🗓️ Mis à jour le 17 mai 2026
Interview de Luq Hamett lors de sa représentation au théâtre
Luq Hamett, comédien et metteur en scène de la pièce de théâtre « Le coucou » a eu la gentillesse de répondre à nos questions avant sa représentation sur les planches du théâtre Lucien Houllé de Sérémange-Erzange. Nous avons notamment échangé sur la pièce, son travail de metteur en scène, ainsi que sur ses célèbres voix de doublage.

Pouvez-vous nous raconter l’histoire de la pièce « Le coucou » et le personnage que vous y incarnez ?
Moi, mon personnage, c’est le Pignon de la pièce. Pignon, sans jeu de mot ! Vous savez que Pignon est le célèbre personnage de Francis Weber. Il y a un côté Dîner de cons, au démarrage de cette pièce. Un chef d’entreprise, qui n’a pas froid aux yeux, incarné par Gérard Vivès, invite son comptable à dîner. Sa femme est un peu étonnée, parce qu’il n’invite pas, en général, ses subalternes du bureau. Sauf que cette fois, il a un service à lui demander : c’est de falsifier les comptes.
Simplement, comme souvent chez Pignon, le con s’avère ne pas être aussi con que ça et ne se laisse pas faire. Alors, malgré lui, c’est ça qui est merveilleusement écrit par Sacha Judaszko et Matthieu Burnel, les auteurs de la pièce, cela va plus loin que le Dîner de cons. C’est-à-dire qu’il y a des retournements de situation qui font qu’il va piquer la femme du patron et même l’appartement, les comptes bancaires, la robe de chambre : tout du patron ! C’est en cela que cette pièce est vraiment formidable.
Vous avez mis en scène la pièce « Le coucou ». Pouvez-vous nous parler de votre cheminement pour parvenir à ce résultat ?
Cela s’est super bien passé parce que j’ai la chance de mettre en scène des amis. Avec Emmanuelle Boidron, nous avons déjà fait de nombreuses pièces ensemble dans lesquelles je l’ai mise en scène ou j’ai joué avec elle. L’année dernière, nous jouions un Feydeau : « Qui va à la chasse perd sa place ! ». Je l’apprécie beaucoup : je trouve que c’est une merveilleuse comédienne, d’une grande justesse. Gérard Vivès, cela fait dix ans que j’essayais de travailler avec lui. Je lui ai déjà proposé deux autres projets, mais ce n’était pas le moment. Et jamais deux sans trois ! A la troisième, en lisant cette pièce, il l’a trouvée formidable. C’est comme cela que ça s’est mis en route entre nous.
Les répétitions, c’était un bonheur. Comme ce sont des gens très sérieux et très professionnels, ils sont arrivés pour les répétitions avec le texte su, ce qui est formidable pour un metteur en scène. Cela nous fait gagner un temps fou et on entre dans le vif du sujet tout de suite. La mise en scène, c’est surtout de la direction d’acteurs, c’est-à-dire comment je dois jouer mon personnage. Il faut qu’il y ait des contrastes entre les uns et les autres. Il est nécessaire de bien identifier le personnage de chacun, parce que l’humour naît de la manière de jouer de l’un contre la manière de jouer de l’autre ou tout contre.

Pouvez-vous nous raconter une anecdote qui s’est passée sur scène ?
Mon meilleur souvenir sur scène, je pense que je le partage avec mes camarades, c’est le premier samedi où nous jouions cette pièce au théâtre Edgar à Paris. Nous devions jouer à 21h. Et à 20h55, le régisseur me dit : « J’ai un problème de son ». Je lui dit alors que ce n’était pas grave, qu’il devait éteindre et rallumer sa console, vérifier les enceintes… Et ça allait repartir ! Il le fait, alors que la salle était pleine et que les gens ne savaient pas ce qu’il se passait. Ils étaient derrière le rideau et attendaient que le spectacle commence. On n’était pas encore en retard. Donc il revient et me dit : « Ecoute Luq, je suis désolé, j’ai tout vérifié et ça ne marche pas ». On réessaye donc différentes choses en vain.
Je réunis donc mes camarades qui étaient dans les loges et qui ne connaissaient pas le problème. Je leur annonce donc que l’on ne va pas avoir de son. Alors, je leur ai dit que l’on va faire comme aux répétitions : quand il y a un coup de fil, je fais tililip, tililip, tililip… et je vous lance. Dans la pièce, il y a la copine de mon personnage qui appelle. A ce moment-là, Gérard n’est pas sur scène, donc il a fait sa voix depuis les coulisses. Et à un autre moment, ma mère l’appelle, lui, donc Emmanuelle a fait la mère. On s’est donc réparti les tâches. Ces répliques, on ne les connaît pas par cœur, puisqu’elles sont enregistrées. On avait un texte dans la régie.
Comment le public a-t-il réagi ?
Je suis allé voir les gens : j’ai ouvert le rideau, je me suis présenté et j’ai expliqué que l’on allait jouer la pièce dans quelques minutes. « Si on a un peu de retard, c’est parce que nous avons une panne de son, mais je vous rassure tout de suite : on ne vous renvoie pas chez vous. Simplement, vous allez assister à une représentation un peu spéciale. Vous allez voir dans la pièce : il y a trois coups de tonnerre extrêmement importants. Comme on n’a pas le son, vous verrez les lumières qui vont clignoter. Donc vous saurez que là, normalement, il y a un gros coup de tonnerre. Et puis, quand il y aura des téléphones, ne soyez pas étonnés, même si je suis sur scène, je ferai tililip, tililip, tililip. »
Alors là, les gens commencent à se marrer parce qu’ils prennent cela vachement bien ! Ils ont la trouille qu’on les renvoie chez eux sans avoir vu le spectacle. Et donc, le rideau s’ouvre sans musique et puis on commence à jouer. Très vite, il y a un téléphone dans la première scène. Et quand je fais le bruit du téléphone, éclat de rire dans la salle. Quand, aux trois endroits du spectacle, les lumières clignotent comme je le leur avais dit : « Vous vous imaginerez le tonnerre. » Là, il n’y a pas de son : éclat de rire général. On a fait une représentation formidable ; ça s’est super bien déroulé.
Nous avons rigolé deux ou trois fois quand même, parce que le public riait tellement que cela nous faisait rire ! A tel point que le lendemain on avait trois commentaires sur les sites de billetterie disant : “Nous avons assisté à une représentation exceptionnelle. Panne de son, mais les acteurs ont transformé la pièce en faisant les sons en même temps qu’ils jouaient. » Les gens étaient super heureux. Le spectacle vivant, c’est ça : il faut absolument pallier tous les problèmes et il faut jouer coûte que coûte, comme le dit l’expression « Show must go on ».

Et vous n’avez jamais eu envie de le rejouer une fois sans le son ?
Non… Franchement, on préfère avoir le son !
Justement, en parlant de voix, vous avez été la voix de Mozart dans le film Amadeus, celle de Marty dans la trilogie Retour vers le futur ou encore celle de Roger Rabbit. Comment êtes-vous arrivé à faire du doublage de film ?
Alors, c’est un hasard, comme souvent dans ce métier. Ce sont des rencontres. Je faisais un one man show à l’époque au Point virgule, j’avais 20 ans. Ca s’appelait « Moi je craque, mes parents raquent ! ». Il y a un grand monsieur du doublage et un grand acteur qui est venu me voir et qui s’appelle Francis Lax. C’est lui qui fait Samy dans Scoubidou et Harrisson Ford dans Les aventuriers de l’arche perdue ou encore Hutch dans Starsky et Hutch. A la fin du spectacle dans lequel je faisais déjà 10 voix différentes, il est venu me voir et m’a dit : « On a besoin de quelqu’un comme vous dans le doublage. Il n’y a pas de jeunes et vous seriez formidable pour faire des dessins animés ».
Il m’a fait venir sur les plateaux de doublage pendant un mois et j’ai rencontré tout le monde. Et il m’a dit : « Le jour où tu te sentiras prêt, je te ferai passer un essai. Un jour, je lui ai dit : « Francis, je crois que je peux y arriver ». J’ai passé un essai qu’il a trouvé formidable et j’ai commencé à faire du doublage comme cela.

Quels sont les personnages ou les comédiens que vous avez le plus aimé doubler ?
Sans conteste, Michael J. Fox en comédien : j’ai fait tous ses films, dont Retour vers le futur. Sinon, en personnage, j’ai beaucoup aimé Amadeus, parce que ça a été un grand moment dans ma vie. J’étais entouré d’acteurs exceptionnels comme Jean Topart, qui faisait Salieri, Claude Giraud, immense acteur de théâtre et qui a fait du cinéma comme Rabbi Jacob avec Louis de Funès. Et en personnage, celui sans conteste que j’ai préféré, c’est Roger Rabbit. Parce que doubler un lapin, c’est quand même génial et cela n’arrive pas tous les jours.
En parallèle de cette pièce, avez-vous d’autres projets pour les mois à venir ?
Oui, je vais mettre en scène, en janvier, Les Décaféinés, qui sont un duo de comiques qui me font rire depuis 10 ans et que je rêvais de mettre en scène. Avec une rencontre intéressante, Florence Brunold, qui fait Roselyne Bachelot et Ségolène Royal dans la Revue de presse de Paris Première. C’est une chansonnière et j’adore mélanger les genres. C’est une pièce de théâtre, c’est une histoire : ils vont être les uns et les autres, Les Décaféinés et Florence, comédiens et comédienne. Il y a quatre personnages dans cette pièce et cela s’appelle « Le jambon ». C’est complètement délirant et la première a lieu à Paris au théâtre Edgar le 29 janvier.
Une tournée est-elle déjà prévue ?
A partir de septembre 2026 ! On sera peut-être même amené à se revoir.
Journaliste : Laura CAVELIUS
Photographe : Stéph’Anie Fotografy
Découvrez les interviews des autres comédiens de la pièce Le coucou
PHOTOS > SEREMANGE-ERZANGE > Théâtre > Interview > Luq Hamett
Stéph’Anie Fotografy











INFOS GRAND EST
- Guénange > Miss > Finale Miss Élégance Nationale Lorraine 2026
Finale Miss Élégance Nationale Lorraine 2026 le samedi 28 novembre à 20 h 30, salle Voltaire de Guénange : six finalistes, jury, chant et show coiffure. - Miss Élégance Nationale Lorraine 2026 : les six finalistes en photos avant la finale de Guénange
Le samedi 28 novembre 2026, la salle Voltaire de Guénange accueillera la troisième édition de la finale Miss Élégance Nationale Lorraine. Un rendez-vous qui met à l’honneur les candidates, les talents artistiques et les valeurs humaines, porté par la passion d’une femme et l’engagement de toute une équipe. - Bruxelles > Festival > Brussels Diwali Festival 2026 au pied de l’Atomium
Brussels Diwali Festival 2026 sur l’esplanade de l’Atomium, les 24 et 25 octobre : programme jour par jour, horaires, billets (12 € en ligne) et accès. - Le Brussels Diwali Festival fête ses 10 ans au pied de l’Atomium les 24 et 25 octobre
Le Brussels Diwali Festival fête sa 10e édition les 24 et 25 octobre 2026 sur l’esplanade de l’Atomium, sous le thème « Culture United » : danse, musique, cuisine indienne et feu d’artifice à 21 h. - Le Botanique expose hors les murs : l’Atoma Art Center, à Forest, prend le relais pendant les travaux
Pendant la rénovation de l’Orangerie et de la Rotonde, le Botanique expose à l’Atoma Art Center, ancienne usine des cahiers Atoma à Forest : ArtContest 2026 jusqu’au 22 novembre. Gabrielle Mogenet ferme le 18 octobre dans les Serres. - Le Festival de Virton dévoile sa sélection 2026
Dans une année, il y a des dates incontournables, que l’on attend avec impatience. Celle du Festival du Film européen de Virton en fait partie. La 46è édition de cet évènement provincial incontournable se déroulera du 5 au 14 novembre 2026. Petit tour d’horizon de la programmation 2026. - Bois-de-Villers > Marché de Noel > Marché artisanal de Noel de Bois-de-Villers
Cultur’elles organise son deuxième marché artisanal, l’occasion de mettre en valeur les créations d’artisans locaux dans une ambiance conviviale et chaleureuse. Au programme : 🎨 Stands de créateurs et artisans … - Malmedy > Parade de Noël > 10e édition – 20 décembre 2026
Le dimanche 20 décembre, le Père Noël revient à Malmedy. Pour sa 10e édition, la Parade de Noël traverse le centre-ville à la tombée de la nuit : 23 chars … - Céline Dion à Paris en mai 2027 : y aller depuis Luxembourg, Arlon, Thionville ou Metz
Céline Dion revient à la Plenitude Arena pour dix concerts en mai 2027. Depuis Luxembourg (TGV en 2 h 10 environ), Arlon, Thionville ou Metz : dates, train, route, retour et billets officiels. - Céline Dion à Paris en mai 2027 : y aller depuis Bruxelles, Liège, Namur ou Mons
Céline Dion revient à la Plenitude Arena pour dix concerts en mai 2027. Depuis Bruxelles (1 h 22 d’Eurostar), Liège, Namur ou Mons : dates, train, route, retour et billets officiels. - Céline Dion à Paris : 16 concerts complets, un record historique à la Plenitude Arena et dix dates en mai 2027 (photos)
Céline Dion a clos le 17 octobre 2026 ses seize concerts complets à la Plenitude Arena : plus de 500 000 spectateurs, un record de billets pour la salle, « Bonjour, Pardon, Merci » en final et dix dates en mai 2027. Photos et vidéos. - Gaming > Intelligence artificielle > Créer un jeu vidéo avec l’IA : choisir son idée et ses outils
Pour créer un jeu vidéo avec l’IA, la première étape consiste à définir un projet suffisamment simple pour être construit, compris et testé. Avant de générer du code ou des images, un débutant doit choisir une mécanique principale, préciser les règles et sélectionner un environnement de création ada
Vous lisez info-lux régulièrement ?
Ajoutez info-lux.com à vos sources préférées : Google vous montrera plus souvent nos articles dans Actualités, Discover et ses réponses IA.
Ou par ce lien : ajouter info-lux.com comme source préférée.