🗓️ Mis à jour le 7 septembre 2026
Une plaine baignée de lumière, des messages forts qui résonnent et une communion intergénérationnelle totale. Dimanche 6 septembre 2026, la troisième et dernière journée des Solidarités sur le site d’Écolys a tenu toutes ses promesses. Entre les engagements citoyens portés par des voix puissantes, les découvertes captivantes et la générosité des monstres sacrés de la scène, le festival namurois s’est refermé en apothéose.
- Quand : dimanche 6 septembre 2026, troisième et dernier jour.
- Où : le site d’Écolys, à Namur.
- Sur les scènes : Rocky & Lily, Maguie, ML, Millie Hopes, Diego, Superbus, Marguerite, Imany, Ben Mazué, Christophe Maé et Gaëtan Roussel.
- Hors scène : le Village des Associations, 2 200 m² et une quarantaine d’ONG.
- Les images : 95 photos de Germain Piraux et Céline Gallez.

L’Escale : des héros des enfants aux perles de la nouvelle scène belge
La journée sur la scène de l’Escale a démarré sous le signe de la jeunesse avec un show survitaminé destiné aux enfants. Rocky & Lily, les célèbres visages d’RTBF Auvio Kids, ont déclenché les premiers sourires en reprenant en chœur les génériques des dessins animés favoris des plus petits, des Schtroumpfs à Miraculous.
Un grand moment de complicité pour les familles, prolongé plus tard sur la plaine où les plus chanceux ont pu croiser Rocky en train de se balader au milieu des festivaliers.




C’est sur cette même scène qu’est venue s’imposer Maguie, autrice-compositrice-interprète bruxelloise émergente qui marque les esprits avec sa pop urbaine singulière. Mêlant habilement chanson française introspective et influences hip-hop modernes à la Stromae ou Josman, elle s’est révélée comme une multi-instrumentiste captivante.
Portant des textes sincères et percutants sur le quotidien, et portée par le succès de ses singles Facile ou À la casse, Maguie s’apprête à franchir un cap majeur avec la sortie de son tout premier EP, C’est nous les autres, attendu pour le 9 octobre 2026.


Juste après, c’est ML, le projet solo pop-rock de l’artiste belge Maria-Laetitia Mattern (ancienne membre emblématique des groupes Mugwump et Sonnfjord), qui est venue partager son univers à la fois intime et puissant. Après avoir marqué les esprits avec ses deux premiers EP (Changé et Ailleurs n’existe pas), la chanteuse est venue défendre les morceaux de son tout premier album studio, Tout bas.
Portée par une écriture francophone d’une grande sincérité, elle explore avec intensité les secrets du quotidien, les chagrins d’amitié et les tumultes amoureux. Sa prestation pop-rock, à la fois énergique et introspective, a confirmé de fort belle manière son statut de figure incontournable de la nouvelle scène belge.



Millie Hopes était elle aussi à l’affiche de cette dernière journée, sur la scène de l’Escale.


La relève de la scène francophone : Diego ouvre la scène P&V

Au milieu des grands noms de l’affiche, la scène P&V a fièrement mis à l’honneur la richesse de la jeune scène francophone belge en confiant son ouverture à Diego.
Artiste bruxellois en pleine ascension, le jeune rappeur s’impose désormais comme l’une des pousses les plus prometteuses de sa génération. En distillant un univers hybride, à la fois accessible et intimement personnel, il a captivé les festivaliers venus tôt sur la plaine. Par sa présence et ses textes, il a prouvé que son public, déjà particulièrement fidèle et enthousiaste, ne va cesser de grandir après cette prestation namuroise.


Superbus lance les hostilités : Jennifer Ayache en mode « OK KO »
Dimanche 6 septembre, sur la grande scène du festival, Superbus a lancé les hostilités avec une énergie rare. Porté par Jennifer Ayache, le groupe a ouvert son set sur « OK KO », titre parfait pour mettre le feu d’entrée et installer d’emblée une ambiance survoltée.


Vêtue d’un petit short et d’un t-shirt rouge, la chanteuse n’a pas perdu une seconde pour embarquer la foule, enchaînant les tubes avec une vitalité débordante. Entre guitares percutantes et mélodies immédiatement reconnaissables, le public a suivi chaque refrain, transformant rapidement la zone en véritable zone de sauts et de danse.
Sur scène, Jennifer a joué la carte de l’humour, traversant la scène pour créer cette proximité typique de Superbus. Les fans, au rendez-vous, ont chanté, dansé et sauté sans retenue, comme pour célébrer ensemble plus de vingt ans de pop-rock français.



Un concert aussi vécu en langue des signes

À l’occasion de cette prestation, les chansons du groupe ont été interprétées en langue des signes française, permettant aux personnes sourdes et malentendantes de vivre pleinement les paroles, les rythmes et les émotions du concert.
Le show s’est refermé sur l’incontournable « Butterfly », moment où le groupe a fait participer le public, offrant une conclusion à la fois nostalgique et euphorique à cette ouverture des Solidarités. Jennifer a orchestré une montée progressive : d’abord les voix les plus basses, puis les chœurs qui grossissent, jusqu’à faire hurler le refrain par toute la foule, hommes et femmes mêlés. Un final en apothéose, où chacun a repris en chœur ce tube qui traverse les générations.


Marguerite : la pop du cœur, intime et partagée
Sous le soleil de Namur, Marguerite a retrouvé son public pour un moment simple, vivant et profondément partagé. L’ancienne candidate de la Star Academy a démarré fort avec l’énergie communicative de La Boss, reprise instantanément par une plaine déjà conquise.
Très proche de ses auditeurs, l’artiste a laissé de la place aux échanges et aux confidences spontanées, prenant même le temps de signer l’une des nombreuses pancartes tendues au premier rang. Invitée d’un festival engagé, elle a tenu à remercier chaleureusement les organisateurs et à citer nommément les associations présentes sur le site.
Marguerite a également profité de cette scène pour dévoiler quelques nouveaux titres exclusifs issus de son tout premier album, Guérir, attendu dans les bacs le 2 octobre prochain, avant d’annoncer une tournée des salles dès la mi-novembre. Pour le grand final, il ne restait plus qu’une seule voix : celle du public, unie à l’unisson autour de Les filles, les femmes, les meufs. Une conclusion collective pleine de tendresse.
Imany : un show puissant, féministe et libérateur
C’est également sur la scène P&V qu’Imany est venue défendre en exclusivité son tout nouvel album, Women Deserve Rage. Dès son entrée en scène, le ton était donné : derrière elle, un visuel frappant affichait fièrement le titre éponyme de ce nouveau projet.
L’artiste a profité de ce moment fort pour lancer un message puissant et sans équivoque à toutes les femmes présentes dans le public : « Libérez votre colère, exprimez-vous », tout en encourageant chaleureusement les hommes à écouter cette colère et à la soutenir.

Véritable manifeste d’émancipation et de libération féminine, ce projet de 16 titres explore la colère légitime face aux injonctions sociétales pour la transformer en une force vibrante de guérison et de renaissance. Pour ce grand retour, l’artiste a délaissé les violoncelles pour renouer avec ses propres compositions. Le public a découvert un savoureux mélange de soul, de reggae, de spoken word et de rythmes urbains percutants, portés par le single phare Mad.
Grâce à sa voix envoûtante et une présence scénique magnétique, Imany a offert une performance d’une intensité rare. Une alchimie à la fois cathartique et lumineuse qui restera sans conteste comme l’un des moments citoyens et musicaux les plus puissants du week-end namurois.
Ben Mazué enflamme la grande scène : la poésie en mouvement
Si l’on associe souvent Ben Mazué à la confidence et aux mots doux, c’est un show d’une énergie folle et d’un dynamisme rare que l’artiste a déployé sur la scène de la Place des Arts. Loin de se cantonner à un set intimiste, il a littéralement mordu la scène, insufflant un rythme hyper-soutenu et une vitalité communicative qui ont immédiatement électrisé le public namurois.
Sa poésie singulière, qui capture avec une justesse désarmante les hauts et les bas de nos vies, s’est ici parée de beats percutants et d’arrangements ultra-dynamiques. Naviguant avec une agilité scénique impressionnante entre morceaux rythmés, spoken word percutant et interludes drôles aux allures de stand-up, Ben Mazué a fait sauter, danser et vibrer une foule totalement conquise. Entouré de ses musiciens, il a multiplié les va-et-vient, harangué la fosse et partagé une immense dose de vitalité.
Ce concert survolté a brillamment prouvé que la poésie du quotidien peut aussi être une formidable machine à faire la fête, laissant la plaine de la Verdure hors de souffle et le sourire aux lèvres.
Christophe Maé : une fête foraine humaine et lumineuse
La fête s’est poursuivie sur la grande scène d’Écolys, transformée en un immense terrain de jeu et de vie partagée grâce à la générosité débordante de Christophe Maé.
Dès les premières notes, entouré de ses musiciens, Maé a pris le temps de saluer le public et de remercier l’espace tout entier qui l’accueillait, comme pour faire de ce lieu un terrain de jeu commun. Face à lui, le spectacle était total : des pancartes brandies fièrement, des enfants juchés sur les épaules de leurs parents, des rires et des sourires à perte de vue.


Naviguant avec aisance entre ses tubes incontournables et des reprises emportées, le chanteur a maintenu cette proximité organique qui fait sa signature. Multipliant les regards complices, les gestes vers la fosse et les silences partagés, il a offert bien plus qu’un concert : une traversée collective et une magnifique parenthèse de joie pure où la foule et la scène ne faisaient plus qu’un.
Gaëtan Roussel : une folle énergie et 30 ans d’amour partagé

Habitué de longue date et figure incontournable du festival, Gaëtan Roussel a fait vibrer le public namurois lors d’un concert de clôture mémorable. En pleine tournée pour défendre son superbe sixième album solo, l’ex-leader emblématique de Louise Attaque a proposé un show survolté et ultra-dynamique, ouvert sur le morceau éponyme Marjolaine.
Artiste en mouvement perpétuel et profondément attaché aux valeurs des Solidarités, il a offert un set particulièrement généreux, mêlant ses nouvelles compositions à ses hymnes intemporels.


Cette prestation d’une grande humanité a prouvé, pour sa sixième venue à Namur, l’amour indéfectible qu’il partage avec le public belge. La communion était totale : au premier rang, Gaëtan a même reconnu un fan fidèle qui le suit sur les routes depuis maintenant 30 ans. Un grand moment d’émotion brute pour ce fan et son entourage.


Le Village des Associations : le véritable poumon citoyen du festival
Au-delà des grands rassemblements devant les scènes, le Village des Associations s’affirme comme le véritable cœur politique et citoyen des Solidarités. Déployée sur plus de 2 200 m², une quarantaine d’ONG et de mouvements de terrain transforment la sensibilisation en un grand moment d’éducation populaire.
En déambulant entre les stands, le public a pu s’essayer à des débats mouvants sur la précarité avec le Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté, signer des pétitions urgentes aux côtés d’Amnesty International, ou encore découvrir des initiatives d’entraide concrètes comme l’apprentissage solidaire de la conduite automobile avec Drive Mut.



Cette immense agora prouve que la fête et l’engagement sont indissociables à Namur. Loin des discours moralisateurs, les militants rivalisent de créativité à travers un « Programme OFF » riche en ateliers créatifs, jeux géants et karaokés engagés pour capter l’attention des festivaliers. Qu’il s’agisse de défendre la biodiversité locale avec Natagora, de briser les tabous liés à la santé mentale avec SOS Suicide, ou de promouvoir une société plus inclusive via CAP48, chaque structure rappelle sur la plaine d’Écolys que la solidarité n’est pas un vain mot, mais un combat joyeux qui se mène au quotidien.


📷 Reportage photos et texte
Germain Piraux et Céline Gallez
Les 95 photos de cette troisième journée sont signées Germain Piraux (57 clichés) et Céline Gallez (38 clichés), présents sur la plaine d’Écolys du matin au dernier rappel. Le compte rendu est également de leur plume. Merci à eux, et merci de ne pas réutiliser ces images sans leur accord.
Infos pratiques
| Quand | Dimanche 6 septembre 2026, troisième et dernier jour |
|---|---|
| Où | Site d’Écolys, Namur |
| Les scènes | Grande scène · Place des Arts · scène P&V · l’Escale |
| À l’affiche ce jour | Rocky & Lily · Maguie · ML · Millie Hopes · Diego · Superbus · Marguerite · Imany · Ben Mazué · Christophe Maé · Gaëtan Roussel |
| Village des Associations | 2 200 m², une quarantaine d’ONG et de mouvements |
| Photos | 95 clichés de Germain Piraux et Céline Gallez |
Les trois jours des Solidarités 2026
- Jour 1, vendredi 4 septembre : Faithless, OMD et Skip The Use embrasent la première journée
- Jour 2, samedi 5 septembre : Louane, Soprano et Suzane devant une plaine en fusion
- Jour 3, dimanche 6 septembre : vous y êtes.
La journée en images
Les 95 photos de Germain Piraux et Céline Gallez. Cliquez sur une image pour l’agrandir, puis naviguez avec les flèches.


























































Texte : Germain Piraux et Céline Gallez pour info-lux.com. Photos : Germain Piraux et Céline Gallez — 95 clichés, dimanche 6 septembre 2026 sur le site d’Écolys à Namur.
Les autres reportages de Germain Piraux
- Les Solidarités 2026 à Namur, jour 3 : Superbus, Imany et Gaëtan Roussel referment la plaine d’Écolys
- Les Solidarités 2026 à Namur, jour 2 : Louane, Soprano et Suzane devant une plaine en fête
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