🗓️ Mis à jour le 22 août 2026
Chassepierre, deux jours sous un soleil de plomb
Les 15 et 16 août derniers, Chassepierre a une nouvelle fois ouvert grand ses rues, ses jardins, ses granges et ses chemins aux artistes et au public venus de partout pour vivre deux jours hors du temps. Pour cette 52e édition du Festival International de Chassepierre, le décor était presque trop parfait : un ciel bleu sans nuage, une lumière éclatante et un soleil qui, au fil des heures, s’est fait de plus en plus accablant.

Pour le photographe, ces conditions sont à la fois un cadeau et un défi.
La lumière de plein été ne pardonne rien. Elle découpe les silhouettes, creuse les ombres, fait éclater les couleurs et transforme chaque espace en scène. Il faut alors chercher le bon angle, attendre un déplacement, une expression, un geste, une rencontre entre un artiste et son public. Sous cette chaleur écrasante, chaque image devient aussi une petite histoire de patience.

Et puis il y a Chassepierre
Le village semble avoir été conçu pour accueillir le spectacle vivant. Une façade devient décor, une ruelle devient scène, un arbre devient coulisse. Les artistes investissent les moindres recoins et le public se déplace au gré des découvertes, dans un joyeux mélange de curiosité, de surprise et d’émerveillement.

À travers mon objectif, j’ai essayé de saisir cette énergie particulière : les corps en mouvement, les visages concentrés, les éclats de rire, les instants suspendus, mais aussi tout ce qui se passe autour du spectacle. Un regard échangé, un enfant fasciné, une silhouette qui traverse le cadre, quelques secondes de calme avant que l’action ne reprenne… Ces moments-là sont parfois aussi précieux que les représentations elles-mêmes.
La chaleur, elle aussi, s’est invitée dans les images. On la devine dans les gestes, les pauses à l’ombre, les bouteilles d’eau, les visages rougis par le soleil et les spectateurs cherchant un peu de fraîcheur entre deux spectacles. Elle fait partie de l’histoire de ces deux journées.

Photographier un festival, ce n’est finalement pas seulement photographier des artistes. C’est raconter une atmosphère, une communauté éphémère qui se forme pendant quelques heures, un village qui change de rythme et devient le théâtre d’une multitude de petites histoires.
Comme vous pouvez le constaté sur certains clichés, la chaleur a invité son allié de tout le temps: Madame la fumée. La forêt brûlait dans la petite France et partageait la fumée avec nous…

Durant ces deux journées, j’ai couru, attendu, cherché, cadré, déclenché… souvent sous un soleil implacable. Mais derrière la fatigue et la chaleur reste surtout le souvenir d’un week-end généreux, vivant et profondément humain.

Voici quelques fragments de cette 52e édition du Festival International de Chassepierre : des instants volés au mouvement, à la lumière et à la foule, pour tenter de garder une trace de ce qui, par nature, ne dure jamais très longtemps.
Parce qu’au fond, c’est peut-être cela que j’aime le plus dans la photographie de spectacle : retenir l’éphémère.
Photos de Gustave Kabongo Page FB: Photos GusKa

















































































































































































































































































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