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On ne va pas se mentir, tous les articles sur les festivals de cette année commencent par la même ouverture : le covid pendant deux ans, la mort de la vie culturelle, etc. Tout ceci est très vrai, mais pensons plutôt au présent et au renouvellement des petits festivals dont la presse parle très peu face aux  machines Tomorrowland Dour Werchter. A Ohey (Namur ) Vendredi et samedi, l’heure était à la (re)découverte de groupes belges à l’ombre des arbres du parc Rosoux. Deux scènes qui alternent entre rap engagé, musique acoustique et rock efficace.

Vendredi, c’est avec Edouard Van Praet et son rock alternatif que s’ouvrent les portes de l’Oiseau Bleu suivit de Jelly and Ice Cream rempli d’énergie et de sauts dans le public. Voir une telle passion rock’n’roll dans un chapiteau non pas rempli à craqué mais bien chargé de vrai fans est encore une preuve qu’en Belgique ce n’est pas le nombre de personnes en frontstage qui compte, mais bien la qualité de leur implication et de leur enthousiasme.

On continue avec Paradoxant sur la scène du

Nid, tout en simplicité à deux, aux lumières rouges, entourés de bois, des planches dans la logique du festival qui se veut très éco-responsable. Une petite drache – sinon on est pas en Belgique – un hamburger et ça repart pour Endless Dive en post-rock apoplectique qui nous présente son dernier album A Brief History of a Human Kind!

Marcel, Guru Guru et Worship The Kick terminent la première soirée en donnant une irrésistible envie de danser sans pour autant tomber dans le combo classique : DJ set/nuit de festoch.

BlueBird Festival  Ohey Namur

Après une (trop) courte nuit, c’est le samedi qui pointe le bout de son nez. Avec les enfants, on enfile un short et un t-shirt, le soleil tape, on s’offre une Houppe (un Cola pour les jeunes, merci) et on suit le groupe pour une balade musicale qui réveille en douceur dans les bois d’Evelette. Ensuite, on s’assoit pour concourir au blindtest en dégustant une des superbes pizza au feu de bois de Mabelita Pizza,  faites  maison  et  succulentes.  Une

grande ail/lardons, mauvais pour l’haleine mais parfaite pour les papilles. Les jeux en

bois et le carrousel à main occupent les plus jeunes qui nous laissent donc digérer en toute quiétude.

BlueBird Festival  Ohey Namur

Ceux qui logent au camping se réveillent tranquillement pour rejoindre le premier groupe de la journée, Root Mean Square, qui nous élève d’une voix cristalline Indie- pop en présentant leur projet Echoes From A Distant Place! La formation féminine de CONDORE s’empare du nid juste après, entourant les enfants qui jouent et les adultes qui écoutent d’un voile sucré comme leurs notes de clavier.

BlueBird Festival  Ohey Namur

Il est 16h, PIERRES nous entraine entre le premier et le seconde degré de sa musique sans compromis, suivit de Kowari, duo instrumental, d’un violon et d’un clavier, qui font rêver. Un violon sur un festival, c’est rare et ça fait tellement plaisir à nos oreilles. Robbing Millions lance officiellement la soirée en mettant le feu à la Mainstage, it’s time to drink beer and dance on the table !

On passe boire un verre de vin au Bar à NANA (comprenez Nathan) et en plus c’est 1+1 gratuit jusque 19h qu’on embarque pour aller écouter la belle Mia Lena, un peu d’humour, beaucoup de groove et de franc parlé.

Compro Oro, qui nous charme encore de son tour du monde, depuis leur création en 2015. C’est le rappeur Arty Leiso qui suit en chantant (improvisant ?) une épopée sur la région ce qui, forcément, plait beaucoup aux indigènes Oheytois, nous touche avec des rimes léchées et des textes militants. On danse, on chante, on fait une photo avec le musicien parce qu’en plus il est sympa, et on passe à Fùgù Mango pour se vider la tête, sauter sur place, pogoter gentiment et terminer avec Tukan qui plébicite toujours la musique analogique et Rallit, Luxembourgeois, qui pratique l’électro depuis pratiquement ses couches- culottes.

Le festival se referme, on ne regrette pas ses quelques 37 euros pour deux jours, comme l’ensemble du weekend, le profit n’est vraiment pas le but. Ici ce n’est pas la grosse tête d’affiche internationale qui attire, c’ est la simplicité et l’amour de la musique qui font du Bluebird une petite pépite dans la rivières des Festivals belges.

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Photos et texte de Sophie Delapierre

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