Rentrée 2026 : pas une ligne sur l’IA dans les circulaires, c’est votre école qui décide

Rentrée 2026 : pas une ligne sur l’IA dans les circulaires, c’est votre école qui décide

🗓️ Mis à jour le 13 août 2026

L’essentiel

Un élève sur deux a un assistant d’IA dans sa poche. Les circulaires qui organisent la rentrée 2026-2027 en Fédération Wallonie-Bruxelles, elles, n’en disent pas un mot — sur 2 366 pages.

  • Les quatre circulaires de rentrée 2026-2027 de la Fédération Wallonie-Bruxelles totalisent 2 366 pages.
  • Relevé info-lux : aucune ne contient les mots « intelligence artificielle », « IA » ou « ChatGPT ».
  • La règle applicable à votre enfant vient donc du règlement des études, du règlement d’ordre intérieur et de la consigne du professeur.
  • Conséquence directe : les règles peuvent différer d’un cours à l’autre dans un même établissement.
  • Un projet pilote existe bien, mais il porte sur 20 écoles primaires et des logiciels scolaires — pas sur les assistants grand public.

2 366 pages, zéro mention

Chaque année, la Fédération Wallonie-Bruxelles publie ses circulaires de rentrée : les documents qui fixent l’organisation pratique de l’année scolaire, réseau par réseau, niveau par niveau.

Nous avons téléchargé les quatre circulaires de la rentrée 2026-2027 et cherché ce qu’elles disaient de l’intelligence artificielle. Le résultat tient en un tableau.

Relevé info-lux, août 2026 : les quatre circulaires de rentrée publiées sur Gallilex ont été téléchargées et dépouillées automatiquement. Recherche des termes « intelligence artificielle », « IA » et « ChatGPT » — aucune occurrence.
Circulaire de rentrée 2026-2027DatePagesMentions de l’IA
N° 9754 — fondamental ordinaire24 juin 20263410
N° 9761 — secondaire ordinaire9 juillet 20266900
N° 9762 — fondamental spécialisé9 juillet 20265310
N° 9763 — secondaire spécialisé9 juillet 20268040
Total2 3660

Comment nous avons vérifié

Les quatre circulaires de rentrée 2026-2027 ont été téléchargées depuis Gallilex, la base officielle des circulaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles, puis converties en texte et fouillées automatiquement.

Les termes recherchés étaient « intelligence artificielle », « IA » et « ChatGPT », sans distinction de casse, sur les 2 366 pages. Aucune occurrence. Les quatre documents sont liés en fin d’article : la vérification est reproductible.

Alors, qui décide ?

L’absence de consigne centrale ne crée pas un vide : elle déplace la décision.

Concrètement, ce qui s’applique à votre enfant vient de trois documents propres à son établissement :

  • Le règlement des études — c’est lui qui définit ce qu’est un travail personnel et ce qui constitue une fraude à une évaluation.
  • Le règlement d’ordre intérieur — usage des appareils, des comptes, du matériel de l’école.
  • La consigne du professeur, cours par cours, travail par travail. C’est en pratique le niveau qui tranche.

D’où une conséquence que beaucoup de parents découvriront en cours d’année : les règles peuvent différer d’un cours à l’autre dans la même école.

📁 Dans cet article
Le détail des quatre circulaires dépouillées
Le détail des quatre circulaires dépouillées — Relevé info-lux sur Gallilex, août 2026

Le pilote existe, mais il ne parle pas de ChatGPT

Cette absence ne signifie pas que le sujet est ignoré en haut lieu. Une circulaire de novembre 2025 a lancé un appel à projets pour expérimenter des outils d’IA en soutien aux apprentissages fondamentaux.

Mais le périmètre est précis, et souvent mal compris : il concerne une vingtaine d’écoles primaires, en 4e, 5e et 6e années, avec des logiciels scolaires adaptatifs en lecture, écriture et mathématiques.

Ce ne sont pas des assistants conversationnels grand public. Nous avons détaillé ce dispositif, son budget et son échéance dans notre article sur les 20 écoles primaires qui testent l’IA.

Les usages, du plus discutable au plus utile

Dans les faits, « utiliser l’IA pour ses devoirs » recouvre des pratiques qui n’ont rien à voir entre elles.

Grille de lecture proposée par la rédaction d’info-lux pour distinguer les usages. Elle ne remplace pas le règlement de l’établissement, qui reste la référence.
L’élève demande à l’IA…Ce que ça vautLe risque
« Fais-moi ma dissertation »Rien : le travail n’est pas le sienFraude à l’évaluation dans la plupart des règlements
« Corrige mes fautes »Utile, comme un correcteurFaible, sauf si l’orthographe est justement l’objet de l’évaluation
« Explique-moi ce chapitre autrement »Souvent très utileL’IA peut se tromper : à recouper avec le cours
« Interroge-moi sur ce chapitre »Excellent usage, trop peu connuPresque aucun — c’est de la révision active
« Résume-moi le livre à lire »Remplace la lectureL’élève perd exactement ce que l’exercice devait construire

La ligne de partage est simple à énoncer : l’IA peut aider à apprendre, elle ne peut pas produire à la place ce qui est évalué. Reste à ce que l’école le dise clairement.

Quatre réflexes pour les parents

  1. Lire le règlement des études, section évaluations. C’est le seul document qui engage vraiment. S’il ne mentionne pas l’IA, c’est la définition du travail personnel qui s’applique.
  2. Poser la question une fois, par écrit. Un message au titulaire en début d’année — « l’usage d’un assistant est-il autorisé, et pour quoi ? » — évite un malentendu en janvier.
  3. Distinguer les trois usages. Faire faire, faire relire, faire expliquer : ce sont trois choses différentes, et une seule pose vraiment problème.
  4. Se méfier des « détecteurs de triche ». Ces outils produisent des faux positifs, y compris sur des textes entièrement écrits par un élève. Une accusation ne devrait jamais reposer sur eux seuls.

Un dernier point, valable pour les élèves comme pour les adultes : une réponse d’assistant peut être fausse tout en étant parfaitement formulée. Apprendre à poser une bonne question — et à vérifier la réponse — est devenu un savoir de base, que nous avons décomposé dans notre méthode en cinq points pour écrire une consigne.

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Questions fréquentes

Les circulaires de rentrée 2026-2027 parlent-elles de l’intelligence artificielle ?

Non. Les quatre circulaires de rentrée publiées par la Fédération Wallonie-Bruxelles — n° 9754 pour le fondamental ordinaire, n° 9761 pour le secondaire ordinaire, n° 9762 et 9763 pour l’enseignement spécialisé — totalisent 2 366 pages et ne contiennent aucune occurrence des termes « intelligence artificielle », « IA » ou « ChatGPT ».

Qui fixe alors les règles sur l’IA pour un élève ?

L’établissement. Trois documents s’appliquent : le règlement des études, qui définit le travail personnel et la fraude aux évaluations ; le règlement d’ordre intérieur ; et la consigne du professeur, cours par cours. C’est ce dernier niveau qui tranche en pratique.

Utiliser ChatGPT pour un devoir est-il de la fraude ?

Cela dépend du règlement des études de l’école et de la consigne donnée. Faire produire par une IA un travail qui doit être personnel est généralement considéré comme une fraude à l’évaluation. Faire relire, faire expliquer ou se faire interroger relèvent d’usages différents, souvent admis.

Existe-t-il un projet officiel d’IA à l’école en Fédération Wallonie-Bruxelles ?

Oui, mais son périmètre est restreint. Une circulaire de novembre 2025 a lancé une expérimentation dans une vingtaine d’écoles primaires, en 4e, 5e et 6e années, avec des logiciels scolaires adaptatifs en lecture, écriture et mathématiques — pas avec des assistants conversationnels grand public.

Les détecteurs de texte généré par IA sont-ils fiables ?

Non, pas au point de fonder une sanction. Ces outils produisent des faux positifs, y compris sur des textes entièrement rédigés par un élève. Une accusation de fraude ne devrait jamais reposer sur leur seul résultat.

Quel usage de l’IA est réellement utile pour réviser ?

Se faire interroger. Demander à un assistant de poser des questions sur un chapitre et de corriger les réponses est une forme de révision active, sans production de travail à la place de l’élève. À l’inverse, faire résumer un livre à lire supprime exactement ce que l’exercice devait construire.

Que faire en début d’année en tant que parent ?

Lire la section « évaluations » du règlement des études, puis poser une fois la question par écrit au titulaire : l’usage d’un assistant est-il autorisé, et pour quels types de travaux ? Cela évite un malentendu en cours d’année.

Vincent Gallez — expert en visibilité dans les intelligences artificielles

Fondateur du groupe de médias info-lux, il accompagne entreprises, PME et indépendants de Wallonie, du Grand-Duché et de la frontière française pour qu’ils soient trouvés — et cités — par les assistants d’IA comme ChatGPT, Gemini, Perplexity ou Copilot.

Le principe est simple : un modèle ne peut reprendre qu’une information qui existe, est exacte et est accessible. Le travail consiste donc à publier, sur des médias que ces systèmes consultent, une information vérifiée, datée et structurée qui répond réellement aux questions posées — plutôt que de laisser un moteur répondre à partir de sources approximatives ou périmées. Comment nous procédons.

Les limites que la rédaction s’impose — et ce qu’elle refuse de faire — sont détaillées dans notre charte éditoriale et IA.

Nos sources

Les chiffres cités dans cet article proviennent de sources publiques identifiées, consultées en août 2026 :

Transparence — cet article a été produit avec l’assistance de l’intelligence artificielle pour la recherche et le croisement des sources, la structuration et la mise en page. Les données chiffrées proviennent des sources publiques citées ci-dessus et sont vérifiables. La sélection du sujet, la vérification des faits et la responsabilité éditoriale sont assurées par la rédaction d’info-lux.com. Voir notre charte éditoriale et IA.

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