Introduction et rêve d’adolescente
00:00:00JingleYou’r listening to “The Podcast Factory Org”.
00:00:01MichelBienvenue pour un nouvel épisode de “What’s Your Story”, le podcast où on raconte les histoires des gens, des histoires d’artistes, de professionnels, d’indépendants et des histoires d’associations aussi. Et aujourd’hui, j’ai devant moi Véronique Thiry. Bonjour Véronique.
00:00:14Véronique ThiryBonjour Michel.
00:00:15MichelMerci d’avoir fait le chemin déjà, vers moi ici chez transforma à Bruxelles, et Véronique tu es quelqu’un d’important à mes yeux parce que tu fais des choses que j’admire beaucoup. Savoir que quand on parle des enfants, ça touche mon cœur directement, et donc forcément ce que tu fais, moi ça me touche. Et j’ai un ami qui a un fils autiste, je pense à lui d’ailleurs. Et donc voilà, aujourd’hui on va parler d’enfance, mais je ne vais pas en dire trop, on a une première question brise-glace, c’est le rêve d’adolescent. On a tous un rêve adolescent ou adolescente, je ne connais pas le tien mais il m’intéresse, et je voudrais savoir en fait, le but de la question, c’est de voir entre ton rêve d’ado et ce que tu as fait aujourd’hui finalement, comme études, comme travail, est-ce que tu es aligné ou il n’y a aucun rapport? Je sais que tu aimais bien nager, on m’a sifflé ça à l’oreille.
00:00:50Véronique ThiryOui, j’aimais bien nager, beaucoup de sport, plus le sport que l’école d’ailleurs.
00:00:54MichelDonc plutôt sportive?
00:00:55Véronique ThiryMon rêve je ne m’en souviens pas forcément, mais c’était de pouvoir être bien et de faire un métier que j’aime, mais je ne savais pas encore ce que je voulais faire.
00:01:02MichelIl y a un fil rouge là (Véronique Thiry: Ouais, ouais). Bien, être bien, ça veut dire être bien dans sa peau.
00:01:05Véronique ThiryOui, c’est ça.
00:01:05MichelOn approche.
00:01:06Véronique ThiryEt surtout transmettre le bien-être du coup. Mais, voilà je crois que assez tôt j’aimais bien m’occuper ou aider les enfants donc ça c’est resté justement un fil rouge. Quand j’ai commencé mes études, je ne savais pas quoi faire, je voulais pouvoir concilier le sport et les enfants (Michel Godart: Le bien -être en gros et le social oui), le côté social, le bien-être. Et donc du coup j’ai trouvé des études en sport, donc j’ai fait une formation comme éducatrice, avec l’outil Sport, évidemment. Ça m’a permis de rencontrer des enfants, de m’occuper d’enfants, j’ai vraiment adoré ce métier-là, et dans le cadre de mes études, on avait des cours de psychomotricité, et donc ça a éveillé mon attention encore plus parce que ça me permettait d’aller vraiment dans…
00:01:50MichelDe nouer les deux, en fait
00:01:51Véronique ThiryDe nouer les deux (Michel Godart: De nouer le sport, le bien-être) et d’aller dans l’être.
00:01:53MichelVoilà, ouais. C’est hyper malin parce que tu suis ton fil rouge et en plus tu alignes fil rouge, valeurs, et tu rejoins tout en une approche sur un métier précis, ça a été assez vite. Alors tu sais, quand on fait des rêves d’adolescent et qu’on fait des rêves d’études, parfois on est déçu. Et entre ce qu’on croit devenir et les réalités du métier, il y a parfois des gaps. Est-ce que c’est des choses qui t’ont interpellé? Est-ce que comme beaucoup de parcours d’études, tu t’es vite rendu compte dans certains métiers : ben le métier que je fais, il y aura des challenges.
00:02:16Véronique ThiryPar rapport au métier d’éducateur, je savais que je ne voulais pas travailler en institution parce que je voulais fonder une famille, que je savais qu’à ce moment-là je pourrais pas m’investir correctement parce que ben un éducateur ça peut travailler la nuit (Michel Godart: Oui), en tout cas en institution. Je ne voulais pas non plus être prof d’éducation physique et c’est pas d’ailleurs la branche que j’ai choisi. Et donc c’est l’année supplémentaire on va dire, que j’ai fait après le graduat, en psychomot qui m’a permis d’affiner mon choix et de me réserver aux enfants, et de travailler avec le corps finalement.
00:02:43MichelDonc la réponse à la question finalement c’est “Oui”, tu es alignée avec ton rêve d’adolescente? (Véronique Thiry: Oui). Si on définit maintenant ton métier, ta profession, c’est quoi?
00:02:49Véronique ThiryAlors je suis psychomotricienne.
Psychomotricienne relationnelle : le métier
00:02:51MichelÇa veut dire quoi? (Véronique Thiry: Alors ça c’est le…). Bonne question ça?
00:02:54Véronique ThiryC’est la très, très bonne question. Psychomotricienne comme on dit, relationnelle, c’est-à-dire que…
00:02:59MichelRelationnelle, donc c’est une nuance en plus, il y a une nuance.
00:03:01Véronique ThiryY a une petite nuance. Il y a le travail plus fonctionnel qui va être de s’intéresser aux fonctions comme le schéma corporel, la latéralité et d’aider l’enfant à améliorer tous ces points-là.
00:03:11MichelProprioception de son corps aussi?
00:03:12Véronique ThiryPar exemple. Et ça se fait de manière un peu plus, enfin difficile de ne pas vouloir caricaturer, dans la psychomot fonctionnelle on va plutôt faire des exercices, quelque chose de plus dirigé. Dans la psychomot relationnelle, on est dans quelque chose de plus libre : le jeu, le mouvement, à partir de ce que l’enfant amène spontanément.
00:03:31MichelJ’ai instinctivement envie de dire beaucoup plus humain.
00:03:33Véronique ThiryOui, alors après, on ne peut pas dire que ceux qui travaillent dans le fonctionnel ne sont pas humains mais il y a une dimension plus relationnelle, plus émotionnelle (Michel Godart: Mais c’est…), plus psychologique.
00:03:41MichelLe côté ludique aussi qui me fait dire ça (Véronique Thiry: Tout à fait), tu vois, oui ok, alors maintenant je comprends mieux ton métier. Et alors je sais que tu te destines à une particularité, on peut en parler? Tu as fait un choix, on peut en parler? Tu as fait un choix de t’occuper de certains enfants plutôt que d’autres?
00:03:54Véronique ThiryOui alors.
00:03:55MichelSans les mettre à l’écart je précise (Véronique Thiry: Non), c’est pas du tout l’approche (Véronique Thiry: Non) on se spécialise ici en fait
00:03:59Véronique ThiryMon parcours au départ, de professionnel, j’ai travaillé en institution pour des enfants placés par le juge à Bruxelles. Et c’était des enfants en difficulté dans des familles défavorisées on va dire. Et donc l’idée c’était de les accompagner pour dénouer un petit peu ce qui est bloqué en eux, via le corps, via un travail sur les émotions. Ce que je me suis rendu compte, c’est que je n’avais pas accès à une partie, enfin quelque chose d’important qui est les parents et la famille.
Quels enfants, et pourquoi la famille compte
00:04:27MichelÉvidemment dans ce cas-là, il n’y en a pas, ou ils sont rares, ils sont plutôt absents.
00:04:30Véronique ThiryVoilà. Et donc certains pouvaient venir et, comment dire, s’engager et participer et échanger, et d’autres vraiment été en retrait, ne voulaient pas s’investir. Et moi j’ai à un moment donné eu un manque de rencontre avec les parents et j’ai eu envie de pouvoir améliorer ça et travailler autrement et autre part. Donc je me suis arrêté de travailler en institution et, suite à un arrêt médical, un burn out, je me suis questionnée sur est-ce que j’ai encore envie de continuer ce métier?
00:05:00MichelC’est la question du sens au travail? (Véronique Thiry: Oui, oui) Oui hein je pense, oui.
00:05:02Véronique ThiryOui, oui. C’est hyper important pour moi et donc comme je n’en trouvais plus, ou en tout cas il y a quelque chose qui n’allait pas, j’ai eu envie de remédier, enfin de combler ça. L’idée a été de créer une ASBL.
00:05:13MichelOn va en parler justement, c’est le sujet de ce podcast, on va parler de ton asbl et pas que. Parce que tu as aussi écrit un ouvrage (Véronique Thiry: Oui) et tu as aussi créé des petits livrets (Véronique Thiry: Oui), on va aussi en parler. Les enfants à qui tu destines ton approche sont des enfants qu’on définit comment? Alors je n’aime pas faire les catégories, mais les gens dans des sacs mais il faut que l’auditeur et auditrice puissent comprendre les spécificités que tu as choisi de prendre.
00:05:31Véronique ThiryOui, alors de ce fait, je travaille dans des centres pluridisciplinaires, donc là c’est des enfants tout venant. Et donc je travaille en collaboration avec des écoles, des pédiatres qui envoient les enfants. Ils viennent sur base…
00:05:42MichelAlors ces enfants ont un profil spécifique en fait, c’est ça?
00:05:44Véronique ThiryAlors, oui, c’est ils rencontrent des difficultés. Alors, pour l’instant, il y a beaucoup d’enfants qui sont dans des difficultés, comme on dit, émotionnelles. Et donc c’est une demande, pas principale, mais ça ressort beaucoup.
00:05:55MichelLes enfants autistes, les enfants TDAH comme on dit souvent, avec un trouble…
00:05:59Véronique ThiryQui ont un retard de développement (Michel Godart: Aussi, d’accord, ok) global, moteur. L’idée c’est de venir remettre du lien entre le corps et le psychisme. Vraiment pouvoir relier les deux, comme la psychomot se base sur le corps et le jeu spontané (Michel Godart: Et le mouvement), c’est à partir… Et le mouvement, c’est à partir de là qu’on va venir se fondre dans leur jeu, dans leur paysage et venir dénouer, détricoter un petit peu les choses et essayer qu’ils repartent, qu’ils retrouvent leur équilibre en fait.
00:06:26MichelLes parents sont plus présents ou pas forcément?
00:06:27Véronique ThiryAlors là ils sont plus présents (Michel Godart: Voilà) puisqu’on peut faire une première rencontre qu’on appelle l’anamnèse, où ils peuvent venir déposer un petit peu ce qui les questionne.
00:06:35MichelL’anamnèse c’est l’histoire médicale d’un patient (Véronique Thiry: Voilà) ou de quelqu’un qu’on écoute (Véronique Thiry: C’est ça), pour ceux qui ne connaissent pas le mot.
00:06:39Véronique ThiryVoilà, c’est ça. C’est important parce que ça leur permet de déposer ce qui est compliqué pour eux. Et moi, ça me permet de dire “OK, moi, voilà ce que je peux proposer, mon espace, comment est-ce que je joue avec l’enfant, à quoi ça va servir et (Michel Godart: Mais qu’est-ce qui va interpeler l’enfant aussi quoi) en quoi je vais pouvoir répondre?”
00:06:54MichelOuais je comprends bien. Waouh! Quel travail! Il faut vraiment bien réfléchir en amont en fait?
00:06:59Véronique ThiryOui, parce que c’est un engagement global (Michel Godart: Oui), il faut s’engager corporellement avec l’enfant, faut jouer avec (Michel Godart: Il y a une approche systémique aussi), oui, il faut s’ajuster. Il faut trouver, aller décoder, les petits indices corporels qui font qu’il est tendu, qu’il est du coup en colère et qu’il réagit mal.
00:07:14MichelEn fait tu travailles en mode agile, tu travailles en mode incrémental, l’agilité va partout tu vois (Véronique Thiry: Oui). Petit clin d’œil à mes amis de chez Pyxis-Belgique. Alors Véronique, comme dans tous les métiers, tout va parfois bien et parfois il y a des difficultés. Alors moi j’aime bien le positif, mais quand même on va un peu parler des challenges de ton métier, est-ce qu’il y a des challenges dans ton métier?
Les défis : finances, coordination, remboursements
00:07:30Véronique ThiryAlors oui, il y a forcément la question des finances.
00:07:35MichelC’est un soin qui prend du temps et donc ça fait un coût, c’est ça?
00:07:37Véronique ThiryVoilà, c’est ça (Michel Godart: Mm d’accord), ça peut être un sacré chemin. On dépend du rythme de l’enfant, et ben du coup des finances comme je disais de la famille, du contexte familial, du fait qu’il peut y avoir une fratrie. Le fait que l’enfant en question peut avoir besoin de plusieurs suivis (Michel Godart: Oui) : logo, psy ou kiné.
00:07:56MichelEt donc plusieurs corps de métiers qui se croisent et qui communiquent, est-ce qu’on communique bien ensemble dans ces corps de métiers? (Véronique Thiry: Alors oui) C’est pas un challenge ça aussi.
00:08:01Véronique ThiryC’est un challenge. Quand on est dans une structure comme un centre pluridisciplinaire et que l’enfant est suivi par les thérapeutes du centre, ben ça se coordonne super bien. Quand l’enfant, pour des raisons voilà…
00:08:10MichelQuand on picore à gauche, à droite c’est autre chose?
00:08:12Véronique ThiryDoivent picorer. Enfin, c’est pas joli le mot picore mais…
00:08:14MichelNon mais il symbolise bien.
00:08:15Véronique ThiryVoilà, ça symbolise bien. À ce moment-là il faut se téléphoner, échanger. Mais cet échange et cette collaboration elle est importante pour que ça soit cohérent autour de l’enfant. Sinon…
00:08:26MichelBen oui, parce qu’on rappelle c’est une approche holistique (Véronique Thiry: Voilà), globale donc il faut quand même garder (Véronique Thiry: C’est ça) ces communications, elles sont hyper importantes.
00:08:31Véronique ThiryÇa demande au thérapeute d’aller contacter les autres et de se coordonner, mais bon voilà, ça, ça fait partie du métier, c’est comme ça. Et donc c’est vrai que ça peut être parfois compliqué pour les parents. Tu disais financièrement, et je vais expliquer pourquoi, mais il y a aussi le côté praticopratique, c’est qu’il faut se déplacer (Michel Godart: Ah oui) par-ci par-là, qu’il faut jongler (Michel Godart: Il faut arranger l’agenda entre les frères et sœurs,…) avec les horaires, les sports
00:08:50MichelLes activités, ouais. Tous les parents connaissent ça je pense.
00:08:53Véronique ThiryVoilà. Et donc parfois, certaines familles refusent ou ne peuvent pas venir (Michel Godart: Assumer) parce que ce jour-là, ils ne sont pas dispo donc ils doivent changer, trouver un autre thérapeute. Donc ça c’est le côté pratico-pratique avec lequel il faut jongler. Et le côté financier, bah oui, il y a ça, enfin ce que je disais c’est les prises en charge multiples, s’il y a une fratrie. Et aussi le fait que les mutuelles ne remboursent pas (Michel Godart: Ah!) suffisamment.
00:09:16MichelÇa ça allait être une de mes questions (Véronique Thiry: Voilà). Je me demandais si c’est des soins remboursés parce que reconnus : pas du tout ou partiellement?
00:09:21Véronique ThiryC’est partiellement, on n’est pas encore à avoir des remboursements comme les kinés par exemple, donc il y a du travail encore sur la reconnaissance. Ce qui fait que les mutuelles remboursent pour une partie, et encore différemment selon que c’est une mutuelle ou l’autre, et donc on a des familles qui disent “Bah voilà, moi je ne peux plus suivre, je dois tout d’un coup m’arrêter”.
00:09:39MichelJe veux aider mon enfant mais j’ai pas les moyens (Véronique Thiry: Voilà). Et ça c’est triste et ça fend le cœur (Véronique Thiry: Oui) d’entendre ça.
00:09:42Véronique ThiryÇa, c’est horrible.
Ose ton potentiel asbl : la raison d’être
00:09:43MichelEt ça, ça ouvre la porte à la deuxième partie de cette interview (Véronique Thiry: Voilà), c’est ton asbl?
00:09:47Véronique ThiryOui, tout à fait.
00:09:48MichelC’est “Ose ton potentiel” (Véronique Thiry: C’est ça), C’est ça, c’est son nom? (Véronique Thiry: Oui, c’est le nom) pourquoi ce nom?
00:09:52Véronique ThiryÇa, ça fait peut-être écho à moi plus personnellement parce que, l’idée c’était de donner à chacun, enfin les enfants puisque mon petit cœur va pour les enfants, la possibilité d’oser les choses et de justement sortir de ce corps étriqué qui n’osent pas parfois.
00:10:07MichelOui c’est ça, et d’aller chercher son vrai potentiel (Véronique Thiry: Voilà) d’enfant et d’humain.
00:10:11Véronique ThiryVoilà. Et parce que moi je n’aimais pas du tout l’école et que je n’ai pas réussi à me…
00:10:15MichelAh c’est beau. Je suis ému c’est beau!
00:10:16Véronique ThiryMerci! Je n’ai pas réussi à m’éclater à l’école, je n’y arrivais pas, je préférerais la nature, jouer…
00:10:22MichelTout ce que tu as dit jusqu’ici m’illumine et m’émerveille, donc merci pour ce partage, déjà il est précieux pour moi. Et je trouve ça très beau ce que tu es en train de nous raconter, moi ça me touche particulièrement pour plein de raisons. Ça veut dire qu’il y a une mission, parce que on va le dire pour les auditeurs et auditrices qui nous écouteraient depuis la France ou d’autres pays qui ne connaissent pas le terme “ASBL”, c’est association sans but lucratif (Véronique Thiry: Oui). C’est-à-dire qu’il y a une mission, et que l’objectif n’est pas forcément de gagner de l’argent, de se rémunérer, il y a un objectif avec une mission derrière. Quelle est la mission de Ose ton potentiel?
00:10:47Véronique ThiryC’est d’accompagner et d’aider les familles qui sont justement en difficulté financière. L’idée n’est pas de payer les séances de toute une famille, mais de parrainer, de co-financer les séances pour que ça devienne vivable pour eux et qu’ils puissent l’assumer.
00:11:01MichelIl y a une question qui me vient à l’esprit mais “Où tu trouves les sous madame?”. Est-ce que c’est pur bénévolat de ta part et tu te dis “Je me dévoue corps et âme à ma mission”. Je crois qu’il y a un peu de ça, te connaissant, mais ça va plus loin non, il faut trouver des finances quand même? (Véronique Thiry: Voilà). Parce que il n’y a pas qu’une famille que tu aides?
Le festival Happy Family, moteur de l’asbl
00:11:15Véronique ThiryNon, c’est ça, il faut trouver les finances et donc on a pour l’instant un projet qui le permet, qui est le festival “Happy Family”.
00:11:22MichelOui, on y était avec notre #PodiBUZ (Véronique Thiry: Voilà, tout à fait), on a fait des interviews et d’ailleurs il y a un podcast “Happy Family” qui va prendre naissance grâce à notre collaboration (Véronique Thiry: Oui), on en profite pour l’annoncer.
00:11:29Véronique ThiryTout à fait. Donc c’est un festival qui a lieu plus ou moins en début d’août, qui se passe au Parc du Cheneau (Michel Godart: À Braine-l’Alleud, oui) à Braine-l’Alleud, voilà. Et on organise trois jours d’activités gratuites pour les enfants. On a de l’aide de la part de sponsors par exemple.
00:11:45MichelEt donc les finances, elles viennent des ventes sur place (Véronique Thiry: Voilà), de tout ce qui est foodtruck, boissons et autres, c’est ça?
00:11:49Véronique ThiryC’est ça. Exactement.
00:11:50MichelOn y était mais ça fait trois ans que ça dure?
00:11:52Véronique ThiryOui, c’est la troisième année.
00:11:53MichelEt en même pas trois ans, j’ai entendu des chiffres comme 5000 visiteurs (Véronique Thiry: Oui, c’est ça), c’est énorme (Véronique Thiry: Oui), c’est impressionnant (Véronique Thiry: Oui), quel succès quoi! (Véronique Thiry: Oui). Troisième année, plus de 5000 visiteurs, des activités pour les enfants gratuites. Comme on y allait je peux témoigner qu’il y a des châteaux gonflables, il y a des jeux, des activités, il y a même la Maison des jeunes qui est là (Véronique Thiry: Oui), présent aussi, qu’on salue au passage. J’ai vu des personnes très connues, avec une belle réputation pour des sauts d’obstacles et des parcours aussi (Véronique Thiry: Oui), c’était assez impressionnant quoi. Chaque année ça se renouvelle?
00:12:19Véronique ThiryOui. Tout à fait, on essaye de varier un petit peu pour égayer et changer. On essaye que ce soit aussi des personnes locales, enfin le plus proche.
00:12:28MichelOui, c’est ça (Véronique Thiry: De Braine), c’est ce qui m’avait marqué, ouais. Vous favorisez l’économie locale (Véronique Thiry: Oui) et ça, c’est un truc que je voudrais quand même mettre en avant aussi dans cette interview.
00:12:34Véronique ThiryParce que c’est vrai qu’on peut inviter plein de gens, bien sûr, mais l’idée c’est que ça soit local oui.
00:12:39MichelAlors, si des gens nous écoutent et se disent “Mais c’est génial ce qu’ils font! Moi, j’ai envie de proposer une activité à ce festival”, est-ce qu’ils peuvent le faire? Ils peuvent vous contacter?
00:12:45Véronique ThiryIls peuvent, il faut contacter du coup l’ASBL et on pourra en discuter.
00:12:50MichelAlors le festival, est-ce qu’il arrive à lui seul, avec les sponsors, à donner suffisamment de rentrées pour ta mission que tu t’es donné dans l’asbl (Véronique Thiry: Oui), que vous vous êtes donné?
00:12:58Véronique ThiryPour l’instant oui, on aide entre trois et cinq familles
00:13:01Véronique ThiryCe qui est déjà pas mal, et c’est important.
00:13:02Véronique ThiryCe qui est déjà pas mal. Voilà, alors pas forcément toute une année mais en tout cas tout un bout de chemin.
00:13:07MichelEn tout cas suffisamment que pour soulager les parents (Véronique Thiry: Oui) et leur donner une aide et avoir un impact. Alors ce qui peut être plus magique c’est de voir l’impact sur l’enfant, parce que finalement tu vois le résultat de ton travail et de tous ces efforts?
00:13:17Véronique ThiryOui, tout à fait.
00:13:18MichelParce que je vous ai vu très actif, avec pas mal de bénévole qu’on salue aussi pendant le festival.
00:13:21Véronique ThiryOui. Ah oui, et ça c’est…
00:13:21MichelCombien de bénévoles vous avez?
00:13:23Véronique ThiryAlors il y en a au moins plus de 30
00:13:24MichelWaouh! Même ta fille est dans l’histoire (Véronique Thiry: Oui, oui)! Toute la famille s’implique (Véronique Thiry: Les trois), Monsieur et la fille.
00:13:29Véronique ThiryAvec l’aide de mon compagnon, Benoît Georges, dit “Ben”. Et cela permet du coup de concrétiser certains projets et encore d’autres à venir.
00:13:39MichelEt alors vous avez d’autres aides aussi qui sont plus logistiques? (Véronique Thiry: Oui c’est ça) J’ai entendu que les communes, les institutions s’en mêlent aussi.
00:13:44Véronique ThiryOui. Il y a la commune qui nous aide, par exemple avec le prêt des chapiteaux, des chaises, des tables, etc.
00:13:50MichelDonc une commune impliquée?
00:13:51Véronique ThiryOui, tout à fait, et on les remercie. Et nous avons aussi l’aide de la province du Brabant wallon pour, par exemple, l’achat de matériel typique de la psychomot (Michel Godart: Wouah) quoi. Des modules…
00:14:02MichelAh oui, donc même les autorités publiques (Véronique Thiry: Oui) s’intéressent à ce que vous faites (Véronique Thiry: Oui), reconnaissent le travail (Véronique Thiry: Oui), et s’impliquent (Véronique Thiry: Oui, c’est super). Donc c’est quand même, ça mérite d’être souligné quand même (Véronique Thiry: Tout à fait), ouais, super. Il y a une belle, belle atmosphère, moi je recommande ce festival, Venez-y l’année prochaine et sachez que tout ce que vous ferez en achat là-bas sur place va aider des enfants, et ça c’est le plus beau des messages qu’on puisse passer. Alors Véronique, tu y vas un peu plus loin? On va maintenant passer à la littérature?
Le Voyage du Dedans, avec Oscillo
00:14:25Véronique ThiryAlors j’avais un projet de créer des ateliers, ben justement par rapport aux émotions, pour sortir un petit peu du côté juste psychomot, mais d’amener les enfants à aller un petit peu comprendre ce qui se passe dans leur corps, et comment répondre ou apaiser une émotion qui vient à les embêter.
00:14:41MichelAvec un côté plus ludique donc?
00:14:43Véronique ThiryVoilà. Mais le projet était au départ un peu trop complexe (Michel Godart: D’accord). C’était moi ce qu’il y avait dans ma tête, mais pour l’amener (Michel Godart: Ouais, je vois bien) chez un enfant, c’était un petit peu compliqué. Donc j’ai une amie qui m’a aidé un peu à recentrer, affiner le projet. Et donc je suis parti sur les six émotions de base, et donc j’ai imaginé un conte, une histoire, où l’enfant va être emmené dans la forêt des émotions avec un petit guide qui s’appelle “Oscillo”. Et pour le principe, c’est un culbuto, donc qui peut osciller, bouger… Et donc braver les tempêtes émotionnelles, et retrouver son équilibre. Et donc il va transmettre à l’enfant le cheminement qu’il peut faire pour apprivoiser ses émotions (Michel Godart:. Très jolie métaphore). Ça c’est en très rapide.
00:15:27MichelC’est une très jolie métaphore. Et donc ça donne un ouvrage, et des petits livrets (Véronique Thiry: Un ouvrage) aussi j’ai vu.
00:15:31Véronique ThiryEt alors il y a un carnet qui accompagne. Parce que l’histoire survole les émotions (Michel Godart: Ok) et dont principalement la colère (Michel Godart: Oui), avec ce cheminement dont je parlais. Et puis, ben du coup je suis passé à un carnet qui lui reprend chaque émotion, et va faire ce même cheminement pour chaque émotion. Donc c’est praticopratique, il faut que le parent accompagne évidemment, le parent ou les écoles, les instituteurs, institutrices…
00:15:52MichelBen oui les professionnels, les professionnels sont intéressés ils sont…
00:15:54Véronique ThiryLes professionnels de l’enfance.
00:15:54MichelConcerné, bien sûr.
00:15:55Véronique ThiryVoilà. Voilà, et donc ça va peut-être amené aussi à des ateliers dans les écoles, pourquoi pas? (Michel Godart: Ben je te le souhaite de tout cœur) Mais tout ça est en cheminement.
00:16:02MichelMais je pense que oui, je vois que tu as plein d’idées, plein de projets qu’on ne va pas tout dévoiler aujourd’hui (Véronique Thiry: Non) mais… Je sais que tu as plein d’idées, que tu es une ressource à toi seul sur plein de pistes, et donc ça c’est magique à entendre. Alors moi ce que j’ai envie de faire pour clôturer tout doucement cet épisode, j’aimerais que les auditeurs et auditrices puissent retenir deux informations importantes c’est : où te contacter et comment? Premier point. Et surtout, où est-ce qu’on va trouver ces ouvrages parce que moi tu m’as juste donné envie de les acheter et de les offrir à mon ami là, qui va peut-être être intéressée?
Contacts, livres et mot de la fin
00:16:25Véronique ThiryPour me contacter c’est ose ton potentiel (Michel Godart: L’ASBL) arobase gmail point com, c’est l’asbl. Et pour les livres, c’est pareil on peut me contacter par mail.
00:16:36MichelIls sont distribués en points de vente?
00:16:37Véronique ThiryOn peut venir les retirer chez moi.
00:16:39MichelDonc à Braine.
00:16:39Véronique ThiryOn fait local pour le moment (Michel Godart: Braine, local), puis forcément ben ça se trouvera en ligne.
00:16:43MichelMais si je suis intéressé en France, je peux te faire un mail, tu peux les expédier à ma demande ou c’est pas possible?
00:16:47Véronique ThiryAlors à ce moment-là il faut aller sur Amazone, ils sont visibles et on peut les commander.
00:16:49MichelVoilà, d’accord. Et donc ils sont visibles en ligne et téléchargeables en ligne.
00:16:53Véronique ThiryDonc le titre du livre c’est “Les voyages du dedans” avec Oscillo.
00:16:56MichelMais voilà, tu finis par compléter la dernière question qui allait arriver c’est parfait. Véronique, on est dans un podcast un petit peu particulier, je t’explique: on a un texte descriptif qui va accompagner cet enregistrement, on a un format vidéo où on pourra faire défiler des visuels de ces ouvrages et des activités et du festival. Donc ça va être sympa parce qu’il y a la voix, mais pour les curieux et les curieuses, si vous allez sur notre chaîne YouTube @thepodcastfactoryorg et bien vous allez voir la vidéo de cette interview avec des visuels qui défilent, donc ça c’est très important. Cette vidéo est transcrite pour les sourds et malentendants, ça c’est aussi important à tes yeux (Véronique Thiry: Chouette) je pense (Véronique Thiry: Oui), et traduit en quatre autres langues, c’est à dire: néerlandais, allemand, anglais et espagnol, c’est pas rien, c’est sympa (Véronique Thiry: C’est pas rien), c’est accessible. Et petite cerise sur le gâteau, on a une autre particularité dans nos podcasts, c’est qu’on a un lien vers un Voice mail, une messagerie vocale. Vous prenez votre smartphone, pourquoi un smartphone, parce que sur un smartphone il y a toujours un micro. Vous cliquez sur ce lien qui est dans Spotify, dans toutes les plateformes d’écoute. Et vous arrivez sur un bouton “Enregistrer”, et vous enregistrez un message pour notre amie Véronique avec une gratitude, un message avec une question, une remarque, c’est bienvenu. Et si vous rajoutez à la fin de ce petit mémo vocal, on peut partager, et bien quand on publiera le podcast, on mettra en lien les petits liens où on pourra écouter la voix des gens qui te parlent, et tu pourras répondre de la même manière. Si on ne me rajoute pas cette précision, je t’enverrai en privé le lien, tu pourras écouter la voix des personnes qui te parlent, et tu pourras leur répondre puisque pour envoyer le message ils devront mentionner leur adresse email. Et donc tu pourras agrémenter ta newsletter de leur mail pour pouvoir les contacter et leur donner des infos et te suivre. Qu’est-ce que t’en penses? (Véronique Thiry: Parfait, chouette) Bonne idée ? Bon plan? (Véronique Thiry: Oui). Super! Je voudrais te remercier, encore une fois.
00:18:28Véronique ThiryMerci à toi aussi.
00:18:28MichelEt je souhaite plein de succès à Ose ton potentiel, et surtout, surtout, surtout, au festival Happy Family puisqu’il alimente Ose ton potentiel aussi.
00:18:36Véronique ThiryTout à fait.
00:18:36MichelRendez-vous quand le prochain? Au mois d’août de?
00:18:38Véronique ThiryAu mois d’août. Pas le premier, pas tout, tout, tout début août, celui d’après (Michel Godart: On ira voir sur le site), j’ai pas les dates en tête. Oui
00:18:44MichelOn mettra le lien.
00:18:44Véronique ThiryLe six, sept, huit.
00:18:45MichelSix, sept, 8 août. Ça marche, on bloque la date. A bientôt Véro!
00:18:47Véronique ThiryA bientôt. Merci.
00:18:49JingleYou’r listening to “The Podcast Factory Org”.
00:18:50MichelCe projet podcast est une initiative créée et proposée par l’ASBL “The Podcast Factory Org”, avec le sponsor de “transforma bxl – Innovation Playground”, espace de coworking à Evere. Depuis janvier 2025 et pour cinq années, nous sommes aussi sponsorisés par “Plugin Company”, notre opérateur de bornes et de cartes de recharge privilégié. “The Podcast Factory Org” est très fier d’être membre de “KAYA” – Coalition des Écopreneur et Écopreneurses, et de collaborer avec le “Love Health Center”. Vous retrouverez tous les épisodes de tous nos podcasts sur le site “What’s Your Story point be”. N’oubliez pas de vous abonner à notre chaîne YouTube @thepodcastfactoryorg, nous y proposons le podcast en format vidéo avec la transcription en sous titres en plusieurs langues.
Transcription intégrale (135 répliques) — cliquez un horodatage pour lancer la vidéo ci-dessus au bon moment, sans quitter la page. © The Podcast Factory Org.