Quoi ? La première des trois journées des Solidarités, le festival musical et citoyen de Namur
Quand et où ? Vendredi 4 septembre 2026, sur le site d’Écolys, à Namur
Têtes d’affiche : Faithless, OMD, Skip The Use, Girls in Hawaii, Pony Pony Run Run
L’ambiance : pluie belge, ponchos, circle pit et une plaine qui n’a pas bougé
Photos : Germain Piraux et Céline Gallez pour info-lux.com — 98 clichés
Namur a vibré ce vendredi pour l’ouverture des Solidarités 2026. Entre scènes éclectiques, engagements associatifs et affiches prestigieuses, l’édition s’annonce comme un millésime particulièrement riche.
Il a plu sur Écolys, et personne n’est parti. Voilà, en une phrase, ce qu’il faut retenir de la première des trois journées du festival namurois : une plaine qui se remplit dès l’après-midi, des ponchos par milliers et deux monuments de la scène internationale pour finir la nuit.
Deux photographes d’info-lux ont couvert cette première journée : Germain Piraux et Céline Gallez, de la scène de l’Escale au pit de la grande scène. Chaque légende indique qui signe le cliché.
Alma Laloy et Josy and the Pony : l’après-midi des découvertes
La journée s’est ouverte sur des notes mélancoliques avec Alma Laloy, à 16 h. La chanteuse propose une pop-folk au piano, influencée par Lana Del Rey et Billie Eilish.
Elle était entourée de son frère Nils et de son père, l’accordéoniste Didier Laloy : une affaire de famille, sur la première scène de la journée.
Le ton a ensuite radicalement changé avec Josy and the Pony. Le groupe belge mené par Fanny Gillard assume un concept punk-rock et yé-yé, avec des musiciens masqués en chevaux.
Après une prestation remarquée l’an dernier sur la petite scène de La Casa, la formation a conquis la Place des Arts.
Ailleurs sur le site, l’après-midi se jouait à plus petite échelle : guitare, voix et percussions devant une fresque peinte, sur l’une des scènes couvertes.
C’est l’un des équilibres des Solidarités : des têtes d’affiche sur la plaine, et des formats intimistes à quelques dizaines de mètres.
Innocnt à l’Escale, le graff et le breakdance à l’Urban Village
Dans les allées, le collectif namurois Soul Makers a insufflé une dynamique urbaine avec des démonstrations de breakdance. L’Urban Village a accueilli toute la journée des fresques peintes en direct et des initiations aux danses urbaines.
À l’Escale, Innocnt a livré un set pop-soul intimiste. L’ancien candidat de The Voice Belgique y a présenté les titres de son premier EP, SIX, qui explore les étapes d’une rupture amoureuse.
Face à la grande roue, les panneaux de graff se remplissaient au fil des heures. Sous le chapiteau voisin, le damier lumineux servait de piste aux b-boys et aux b-girls.
Un peu plus loin, Dresscode, duo namurois d’électro-rock, a joué à 17 h 50.
Pony Pony Run Run et Girls in Hawaii : deux retours très attendus
La fin d’après-midi a été marquée par le retour de Pony Pony Run Run, après dix ans d’absence. Malgré une pluie typiquement belge, le public est resté massivement présent, sous les ponchos, pour danser sur le nouveau single Get Away.
Le groupe a même invité une troupe de danse locale à monter sur scène pour Hey You.
Autre retour triomphal : Girls in Hawaii a choisi la plaine namuroise pour marquer son grand retour scénique. Au premier rang, l’émotion des fans était palpable.
Sous une ambiance lumineuse singulière, faite de couleurs denses, de fumée et de mystère, les silhouettes des artistes se devinaient à peine sur scène. De quoi renforcer l’aspect suspendu de ces retrouvailles.
La formation belge a mêlé ses pépites indies — Flavor, Rorschach — à des morceaux de son nouvel album, Eldorado, dont la sortie est attendue le 25 septembre 2026.
Skip The Use : pluie battante, circle pit et descente dans la foule
Sur la grande scène P&V, Skip The Use a enflammé la foule malgré une pluie battante. Pour cette unique date estivale en Belgique, le groupe de rock français a livré un show électrique, alternant ses titres phares et les nouveaux morceaux de l’album Love & Anxiety, comme le single Silence.
Mat Bastard a multiplié les descentes dans la foule, lancé un circle pit au milieu de la plaine, et s’est même accordé un moment de danse improvisé avec l’un des photographes du festival.
Le chanteur, Bruxellois d’origine, a profité de l’occasion pour rappeler son attachement au pays : « Notre histoire s’est construite en regardant vers la Belgique. C’est un peu notre deuxième maison », a-t-il dit au micro de la RTBF.
Le groupe a aussi invité un jeune fan à monter sur scène et lui a offert des places pour sa prochaine tournée des salles, qui fera escale au Cirque Royal de Bruxelles le 12 février 2027. La performance s’est achevée sur une reprise de Boys Don’t Cry et un hommage appuyé au cordon sanitaire belge.
Après Skip The Use, Sam Sauvage a enchaîné sur la scène P&V avec une énergie théâtrale communicative. L’artiste, nommé aux dernières Victoires de la musique, a présenté les morceaux pop-rock et new wave de son premier album, Mesdames, Messieurs !.
Costume habituel, gestuelle dégingandée, voix grave et textes incisifs : son set a démarré très haut, le public reprenant en chœur le refrain de Les gens qui dansent.
La soirée a pris une dimension historique avec deux monuments de la scène internationale. Les pionniers britanniques de la synthpop, OMD (Orchestral Manœuvres in the Dark), ont réveillé les souvenirs avec leurs classiques Enola Gay et Electricity.
Le groupe de Liverpool est entré en scène à 21 h 10, devant une plaine toujours pleine.
Faithless a enfin clos cette première journée en apothéose, à 23 h 30, transformant Écolys en immense piste de danse en plein air au rythme de ses hymnes électroniques : Insomnia, We Come 1 et God Is a DJ.
Les Solidarités ne se résument pas à sa programmation. Le Village des Associations rassemble une cinquantaine d’organisations dédiées à la justice sociale et à l’environnement.
Le festival a aussi son espace de débats, Le Phare, où la journaliste Salomé Saqué, invitée d’honneur de cette édition, enchaîne les rencontres. Elle y retrouve ce samedi le climatologue Jean-Pascal van Ypersele et la militante Adélaïde Charlier pour parler santé et climat.
La place centrale, elle, accueillait un studio en direct de Tipik et une rangée de foodtrucks locaux. De quoi occuper les creux entre deux sets.
Il reste deux journées : samedi 5 et dimanche 6 septembre, avec Louane, Soprano, Christophe Maé, Suzane, Imany, Gaëtan Roussel, Superbus, Mentissa ou encore Bleu Soleil.
Le site a ouvert à 15 h le vendredi, contre 12 h 30 le samedi et 12 h le dimanche. Le programme complet des trois jours est repris dans notre dossier sur Les Solidarités 2026, ainsi que dans notre fiche agenda.
Questions fréquentes sur Les Solidarités 2026
Quand ont lieu Les Solidarités 2026 à Namur ?
Du vendredi 4 au dimanche 6 septembre 2026, sur le site d’Écolys, à Namur. La première journée a ouvert ses portes à 15 h et s’est terminée avec Faithless, entré en scène à 23 h 30.
Qui jouait le vendredi 4 septembre 2026 aux Solidarités ?
Alma Laloy (16 h), Josy and the Pony (17 h), Pony Pony Run Run (17 h 50), Dresscode (17 h 50), Skip The Use (18 h 50), Sam Sauvage (20 h), Innocnt (20 h 10), OMD (21 h 10), Girls in Hawaii (22 h 25) et Faithless (23 h 30).
Girls in Hawaii a-t-il joué de nouveaux morceaux à Namur ?
Oui. Le groupe belge a mêlé ses titres les plus connus, « Flavor » et « Rorschach », à des morceaux d’« Eldorado », son cinquième album, attendu le 25 septembre 2026 chez Capitane Records.
Skip The Use repasse-t-il en Belgique après Les Solidarités ?
Oui. Le groupe a annoncé depuis la scène une tournée des salles qui fera étape au Cirque Royal de Bruxelles le 12 février 2027.
Que trouve-t-on aux Solidarités en dehors des concerts ?
Un Village des Associations qui réunit une cinquantaine d’organisations engagées sur la justice sociale et l’environnement, un espace de débats — Le Phare —, un Urban Village consacré au graff et aux danses urbaines, un studio en direct de Tipik et des foodtrucks.
Combien de scènes compte le festival ?
Quatre scènes musicales : la Place des Arts, la scène P&V, L’Escale et La Casa, auxquelles s’ajoutent l’espace Arts urbains et Le Phare, réservé aux rencontres et aux débats.
Qui a photographié cette première journée pour info-lux ?
Deux photographes de l’équipe : Germain Piraux et Céline Gallez. Ce reportage réunit 98 de leurs clichés, tous pris le vendredi 4 septembre 2026.
La galerie complète de la première journée en photos
Les 97 photos du reportage, hors bannière. Cliquez sur une photo pour l’agrandir, puis faites défiler l’ensemble avec les flèches. Le nom du photographe est indiqué sous chaque cliché.
Sources : reportage sur place de Germain Piraux et Céline Gallez pour info-lux.com ; programme officiel des Solidarités 2026 (lessolidarites.be) ; propos de Mat Bastard recueillis au micro de la RTBF.
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