🗓️ Mis à jour le 16 septembre 2026
L’essentiel
Le 13 août 2026, un éditeur de recettes a vu l’Aperçu IA de Google illustrer une réponse avec des dessins d’étapes générés par IA — sans demande, sans mention, sans attribution. Quatre jours plus tard, Google parlait d’« une petite expérience » arrêtée. L’expérience est finie ; la direction, elle, est claire.
- Le 13 août 2026, des Aperçus IA de Google ont affiché des illustrations générées par IA pour des recettes (étapes dessinées), sans que l’internaute l’ait demandé.
- Le 17 août, Robby Stein (Google) a confirmé : « This was a small experiment we’re no longer running ». Il ne s’agissait pas de la fonction annoncée en juillet, qui ne génère une image que sur demande explicite.
- Deux mécanismes coexistent donc : une génération à la demande, annoncée, et un essai automatique, arrêté — pour l’instant.
- Pour un commerce, l’enjeu est la photo réelle : une réponse illustrée par une image générée remplace la photo du produit, du plat ou du lieu, et le lien qui va avec.
- Quatre préparations : photos réelles légendées et balisées, données structurées
ImageObject, métadonnées de provenance (C2PA), et étiquetage de ses propres images générées (AI Act art. 50).
Que s’est-il passé dans les Aperçus IA de Google en août 2026 ?
Réponse directe : Entre le 13 et le 17 août 2026, des Aperçus IA de Google ont affiché, pour des recettes, des dessins d’étapes générés par IA, sans demande, sans mention, sans attribution. Un éditeur l’a documenté ; Robby Stein (Google) a confirmé le 17 août : « This was a small experiment we’re no longer running ».
Google a précisé que cet essai n’était pas la fonction annoncée en juillet 2026, qui génère une image dans un Aperçu IA uniquement quand l’utilisateur la demande. Il existe donc deux chemins : l’un annoncé, à la demande ; l’autre automatique, testé puis arrêté.
Pour les éditeurs, le point sensible était l’absence de lien : une illustration générée occupait la place que prend d’ordinaire la photo — et le lien — d’une page source. Google n’a pas annoncé de calendrier de reprise.
En quoi cela concerne-t-il un commerce ou un restaurant belge ?
Réponse directe : Un commerce belge est concerné parce que ses photos sont souvent la première raison d’être cliqué : le plat, la vitrine, la terrasse, le produit. Si une réponse générée les remplace par une illustration synthétique, le clic disparaît avec la photo. Les photos réelles, légendées et balisées, deviennent l’argument pour que Google affiche l’original.
Le cas des recettes préfigure celui des produits : « comment monter cette étagère », « à quoi ressemble une tarte au riz de Verviers », « quel look pour une terrasse couverte ». Chaque fois, une image générée peut répondre à la place d’une photo de commerce.
À l’inverse, un commerce dont les photos sont identifiées, datées et rattachées à une page précise donne à Google une raison de les afficher plutôt que de générer. C’est un travail de balisage, pas de production.
Comment préparer ses photos en quatre étapes ?
Réponse directe : Quatre étapes : publier des photos réelles avec légende et texte alternatif descriptifs ; les déclarer en données structurées ImageObject avec auteur et licence ; conserver les métadonnées de provenance (C2PA) quand l’appareil ou le logiciel les produit ; étiqueter clairement ses propres images générées par IA, comme l’exige l’AI Act.
Étape 1 — Photos réelles, légende et texte alternatif
« Terrasse couverte du restaurant X à Arlon, juin 2026 » vaut mieux que « IMG_2041 ». La légende visible et l’attribut alt décrivent ce que montre l’image, où et quand.
Étape 2 — Données structurées ImageObject
Nom, description, auteur, licence, page d’acquisition : le balisage ImageObject dit à Google d’où vient l’image et qui en détient les droits — et alimente ses fonctions d’attribution.
Étape 3 — Provenance C2PA
Les appareils et logiciels récents peuvent signer une image (norme C2PA). Conserver ces métadonnées à l’export documente qu’il s’agit d’une photographie. La méthode de vérification est décrite dans reconnaître une image générée par IA.
Étape 4 — Étiqueter ses propres images générées
Un visuel généré par IA publié par l’entreprise doit être identifiable comme tel (AI Act, article 50, applicable depuis le 2 août 2026). Le mode d’emploi est dans étiqueter un contenu généré par IA.
Comment un média régional traite-t-il ses propres images ?
Réponse directe : info-lux.com distingue trois cas : les photographies de reportage, créditées à leur auteur et jamais recadrées ; les illustrations dessinées en code, signalées comme compositions graphiques ; les rares images générées par IA, étiquetées visiblement. Chaque image porte une légende, un crédit et un balisage ImageObject.
Cette rigueur n’est pas un luxe éditorial : c’est ce qui permet à un moteur de savoir ce qu’il affiche et à qui l’attribuer. Un commerce peut appliquer la même règle à l’échelle de vingt photos.
Vincent Gallez (info-lux.com) inclut les images dans chaque audit de visibilité IA : une photo sans légende ni balisage est une photo que le moteur peut ignorer — ou remplacer.
À lire aussi sur info-lux
- Reconnaître une image générée par IA — C2PA, SynthID et la méthode en 4 temps.
- Étiqueter un contenu généré par IA — L’article 50 en pratique.
- Le Mode IA repousse les liens bleus — L’autre évolution des Aperçus IA en septembre.
Questions fréquentes
Google affiche-t-il encore des images générées dans ses Aperçus IA ?
Pas automatiquement : l’essai d’août 2026 est arrêté, selon Robby Stein le 17 août. La génération à la demande, annoncée en juillet 2026, reste possible quand l’utilisateur demande une image.
Une image générée peut-elle remplacer la photo d’un commerce dans une réponse ?
C’est ce qui s’est produit pour des recettes pendant l’essai : l’illustration occupait la place d’une photo de source, sans lien. Des photos réelles balisées réduisent ce risque.
Qu’est-ce que le balisage ImageObject ?
Des données structurées Schema.org qui décrivent une image : nom, description, auteur, licence, page où l’acquérir. Google les utilise pour l’attribution et les fonctions liées aux images.
Faut-il étiqueter les images générées par IA sur son site ?
Oui, quand l’entreprise en publie : l’AI Act (article 50) impose de rendre identifiable un contenu généré par IA, applicable depuis le 2 août 2026.
Vincent Gallez — expert en visibilité dans les intelligences artificielles
Fondateur du groupe de médias info-lux, il accompagne entreprises, PME et indépendants de Wallonie, du Grand-Duché et de la frontière française pour qu’ils soient trouvés — et cités — par les assistants d’IA comme ChatGPT, Gemini, Perplexity ou Copilot.
Le principe est simple : un modèle ne peut reprendre qu’une information qui existe, est exacte et est accessible.
Le travail consiste donc à publier, sur des médias que ces systèmes consultent, une information vérifiée, datée et structurée qui répond réellement aux questions posées — plutôt que de laisser un moteur répondre à partir de sources approximatives ou périmées. Comment nous procédons.
Les limites que la rédaction s’impose — et ce qu’elle refuse de faire — sont détaillées dans notre charte éditoriale et IA.
Nos sources
Les chiffres cités dans cet article proviennent de sources publiques identifiées, consultées en août 2026 :
- Search Engine Land — Google Search pauses AI-generated images within AI Overviews (août 2026)
- Search Engine Roundtable — Google AI Overviews With AI-Generated Images In The Wild (Test Paused) (août 2026)
- Google Search Central — Données structurées ImageObject (métadonnées d’image)
Transparence — cet article a été produit avec l’assistance de l’intelligence artificielle pour la recherche et le croisement des sources, la structuration et la mise en page. Les données chiffrées proviennent des sources publiques citées ci-dessus et sont vérifiables.
La sélection du sujet, la vérification des faits et la responsabilité éditoriale sont assurées par la rédaction d’info-lux.com. Voir notre charte éditoriale et IA.
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