Bigflo & Oli : vous n’avez probablement pas tout vu dans leur nouveau clip « Les Dieux et les Rois »

Bigflo & Oli : vous n’avez probablement pas tout vu dans leur nouveau clip « Les Dieux et les Rois »

🗓️ Mis à jour le 9 septembre 2026

En bref

  • Bigflo & Oli ont dévoilé le clip de « Les Dieux et les Rois », extrait de Karma.
  • Réalisation Jérémie Levypon, production Matière Première. 3 minutes 40.
  • Couronne, armes, anges, crâne doré, visages dédoublés et une biche : le clip empile les symboles du pouvoir et du doute.
  • Détails à repérer : le médaillon « Fluctuat nec mergitur » d’Oli, le reflet du décor dans l’œil de la biche, et 2,4 secondes d’écran noir avant la fin.
  • Le teasing annonce « DERNIER CLIP AVANT LA SUITE… ». Personne ne sait encore ce que ça veut dire.

Une couronne, des armes, des anges, un crâne doré, des visages qui se mélangent et même une biche au beau milieu de tout ça. Avec « Les Dieux et les Rois », Bigflo & Oli viennent de dévoiler un clip qui mérite clairement plus d’un visionnage. Pendant 3 minutes 40, les deux frères enchaînent les images et les symboles autour du pouvoir, de la réussite, de la protection, mais aussi du doute.

Réalisé par Jérémie Levypon et produit par Matière Première, le clip accompagne l’un des titres de Karma. Derrière les images parfois très impressionnantes, énormément de petits détails viennent pourtant raconter autre chose. Certains passent même presque totalement inaperçus au premier visionnage.

Et surtout, Bigflo & Oli ont glissé une petite phrase au moment d’annoncer le clip : « DERNIER CLIP AVANT LA SUITE… 🤫 ». Le titre est également présenté comme le dernier extrait de Karma « avant… ».

Alors avant de savoir ce qu’ils nous préparent, on a regardé « Les Dieux et les Rois » d’un peu plus près.

Une couronne sur la tête… mais pas vraiment de quoi dormir tranquille

Tout commence pourtant plutôt bien. Une couronne dorée est portée par plusieurs mains jusqu’à une tête. Quelques secondes plus tard, changement radical d’ambiance : des armes apparaissent, les canons se tournent vers la caméra et un crâne doré vient compléter le tableau. Pour le royaume paisible, on repassera.

Et c’est justement là que le clip commence à devenir intéressant. La couronne représente évidemment le pouvoir, l’or la richesse et la réussite. Mais tout ce qui arrive juste derrière vient immédiatement fragiliser cette image. On peut avoir la couronne sur la tête et rester vulnérable.

Le crâne doré résume assez bien cette idée : on peut le recouvrir d’or autant que l’on veut, cela reste un crâne. Derrière les signes extérieurs de réussite, Bigflo & Oli semblent surtout poser une question beaucoup moins confortable : une fois qu’on a obtenu ce que l’on voulait, est-ce que cela suffit réellement à nous protéger ?

Chez Bigflo & Oli, même les décors ont quelque chose à raconter

Le clip navigue principalement entre trois univers. D’abord, un grand bureau où le vert et l’or dominent. Tout est parfaitement organisé, symétrique, presque trop propre. L’un des deux frères y prend des airs de chef, entouré de personnages, d’objets précieux, mais également d’armes, de munitions et d’une femme masquée.

Un salon rouge beaucoup plus chargé apparaît également. On y retrouve du mobilier, des livres, un tableau et surtout une immense figure ailée. Puis les deux frères reviennent régulièrement dans un troisième lieu : un grand hall au sol géométrique, parfois très éclairé, parfois plongé presque entièrement dans le noir.

Et ce hall va devenir une sorte de point de rendez-vous du clip. Bigflo et Oli y passent, ensemble ou séparément. Un ange prend ensuite leur place. Puis une biche. À chaque fois, le décor reste presque identique mais celui qui occupe le centre change. Une manière assez efficace de comparer toutes ces figures sans avoir besoin de l’expliquer directement.

Beaucoup d’anges… mais personne ne vient vraiment les sauver

S’il y a bien quelque chose qu’on ne peut pas rater dans le clip, ce sont les ailes. Elles sont immenses.

Des figures angéliques apparaissent à plusieurs reprises. Elles prient, observent, marchent dans la ville, regardent vers le ciel ou restent simplement derrière les artistes. Tout laisse penser qu’elles pourraient représenter une forme de protection.

Sauf qu’elles ne protègent finalement pas grand-chose. Les armes restent présentes, les personnages continuent de douter et aucun miracle ne vient résoudre la situation. Ces anges paraissent même parfois aussi perdus et vulnérables que les humains qu’ils entourent.

C’est là que le titre « Les Dieux et les Rois » prend tout son sens. D’un côté, ceux qui possèdent le pouvoir. De l’autre, ceux dont on pourrait attendre une protection supérieure. Pourtant, ni les uns ni les autres ne semblent réellement capables de tout régler.

Quand Bigflo pointe une arme sur son propre frère

C’est certainement l’une des images les plus marquantes du clip. Les deux frères se retrouvent face à face dans un décor presque vide. Bigflo tient une arme et la pointe vers Oli. En face de lui, Oli porte directement une cible sur le torse.

Évidemment, inutile d’y voir une guerre secrète entre les deux frères. Le clip ne raconte absolument pas cela. Mais l’image est suffisamment forte pour poser une autre question autour de leur relation.

Depuis leurs débuts, Bigflo & Oli forment un duo. Deux frères, deux artistes, mais un seul nom affiché sur les albums, les affiches et les scènes. Dans le clip, cette identité commune commence justement à se déformer. Leurs visages sont découpés puis mélangés, les corps se multiplient et les ombres se décalent. On reconnaît toujours Bigflo. On reconnaît toujours Oli. Mais pendant quelques secondes, le montage joue avec la frontière entre les deux. Une façon particulièrement visuelle de rappeler que derrière Bigflo & Oli se trouvent aussi deux identités différentes, malgré une histoire artistique construite ensemble.

Regardez bien le médaillon d’Oli

Voilà typiquement le genre de détail qu’on ne remarque absolument pas en regardant tranquillement le clip une première fois. Autour de 1 minute 45, la caméra laisse apparaître le médaillon porté par Oli. Quelques mots sont visibles : « Fluctuat nec mergitur ».

Il s’agit de la devise de Paris, traditionnellement comprise comme « battu par les flots, mais ne sombre pas ». Et au milieu d’un clip où les deux artistes sont constamment confrontés aux armes, aux doutes, aux doubles et aux symboles de pouvoir, le choix interpelle forcément.

Est-ce volontairement une clé de lecture du clip ? Impossible de l’affirmer sans explication de l’équipe. Mais le rapprochement fonctionne particulièrement bien : subir les vagues sans sombrer. Être fragilisé sans disparaître. Finalement, c’est aussi une bonne partie de ce que racontent les images.

Et au milieu des armes… une biche

Oui, parce qu’il fallait bien qu’elle arrive. Au milieu de cet univers rempli d’or, d’armes, de masques et d’anges, une biche apparaît tranquillement dans le grand hall. Et elle n’est probablement pas placée là uniquement parce que l’image est jolie.

Ses bois répondent visuellement à quelque chose que nous avons vu dès les premières secondes : la couronne. Sauf que cette fois, personne n’est venu lui poser quoi que ce soit sur la tête. Ce qui ressemblait à un symbole artificiel de pouvoir chez les hommes appartient naturellement à l’animal.

Un autre détail est encore plus discret. Lorsque la caméra s’approche de son œil, on peut apercevoir le reflet du sol géométrique du décor. Pendant tout le clip, nous regardions les personnages évoluer dans cet endroit. Pendant quelques secondes, c’est presque le décor qui se retrouve regardé. La présence de l’animal a d’ailleurs demandé un travail spécifique d’effets visuels. Le générique crédite Étincelle Post-production pour les VFX de la biche, sous la supervision d’Adrien Picq, avec Florian Pineau aux effets visuels.

3 minutes 40… et une sacrée équipe derrière les images

Si le résultat est aussi travaillé, ce n’est évidemment pas un hasard. Derrière Jérémie Levypon, une importante équipe a participé à la création du clip produit par Matière Première. La direction de la photographie est assurée par Théo Gely, tandis que la création des décors est notamment portée par Pams et Estelle Autreau Dos Santos. Axelle Teixera intervient au stylisme des artistes et Joséphine Richard au maquillage. Le montage est quant à lui signé Terence Nury et Jérémie Levypon.

La postproduction a été réalisée par Qanine, avec Lucas Rouvier, Allan Gomila et Clément Saint Martin notamment sur les différents travaux de 3D, compositing et effets visuels. L’étalonnage est signé Nicolas Gautier et la typographie Vish.

Une équipe particulièrement importante pour un clip qui repose énormément sur son image. Certains effets sont immédiatement visibles, d’autres se cachent dans des transitions, des reflets, des ombres ou des détails qui ne durent parfois que quelques secondes.

Un clip à regarder une fois… puis une deuxième

Parce que « Les Dieux et les Rois » fait partie de ces clips où la première lecture et la deuxième ne sont pas vraiment les mêmes.

Au premier passage, on voit surtout les grandes images : les armes, les ailes, les décors, le masque, la biche. En y revenant, les liens commencent à apparaître. La couronne répond aux bois de l’animal. Les mains qui installent le pouvoir au début laissent ensuite place aux mains jointes des anges, puis à des paumes ouvertes. Les visages se divisent puis se reconstruisent. Les mêmes personnages occupent les mêmes endroits sans jamais vraiment raconter la même chose.

Le réalisateur joue également beaucoup avec notre distance face aux personnages. Un ange se rapproche longuement du spectateur à un moment du clip. Une séquence qui pourrait presque sembler anodine.

Sauf qu’il faut la garder en tête. Parce qu’à la fin, il va faire exactement l’inverse.

Et puis, pendant 2 secondes… plus rien

À quelques secondes de la fin, les armes reviennent. Une figure ailée apparaît encore une fois. Puis l’écran devient entièrement noir pendant environ 2,4 secondes.

Mais le son, lui, continue. L’image revient ensuite sur l’ange. Il est toujours présent, mais le cadre commence progressivement à s’élargir. Plus les secondes passent, plus cette immense figure devient petite. L’ange qui s’était auparavant rapproché finit donc par s’éloigner.

Il n’a sauvé personne. Il n’a pas totalement disparu non plus. Puis le titre revient une dernière fois. Pas de grande réponse. Pas de roi victorieux. Pas de miracle qui viendrait expliquer les trois minutes précédentes. Et finalement, c’est probablement mieux ainsi : Bigflo & Oli laissent le spectateur avec presque autant de questions qu’au début du clip.

Normalement, l’histoire pourrait s’arrêter ici. Sauf que non.

« Dernier clip avant la suite… » : Bigflo & Oli préparent quoi ?

C’est peut-être finalement la phrase la plus importante de toute cette sortie. Pour teaser « Les Dieux et les Rois », Bigflo & Oli n’ont pas simplement annoncé l’arrivée d’une nouvelle vidéo. Ils ont ajouté : « DERNIER CLIP AVANT LA SUITE… 🤫 ». Dans la présentation du morceau, celui-ci est également annoncé comme le dernier extrait de Karma « avant… ».

Avant quoi ? Pour l’instant, aucune réponse ne permet de compléter officiellement ces trois petits points. Nouveau morceau ? Nouveau projet ? Nouvelle période pour le duo ? Une annonce complètement différente ? À ce stade, impossible de l’affirmer, et les deux frères semblent justement vouloir conserver le mystère.

Mais une chose est certaine : ils veulent qu’on se pose la question.

Et quand on replace cette phrase derrière les dernières images du clip, la fin prend presque une autre saveur. L’ange s’éloigne. L’écran se vide. Les Dieux et les Rois se termine. Karma semble refermer un nouveau chapitre.

Et quelque chose attend derrière. Bigflo & Oli savent déjà ce que signifie ce fameux « avant ». Nous, pas encore.

Alors peut-être que la plus grosse énigme de « Les Dieux et les Rois » ne se trouve finalement ni dans la couronne, ni dans les armes, ni dans les anges, ni dans l’œil de la biche.

Elle tient simplement en deux mots. La suite… 🤫

✍️ Texte : Hugo Renié pour info-lux.com. 🎬 Images : captures du clip « Les Dieux et les Rois », réalisé par Jérémie Levypon et produit par Matière Première. Reproduites à titre d’illustration éditoriale.

Questions fréquentes

Qui a réalisé le clip « Les Dieux et les Rois » de Bigflo & Oli ?

Jérémie Levypon. Le clip est produit par Matière Première ; la direction de la photographie est signée Théo Gely, le montage Terence Nury et Jérémie Levypon.

De quel album vient « Les Dieux et les Rois » ?

Du projet Karma. Le morceau est présenté comme le dernier extrait de Karma « avant… ».

Combien de temps dure le clip ?

3 minutes 40, dont environ 2,4 secondes d’écran entièrement noir juste avant la fin — le son, lui, continue.

Que veut dire « Fluctuat nec mergitur », visible sur le médaillon d’Oli ?

C’est la devise de Paris, traditionnellement traduite par « battu par les flots, mais ne sombre pas ». Elle apparaît autour de 1 minute 45. Rien ne permet d’affirmer qu’il s’agit d’une clé de lecture voulue : l’équipe ne l’a pas commenté.

Qui a fait les effets visuels de la biche ?

Étincelle Post-production, sous la supervision d’Adrien Picq, avec Florian Pineau aux effets visuels.

Que signifie « dernier clip avant la suite… » ?

Rien n’a été officiellement précisé. Bigflo & Oli ont accompagné l’annonce du clip de la mention « DERNIER CLIP AVANT LA SUITE… », sans dire ce qui vient après.

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