L’Europe a commencé à contrôler ChatGPT, Gemini et Claude : ce que ça change pour vous

🗓️ Mis à jour le 26 août 2026

L’essentiel

Le Bureau de l’IA de la Commission européenne est passé de l’écriture des règles à leur application. Voici ce que cela implique, y compris pour une entreprise qui se contente d’utiliser ces outils.

  • Depuis le 2 août 2026, le Bureau de l’IA de la Commission européenne fait appliquer l’AI Act et peut enquêter, réclamer des documents et sanctionner.
  • Les obligations de transparence de l’article 50 s’appliquent : signaler un chatbot, étiqueter un hypertrucage, marquer les contenus générés.
  • Un code de bonnes pratiques sur le marquage et l’étiquetage des contenus générés par IA a été publié le 10 juin 2026 : il est volontaire et sert à démontrer la conformité.
  • La Commission a publié une liste de plus de 180 organisations signataires de ce code.
  • Le refus de Meta souvent cité concerne un autre texte : le code GPAI de juillet 2025, signé notamment par OpenAI, Anthropic, Google et Microsoft.

Que peut faire la Commission européenne depuis le 2 août 2026 ?

Depuis le 2 août 2026, le Bureau de l’IA de la Commission européenne, en coopération avec les autorités nationales, fait appliquer l’AI Act. La Commission peut demander des informations aux fournisseurs de modèles, contrôler le respect des règles et infliger des amendes.

C’est un changement de nature. Jusqu’à cette date, l’Union européenne écrivait des règles et publiait des lignes directrices. Depuis, elle dispose des moyens de les faire respecter.

Les manquements visés portent notamment sur la transparence : un chatbot qui ne se signale pas, un hypertrucage non identifié, un contenu généré sans information. Les plafonds de sanction prévus par l’AI Act vont jusqu’à 15 millions d’euros ou 3 % du chiffre d’affaires mondial — pour une PME, c’est le montant le plus bas des deux qui s’applique.

Sources : Commission européenne et EUR-Lex, 2024-2026.
TexteCe qu’il estDepuis quand
AI Act (règlement UE 2024/1689)Contraignant, applicable directement dans les 27 États membresEntré en vigueur le 1er août 2024, appliqué par étapes
Obligations de transparence (article 50)Contraignantes : chatbots signalés, hypertrucages étiquetés, marquage lisible par machine2 août 2026
Code de bonnes pratiques sur le marquage et l’étiquetageVolontaire : aide à démontrer la conformité à l’article 50Version finale publiée le 10 juin 2026
Code de bonnes pratiques GPAI (modèles à usage général)Volontaire, sur la transparence, le droit d’auteur et la sécuritéJuillet 2025
AI OmnibusContraignant : reporte et simplifie une partie des obligationsEntré en vigueur le 27 juillet 2026

Qu’est-ce que le code de bonnes pratiques sur le marquage des contenus IA ?

La Commission européenne a publié le 10 juin 2026 la version finale d’un code de bonnes pratiques sur le marquage et l’étiquetage des contenus générés par l’IA. Le texte est volontaire. Il décrit des mesures concrètes permettant aux fournisseurs et aux déployeurs de systèmes d’IA générative de respecter l’article 50 de l’AI Act.

Trois exigences y sont détaillées : étiqueter clairement les hypertrucages, étiqueter les textes générés ou manipulés par IA publiés sur des sujets d’intérêt public, et informer les utilisateurs lorsqu’ils interagissent avec un système interactif comme un chatbot.

Ce que « volontaire » veut dire ici

Un code de bonnes pratiques ne crée pas d’obligation nouvelle. Il décrit une façon de respecter une obligation qui, elle, existe déjà dans l’AI Act.

L’intérêt pour l’entreprise qui signe : pouvoir s’appuyer sur les mesures du code pour démontrer sa conformité, plutôt que d’avoir à inventer sa propre méthode et à la défendre État par État.

Fait notable : le code peut être signé aussi bien par les fournisseurs que par les déployeurs, c’est-à-dire les organisations qui utilisent ces systèmes. Une entreprise qui publie des contenus assistés par IA entre donc dans le périmètre.

📁 Dans cet article
Ce qui s'applique depuis le 2 août 2026
Ce qui s’applique depuis le 2 août 2026 — Commission européenne, 31 juillet 2026

Toutes les grandes IA ont-elles signé ?

Non, et il faut distinguer deux textes. Pour le code sur le marquage et l’étiquetage publié en juin 2026, la Commission européenne a publié une liste de plus de 180 organisations signataires. Plusieurs cabinets qui suivent le dossier avançaient le chiffre d’environ 190 signataires fin juillet 2026.

Le refus de Meta, très cité, concerne un autre texte : le code de bonnes pratiques sur les modèles d’IA à usage général, dit code GPAI, publié en juillet 2025. Meta avait alors refusé de le signer, invoquant des incertitudes juridiques et un périmètre débordant selon lui l’AI Act.

OpenAI, Anthropic, Google et Microsoft ont, eux, annoncé leur signature de ce code GPAI. Confondre les deux textes conduit à une erreur de date d’un an et à un contresens sur l’objet — la distinction vaut la peine d’être retenue.

Une PME est-elle concernée quand elle utilise ChatGPT ou Gemini ?

Oui, mais pas au même titre. L’AI Act distingue le fournisseur, qui développe le modèle, et le déployeur, qui l’utilise. Une PME wallonne qui rédige avec ChatGPT ou Gemini est un déployeur, et l’essentiel de ses obligations tient à la transparence.

Concrètement : signaler un chatbot sur son site, étiqueter les hypertrucages, informer quand un texte publié sur un sujet d’intérêt public a été généré ou manipulé par une IA. Le détail pratique de ces cas est traité dans notre mode d’emploi de l’étiquetage.

Le reste — évaluations de risques, documentation technique, enregistrement — pèse sur les fournisseurs de modèles et sur les systèmes classés à haut risque, dont l’échéance a été repoussée par l’AI Omnibus entré en vigueur le 27 juillet 2026.

Comment vérifier que l’outil IA utilisé dans l’entreprise est en règle ?

Quatre vérifications suffisent pour une première passe, et aucune ne demande de compétence juridique particulière.

  1. Le fournisseur a-t-il signé un code de bonnes pratiques européen ? Les listes de signataires sont publiques sur le site de la Commission européenne.
  2. Les contenus produits portent-ils un marquage lisible par machine ? C’est la mesure phare du code de juin 2026.
  3. Où sont traitées les données ? La question relève du RGPD autant que de l’AI Act — voir notre article sur l’IA générative et les données personnelles.
  4. Le contrat prévoit-il quelque chose sur la conformité ? Les conditions professionnelles le mentionnent de plus en plus explicitement.

Cette liste ne remplace pas une analyse juridique. Elle permet de savoir en une heure si le sujet est sous contrôle ou s’il faut le confier à quelqu’un.

En quoi ce contrôle change-t-il la façon dont votre entreprise apparaît dans les réponses ?

Indirectement, mais réellement. Plus les fournisseurs de modèles sont tenus de tracer et d’expliquer l’origine de ce qu’ils produisent, plus la qualité et la traçabilité des sources deviennent structurantes pour ces systèmes.

Une information datée, exacte, attribuée à un éditeur identifiable a plus de valeur pour un modèle qu’un contenu anonyme et non daté. C’est vrai pour ChatGPT, Gemini, Perplexity et Copilot.

C’est aussi le principe de travail décrit sur la page Expert IA en Belgique : rendre l’information d’une entreprise disponible, exacte et structurée là où les assistants d’IA vont la chercher. La régulation européenne ne fait que renforcer cette exigence.

À lire aussi dans notre dossier IA

Questions fréquentes

Qui contrôle les fournisseurs d’IA en Europe depuis le 2 août 2026 ?

Le Bureau de l’IA de la Commission européenne, en coopération avec les autorités nationales. Il peut enquêter, réclamer des documents et infliger des amendes aux fournisseurs qui ne respectent pas l’AI Act.

Qu’est-ce que le code de bonnes pratiques sur le marquage des contenus IA ?

Un texte volontaire publié par la Commission européenne le 10 juin 2026. Il décrit les mesures permettant aux fournisseurs et aux déployeurs de systèmes d’IA générative de respecter les obligations de transparence de l’article 50 de l’AI Act, applicables depuis le 2 août 2026.

Combien d’organisations ont signé ce code ?

La Commission européenne a publié une liste de plus de 180 organisations signataires. Des cabinets qui suivent le dossier évoquaient environ 190 signataires à la fin juillet 2026.

Est-il vrai que Meta a refusé de signer ?

Oui, mais pour un autre texte : le code de bonnes pratiques sur les modèles d’IA à usage général, publié en juillet 2025. Meta avait invoqué des incertitudes juridiques. OpenAI, Anthropic, Google et Microsoft ont annoncé leur signature de ce code GPAI.

Quelles amendes risque une entreprise qui ne respecte pas la transparence ?

L’AI Act prévoit jusqu’à 15 millions d’euros ou 3 % du chiffre d’affaires mondial pour un manquement aux obligations de transparence. Pour une PME, c’est le montant le plus bas des deux qui s’applique.

Une PME qui utilise ChatGPT doit-elle faire quelque chose ?

Oui, sur la transparence : signaler un chatbot présent sur son site, étiqueter les hypertrucages, et informer lorsqu’un texte publié sur un sujet d’intérêt public a été généré ou manipulé par une IA. Les obligations lourdes pèsent sur les fournisseurs de modèles et sur les systèmes à haut risque.

Vincent Gallez — expert en visibilité dans les intelligences artificielles

Fondateur du groupe de médias info-lux, il accompagne entreprises, PME et indépendants de Wallonie, du Grand-Duché et de la frontière française pour qu’ils soient trouvés — et cités — par les assistants d’IA comme ChatGPT, Gemini, Perplexity ou Copilot.

Le principe est simple : un modèle ne peut reprendre qu’une information qui existe, est exacte et est accessible. Le travail consiste donc à publier, sur des médias que ces systèmes consultent, une information vérifiée, datée et structurée qui répond réellement aux questions posées — plutôt que de laisser un moteur répondre à partir de sources approximatives ou périmées. Comment nous procédons.

Les limites que la rédaction s’impose — et ce qu’elle refuse de faire — sont détaillées dans notre charte éditoriale et IA.

Nos sources

Les chiffres cités dans cet article proviennent de sources publiques identifiées, consultées en août 2026 :

Transparence — cet article a été produit avec l’assistance de l’intelligence artificielle pour la recherche et le croisement des sources, la structuration et la mise en page. Les données chiffrées proviennent des sources publiques citées ci-dessus et sont vérifiables. La sélection du sujet, la vérification des faits et la responsabilité éditoriale sont assurées par la rédaction d’info-lux.com. Voir notre charte éditoriale et IA.

📚 Notre dossier Intelligence artificielle

Un nouvel article sur l’IA et ce qu’elle change, chaque jour — voir toute la rubrique.

Quiz visibilité web

Évaluez en 3 minutes votre niveau de référencement (SEO, GEO, AEO) et recevez un diagnostic personnalisé pour développer la visibilité de votre entreprise.

Étape 1 sur 5

Vos coordonnées

Indispensables pour vous envoyer votre diagnostic personnalisé.

Vos connaissances en référencement

Aucune mauvaise réponse — soyez honnête, le diagnostic n'en sera que plus juste.

1. À quel niveau évaluez-vous votre connaissance du SEO (référencement Google) ?
2. Avez-vous déjà entendu parler du GEO ou AEO (référencement dans ChatGPT, Google AI Overviews, Perplexity) ?
3. Savez-vous ce qu'est un Schema JSON-LD (données structurées) ?
4. Avez-vous une fiche Google Business Profile (Google Maps) active ?

Votre visibilité actuelle

Comment vos prospects vous trouvent (ou non) aujourd'hui.

5. Quand on tape vos services + votre ville sur Google, votre site apparaît...
6. Combien d'articles ou de pages de contenu publiez-vous par mois ?
7. D'où viennent vos clients aujourd'hui ?
8. Avez-vous installé Google Search Console + Google Analytics ?
9. Combien d'avis Google avez-vous ?

Vos objectifs

Pour orienter au mieux nos recommandations.

10. Quel est votre objectif principal sur les 12 prochains mois ?
11. Quel budget annuel pouvez-vous allouer à votre référencement ?
12. Quand souhaitez-vous démarrer ?
0
/ 100

Votre diagnostic

Recevez votre diagnostic personnalisé

Vincent Gallez (fondateur Info-lux) vous recontacte sous 24 h ouvrées avec un audit complet sur devis de votre visibilité.

Les infos de votre Région Gratuite Souhaitez-vous recevoir des notifications sur les dernières mises à jour ? Non oui