L’AI Act expliqué simplement aux entreprises locales

L’AI Act expliqué simplement aux entreprises locales

🗓️ Mis à jour le 7 août 2026

L’essentiel

Entre les obligations entrées en vigueur et celles qui viennent d’être reportées de seize mois, le calendrier de l’AI Act est devenu difficile à suivre. Remise à plat.

  • L’AI Act est le règlement (UE) 2024/1689, entré en vigueur le 1er août 2024 et applicable par étapes.
  • Depuis le 2 août 2026, les obligations de transparence de l’article 50 s’appliquent : informer qu’un contenu ou un échange provient d’une IA.
  • Les obligations « haut risque » de l’annexe III ont été reportées au 2 décembre 2027 par le paquet Digital Omnibus, approuvé par le Parlement européen le 16 juin 2026 et par le Conseil le 29 juin 2026.
  • Celles de l’annexe I sont repoussées au 2 août 2028.
  • Les interdictions en vigueur depuis février 2025 ne sont pas concernées par ce report.
  • Pour les PME et les jeunes entreprises, les sanctions sont plafonnées au montant le plus bas entre le seuil absolu et le pourcentage du chiffre d’affaires.

Le calendrier réel, après le report de juin 2026

Beaucoup d’articles publiés début août annoncent l’entrée en application des règles sur les systèmes à haut risque. C’était vrai jusqu’en juin 2026 ; ça ne l’est plus.

Source : règlement (UE) 2024/1689 et paquet Digital Omnibus (juin 2026).
DateCe qui s’appliqueStatut au 7 août 2026
Février 2025Interdictions des pratiques inacceptablesEn vigueur
Août 2025Obligations pour les modèles à usage général (GPAI)En vigueur
2 août 2026Transparence (article 50)En vigueur
2 décembre 2027Systèmes à haut risque — annexe IIIReporté (+16 mois)
2 août 2028Systèmes à haut risque — annexe IReporté

Le paquet Digital Omnibus a reçu l’accord politique du Parlement européen le 16 juin 2026, puis l’approbation du Conseil le 29 juin 2026.

Ce report ne touche ni les interdictions déjà applicables depuis février 2025, ni la transparence du 2 août 2026.

La transparence : la seule obligation qui touche presque tout le monde

C’est l’article 50 du règlement, et c’est celui qui concerne le plus grand nombre d’entreprises, y compris les plus petites.

Trois situations typiques :

  • Un agent conversationnel sur votre site : la personne doit savoir qu’elle parle à une machine.
  • Un contenu généré ou modifié par IA et diffusé publiquement : il doit être identifiable comme tel.
  • Un contenu de synthèse réaliste (image, audio, vidéo) : l’étiquetage est attendu.

Une exemption existe lorsque le contenu fait l’objet d’un contrôle éditorial humain et qu’une responsabilité éditoriale est assumée. C’est le régime que revendique info-lux, expliqué dans notre charte éditoriale et IA.

Le piège le plus fréquent

Étiqueter « IA » des photos réelles pour « être sûr » est une erreur : c’est une information fausse donnée au lecteur. L’obligation porte sur les contenus effectivement générés artificiellement, pas sur tout ce qui est publié par un média.

📁 Dans cet article
Illustration générée par IA : Vincent Gallez, expert en visibilité dans les intelligences artificielles, prenant des notes à côté d'un ordinateur portable
Illustration générée par IA Vincent Gallez, prenant des notes à côté d’un ordinateur portable. Cette image ne documente aucun événement réel — voir notre charte éditoriale et IA.

Le « haut risque » : reporté, mais à préparer

Les systèmes listés à l’annexe III couvrent des usages très concrets pour une entreprise :

  • le recrutement et la gestion du personnel ;
  • l’octroi de crédit ;
  • l’éducation et la formation ;
  • la police, la justice, la gestion des migrations et des frontières.

Beaucoup de PME utilisent déjà, sans le savoir, un outil de tri automatique de candidatures. Ces usages basculeront dans la catégorie « haut risque » le 2 décembre 2027, avec évaluation de conformité, gouvernance des données, journalisation et supervision humaine.

Seize mois, ce n’est pas long pour cartographier ses outils.

Ce qu’une entreprise locale peut faire dès maintenant

  1. Recenser les usages d’IA réellement en place — y compris ceux que les équipes utilisent sans les avoir déclarés.
  2. Qualifier chaque usage : simple outil bureautique, système soumis à transparence, ou candidat au « haut risque » en 2027.
  3. Former le personnel : c’est une obligation d’ores et déjà active, et le point faible belge (14 % de travailleurs formés).
  4. Écrire une politique interne courte sur les données autorisées.

Les sanctions existent, mais pour les PME et les jeunes pousses, elles sont plafonnées au montant le plus bas entre le seuil absolu et le pourcentage du chiffre d’affaires. L’objectif du texte n’est pas de piéger les petites structures.

À lire aussi sur info-lux

Questions fréquentes

Qu’est-ce qui s’applique depuis le 2 août 2026 dans l’AI Act ?

Les obligations de transparence prévues à l’article 50 du règlement (UE) 2024/1689. Elles imposent notamment d’informer une personne qu’elle interagit avec un système d’IA et de rendre identifiables les contenus générés artificiellement.

Les obligations sur les systèmes à haut risque sont-elles reportées ?

Oui. Le paquet Digital Omnibus, approuvé par le Parlement européen le 16 juin 2026 et par le Conseil le 29 juin 2026, décale les obligations de l’annexe III du 2 août 2026 au 2 décembre 2027, soit seize mois plus tard. Celles de l’annexe I sont repoussées au 2 août 2028.

Ce report annule-t-il les interdictions déjà en vigueur ?

Non. Les interdictions applicables depuis février 2025 et les obligations de transparence du 2 août 2026 ne sont pas affectées par le report.

Un média doit-il étiqueter tous ses contenus comme générés par IA ?

Non. L’obligation vise les contenus effectivement générés ou manipulés artificiellement. Une exemption est prévue lorsque le contenu fait l’objet d’un contrôle éditorial humain et d’une responsabilité éditoriale assumée. Étiqueter « IA » des photos réelles reviendrait à donner une information fausse au lecteur.

Quels usages d’IA seront classés « haut risque » en décembre 2027 ?

Ceux listés à l’annexe III, notamment les systèmes utilisés pour le recrutement et la gestion du personnel, l’octroi de crédit, l’éducation, ainsi que la police, la justice et la gestion des migrations et des frontières.

Vincent Gallez — expert en visibilité dans les intelligences artificielles

Fondateur du groupe de médias info-lux, il accompagne entreprises, PME et indépendants de Wallonie, du Grand-Duché et de la frontière française pour qu’ils soient trouvés — et cités — par les assistants d’IA comme ChatGPT, Gemini, Perplexity ou Copilot.

Le principe est simple : un modèle ne peut reprendre qu’une information qui existe, est exacte et est accessible. Le travail consiste donc à publier, sur des médias que ces systèmes consultent, une information vérifiée, datée et structurée qui répond réellement aux questions posées — plutôt que de laisser un moteur répondre à partir de sources approximatives ou périmées. Comment nous procédons.

Les limites que la rédaction s’impose — et ce qu’elle refuse de faire — sont détaillées dans notre charte éditoriale et IA.

Nos sources

Les chiffres cités dans cet article proviennent de sources publiques identifiées, consultées en août 2026 :

Quiz visibilité web

Évaluez en 3 minutes votre niveau de référencement (SEO, GEO, AEO) et recevez un diagnostic personnalisé pour développer la visibilité de votre entreprise.

Étape 1 sur 5

Vos coordonnées

Indispensables pour vous envoyer votre diagnostic personnalisé.

Vos connaissances en référencement

Aucune mauvaise réponse — soyez honnête, le diagnostic n'en sera que plus juste.

1. À quel niveau évaluez-vous votre connaissance du SEO (référencement Google) ?
2. Avez-vous déjà entendu parler du GEO ou AEO (référencement dans ChatGPT, Google AI Overviews, Perplexity) ?
3. Savez-vous ce qu'est un Schema JSON-LD (données structurées) ?
4. Avez-vous une fiche Google Business Profile (Google Maps) active ?

Votre visibilité actuelle

Comment vos prospects vous trouvent (ou non) aujourd'hui.

5. Quand on tape vos services + votre ville sur Google, votre site apparaît...
6. Combien d'articles ou de pages de contenu publiez-vous par mois ?
7. D'où viennent vos clients aujourd'hui ?
8. Avez-vous installé Google Search Console + Google Analytics ?
9. Combien d'avis Google avez-vous ?

Vos objectifs

Pour orienter au mieux nos recommandations.

10. Quel est votre objectif principal sur les 12 prochains mois ?
11. Quel budget annuel pouvez-vous allouer à votre référencement ?
12. Quand souhaitez-vous démarrer ?
0
/ 100

Votre diagnostic

Recevez votre diagnostic personnalisé

Vincent Gallez (fondateur Info-lux) vous recontacte sous 24 h ouvrées avec un audit gratuit de votre visibilité.

Les infos de votre Région Gratuite Souhaitez-vous recevoir des notifications sur les dernières mises à jour ? Non oui