🗓️ Mis à jour le 13 juin 2026

© Jean-François Crahay / ASBL Solid’âmes
À Herstal, le photographe Jean-François Crahay a fait de l’image bien plus qu’un métier : un langage de reconstruction. Président de l’ASBL Solid’âmes, il place la photothérapie au cœur d’une démarche où l’art devient un outil de lien, de prévention et de réparation.
- Qui ? Jean-François Crahay, photographe originaire de Herstal (province de Liège), président de l’ASBL Solid’âmes.
- Quoi ? Une photographie « de l’âme » : la photothérapie comme outil de bien-être mental, de lien et de reconstruction.
- L’association : Solid’âmes (Rue Célestin Demblon 190A, 4040 Herstal) articule bien-être mental, solidarité et prévention, avec des ateliers d’art-thérapie et de photo-thérapie.
- Ses combats : la campagne #tropcesttrop contre le harcèlement, portée avec la jeune témoin Gabriella Jonkers, et l’appel à projet artistique « Le visage de l’âme ».
Du portrait de mode à la photographie de l’âme
Photographe passionné depuis plus de dix ans, Jean-François Crahay a d’abord exploré différents univers, notamment la photographie de modèles. Puis son regard s’est transformé. « J’ai ressenti le besoin de m’éloigner d’une image centrée sur l’apparence pour aller vers une photographie plus essentielle, plus brute, plus humaine, plus artistique… comme un langage », explique-t-il dans le communiqué de présentation de sa démarche.
Un langage pour « comprendre, ressentir et raconter ce que l’on ne voit pas au premier regard : les émotions silencieuses, les fragilités invisibles, les histoires humaines derrière les apparences ». C’est cette bascule — de la surface vers l’intériorité — qui structure aujourd’hui tout son travail.

Quand la photographie devient un outil de survie
Le parcours de Jean-François Crahay a basculé à la suite d’un événement qui a profondément modifié son rapport au monde et à lui-même. À partir de là, la photographie n’a plus seulement été une passion : elle est devenue, selon ses mots, « un outil de survie intérieure. Un langage lorsque les mots ne suffisaient plus ».
Ce cheminement a donné naissance, avant la fin de son processus de réadaptation, à une première exposition — « Le voyage vers la guérison » — présentée au CHC de Waremme. « L’image est devenue un espace d’expression, de reconstruction, et parfois même de réparation », résume-t-il.
« Certaines formes d’expression peuvent parfois changer une trajectoire de vie. »
— Jean-François Crahay, président de l’ASBL Solid’âmes
L’ASBL Solid’âmes : l’image comme lien et reconstruction
De cette conviction est née l’ASBL Solid’âmes, basée à Herstal : « chaque personne porte une histoire qui mérite d’être entendue ». L’association développe des projets où la photographie, l’expression et la sensibilisation deviennent des outils de lien et de reconstruction. Ici, l’image n’est pas une finalité artistique mais un support — « un moyen de redonner une place à la parole, à l’identité et à l’expérience vécue ».
Concrètement, Solid’âmes s’organise autour de trois axes — bien-être mental, solidarité et prévention — et propose des ateliers de bien-être, dont un atelier art-thérapie et un atelier photo-thérapie.
La photothérapie, concrètement
La photothérapie n’est pas présentée comme une réponse absolue, mais comme un processus : celui de confronter ce que l’on ressent intérieurement à ce que l’on accepte enfin de voir et de montrer. « Parfois, une image permet de faire émerger ce que des années de silence n’ont pas réussi à exprimer », souligne Jean-François Crahay.
#tropcesttrop : briser le silence sur le harcèlement
La démarche de Solid’âmes se prolonge dans des actions de sensibilisation, au premier rang desquelles la campagne #tropcesttrop, menée avec Gabriella Jonkers, jeune témoin qui a accepté de parler publiquement des réalités du harcèlement, de l’exclusion et des violences psychologiques subies par de nombreux jeunes.
Le message est clair : « le harcèlement n’est jamais anodin. Jamais une blague. Jamais sans conséquence. » La campagne vise à briser le silence, renforcer la prévention et encourager la prise en charge de situations trop souvent minimisées.
« Le visage de l’âme » : un appel à projet artistique et humain
Solid’âmes porte également l’appel à projet « Le visage de l’âme », une initiative qui interroge ce qui ne se voit pas immédiatement : les émotions, les blessures, les forces intérieures, les luttes personnelles. L’objectif, simple et fort : « ne plus réduire une personne à son apparence » et « redonner de la profondeur au regard ».
Entre vécu personnel et collectif, art et prévention, douleur et reconstruction, Jean-François Crahay cherche à créer des ponts. « Solid’âmes n’est pas seulement une association. C’est une continuité de vie », conclut-il. « Et parfois, tout commence là où le silence semblait définitif. »
Galerie : la photographie de Jean-François Crahay









Infos & contact
| Association | ASBL Solid’âmes (bien-être mental, solidarité, prévention) |
|---|---|
| Président | Jean-François Crahay, photographe |
| Adresse | Rue Célestin Demblon 190A, 4040 Herstal |
| asbl.solidames@gmail.com | |
| Site & réseaux | solidames.be · Facebook / Instagram / TikTok @asbl_solidames |
| Ateliers | Art-thérapie · Photo-thérapie |
| Campagne | #tropcesttrop (sensibilisation au harcèlement) · Appel à projet « Le visage de l’âme » |
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la photothérapie proposée par Solid’âmes ?
Un processus dans lequel la photographie sert de support d’expression et de reconstruction : confronter ce que l’on ressent à ce que l’on accepte de voir et de montrer. Ce n’est pas un soin médical mais une démarche de bien-être et de mise en mots par l’image.
Qui est Jean-François Crahay ?
Un photographe originaire de Herstal, actif depuis plus de dix ans, président de l’ASBL Solid’âmes. Son travail est passé de la photographie d’apparence à une photographie tournée vers l’intériorité et l’émotion.
Qu’est-ce que la campagne #tropcesttrop ?
Une campagne de sensibilisation au harcèlement menée par Solid’âmes avec la jeune témoin Gabriella Jonkers, pour briser le silence, renforcer la prévention et encourager la prise en charge.
Comment contacter l’ASBL Solid’âmes ?
Par email à asbl.solidames@gmail.com, via le site solidames.be ou les réseaux sociaux @asbl_solidames. L’association est basée Rue Célestin Demblon 190A, 4040 Herstal.
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