perdre. Et finalement ressentir le manque.

Le photographe des pochettes. Joseph Caprio signe les portraits en noir et blanc des trois premiers péchés. Pour « L’Avarice », le portrait est pris sous une pluie de pièces et de billets dorés.
Quelle réaction du public vous a particulièrement touchée ?
Les gens adhèrent à ce projet. Ce qui me touche particulièrement, c’est lorsque quelqu’un va au-delà de la chanson elle-même et me raconte ce qu’elle a réveillé chez lui. À partir du moment où une chanson est publiée, elle ne m’appartient plus tout à fait.
Comment aimeriez-vous faire vivre les Sept Péchés Capitaux sur scène ?
J’aimerais que le public ne découvre pas simplement une succession de chansons, mais qu’il entre réellement dans cet univers.
Les sept péchés offrent énormément de possibilités en matière de mise en scène, de lumière, de costumes, d’images et de narration. Chaque chapitre pourrait avoir sa propre couleur et sa propre énergie, tout en construisant progressivement un spectacle complet.
Ce qui m’attire serait de faire de la scène le prolongement de l’histoire : quelque chose à vivre autant qu’à écouter.
Des dates en Belgique, au Luxembourg ou dans le Grand Est ?
J’espère justement pouvoir faire voyager ce projet et aller à la rencontre du public dans différentes régions, ainsi qu’en Belgique et au Luxembourg, pourquoi pas.
Que pouvez-vous déjà dévoiler des prochains chapitres ?
Il reste encore de beaux péchés à explorer… et je tiens à garder une part de mystère !
Ce que je peux dire, c’est que je souhaite que chaque nouveau chapitre puisse surprendre. Je ne veux pas appliquer une recette en changeant simplement de thème : chaque péché doit me conduire vers une nouvelle histoire, une nouvelle atmosphère et, je l’espère, une nouvelle facette de mon univers.
Les indices viendront petit à petit. Après tout, la tentation fait aussi partie du jeu…
| Artiste | Stéfany Rydel |
|---|---|
| Projet | Les Sept Péchés Capitaux (7 chansons) |
| Chapitres sortis | La Gourmandise (16/02/2026) · La Luxure (29/04/2026) · L’Avarice (07/09/2026) |
| Album précédent | Renaissance (2019) |
| Composition | avec Laurent Francavilla |
| Photos | Joseph Caprio |
| Écouter | YouTube · Spotify |
| Site | stefanyrydel.com |
Questions fréquentes
Qui est Stéfany Rydel ?
Une autrice-compositrice-interprète française installée en Isère, qui se situe entre chanson française et pop. Elle a publié l’album « Renaissance » en 2019 et développe depuis février 2026 un projet en sept chansons autour des péchés capitaux.
Qu’est-ce que le projet des Sept Péchés Capitaux ?
Une série de sept chansons, une par péché, chacune avec sa propre identité visuelle. Trois chapitres sont sortis : « La Gourmandise » (16 février 2026), « La Luxure » (29 avril 2026) et « L’Avarice » (7 septembre 2026).
De quoi parle « L’Avarice » ?
D’un homme qui accumule l’argent et le pouvoir jusqu’à s’enfermer. Stéfany Rydel dit vouloir interroger notre rapport à la possession et à la peur de perdre, sans imposer de morale.
Avec qui Stéfany Rydel compose-t-elle ?
Avec son binôme Laurent Francavilla, avec qui elle travaille depuis onze ans. Les photos de ses pochettes sont de Joseph Caprio.
Stéfany Rydel va-t-elle jouer en Belgique ou au Luxembourg ?
Aucune date n’est annoncée pour l’instant. L’artiste dit espérer faire voyager le projet, « en Belgique et au Luxembourg, pourquoi pas ».
📷 Photos : Joseph Caprio, transmises par l’attachée de presse de l’artiste.
Interview : questionnaire de Benoît Georges (info-lux), réponses écrites de Stéfany Rydel, septembre 2026.
Les trois chapitres sur info-lux
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