L’essentiel — Rue des Anglais, il ne reste du couvent des Capucins que son portail daté de 1601 et son ancienne brasserie. Ce bâtiment sur trois niveaux, restauré en 2012, rappelle que l’on exerçait de vrais métiers dans les couvents — dont celui de brasseur.
🗓️ Mis à jour le
C’est le genre de vestige qui ne ressemble pas à ce qu’il était : un bâtiment de brasserie, sur trois niveaux à flanc de versant, seul rescapé d’un couvent dont tout le reste a disparu.
Des moines qui brassaient
L’ordre des Capucins naît au XVIe siècle d’une scission chez les Franciscains : certains veulent revenir à la pauvreté originelle de François d’Assise, individuelle et collective. Leur habit — la bure à capuche — leur vaut un surnom d’abord ironique, resté depuis.
Le portail d’accès du couvent, toujours visible rue des Anglais, porte la date de 1601. Quant à la brasserie, elle témoigne des nombreux métiers exercés au sein de ces institutions : une communauté nombreuse devait produire elle-même une partie de ce qu’elle consommait.

Ce qu’on lit encore sur les murs
La construction s’élève sur trois niveaux à flanc de versant. Les linteaux arqués à clé centrale caractérisent le milieu du XVIIIe siècle. En cherchant bien, on repère des armoiries martelées — effacées au burin pendant les troubles révolutionnaires, un geste que l’on retrouve sur nombre de bâtiments religieux de la ville.
Après la Révolution, la propriété est rattachée à l’hospice voisin des Frères Cellites, pour lui servir d’infirmerie et de morgue. De cet ensemble est né l’institut de soins psychiatriques toujours présent sur le site. Longtemps laissée à l’abandon, la brasserie a été restaurée en 2012 et accueille aujourd’hui des salles de séminaire et la bibliothèque du complexe hospitalier.
Tout près : la plus belle façade baroque de la ville
Les Capucins ne sont pas les seuls héritiers de la réforme franciscaine à avoir marqué le quartier. À courte distance se dresse l’église des Carmes déchaussés, aujourd’hui des Rédemptoristes — et c’est, selon les inventaires officiels, le plus bel exemple d’architecture de la contre-réforme visible aujourd’hui à Liège.
Les Carmes déchaussés — ou déchaux, parce qu’ils marchaient pieds nus dans leurs sandales — s’installent à Liège au début du XVIIe siècle et entreprennent aussitôt la construction de cette vaste église. Sa façade accumule pilastres, colonnes, moulures et décors sculptés dans une composition à la fois monumentale et très ornementale : volutes surmontées de pots-à-feu, niches à statues — on y reconnaît saint Roch avec son chien et saint Hubert avec le cerf. Le blason au-dessus de la porte est celui du prince-évêque Maximilien-Henri de Bavière, souverain au moment de la construction.
Bon à savoir avant d’y aller
Le portail de 1601 se voit librement depuis la rue des Anglais : c’est l’élément le plus accessible du site. La brasserie, elle, se trouve dans l’enceinte d’un établissement de soins en activité — ce n’est ni un musée ni un lieu de visite, et sa fréquentation suit les activités de l’institution. Les armoiries martelées se cherchent sur les parties anciennes de la maçonnerie ; elles sont discrètes et souvent érodées.
Infos pratiques
- 📍 Liège, province de Liège (Belgique)
- 🏛️ Aujourd’hui : Bibliothèque et salles de séminaire d'un site de soins
- 📅 Vérifié par info-lux en septembre 2026
- 🧭 Coordonnées : 50.64747, 5.57031
Cette fiche fait partie de notre série sur les anciens couvents de Liège et de notre couverture de la Cité ardente. Retrouvez toutes nos adresses, sorties et reportages sur la page Liège.
Questions fréquentes
Que reste-t-il du couvent des Capucins à Liège ?
Deux éléments seulement : le portail d'accès daté de 1601, rue des Anglais, et l'ancienne brasserie du couvent, restaurée en 2012.
Les moines brassaient-ils vraiment de la bière au couvent ?
Oui. La brasserie du couvent des Capucins témoigne des métiers exercés dans ces institutions, dont celui de brasseur, une communauté nombreuse produisant elle-même une partie de ce qu'elle consommait.
Pourquoi certaines armoiries sont-elles martelées ?
Elles ont été effacées au burin lors des troubles révolutionnaires, quand les symboles de l'Ancien Régime et du clergé ont été supprimés des façades. On en repère encore les traces sur la brasserie.
Que trouve-t-on aujourd'hui sur le site des Capucins ?
Un institut de soins psychiatriques, héritier de l'hospice des Frères Cellites voisin. L'ancienne brasserie y abrite depuis sa restauration de 2012 une bibliothèque et des salles de séminaire.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
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Provenance des données : Informations touristiques officielles de la Wallonie, transmises par Tourisme Wallonie et les Maisons du tourisme, partenaires de données d’info-lux. Texte rédigé par info-lux le 05/09/2026, mis à jour le 20/09/2026. Nos sources de données et partenaires.
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