Retrouvailles 2026 à Liège : 300 associations au parc de la Boverie (photos)

Retrouvailles 2026 à Liège : 300 associations au parc de la Boverie (photos)

🗓️ Mis à jour le 8 septembre 2026

Le premier week-end de septembre, le parc de la Boverie ne ressemble à aucun autre endroit de Liège. Les allées disparaissent sous les chapiteaux, les pelouses se couvrent de tatamis, de pistes et de plateaux de danse, et près de 300 associations passent deux jours à expliquer ce qu’elles font. C’est la formule des Retrouvailles, dont la 34e édition s’est tenue les 5 et 6 septembre 2026.

L’essentiel
  • Quoi ? Retrouvailles, le rendez-vous annuel du monde associatif liégeois, 34e édition.
  • Quand ? Samedi 5 et dimanche 6 septembre 2026, de 11h à 19h.
  • Où ? Parc de la Boverie, Liège. Entrée gratuite.
  • Combien ? Près de 300 associations, dont une trentaine de nouvelles ; 30 000 à 35 000 visiteurs attendus sur le week-end.
  • Organisation : ASBL Enjeu, avec la Ville de Liège.
  • Photos : Christelle Anceau, dimanche 6 septembre 2026.

📷 Reportage photo signé Christelle Anceau (chris-photos.be), qui couvre pour info-lux les événements de la province de Liège. Elle a passé la journée du dimanche dans le parc, des premières démonstrations du matin aux derniers passages sur la scène du Lac.

Un parc transformé en village associatif

Le principe des Retrouvailles n’a pas bougé depuis 1992 : réunir au même endroit, au moment précis où les inscriptions s’ouvrent, tout ce qu’une ville compte de clubs, d’ateliers, de troupes et de comités. Sport, culture, jeunesse, environnement, coopération, santé, aide aux personnes : chaque secteur a son allée.

Cette 34e édition rassemblait près de 300 associations, dont une trentaine découvraient l’exercice. Toutes restent joignables après le week-end : la liste complète, avec adresses et descriptifs, est maintenue toute l’année sur retrouvailles.be.

Ce qui se joue sur les stands tient souvent en trois minutes. Une question posée à un bénévole, une réponse, un horaire noté sur un dépliant. Les Retrouvailles ne sont pas un salon commercial : personne ne vend rien, tout le monde explique.

Le format profite surtout aux structures les plus petites, celles qui n’ont ni budget de communication ni vitrine en ville, et qui se font connaître ici en deux jours.

Les institutions liégeoises jouent le jeu aux côtés des ASBL. L’Opéra Royal de Wallonie-Liège présentait sa saison à quelques mètres d’un stand de volontariat ; l’Aquarium-Museum de l’Université de Liège avait planté ses oriflammes près des ateliers scientifiques.

Le Village Gourmand, une vingtaine de stands aux cuisines du monde, prend le relais quand le parc commence à se vider : c’est la seule partie payante du week-end.

Sur la scène du Lac, la danse a tenu le plateau tout le dimanche (photos)

Deux scènes fonctionnaient en continu : l’une consacrée aux démonstrations sportives, l’autre — la scène du Lac — aux compagnies de danse et aux chorales. Les passages s’enchaînaient toutes les vingt minutes environ, sans temps mort, devant un public installé à même la pelouse en pente.

La pièce la plus remarquée du dimanche mêlait une quinzaine de danseuses en robes blanches et voiles à un personnage unique en costume rayé. Portés, courses, arrêts nets : la chorégraphie a occupé le plateau jusqu’aux bords, et le chapiteau s’est levé pour le salut.

Les écoles de danse liégeoises se sont succédé toute la journée, du groupe d’enfants aux compagnies de niveau amateur confirmé. Le contraste entre deux passages consécutifs pouvait être total : une pièce contemporaine austère suivie d’une chorégraphie hip-hop, puis d’un extrait classique sur pointes.

C’est aussi ce que viennent voir les parents : le résultat visible d’une année de cours, et le niveau qu’atteignent les groupes plus âgés.

Derrière la scène, l’attente a sa propre chorégraphie. Les groupes se rassemblent, ajustent les costumes, répètent une dernière fois le premier temps. Christelle Anceau a suivi ces moments-là autant que les passages sur le plateau.

La danse indienne classique parmi les compagnies liégeoises

Le bharatanatyam, danse classique du sud de l’Inde, figurait au programme du dimanche. Rien n’y est décoratif : chaque position de la main, chaque expression du visage porte un sens précis, et les grelots noués aux chevilles — les ghungroos — rendent audible chaque frappe de pied.

Les danseuses les plus jeunes accompagnaient leurs aînées sur scène, ce qui reste la manière la plus directe de transmettre ce répertoire.

Kendo, aïkido : les arts martiaux au bord de l’eau

Le kendo se pratique en armure complète, pieds nus, sur une surface plane improvisée — ici, une esplanade au bord de la dérivation de la Meuse. Sous le men, le casque, le visage disparaît entièrement. Ne restent que le cri, le déplacement et le choc des sabres de bambou.

Un peu plus loin, l’aïkido proposait l’inverse : pas d’assaut, pas de point marqué, des projections décomposées au ralenti pour que le public comprenne le principe. Les pratiquants attendaient leur tour assis en seiza, et le professeur commentait au micro.

Le bâton, ou jo, fait partie des armes travaillées : plusieurs démonstrations l’ont mis en avant en fin de matinée.

Escrime, roller derby, crosse : les sports qu’on n’essaie jamais

C’est sans doute la meilleure raison de traverser le parc. Une bonne partie des clubs présents pratiquent des disciplines qu’on ne croise nulle part ailleurs, et qui se testent ici gratuitement, en quelques minutes, sans inscription.

L’escrime avait installé ses pistes sous la galerie couverte. Masque, veste, fleuret : l’initiation dure le temps de comprendre la distance et de placer trois touches. Le salut, lui, est obligatoire — il ouvre et referme chaque assaut.

Le Roller Derby Liège comptait parmi les stands les plus visibles du week-end. Sport de contact intégral pratiqué sur patins à quatre roues, il impose un équipement complet — casque, protège-poignets, genouillères — et un règlement dense que les joueuses passaient la journée à expliquer aux curieux.

La crosse, ou lacrosse, était l’autre découverte du week-end. Le terrain d’initiation tenait entre deux massifs de roses ; le principe — rattraper et relancer une balle avec un filet monté au bout d’un manche — se comprend en une démonstration et s’avère nettement plus difficile qu’il n’y paraît.

Sur l’eau, enfin, les clubs de kayak enchaînaient les baptêmes le long de la dérivation. Gilet obligatoire, encadrement assuré par des moniteurs, et une flottille d’embarcations colorées visible depuis toutes les allées du parc.

Échecs, microscopes et robots : là où les enfants s’arrêtent

Le cercle d’échecs avait sorti ses plateaux en libre accès : une partie s’engage, un adulte contre un enfant, sans chronomètre ni classement. Trois têtes se penchent, et l’essai se transforme en tournoi improvisé.

Les cercles scientifiques et l’Aquarium-Museum proposaient de vraies manipulations : observation au microscope, construction, robotique programmable. Rien de simulé, rien d’écran — le matériel est celui des ateliers de l’année.

Danser sans savoir danser

Les ateliers participatifs ne demandent aucun niveau. Le pas se transmet en marchant, la ronde s’élargit à mesure que les curieux se laissent convaincre, et il n’est pas rare de voir trois générations dans le même cercle.

Même logique pour le tai-chi et le qi gong, pratiqués à même la pelouse : un animateur guide le mouvement, les passants s’arrêtent, puis s’ajoutent au groupe sans avoir rien demandé.

Un parc entier transformé en gradin

Entre 30 000 et 35 000 personnes traversent la Boverie sur l’ensemble du week-end. La pelouse en pente devant la scène fait office de gradin naturel, et les visiteurs s’installent où ils peuvent, souvent pour bien plus longtemps que prévu.

Rendez-vous est déjà pris pour l’édition 2027, le premier week-end de septembre. D’ici là, les quelque 300 associations rencontrées ce week-end restent joignables toute l’année — c’est précisément l’objet du répertoire tenu par l’ASBL Enjeu.

Les Retrouvailles à Liège : questions fréquentes

Quand ont eu lieu les Retrouvailles 2026 à Liège ?

La 34e édition des Retrouvailles s’est tenue le samedi 5 et le dimanche 6 septembre 2026, de 11h à 19h, au parc de la Boverie à Liège. Le Village Gourmand est resté ouvert plus tard en soirée. Nos photos ont été prises le dimanche.

Combien d’associations participaient aux Retrouvailles 2026 ?

Près de 300 associations liégeoises étaient présentes, dont une trentaine pour la première fois. La liste complète, avec les adresses et les coordonnées, reste consultable toute l’année sur le site retrouvailles.be.

L’entrée aux Retrouvailles est-elle payante ?

Non. L’accès au parc de la Boverie et à l’ensemble des démonstrations est gratuit, tout comme les initiations proposées sur les stands. Seuls la restauration du Village Gourmand et les boissons sont payantes.

Qui organise les Retrouvailles à Liège ?

L’événement est organisé par l’ASBL Enjeu, en partenariat avec la Ville de Liège. Il se tient traditionnellement le premier week-end de septembre, au moment où les associations ouvrent leurs inscriptions pour la saison.

Que peut-on essayer sur place ?

Les démonstrations et initiations couvrent aussi bien le sport que la culture : kendo, aïkido, escrime, roller derby, crosse, kayak, tai-chi, danse contemporaine, danse classique, danse indienne, échecs, robotique, ateliers scientifiques. La plupart des clubs acceptent de faire essayer sur-le-champ, sans inscription préalable.

Comment se rendre au parc de la Boverie ?

Les organisateurs recommandent la marche, le vélo, le tram ou le bus. Trois parkings vélos sont installés aux entrées, une navette fluviale dessert le parc, et le trajet retour en bus ou en tram est gratuit sur présentation du ticket aller. En voiture, les parkings les plus proches sont ceux de Médiacité et du Palais des Congrès.

La galerie complète des Retrouvailles 2026 en photos

Les 108 photos du dimanche 6 septembre, signées Christelle Anceau. Cliquez sur une photo pour l’agrandir, puis faites défiler l’ensemble du reportage avec les flèches.

📷 Retrouvailles 2026, parc de la Boverie (Liège) — Photos : Christelle Anceau.

Sources

Autres reportages de Christelle Anceau

À lire aussi à Liège et en province de Liège

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les infos de votre Région Gratuite Souhaitez-vous recevoir des notifications sur les dernières mises à jour ? Non oui