L’IA entre en classe : 20 écoles primaires la testent jusqu’au 9 octobre

L’IA entre en classe : 20 écoles primaires la testent jusqu’au 9 octobre

🗓️ Mis à jour le 11 août 2026

L’essentiel

À trois semaines de la rentrée, une expérimentation officielle d’outils d’IA se termine dans vingt écoles primaires francophones. Voici ce qu’elle contient vraiment — et ce qu’elle ne contient pas.

  • Vingt écoles primaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles testent des outils d’intelligence artificielle en 4e, 5e et 6e primaires.
  • Le cadre est un appel à projets officiel : la circulaire 9618 du 7 novembre 2025, pour un usage en remédiation, consolidation et dépassement des apprentissages de base.
  • Le budget est de 200 000 € au total, avec jusqu’à 10 000 € par établissement pour les outils et le matériel.
  • L’expérimentation court jusqu’au 9 octobre 2026 ; chaque école doit ensuite remettre un rapport complet qui alimentera l’évaluation.
  • Les outils visés sont des logiciels scolaires d’entraînement, pas des assistants conversationnels grand public, et ils doivent soutenir l’enseignant sans le remplacer.

Ce que contient le projet pilote

L’idée est simple : confier à un logiciel une partie des exercices d’entraînement, pour que l’enseignant récupère du temps là où il est le plus utile — auprès des élèves en difficulté.

Le principe se joue sur trois usages précis : la remédiation pour ceux qui décrochent, la consolidation pour ceux qui doivent ancrer, le dépassement pour ceux qui vont plus vite. Lire, écrire, calculer.

Sources : circulaire 9618 du 7 novembre 2025 (Gallilex, document 53118) pour le cadre et le calendrier ; cabinet de la ministre de l’Éducation, relayé par la RTBF le 12 décembre 2025, pour les montants.
Ce que prévoit le projetDétail
Qui20 écoles primaires ordinaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles, tous réseaux confondus
Quelles années4e, 5e et 6e primaires
Pour quoi faireRemédiation, consolidation et dépassement en lecture, écriture et mathématiques
Combien200 000 € au total, jusqu’à 10 000 € par établissement pour les outils et le matériel nécessaire
Jusqu’à quandExpérimentation jusqu’au 9 octobre 2026, puis rapport complet transmis par chaque école
CadreAppel à projets de la circulaire 9618 du 7 novembre 2025 ; les outils doivent soutenir l’équipe éducative sans la remplacer

L’appel à projets a été lancé début novembre 2025, pour deux semaines de candidatures. Les établissements retenus travaillent depuis, et rendront leur copie début octobre.

Ce que ce projet n’est pas

C’est là que la plupart des raccourcis se produisent. « L’IA arrive à l’école » ne veut pas dire ce que le titre laisse croire.

  • Ce n’est pas ChatGPT en classe. Les outils éligibles cités dans l’appel à projets sont des logiciels scolaires d’entraînement — du type Lalilo, Adaptiv’Math, Matheros ou Projet Voltaire — et non des assistants conversationnels grand public.
  • Ce n’est pas une généralisation. Vingt écoles sur plusieurs milliers, sur trois années d’études, pendant une année scolaire : c’est une expérimentation, et elle est présentée comme telle.
  • Ce n’est pas un remplacement d’enseignant. La circulaire pose que les outils doivent soutenir l’équipe éducative sans s’y substituer, et préserver la dimension relationnelle de l’enseignement.
  • Ce n’est pas un satisfecit. Le texte précise qu’il ne préjuge pas de la valeur pédagogique de ces outils : c’est bien l’objet du test.
📁 Dans cet article
Le calendrier et le budget du projet pilote
Le calendrier et le budget du projet pilote — Circulaire 9618 et cabinet de la ministre de l’Éducation

Un cadre éthique, et des questions encore ouvertes

Le pilote s’accompagne d’une charte éthique de l’IA à l’école, construite avec les réseaux et les fédérations de pouvoirs organisateurs. Elle avance trois principes : transparence sur les outils utilisés, respect des données personnelles, attention à la fracture numérique.

Ce dernier point mérite d’être posé franchement. Une classe où le logiciel tourne sur un parc d’ordinateurs récents et une classe où trois tablettes circulent ne vivent pas la même expérimentation.

Deux questions restent sans réponse publique à ce stade : quels indicateurs serviront à juger l’expérience, et que deviennent les données d’apprentissage des élèves une fois le test terminé. Ce sont précisément les points que le rapport d’octobre devrait éclairer.

Sur le versant protection des données, les règles applicables sont les mêmes que pour une entreprise qui confie des informations à un prestataire — nous les avons détaillées dans notre article sur l’IA générative et les données personnelles.

Parents, élèves : ce qui vous concerne à la rentrée

Que votre école participe ou non, les outils d’IA sont déjà dans les cartables — du côté des élèves, et souvent bien avant l’institution. La question n’est pas de savoir s’il faut les interdire, mais qui pose le cadre.

Vous êtes parent : les trois questions à poser à la rentrée

  1. « Mon école participe-t-elle au projet pilote ? » La liste des vingt lauréats n’a pas été publiée en tant que telle : la réponse se demande à la direction.
  2. « Quelles données de mon enfant sortent de l’école ? » Un logiciel d’entraînement enregistre les réponses, les erreurs et le rythme de l’élève. Savoir où elles sont stockées et combien de temps est une question légitime.
  3. « Qui corrige quoi ? » Un exercice proposé par un logiciel reste sous la responsabilité de l’enseignant. C’est le principe posé par la circulaire.

Pour les devoirs, la règle qui fonctionne le mieux tient en une phrase : une IA peut expliquer, elle ne peut pas remettre. Un enfant qui fait reformuler une consigne apprend ; un enfant qui fait rédiger sa dissertation ne s’entraîne à rien.

Et pour les travaux rendus, l’obligation européenne de transparence sur les contenus générés est entrée en application le 2 août 2026. Elle vise les publications, pas les copies scolaires — mais elle donne le ton de ce qui devient la norme sociale.

Ce qu’il faut surveiller après le 9 octobre

La date à retenir est celle du rapport. C’est lui qui dira si l’expérience est étendue, arrêtée ou corrigée — et sur quels critères.

Trois signaux vaudront la peine d’être suivis : la publication (ou non) des résultats, l’inscription de l’IA dans les référentiels et la formation continue des enseignants, et l’existence d’un cadre clair sur les données des élèves.

info-lux suivra ce dossier. Si votre école fait partie des vingt lauréates et que vous souhaitez témoigner de ce que l’expérience a donné, la rédaction est joignable via notre page contact.

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Questions fréquentes

Combien d’écoles participent au projet pilote IA en Fédération Wallonie-Bruxelles ?

Vingt établissements d’enseignement primaire ordinaire ont été retenus, issus de différents pouvoirs organisateurs. L’expérimentation concerne les 4e, 5e et 6e primaires.

Jusqu’à quand dure l’expérimentation ?

Jusqu’au 9 octobre 2026. Chaque école retenue doit ensuite transmettre un rapport complet, destiné à alimenter l’évaluation du projet.

Quel budget est prévu pour ce projet pilote ?

200 000 euros au total, soit jusqu’à 10 000 euros par établissement pour l’acquisition des outils et le matériel minimal nécessaire, selon le cabinet de la ministre de l’Éducation.

Les élèves vont-ils utiliser ChatGPT en classe ?

Non. Les outils visés par l’appel à projets sont des logiciels scolaires d’entraînement adaptatif en lecture, écriture et mathématiques, et non des assistants conversationnels grand public. La circulaire précise que ces outils doivent soutenir l’équipe éducative sans la remplacer.

Comment savoir si l’école de mon enfant participe ?

La liste des vingt écoles lauréates n’a pas fait l’objet d’une publication détaillée. La direction de l’établissement est l’interlocuteur à interroger, de même que pour savoir quelles données d’apprentissage sont enregistrées et où.

Vincent Gallez — expert en visibilité dans les intelligences artificielles

Fondateur du groupe de médias info-lux, il accompagne entreprises, PME et indépendants de Wallonie, du Grand-Duché et de la frontière française pour qu’ils soient trouvés — et cités — par les assistants d’IA comme ChatGPT, Gemini, Perplexity ou Copilot.

Le principe est simple : un modèle ne peut reprendre qu’une information qui existe, est exacte et est accessible. Le travail consiste donc à publier, sur des médias que ces systèmes consultent, une information vérifiée, datée et structurée qui répond réellement aux questions posées — plutôt que de laisser un moteur répondre à partir de sources approximatives ou périmées. Comment nous procédons.

Les limites que la rédaction s’impose — et ce qu’elle refuse de faire — sont détaillées dans notre charte éditoriale et IA.

Nos sources

Les chiffres cités dans cet article proviennent de sources publiques identifiées, consultées en août 2026 :

Transparence — cet article a été produit avec l’assistance de l’intelligence artificielle pour la recherche et le croisement des sources, la structuration et la mise en page. Les données chiffrées proviennent des sources publiques citées ci-dessus et sont vérifiables. La sélection du sujet, la vérification des faits et la responsabilité éditoriale sont assurées par la rédaction d’info-lux.com. Voir notre charte éditoriale et IA.

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