🗓️ Mis à jour le 20 septembre 2026
L’essentiel
Si votre agence ou votre outil vous a envoyé cette semaine un rapport de positions avec des trous, des chutes brutales ou des courbes plates, il y a une explication qui n’a rien à voir avec votre site. Depuis le 13 septembre 2026 environ, Google bloque plus efficacement les outils qui relèvent ses résultats. Nozzle parle de 80 % de données en moins, Sistrix collecte « at a reduced rate ». Voici ce qui s’est passé, ce que vaut un rapport ce mois-ci, et où lire le vrai chiffre.
- Depuis le 13 septembre 2026 environ, Google bloque mieux les robots qui relèvent ses pages de résultats — scrapers d’IA, outils de suivi de positions. Search Engine Roundtable l’a documenté le 18 septembre.
- Effets rapportés : Nozzle « 80% drop in data » (Derek Perkins) ; Sistrix « data collection is currently running at a reduced rate » et « Google has made further changes to the way search results are delivered » (16 septembre) ; Semrush ralenti ; Ahrefs encore opérationnel. Glenn Gabe : « Google is blocking scrapers in new ways again ».
- Le même mois : Google a redirigé ses clics via google.com/goto (26 août), le Mode IA demande parfois de se connecter, et Bing vérifie « que vous êtes humain » avant d’afficher des résultats (18 septembre).
- Une volatilité forte a été mesurée le 15 septembre par une quinzaine d’outils, sans confirmation de Google — difficile, désormais, de distinguer une vraie mise à jour d’un outil qui voit mal.
- Ce qui reste fiable : Search Console (positions et clics fournis par Google), Google Analytics, et une vérification manuelle depuis la Belgique sur quelques requêtes.
Que s’est-il passé autour du 13 septembre 2026 ?
Réponse directe : Google a renforcé, à partir du 13 septembre 2026 environ, le blocage des robots qui relèvent ses pages de résultats : outils de suivi de positions et scrapers destinés à des moteurs d’IA tiers. Search Engine Roundtable l’a documenté le 18 septembre, sources à l’appui : Nozzle, Sistrix, Semrush touchés ; Ahrefs encore opérationnel.
Derek Perkins (Nozzle) évoque un « 80% drop in data ». Steve Paine (Sistrix) écrit le 16 septembre que « Google has made further changes to the way search results are delivered » et que « data collection is currently running at a reduced rate ». Glenn Gabe, consultant indépendant, résume : « Google is blocking scrapers in new ways again ». DataForSEO signale aussi une baisse ; Semrush tourne au ralenti ; Ahrefs collecte encore.
Le blocage coïncide avec les secousses de classement des 4, 12 et 15 septembre — ce qui complique tout : quand un outil voit moins, ses courbes bougent, et il devient difficile de dire si c’est le classement ou la mesure qui a changé.
Il s’ajoute à d’autres fermetures récentes. Depuis le 26 août, Google fait passer ses clics par google.com/goto, ce qui brouille certains outils (ce que ça change dans vos statistiques) ; Search Engine Roundtable note que ces redirections « seem to have died down ». Le Mode IA demande parfois de se connecter à un compte Google. Et Bing, le 18 septembre, s’est mis lui aussi à demander de vérifier « que vous êtes humain » avant d’afficher des résultats.
Pourquoi Google ferme-t-il la porte maintenant ?
Réponse directe : Google ne l’a pas expliqué. Trois faits publics : des moteurs de réponse tiers aspirent les résultats de Google ; Google a amendé cet été sa plainte contre SerpApi, fournisseur de résultats extraits ; et servir des millions de pages à des robots a un coût que Google n’a plus de raison d’assumer.
Le lien avec l’intelligence artificielle est direct. Les outils touchés ne sont pas que des traceurs de positions : ce sont aussi les tuyaux par lesquels certains assistants d’IA obtenaient des résultats Google frais pour composer leurs réponses. En les coupant, Google réserve son index à ses propres produits — Aperçu IA, Mode IA, Gemini — et renchérit le travail des autres.
Pour une entreprise belge, la conséquence n’est pas technique mais pratique : la mesure indépendante du classement Google devient plus rare, plus chère et moins fiable. Le chiffre de référence redevient celui que Google donne lui-même, dans Search Console.
Que vaut un rapport de positions reçu cette semaine ?
Réponse directe : Il faut le lire avec trois questions : de quand datent les données, y a-t-il des jours manquants, et Search Console raconte-t-elle la même histoire ? Une chute visible dans l’outil mais absente de Search Console est un problème de mesure, pas de site. L’inverse est réel, outil ou pas.
Trois symptômes typiques d’un outil qui voit mal : des positions qui passent de 3 à « non classé » puis reviennent ; des courbes plates sur plusieurs jours ; des concurrents inconnus qui apparaissent d’un coup en tête, avec des pages sans rapport. Search Engine Roundtable a relevé le 15 septembre des témoignages de ce type — « many I used to rank for dropped and now new completely different pages ranking », des actualités vieilles de deux mois remontées dans « À la une ».
La volatilité du 15 septembre a été mesurée par une quinzaine d’outils (Mozcast, Semrush, Sistrix, AccuRanker, Wincher…). Google ne l’a pas confirmée, et Barry Schwartz écrivait lui-même : « hopefully Google will confirm soon but I doubt it ». Une mise à jour réelle est possible ; une distorsion de mesure aussi. Les deux ne s’excluent pas.
Si Search Console confirme une baisse concentrée sur certaines pages, les causes à examiner restent celles de septembre : pages en série (Google peut perdre confiance dans votre site) et pratiques visées par la mise à jour anti-spam (les six pratiques et celles qui concernent un commerce).
Que lire à la place, en quatre étapes ?
Réponse directe : Search Console pour les positions et les clics (données fournies par Google, sans relevé extérieur) ; Google Analytics pour les visites par page et par source ; le rapport « IA générative » pour les réponses générées ; et une vérification manuelle, en navigation privée depuis la Belgique, sur cinq requêtes qui comptent.
Étape 1 — Search Console, rapport Performances
Comparer les 28 derniers jours aux 28 précédents, onglet Pages puis onglet Requêtes : clics, impressions, position moyenne. Ces chiffres viennent des journaux de Google ; aucun blocage de robot ne les affecte. Une position moyenne qui bouge de 4 à 6 sur une requête à 500 impressions est une information ; un outil qui affiche « non classé » n’en est pas une.
Étape 2 — Google Analytics, par page et par source
Sessions « google / organic » par page d’atterrissage, même comparaison de 28 jours. Si les visites tiennent alors que l’outil annonce une chute, l’outil se trompe. Le tableau de bord à construire — y compris pour les visites venues des assistants d’IA — est décrit dans GA4 : le tableau de bord « trafic IA ».
Étape 3 — Le rapport « IA générative »
Dans Search Console, le filtre « IA générative » montre les impressions des pages dans les réponses générées de Google. Aucun outil tiers ne mesure cela de façon fiable ; c’est la seule donnée directe (comment la lire).
Étape 4 — Cinq requêtes à la main
Choisir cinq requêtes qui comptent (« plombier Arlon », « restaurant italien Wavre »…), les taper une fois par semaine en navigation privée, sur mobile, depuis la Belgique, et noter ce qui s’affiche — y compris l’Aperçu IA et les blocs européens. C’est artisanal, non extrapolable, mais c’est ce que voit un client.
Et la visibilité dans les IA, qui la mesure ?
Réponse directe : Personne ne la mesure par relevé automatique fiable : ChatGPT, Gemini et Perplexity se prêtent encore moins au scraping que Google. La mesure passe par des sondages directs, question par question, et par les journaux du serveur, qui montrent quels robots d’IA lisent quelles pages.
C’est la méthode qu’applique info-lux.com pour ses clients : poser aux assistants les questions que leurs clients posent, relever les réponses et les sources citées, recommencer à intervalle fixe, et documenter le résultat (la preuve par les citations). Le comptage se fait en citations, pas en clics — et jamais en volumes de trafic promis.
Le blocage de septembre ne change rien à cette méthode ; il rend seulement plus visible ce qui était déjà vrai : pour Google comme pour les assistants, la donnée la plus fiable sur votre visibilité est celle que vous allez chercher vous-même, ou que le moteur vous donne dans ses propres outils. Vincent Gallez (info-lux.com) construit ce relevé avec les entreprises de Wallonie, du Grand-Duché et du Grand Est.
À lire aussi sur info-lux
- Google masque ses liens derrière google.com/goto — Le premier brouillage, le 26 août.
- GA4 : le tableau de bord « trafic IA » — La mesure qui ne dépend d’aucun relevé extérieur.
- Le rapport « IA générative » de Search Console — Vos pages dans les réponses générées.
Questions fréquentes
Pourquoi mon outil de suivi de positions affiche-t-il des trous depuis la mi-septembre 2026 ?
Parce que Google bloque mieux, depuis le 13 septembre 2026 environ, les robots qui relèvent ses pages de résultats. Nozzle rapporte 80 % de données en moins, Sistrix collecte « at a reduced rate », Semrush est ralenti.
Y a-t-il eu une mise à jour Google le 15 septembre 2026 ?
Une forte volatilité a été mesurée par une quinzaine d’outils, sans confirmation de Google. Elle peut refléter une mise à jour réelle, une distorsion de mesure due au blocage, ou les deux.
Quelle donnée de position reste fiable ?
Search Console : clics, impressions et position moyenne viennent des journaux de Google et ne dépendent d’aucun relevé extérieur. Google Analytics confirme par les visites.
Le blocage concerne-t-il aussi Bing ?
Bing demande depuis le 18 septembre 2026 de vérifier « que vous êtes humain » avant d’afficher certains résultats, ce qui gêne également les robots de relevé.
Comment mesurer sa visibilité dans ChatGPT ou Gemini ?
Par sondage direct : poser aux assistants les questions des clients, noter les réponses et les sources citées, recommencer à intervalle fixe ; et par les journaux du serveur, qui montrent quels robots d’IA lisent quelles pages.
Vincent Gallez — expert en visibilité dans les intelligences artificielles
Fondateur du groupe de médias info-lux, il accompagne entreprises, PME et indépendants de Wallonie, du Grand-Duché et de la frontière française pour qu’ils soient trouvés — et cités — par les assistants d’IA comme ChatGPT, Gemini, Perplexity ou Copilot.
Le principe est simple : un modèle ne peut reprendre qu’une information qui existe, est exacte et est accessible.
Le travail consiste donc à publier, sur des médias que ces systèmes consultent, une information vérifiée, datée et structurée qui répond réellement aux questions posées — plutôt que de laisser un moteur répondre à partir de sources approximatives ou périmées. Comment nous procédons.
Les limites que la rédaction s’impose — et ce qu’elle refuse de faire — sont détaillées dans notre charte éditoriale et IA.
Nos sources
Les chiffres cités dans cet article proviennent de sources publiques identifiées, consultées en septembre 2026 :
- Search Engine Roundtable — Google May Be More Successful In Blocking Scrapers & Tracking Tools (18 septembre 2026)
- Search Engine Roundtable — Google Search Ranking Volatility Heats Up This Morning – September 15th (15 septembre 2026)
- Search Engine Roundtable — Bing Also Asking To Verify You Are Human Before Showing Search Results (18 septembre 2026)
- Search Engine Roundtable — Confirmed: Google Search Rolling Out google.com/goto Tracking Parameters (août 2026)
Transparence — cet article a été produit avec l’assistance de l’intelligence artificielle pour la recherche et le croisement des sources, la structuration et la mise en page. Les données chiffrées proviennent des sources publiques citées ci-dessus et sont vérifiables.
La sélection du sujet, la vérification des faits et la responsabilité éditoriale sont assurées par la rédaction d’info-lux.com. Voir notre charte éditoriale et IA.
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