🗓️ Mis à jour le 10 août 2026
✦ L’essentiel — « Codex Feminarum Libertatis », le Module de Style II de More Followers 25, est un éditorial photo en neuf chapitres sur l’emprise, la faille et la renaissance. Images et graphisme : Michel Fouarge. Modèle et co-autrice des textes : Morgane Macel. Cinq heures de shooting, six jours de travail graphique et d’écriture, en partenariat exclusif avec info-lux.com.
Il y a des séries de mode qui ne parlent que de vêtements. Et il y a celle-ci. Avec « Codex Feminarum Libertatis » — littéralement le codex de la liberté des femmes —, le photographe Michel Fouarge et la modèle Morgane Macel signent un manifeste visuel en neuf stations, de l’emprise à l’alignement. Info-lux publie la série dans son intégralité, textes des auteurs compris.

« Alignée : l’ombre, la faille, la renaissance. »
Une campagne éditoriale visuelle consacrée à l’emprise, à la résilience, à l’amour propre et à la reconstruction, un territoire d’expression où l’esthétique dialogue avec le sens.
C’est l’histoire d’un choix : se choisir soi-même. La résilience devient un acte de liberté, le lâcher prise une affirmation de légitimité. Je reconnais mon droit de changer de route, de refuser la toxicité, de ne plus vouloir jouer un rôle qui ne me correspond pas. Je choisis ma vie, même si ce chemin diffère du tien, sans renier l’amour, le respect, ni le souhait sincère que tu trouves le meilleur pour toi. Mais je ne peux plus porter tes espoirs à ta place, s’y accrocher ne te sauve pas, cela t’enfonce.
Cette femme, c’est une identité en tension : décentrée, parfois fracturée, désaxée, insoumise, indocile, déconditionnée, écartelée, dissonante, inclassable, déprogrammée, indéfinissable. Non pas parce qu’elle est faible, mais parce qu’on l’a tirée dans trop de directions. Et pourtant, elle se recentre en un geste simple : elle se choisit.
Les mots peuvent gifler plus fort que les mains quand ils dictent comment une femme doit exister. On lui demande d’être douce mais solide, sexy mais sage, libre mais contrôlée, indépendante, mais modelée, sculptée par des injonctions qui effacent sa propre forme initiale. Chaque « sois comme ci » est une frontière, chaque « pas comme ça » une cage invisible. La violence n’est pas toujours un cri : parfois, c’est une phrase qui rétrécit l’espace autour d’elle.
Et au milieu de ces contradictions, elle tente encore de se tenir debout, entière, malgré tout, mais souvent se perd malgré elle, lorsqu’elle se retrouve face aux multiples reflets d’elle-même que son partenaire lui renvoie. Chaque image qu’il projette sur elle contredit la précédente, jusqu’à brouiller son propre visage intérieur. Elle oscille entre ce qu’elle est, ce qu’elle croit devoir être, et ce qu’on lui demande de devenir. Dans ce miroir éclaté, ses contours se dispersent, ses certitudes vacillent. Et peu à peu, elle cherche à se retrouver au milieu de toutes ces versions d’elle qui ne sont pas les siennes.
Bien entendu, cet éditorial ne vise ni toutes les femmes ni tous les hommes. Il ne porte aucun jugement collectif : il met simplement en lumière un malaise réel, vécu par certaines femmes parfois de la part d’un partenaire masculin, parfois d’une partenaire féminine, parfois d’une personne non-binaire ou d’un ex-partenaire quel qu’il soit. Ce malaise existe dans différentes configurations relationnelles, et il mérite d’être nommé, reconnu, exposé… Un malaise qui persiste encore aujourd’hui, dans une proportion bien trop élevée pour être ignoré. Il s’agit d’exposer ce vécu, de le nommer, de le reconnaître. Parce que le montrer, c’est déjà commencer à le comprendre.
☎️ Vous vous reconnaissez dans ces pages ? En Belgique francophone, la ligne Écoute Violences Conjugales répond gratuitement et anonymement au 0800 30 030, 24 h/24, avec un tchat sur ecouteviolencesconjugales.be. En cas de danger immédiat : 112. (Encart ajouté par la rédaction d’info-lux.)
L’emprise : l’invisible qui dévore

L’emprise n’a pas besoin de cris : elle se glisse dans les failles, détourne l’empathie, maquille la protection en contrôle. Elle isole, dévalorise, confond, jusqu’à faire croire que l’on mérite moins que le minimum vital. Elle est la sœur silencieuse de la manipulation mentale, de la violence psychologique et du harcèlement moral.

« L’emprise ne crie jamais : elle chuchote jusqu’à te faire taire. »
Renfermé : le silence qui étouffe

L’isolement n’est pas un refuge, c’est un signal. Se renfermer, c’est souffrir en silence, minimiser, croire que seul c’est plus sûr. Mais le silence ferme des portes que même les excuses les plus grandes ne rouvrent pas. La sortie se trouve dans l’environnement : celui qui te ressemble, te valorise, te pousse.

« L’irrespect ferme des portes que les excuses ne rouvrent pas. Ne touche pas à l’enfant que j’ai été, il devient la femme qui se relève. »
Prioriser : choisir pour exister

Prioriser, c’est décider ce qui mérite ton énergie. C’est s’engager envers soi avant de s’engager envers quelqu’un. La peur limite, mais la décision libère. Choisir, c’est avancer.

« Prioriser, c’est arrêter de survivre pour commencer à exister. »
Les croyances qui enferment corps et âmes

Les peurs inculquées et limitantes naissent souvent de ce qu’on t’a fait croire. Elles te retiennent, te diminuent, t’empêchent de te sentir légitime. Retrouver ta place, c’est déconstruire ces idées, accepter la vérité, et te donner la permission d’être toi. Quant à ces regards qui te dévorent parfois, ils ne doivent jamais te réduire à une simple projection de désir, mais reconnaître aussi la personne qui se tient derrière.

« Ta légitimité commence quand tu cesses de demander la permission d’exister. »
Lâcher-prise et résilience : se sauver

Lâcher prise n’est pas fuir : c’est se sauver. C’est reconnaître que la loyauté mal placée détruit, que s’accrocher à ce qui fait mal n’est pas du courage. La résilience, c’est reprendre confiance, se réaligner, se libérer de soi, de l’autre, du regard inquisiteur.

« Lâcher prise, c’est choisir ta vie avant de perdre la tienne. La loyauté n’est pas un sacrifice… Face au regard inquisiteur qui guette ta chute dans l’abîme. »
Le sacrifice : s’oublier jusqu’à disparaître

Ceux qui donnent sans compter finissent souvent par compter pour les mauvaises personnes. Le sacrifice n’est pas noble quand il te détruit. Se choisir, c’est comprendre que tout ne mérite pas d’être vécu.

« Sacrifier tout, c’est se perdre pour ceux qui ne te cherchent pas. »
L’introspection : se regarder enfin

« L’introspection est un passage : on questionne, on pleure, on rit, on se confronte. On découvre ce qu’on veut vraiment, on redéfinit ses limites, on renoue avec l’estime de soi. C’est une renaissance aux frontières solides. Le regard de l’autre ne devrait pas se limiter à te déshabiller, mais plutôt à réchauffer ton âme. »

« S’écouter, c’est entendre ce qu’on étouffait depuis trop longtemps, c’est retrouver son amour propre, c’est renaître, mais avec ses propres limites. »
L’encrage : revenir à soi

Savoir d’où l’on vient donne des repères, pas des chaînes. L’encrage, c’est revoir ses bases, changer de rythme, chercher ce qui nous correspond réellement. C’est se replacer au bon endroit pour retrouver paix, équilibre et alignement.

« S’enraciner, c’est choisir où pousser, pas où rester coincée. La paix arrive quand tu es là où tu dois être. »
« La sauterelle bondit comme une pensée qui refuse de rester au niveau du sol. »
Alignée : l’étanchéité émotionnelle

Être alignée, c’est accepter ses traces, ses cicatrices, son histoire. C’est refuser de normaliser les blessures, comme les traumatismes, refuser d’être un dommage collatéral. C’est reconnaître sa valeur, protéger son intelligence émotionnelle, avancer entier, choisir un chemin. Protéger son intelligence émotionnelle, avancer entier, choisir un chemin.

« S’aligner, c’est devenir imperméable à ce qui ne te mérite pas. Pas incassable. Pas immortelle, mais juste entière. »
« Codex Feminarum Libertatis », le générique

« Décentrée » — Photographies réelles, retouchées numériquement, pouvant inclure des éléments générés par IA conformément aux règles de transparence.
MORE FOLLOWERS 25 — Module de Style II — « Codex Feminarum Libertatis », le codex de la liberté des femmes. Pictures & graphics : Michel Fouarge © 2026. Model : Morgane Macel. Texts : Morgane Macel & Michel Fouarge © 2026. In partnership with infolux.com.
La série complète, planche par planche
Les vingt-et-une planches de « Codex Feminarum Libertatis », dans l’ordre du magazine. Cliquez sur une image pour l’ouvrir en grand.





















📷 Une exclusivité info-lux — Photographies et travail graphique © Michel Fouarge 2026. Modèle : Morgane Macel. Textes : Morgane Macel & Michel Fouarge © 2026. Série publiée en partenariat avec le magazine More Followers. Reproduction interdite sans autorisation des auteurs.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que « Codex Feminarum Libertatis » ?
C’est le Module de Style II du magazine « More Followers 25 », un éditorial photo signé Michel Fouarge, réalisé avec la modèle Morgane Macel et publié en partenariat avec info-lux.com. Son titre latin signifie « le codex de la liberté des femmes ». La série traverse neuf chapitres, de l’emprise à l’alignement.
Qui a réalisé cette série et écrit les textes ?
Les photographies et le travail graphique sont de Michel Fouarge (© 2026). Les textes sont co-signés Morgane Macel et Michel Fouarge (© 2026). Morgane Macel est également le modèle de la série. Cinq heures de prise de vue et six jours de travail graphique, de recherches et d’écriture ont été nécessaires.
De quoi parle l’éditorial ?
De l’emprise et de ce qu’elle produit : l’isolement, le sacrifice de soi, les peurs inculquées, la perte de légitimité. Puis du chemin inverse : prioriser, lâcher prise, s’introspecter, se réenraciner et, finalement, s’aligner. Les auteurs précisent que la série ne vise ni toutes les femmes ni tous les hommes et ne porte aucun jugement collectif.
Les images comportent-elles des éléments générés par intelligence artificielle ?
Oui, et c’est indiqué par les auteurs eux-mêmes : il s’agit de photographies réelles, retouchées numériquement, pouvant inclure des éléments générés par IA, conformément aux règles de transparence.
Où trouver de l’aide en cas d’emprise ou de violences conjugales en Belgique ?
La ligne « Écoute Violences Conjugales » est joignable gratuitement au 0800 30 030, de manière anonyme et 24 h/24, avec un tchat sur ecouteviolencesconjugales.be. En cas de danger immédiat, il faut composer le 112.
À lire aussi : les séries et interviews de Michel Fouarge
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