🗓️ Mis à jour le 26 mars 2022
La pole dance donne des ailes.
S’il est bien un parcours surprenant, c’est celui de Sophie. Licenciée en philosophie, formée au métier de comédienne à la Kleine Académie (pédagogie basée sur la technique de l’étude du mouvement théâtral), improvisatrice chevronnée et conteuse, elle explore l’art de la parole sous toutes ces coutures.

Curieuse et passionnée elle n’en reste pas là. Elle donne des cours, des ateliers, se forme au life coaching pour accompagner les participant.e.s encore plus profondément et les amène à explorer le « jeu » et le « je ».
Comment la pole dance a croisé son chemin ? Par un joli hasard, une rencontre. Elle se dit qu’au lieu d’avoir une chaise sur scène dans le spectacle « Contes Coquins », elle va faire des figures sur une barre… il n’y a toujours pas de pole dans le spectacle mais Sophie a pris des cours, s’est accrochée à ce sport et a ouvert une école de pole dance et cerceau aérien.
La pole dance est une discipline sportive et artistique qui mêle danse et acrobaties autour d’une barre verticale. C’est une fabuleuse manière de développer sa musculature et sa souplesse en même temps que sa sensibilité artistique et sa confiance en soi. Le tout en s’amusant et en assumant mieux sa sensualité et sa féminité. Bien entendu, c’est un monde qui n’est pas réservé aux femmes. Des hommes font de la pole dance. Plus qu’on ne le croit.

« J’ai commencé à prendre des cours, à Namur parce que cela n’existait pas en Province de Luxembourg, avec Nathalie Lenoir puis Sophie Lardot. J’avais mal chaque fois pendant une semaine puis je retournais au cours et j’avais de nouveau mal à chacun de mes muscles. Et pourtant j’ai continué. Je suis devenue accro ! ».

Après deux ans d’entraînement, elle pousse sa formation plus loin et se forme à Meyzieu avec Sarah Carter et Prana.
Deux championnes françaises. Elle va à des workshop (Keelin Ashton, Laura Mété, Christopher Mulder, Dimitri Politov, Laurane Evrard, Selma Marin, Yasmina Salens, Bénédicte Burven…).
Sa professeure la pousse alors à donner des cours de pole dance. La discipline n’existant pas en Province de Luxembourg, ce sera novateur.
« Aujourd’hui quand je dis que je fais de la pole on me dit « Waw ! C’est balèze ». Effectivement, cela tonifie le corps, dynamise la personne et développe la confiance en soi ».
La communauté des « pole danceuses » se serre les coudes. Si l’une d’elle est en déplacement, près du studio d’une copine de pole, elle est accueillie et les danseuses s’entraînent ensemble. C’est précieux et magique. Chaque personne que Sophie a croisée lors des workshops est très pédagogue, respectueuse et a beaucoup d’humanité.

« Le corps est un outil incroyable. On ne peut pas le travailler sans considérer l’être dans son ensemble. Cela génère des émotions : on est face à soi, à son corps en mouvement. Nous sommes confronté.e.s à des publicités sexistes, déshumanisantes, qui projettent un corps idéal de la femme ou de l’homme (corps qui n’existent pas réellement) et nous devons aimer l’image que le miroir nous envoie.

Quand nous arrivons à nous dépasser, que nous atteignons un objectif qu’on s’est fixé, plus rien d’autre n’a d’importance. Nous sommes fièr.e.s. C’est cela qui compte. Dès lors l’image qui nous est renvoyée est belle. Plus rien ne peut nous arrêter. Chaque victoire compte ! J’adore voire progresser mes élèves et surtout me rendre compte des bienfaits de ce sport sur elle, sur leur tempérament, leur personnalité. Je les vois grandir. C’est précieux. Moi-même je ne suis plus la même. Cela m’a confronté à ma féminité et a renforcé mon estime de moi. »

C’est pour cette raison que la jeune femme et sa team de professeures (Newt, Charlotte, Pauline et Valentine) proposent des cours plusieurs fois par semaine, des stages durant les vacances, des animations pour les « enterrements de vie de jeune fille » et des cours particuliers à la demande. Sophie donne aussi des cours à des personnes porteuses de handicaps.

Tombée amoureuse de la pratique aérienne, Sophie s’adonne au cerceau. C’est une discipline circassienne de plus en plus connue.
Elle se développe dans les cabarets, les spectacles de danse…
Certaines figures ressemblent à celles de la pole dance.
C’est pourquoi il est facile pour Sophie de passer d’un agrès à l’autre.
Ainsi que pour vous d’ailleurs : celles et ceux qui sont curieux et qui souhaitent essayer, il vous suffit de prendre rendez-vous.
Libramont pole dance














Plus d’informations : www.lesacteursdesophie.eu ou sophie@poledancelibramont.be
Photos et texte : Sophie Didier et Sabine Lecoq
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