🗓️ Mis à jour le 13 septembre 2026
Comment Stizo veut écrire le nouveau chapitre Gaming de GameWard après près de dix ans d’histoire

GameWard a changé de direction le 1er août 2026. Romain « Stizo » Kuentz a repris le club esport français fondé par David Laniel et Arnaud Moulet, avec une idée centrale : préserver l’identité construite depuis 2017 tout en redonnant la priorité aux résultats sportifs. Dans un entretien accordé à Info-Lux Gaming, le nouveau CEO raconte les premiers jours de cette transition, son attachement à Fortnite, ses ambitions sur Rocket League et la nécessité de diversifier les revenus d’une structure qui ne veut plus dépendre uniquement du sponsoring.
Cette transmission ne ressemble pas à l’arrivée d’un dirigeant étranger à la maison. Stizo évolue dans l’environnement de GameWard depuis 2021. Il en a porté les couleurs, représenté la marque auprès de sa communauté et participé à plusieurs activations du club. Lorsqu’il prend officiellement les commandes, il connaît déjà les locaux, les partenaires et une partie des personnes avec lesquelles il doit désormais construire. La nouveauté tient surtout à l’ampleur de la responsabilité : il ne développe plus seulement sa propre image de créateur, mais l’avenir sportif et économique d’une organisation entière.
Le changement intervient aussi à un moment charnière. GameWard a quitté League of Legends en octobre 2025 après sept années de compétition et s’est lancé sur Rocket League un mois plus tard. En 2026, le club concentre son activité sportive sur ce jeu et sur Fortnite. Cette orientation doit former le socle de la saison 2027, que Stizo présente déjà comme une année déterminante.
Avant GameWard, une WebTV dans un sous-sol
L’histoire commence loin des grandes scènes et des centres d’entraînement professionnels. Dans le communiqué publié lors de la reprise, David Laniel et Arnaud Moulet décrivent un projet passion lancé dans un sous-sol, sans bureaux, sans budget et sans plan de carrière. Une bande de joueurs anime alors une WebTV Twitch consacrée à Heroes of the Storm et commente des parties devant quelques centaines de spectateurs.
Ce side-project devient progressivement GameWard. La chronologie officielle du club fixe sa création au 7 décembre 2017. Une première équipe Fortnite est alignée le 20 mars 2018, avant une arrivée sur League of Legends durant la même année. Trackmania rejoint l’aventure fin 2019. D’autres disciplines ont également porté les couleurs de la structure au fil de son développement, parmi lesquelles Teamfight Tactics, Rainbow Six Siege, PUBG et NBA 2K.
« Avant GameWard, les CEO avaient une WebTV. Celle-ci s’est transformée en GameWard. Ils ont ensuite obtenu les locaux et le projet s’est développé pour devenir un club », résume Stizo. Derrière cette formule simple se trouve une évolution importante : celle d’un collectif de passionnés vers une organisation capable d’engager des joueurs sous contrat, de réunir un staff et de nouer des partenariats durables.
Les résultats ont accompagné cette professionnalisation. Sur League of Legends, GameWard est passé de l’Open Tour à la LFL, jusqu’à devenir vice-champion de France pendant le Summer Split 2020. En 2022, l’équipe atteint les demi-finales des European Masters, son meilleur résultat international sur le jeu. Sur Trackmania, Gwendal « Gwen » Duparc remporte trois éditions consécutives de la ZrT Trackmania Cup : en solo en 2020, en trio en 2021, puis en duo avec Sébastien « Affi » Affolter en 2022. Cette dernière victoire se joue devant 15 000 spectateurs à l’Accor Arena de Paris-Bercy.
Sur Fortnite, GameWard participe notamment aux Grandes Finales européennes des FNCS de la Saison X en 2019 et du Chapitre 2 Saison 4 en 2020. Le jeu accompagne donc presque toute l’histoire professionnelle du club. Il est aussi celui qui reliera plus tard GameWard à Stizo.

Stizo, cinq années dans la maison avant la reprise
Romain Kuentz rejoint l’écosystème GameWard en 2021. À cette époque, l’objectif n’est pas encore de reprendre la structure. La relation repose sur un accompagnement réciproque : le club aide le créateur à se développer, tandis que Stizo représente GameWard auprès de sa communauté et participe à la création de contenu.
« Ils comptaient sur moi pour représenter au mieux GameWard sur mes réseaux. L’objectif était ensuite de se développer sur le plan sportif et dans la création de contenu », explique-t-il. Au fil des années, la collaboration dépasse la simple présence d’un ambassadeur sur les réseaux. Le communiqué de transmission évoque la mise en avant des joueurs Fortnite, les événements organisés avec les partenaires et la Stizo Cup by Honda présentée sur scène à Boulogne-Billancourt.
Une première possibilité d’entrée au capital est envisagée en 2025, mais elle n’aboutit pas. L’occasion revient l’année suivante lorsque David Laniel et Arnaud Moulet décident de transmettre le club. Selon Stizo, les deux fondateurs souhaitent vendre à un prix raisonnable et confier la partie esport à une personne qui connaît déjà la structure.
Le créateur rachète finalement la totalité du club. Cette acquisition ne signifie pas pour autant une rupture complète avec l’ancienne direction. David Laniel et Arnaud Moulet restent présents à l’extérieur de la structure et continuent d’accompagner la relation avec les partenaires historiques, notamment Honda France, Sodebo, SteelSeries et la Ville de Boulogne-Billancourt.
Le choix de Stizo porte ainsi une forme de continuité. Les fondateurs ferment leur propre chapitre, mais transmettent GameWard à une personnalité qui évolue dans la maison depuis plus de cinq ans. Le nouveau CEO hérite d’un nom, d’une communauté, d’une infrastructure et d’une histoire sportive. Il doit maintenant transformer cet héritage en projet durable.
Passer d’une marque personnelle à la direction d’un club
Au moment de l’entretien, Stizo n’occupe ses nouvelles fonctions que depuis deux semaines. Il ne prétend donc pas disposer immédiatement de toutes les réponses. Son premier constat est plutôt celui d’un métier transversal, où les décisions sportives, les contenus, les idées commerciales et la gestion quotidienne se rencontrent.
« En deux semaines, j’ai déjà eu le temps de toucher à tout. En réalité, cela ne change pas énormément de ce que je faisais auparavant. Je gérais déjà un staff et une équipe, et je développais une marque. Au lieu de développer la marque Stizo, je développe maintenant la marque GameWard », raconte-t-il.
Cette comparaison éclaire une partie de son profil. La création de contenu lui a appris à fédérer une audience, imaginer des formats et construire une identité publique. La direction de GameWard ajoute cependant une dimension sportive et économique plus lourde. Il faut choisir les jeux, composer les effectifs, fixer des objectifs réalistes, travailler avec les partenaires et créer de nouvelles recettes sans fragiliser le club.
La stratégie présentée dans le communiqué officiel de GameWard s’articule autour de quatre piliers : la compétition, la création de contenu, l’événementiel et les partenariats. Ces activités ne doivent plus avancer séparément. Elles doivent se renforcer mutuellement afin que les contenus et les opérations commerciales contribuent au financement de la compétition.
Pour un média consacré au Gaming, ce projet illustre une évolution désormais centrale dans l’esport : les résultats restent essentiels, mais ils ne suffisent plus à soutenir seuls le fonctionnement d’un club. Une structure doit aussi raconter ses joueurs, mobiliser sa communauté, accueillir des événements et offrir un cadre crédible aux marques.
La GameWard House, un lieu physique au centre du modèle
GameWard possède un avantage que toutes les structures françaises n’ont pas : un centre d’entraînement permanent de 600 m² à Boulogne-Billancourt. La GameWard House se trouve au 113 rue du Point du Jour. Les équipes professionnelles y travaillent toute l’année, mais son rôle dépasse la préparation des compétitions.
Le site officiel présente une salle d’entraînement équipée, un studio de tournage avec fond vert, une salle de réunion vitrée, une cuisine et plusieurs espaces de vie. La structure peut accueillir des bootcamps avec un accès annoncé 24 heures sur 24 pendant la durée de la réservation. Elle organise aussi des stages esport pendant les vacances scolaires pour des participants à partir de 12 ans.
Ce lieu donne une réalité concrète au projet. Les joueurs peuvent se retrouver dans un environnement commun, les créateurs peuvent produire leurs contenus et les partenaires disposent d’un espace pour imaginer des activations. La GameWard House sert également de point de rencontre avec les jeunes pratiquants et les supporters.
L’ancrage local repose sur une collaboration ancienne avec la Ville de Boulogne-Billancourt. En juillet 2020, la municipalité a ouvert avec l’accompagnement de GameWard un centre municipal de loisirs dédié à l’esport, présenté comme le premier de ce type en France. La ville met aussi des espaces à disposition pour certains tournois et événements communautaires.
Cette implantation contribue à la notion d’« esport responsable » défendue par le club. Le site officiel met en avant l’encadrement des jeunes et la transmission. L’entretien ne permet toutefois pas de détailler les dispositifs physiques, mentaux ou professionnels réservés aux joueurs sous la nouvelle direction. Sur ce point, il serait imprudent d’aller au-delà des engagements officiellement décrits.

La fin de League of Legends, une décision économique majeure
Le départ de League of Legends représente l’une des décisions les plus importantes de l’histoire récente de GameWard. Le club avait rejoint la scène française en 2018, atteint la LFL en 2020 et conservé sa place parmi l’élite pendant plusieurs saisons. Malgré ce parcours, l’aventure se termine le 10 octobre 2025.
David Laniel et Arnaud Moulet expliquent alors que le modèle compétitif n’est plus viable pour une structure de taille moyenne. Les changements de format, les saisons raccourcies et le manque de visibilité à long terme rendent plus difficile la construction d’un projet fondé sur la formation et la transmission. La dernière campagne se conclut par une dixième place au Summer Split 2025, sans victoire en neuf rencontres.
Ce retrait illustre la fragilité économique de l’esport français. Participer à une ligue majeure demande des moyens importants, alors que les revenus directement liés à la compétition restent incertains. La visibilité d’un jeu ne garantit pas automatiquement la rentabilité de l’équipe qui y participe.
Stizo n’annonce pas de retour sur League of Legends. Son plan pour 2027 se concentre sur deux scènes : Fortnite, qu’il connaît particulièrement bien, et Rocket League, dont le potentiel sportif et communautaire séduit la nouvelle direction. Ce recentrage ne constitue pas seulement un choix de préférence. Il répond aussi à une logique de budget, de visibilité et de cohérence avec les audiences déjà réunies autour du club.
Fortnite comme socle, Rocket League comme nouveau terrain
Fortnite est la continuité naturelle. GameWard évolue sur le jeu d’Epic Games depuis mars 2018 et Stizo en a fait son principal territoire de création. « Fortnite est mon jeu de prédilection, donc je ne l’abandonnerai pas », affirme le CEO. L’effectif présenté sur le site officiel réunit les joueurs professionnels Tylio, Kombek, Repairs et S1ned, ainsi que Baxo et Snaylyx au sein de l’équipe académique. Supa en assure l’encadrement.
Les joueurs académiques ne sont pas rémunérés comme les professionnels, précise Stizo. Leur intégration doit leur permettre de progresser, d’obtenir des résultats et, à terme, de signer un contrat professionnel. Cette passerelle correspond à la volonté de formation régulièrement mise en avant par GameWard.
Les résultats de 2026 ne satisfont pas le nouveau propriétaire. Il arrive toutefois en cours de saison et refuse l’idée de reconstruire immédiatement tous les effectifs. Le véritable test commencera en 2027. Son objectif sur Fortnite est de rendre la présence de GameWard régulière dans les grands rendez-vous, jusqu’aux compétitions mondiales. Il ne promet pas de gagner les Worlds, mais veut que les qualifications cessent d’être exceptionnelles.
Rocket League représente un pari plus récent. GameWard rejoint officiellement la scène le 10 novembre 2025 avec AztraL, rust ez95 et Mozzarella, sous la direction du coach Finish. Selon le club, l’annonce de cette équipe rassemble 60 000 spectateurs uniques et génère 1,3 million de vues. Durant les Opens européens des RLCS 2026, la structure obtient deux classements entre la 13e et la 16e place parmi ses meilleurs résultats.
Après le départ de Mozzarella en juillet 2026, la page officielle de l’équipe présente rust ez95 et Pisky comme joueurs actifs, Finish comme coach et Kaokor comme ambassadeur. La composition reste donc susceptible d’évoluer avant la prochaine saison complète. Stizo vise des qualifications aux Majors des RLCS, des participations en LAN et, à plus long terme, une place aux championnats du monde.
Kaokor doit aussi aider GameWard à raconter cette aventure. Stizo souhaite commenter les rencontres à ses côtés, créer de l’enthousiasme et rapprocher sa communauté Fortnite du public de Rocket League. Cette approche relie directement le sportif et le contenu : l’équipe ne doit pas seulement jouer, elle doit donner envie d’être suivie.
Dans l’univers du Gaming, Rocket League possède un avantage évident pour toucher un public large. Le principe du football automobile est immédiatement compréhensible, tandis que le niveau professionnel révèle une profondeur mécanique et tactique considérable. GameWard veut exploiter cette accessibilité sans sous-estimer la difficulté d’entrer durablement parmi les meilleures équipes européennes.

Sortir de l’image du « club LinkedIn »
La formule la plus marquante de l’entretien arrive au moment d’évoquer 2027. Stizo veut que GameWard sorte de son image de « club LinkedIn ». Il ne rejette pas la dimension institutionnelle construite par ses prédécesseurs. Il reconnaît au contraire qu’elle a permis au club de conserver une image sérieuse et rassurante. Mais il estime que cette réputation doit désormais s’accompagner de résultats plus visibles.
« Cette image institutionnelle est importante, mais nous devons maintenant parler sur le terrain et disposer de rosters compétitifs », explique-t-il. L’enjeu est donc d’ajouter de la ferveur à la crédibilité. GameWard doit continuer à convaincre des partenaires tout en redonnant à ses supporters des matchs, des qualifications et des parcours capables de créer de la tension.
Le message ne consiste pas à abandonner la communication professionnelle, mais à rééquilibrer le récit du club. Une organisation esport ne peut pas vivre uniquement de présentations commerciales. Elle doit produire des souvenirs sportifs, faire émerger des joueurs et donner une raison au public de revenir lors de chaque compétition.
Cette volonté rejoint les objectifs annoncés sur le site officiel de GameWard. Le nouveau cycle doit associer des équipes performantes, davantage de formats consacrés aux joueurs et aux coulisses, des rendez-vous physiques ou numériques et des collaborations durables avec les marques. Deux événements par an sont visés à partir de 2027.
La GameWard Agency élargit le projet aux créateurs TikTok
Quelques jours après l’annonce du rachat, Stizo présente la GameWard Agency. Cette agence TikTok doit accompagner les créateurs qui diffusent en direct sur la plateforme, quel que soit le niveau initial de leur communauté. Durant l’entretien, le CEO assure qu’une personne possédant une centaine d’abonnés peut rejoindre le dispositif au même titre qu’un profil déjà beaucoup plus suivi.
L’agence entend proposer des ressources, des conseils et des opportunités liées aux sponsors. Les profils les plus performants pourront également accéder à la GameWard House, participer à des événements et bénéficier de possibilités de rémunération supplémentaires. Au moment de l’échange, Stizo évoque déjà entre trente et quarante créateurs.
Aucun quota mensuel de lives n’est alors imposé. La première phase consiste à accueillir les membres et à les aider à se développer. Des bonus et des paliers liés à l’activité doivent être introduits par la suite.
La GameWard Agency s’inscrit dans la recherche d’un modèle plus large que la seule compétition. Elle peut alimenter la création de contenu, faire émerger de nouveaux visages et offrir des activations supplémentaires aux partenaires. Pour Stizo, elle doit aussi contribuer au financement du club esport.
Cette diversification répond à une réalité simple : les performances sont imprévisibles, tandis que les salaires, les déplacements et le fonctionnement d’une structure représentent des dépenses régulières. En ajoutant les contenus, l’événementiel, les stages, les bootcamps, le merchandising et l’accompagnement de créateurs, GameWard tente de multiplier les points de contact avec son public et ses partenaires.
Construire un club sans brûler les étapes
Interrogé sur le principal défi économique de l’esport français, Stizo ne prétend pas posséder une solution unique. Sa réponse rassemble cependant plusieurs leviers : développer le merchandising, organiser des événements, accueillir des LAN et diversifier les recettes afin de ne pas dépendre seulement des sponsors.
Son conseil aux personnes qui souhaitent créer leur propre structure est encore plus direct. Il recommande de ne pas investir des milliers d’euros sans visibilité, simplement pour imiter le fonctionnement d’un club professionnel. L’esport reste une passion, mais cette passion ne garantit aucune rentabilité.
Selon lui, un projet amateur doit d’abord s’entourer correctement et identifier des joueurs disposant d’une vraie marge de progression. Une structure peut se faire connaître à son échelle avant de verser des salaires ou d’engager des dépenses importantes. Cette prudence vise à éviter les fermetures brutales, les engagements impossibles à tenir et les conflits qui accompagnent parfois la disparition de jeunes organisations.
Le propre parcours de GameWard donne du poids à cette idée. Le club n’est pas né avec une GameWard House et plusieurs partenaires nationaux. Il a commencé comme une WebTV de passionnés avant d’accumuler les expériences, les équipes et les résultats. Même après cette professionnalisation, il a dû quitter League of Legends lorsque le modèle ne correspondait plus à ses capacités.
Le nouveau GameWard devra démontrer qu’il peut conserver cette lucidité tout en retrouvant de l’ambition. La réussite ne se mesurera pas uniquement aux abonnés, aux vues ou aux annonces. Elle passera aussi par la solidité financière du projet et la capacité des équipes à progresser dans la durée.
Où suivre GameWard sur les réseaux sociaux ?
La communauté occupe une place essentielle dans le plan de Stizo. GameWard centralise ses plateformes sur son Linktree officiel. Le club est notamment présent sur X sous le nom @GameWardTeam, TikTok, Instagram, YouTube, Facebook, Discord et LinkedIn.
Ces canaux doivent servir à suivre les annonces de rosters, les résultats Fortnite et Rocket League, les contenus consacrés aux coulisses du club et les futurs événements. Pour retrouver d’autres actualités consacrées à l’esport et au Gaming, la rubrique spécialisée d’Info-Lux Gaming rassemble également les informations importantes du secteur.
2027, l’année où la promesse devra devenir visible
La reprise de GameWard ouvre une période d’attente autant que d’enthousiasme. Stizo hérite d’une structure identifiée, d’une infrastructure rare dans l’esport français et de partenaires installés. Il bénéficie également d’une communauté personnelle capable d’élargir l’audience du club. Ces atouts ne garantissent toutefois ni les qualifications internationales ni l’équilibre économique.
Le défi consiste à faire travailler ensemble des mondes qui se comprennent parfois mal : les joueurs concentrés sur la performance, les créateurs guidés par le rythme des plateformes, les partenaires qui recherchent de la visibilité et une direction chargée de maintenir le projet à flot. La stratégie de GameWard affirme que ces activités doivent avancer dans la même direction.
Stizo résume son ambition sans promettre de trophée immédiat : « 2027 sera une grosse année pour GameWard. » Il veut voir le nom du club dans les grands événements Fortnite et Rocket League, susciter davantage d’engouement et faire parler de la structure pour ce qu’elle accomplit en compétition.
Après la WebTV dans un sous-sol, la montée en LFL, les triomphes de Gwen à la ZrT Cup et l’ouverture de la GameWard House, un nouveau chapitre commence. Il ne sera plus écrit par les fondateurs, mais il restera lié à ce qu’ils ont construit. À Stizo désormais de transformer la transmission en résultats, et l’image solide de GameWard en une histoire sportive que sa communauté aura envie de vivre.
Crédit images : les images utilisées dans cet article ont été fournies directement par Romain « Stizo » Kuentz, CEO de GameWard.
QUESTIONS FRÉQUENTES
- Qui dirige GameWard depuis août 2026 ?
Romain « Stizo » Kuentz a repris GameWard le 1er août 2026 et en est devenu le CEO après plus de cinq années de collaboration avec le club. - Quand GameWard a-t-il été créé ?
La chronologie officielle fixe la création du club au 7 décembre 2017. Sa première équipe professionnelle Fortnite a été alignée en mars 2018. - Sur quels jeux GameWard est-il encore engagé ?
Le projet sportif actuel se concentre sur Fortnite et Rocket League. League of Legends et Trackmania appartiennent désormais à l’histoire compétitive du club. - Pourquoi GameWard a-t-il quitté League of Legends ?
Les anciens dirigeants estimaient que le modèle compétitif était devenu difficilement viable pour une structure de taille moyenne, notamment en raison du manque de visibilité à long terme. - Quels sont les objectifs de GameWard pour 2027 ?
Stizo veut améliorer les résultats, qualifier régulièrement l’équipe Fortnite pour les grands rendez-vous et viser les Majors des RLCS avec Rocket League. - Qu’est-ce que la GameWard House ?
Il s’agit du centre d’entraînement de 600 m² du club à Boulogne-Billancourt. Il accueille les équipes, des stages, des bootcamps et des activités de création de contenu. - À quoi sert la GameWard Agency ?
Cette agence accompagne des créateurs TikTok, leur propose des ressources et peut leur ouvrir des opportunités avec les partenaires et les infrastructures du club. - Où peut-on suivre les actualités de GameWard ?
Les comptes officiels du club sont réunis sur son Linktree, avec des accès à X, TikTok, Instagram, YouTube, Facebook et Discord.
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L’info en résumé
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- Le club se recentre sur Fortnite et Rocket League, après avoir quitté League of Legends en raison de la viabilité économique.
- Stizo met en place la GameWard Agency pour soutenir les créateurs TikTok et diversifier les sources de revenus du club.
- La GameWard House, un centre d’entraînement de 600 m², joue un rôle central dans le développement des joueurs et la création de contenu.
- Stizo prévoit une année 2027 cruciale, visant à améliorer les performances et à renforcer la présence de GameWard dans les compétitions.














