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Team Visiom Ultimate cup séries

Juil 19, 2023 | Allemagne, Course automobile, Interview, PORTRAITS, Stéph'Anie Fotografy, Thémes

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Team Visiom Ultimate cup séries > Hockenheim > Allemagne

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La course de l’Ultimate Cup Séries qui s’est déroulée sous un soleil de plomb du 26 au 29 mai sur le circuit de Hockenheim en Allemagne a été pleine de rebondissements pour l’équipe Visiom Endurance GT-Touring. Vendredi, lors de la journée d’essais privés, la Renault RS01 N°31 d’AB Sport Auto a dû abandonner après que Rémy Kirchdörffer a violemment quitté la piste. Malheureusement, ils étaient les seuls concurrents de Visiom. Les essais de l’équipe Visiom, quant à eux, se  sont déroulés sans encombre, avec les pilotes Jean-Paul Pagny et Jean-Bernard Bouvet. La seule ombre au tableau, c’est que David Hallyday, qui devait également être présent, a été retenu au Portugal pour des raisons familiales. 

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Samedi, David Hallyday n’a pas pu rejoindre l’équipe pour les qualifications. Son avion n’a pas pu décoller, laissant Jean-Paul Pagny et Jean-Bernard Bouvet seuls pour se qualifier. Cependant, les fans de l’équipe étaient présents pour les soutenir. Malgré cette situation difficile, l’équipe a réussi à réaliser de très bons temps . Jean-Bernard a enregistré un premier temps de 1.38.878 et 1.39.083 pour le troisième, tandis que Jean-Paul a réalisé un deuxième temps de 1.42.725. Les qualifications se sont donc bien déroulées pour l’équipe Visiom qui prend la tête de la pôle position.

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Cependant, dimanche, malgré leur pole position décrochée la veille, l’écurie Visiom a finalement décidé de ne pas participer aux 500 km d’Hockenheim. Les raisons de ce choix n’ont pas été divulguées, mais cela a été une déception pour les fans de l’équipe qui espéraient les voir en action lors de cette course. 

Heureusement, les fans pourront retrouver l’équipe Visiom sur le circuit d’Estoril au Portugal lors du week-end du 08 au 10 septembre 2023. Cette course sera une autre occasion pour l’équipe de montrer ses compétences et de poursuivre sa quête de victoire dans l’Ultimate Cup Séries. 

Interview de l’équipe Visiom

Inge Moreau Horsten :

– Quel est votre parcours ?

Je suis Inge, je suis Hollandaise, j’habite au Mans depuis une trentaine d’années.

J’ai travaillé au circuit des 24H du Mans, j’ai commencé là-bas dans le service communication, je m’occupais des accréditations pour la presse pour les 24H du Mans autos, motos, camions, tout ce qui se passe sur le circuit du Mans.

J’ai quitté mon pays à 18 ans, je suis partie comme jeune fille au pair après mon Bac pour apprendre le français, je suis restée une année. Je suis revenue, j’ai fait mes études de tourisme, mon bac ground, c’est un peu tourisme et pas communication forcément, mais vu que je parle plusieurs langues, c’est vrai que cela remplace souvent, ils en ont besoin en France, j’ai compris et cela me va bien.

Après mes études de tourisme, je suis partie aux Etats-Unis, de nouveau comme jeune fille au pair. L’anglais, je le parlais déjà, mais j’y allais plus pour découvrir le pays. Et en rentrant des Etats-Unis, je suis partie au Club Med pour travailler quelques années comme hôtesse : j’ai fait plusieurs destinations et c’est là-bas que j’ai rencontré mon mari qui est français, originaire du Mans.

– Comment  êtes-vous arrivée dans l’équipe Visiom ?

Quand j’ai quitté la CO fin 2018, je pensais faire autre chose parce que je partais pour une autre mission. Finalement, je suis restée dans le sport auto, car j’ai toujours gardé mon réseau de médias, de team.  En 2017, j’ai fait le wec (le championnat du monde), j’ai fait les 9 circuits.

Le monde du sport auto est petit.

Comme je le disais, je suis partie avec mon réseau,  alors, finalement,  on m’a retrouvée. Est-ce que tu peux faire ceci ? est-ce que tu peux faire cela ?

C’est très varié finalement, depuis 4 ans. Je connaissais Jean-Bernard Bouvet parce qu’il avait monté la filière endurance et c’est lui qui avait proposé à Jean-Paul Pagny si je voulais être leur team manager, et cela s’est fait comme cela, donc j’ai dit oui. J’ai commencé l’année dernière, c’est tout récent.

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– Pourquoi avez-vous choisi cette voie ?

Je n’ai pas vraiment choisi, cela faisait 10 ans que j’habitais au Mans. A la limite, je ne savais même pas qu’il y avait un circuit, donc ce n’était pas ma passion quand je suis arrivée au Mans. Il y avait une amie hollandaise qui travaillait à la CO au circuit des 24H et qui m’appelle un jour : « Il cherchent des vendeuses pour la boutique,  est-ce que tu veux venir pendant les 24H pour vendre les t-shirts, j’ai dit oui, je viens t’aider. » Et c’est là en fait, je ne sais plus comment, ils cherchaient quelqu’un à la com et voilà, j’ai eu mon entretien, j’ai été embauchée et, petit à petit, cela s’est fait comme cela. Et je suis restée dans ce service-là à plein temps.

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– Pouvez-vous nous expliquer votre rôle au sein l’équipe Visiom ?

Team manager : il y a Jean-paul qui gère quand même tous les  déplacements et c’est lui qui réserve les vols : s’il y a vol, c’est lui qui réserve les hôtels. Moi, c’est surtout le « sur place », les 4 ou 5 jours sur place. Voir si tout se passe bien, installer le box avec l’équipe, faire en sorte que les pilotes arrivent à l’heure au briefing, être au courant du time-table parce qu’il y a toujours des choses, car ils n’ont pas le temps de regarder cela, ce n’est pas leur mission première, ils roulent. Suivre le time-table : à quelle heure on mange, est-ce que tout est bon, est-ce qu’il y a des soucis à l’hôtel, est-ce que le catering est réservé ? Tout ce qui est logistique, les jours où je suis sur place.

– Comment vous préparez-vous avant les courses ?

Avec les informations que l’Ultimate Cup Séries nous envoie. Les time-table, les tracés, les bops, les décisions que les commissaires sportifs peuvent prendre en amont, on fait tout suivre et je partage avec l’équipe, on a un WhatsApp. Si on a des choses à partager, ils doivent le savoir, c’est le lien. Donc cela se fait en amont, mais le plus gros se fait sur place de toute façon.

– Vous êtes la seule femme de l’équipe, est-ce difficile d’évoluer et de travailler dans ce métier si masculin ?

Non, parce que j’ai l’habitude depuis toutes ces années. Effectivement, c’est un monde un peu masculin, moi, j’ai toujours trouvé ma place et puis j’ai 2 fils, j’ai 2 frères, donc j’ai toujours évolué dans un monde comme cela, moi ça me va. 

– Que faites-vous en dehors des courses ?

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Je suis au Mans, je prépare, je fais en sorte que mon nom arrive toujours chez les teams et les personnes qui sont impliquées dans le sport auto pour trouver des missions suivantes. Je suis beaucoup sur l’Ultimate. Tous les ans, j’envoie 4/5 e mails à différentes teams, car on se connaît toujours, on se croise sur les circuits. C’est comme cela que mes missions arrivent. J’ai jamais vraiment dû frapper à une porte par connaissance, par besoin de quelqu’un. J’ai toujours trouvé mon travail. J’ai travaillé pour Thomas Laurent, Peter auto. Là, pour les 24H du Mans, je vais travailler pour Porsche, j’ai commencé au mois de février donc à partir de lundi 29 (mai), ça va commencer, je suis le lien au Mans parce que je parle français et les Allemands ne parlent pas français et tous les Français ne parlent pas anglais. C’est toujours un problème de langue.

Depuis février, je gère un peu, avec  l’équipe de Porsche, la conférence de presse que l’on va avoir le 9 juin au Mans, l’hospitalité dans le paddock, toute cette installation-là . Et donc, à partir de lundi 29 (mai), dans 2 semaines, je vais être sur le pont pour Porsche et puis après je continue pour team Visiom pour finir l’année. J’espère que l’on va refaire Dubaï en janvier et après c’est toujours un peu l’inconnu. Mais c’est pour tout le monde, l’inconnu, personne ne sait vraiment, même ceux qui y sont depuis des années, ce qu’ils vont faire l’année d’après, donc moi je compte sur toutes les surprises qui tombent du ciel. 

– Vous avez déjà fait des Grand Prix ?

Non, Grand Prix, jamais. J’aime bien l’endurance, j’aime cette préparation-là, c’est plus long en temps, parce qu’il y a des courses de 4h, de 2h, de 6h, de 24h. Grand Prix, cela serait sympa. Moi, ce que je préfère, c’est être dans les coulisses, c’est ça, la préparation que tout se passe bien, je ne suis pas forcément sur la piste. Les Grand Prix, oui, c’est court finalement. Tout ce qui est coulisse d’un événement, j’aime bien, je l’ai dit à David (Hallyday)  : « Le jour où tu fais ton concert, pense à moi si tu as besoin, c’est ça, je veux voir comment cela se passe derrière pour mettre tout en place.

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– Quels sont vos futurs projets ?

Pour l’instant, j’ai Porsche pour les 24H ,  finir cette année avec Visiom et après, je n’ai rien pour l’instant. J’espère que Porsche va me redemander pour l’année prochaine. Comme ça, la première partie de l’année sera bien prise, car ça commence le lendemain des 24H. Quand je travaillais à la CO, on   me demandait : Qu’est-ce que tu fais après le lundi des 24H ? » On commence l’année suivante parce que cela prend beaucoup de temps . Après, j’entretiens le lien avec tout le monde. 

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Didier Bour :

– Comment  êtes-vous arrivé dans l’équipe Visiom ?

Il y a longtemps, que je suis rentré avec Jean-Paul (Pagny) que je connais depuis très longtemps et c’est l’amour du sport automobile et de cette amitié qui nous lie.

Comme il fallait un chauffeur pour transporter la voiture et que j’ai les permis poids lourd, c’est comme ça que je suis entré dans l’équipe.

– Quel est votre parcours ?

Avant, j’avais un métier, puis j’ai pris ma retraite. Le tout était de trouver une occupation : j’aimais  le sport automobile et en plus les belles voitures, j’ai passé des week-ends  dans ce milieu et j’y suis resté, car j’ai fait un peu de compétition.

– Pouvez-vous nous expliquer votre rôle au sein de l’équipe Visiom ?

Je suis le chauffeur du camion, je transporte la voiture sur tous les circuits que l’on peut faire. 

Sur les circuits, je m’occupe de l’essence. Vu que l’on fait des courses d’endurance de 4H, voire plus, lorsque l’on fait par exemple les 24H de Dubaï, il y a un ravitaillement à faire et c’est moi qui m’en occupe .

– Comment vous préparez-vous avant les courses ?

Je charge la voiture dans le camion le mardi :  suivant le circuit ou la distance, je pars le mercredi.

Pour Hockhenheim, je suis parti le mercredi du sud de Paris, je m’arrête régulièrement sur les aires de repos, j’essaie de conjuguer mes arrêts avec les heures de repas (midi ou soir) comme je peux rouler 4h, là je suis arrivé jeudi matin.

– Quels sont vos futurs projets ?

Tout dépend de Jean-Paul Pagny, le patron de Visiom. Tant qu’il roulera et qu’il aura le plaisir de rouler sur les circuits, je serai toujours là.

Avec  sérieux, je respecte les horaires de conduite et de temps pour pouvoir garder mon permis.

Après, il y a d’autres teams qui m’ont demandé parce qu’ils me connaissent, mais je leur ai dit que j’étais avec Visiom, ils le savent, je suis fidèle.

Cela m’est arrivé, de faire d’autres teams, mais en dehors des courses que je fais pour Visiom.

Calvin :

– Quel est votre rôle au sein de l’équipe Visiom ?

Je suis freelance, je m’occupe beaucoup des pneumatiques, montage, démontage, gestion de la dalle etc …

– Comment  êtes-vous arrivé dans l’équipe Visiom ?

Via une annonce sur un réseau social, j’ai postulé et j’ai travaillé pendant 1 an et demi dans l’équipe en cdi puis maintenant, je fais du freelance.

– Quel est votre parcours ?

J’ai fait un Bac Pro mécanique auto, BTS, Licence puis après, je me suis spécialisé dans la compétition automobile avec une formation spécialisée à Nogaro qui s’appelle « L’école de la performance » qui m’a ouvert les portes de la compétition.

– Quels sont vos futurs projets  ?

Pour l’instant, je n’ai pas vraiment de futur projet, mon but, c’est de  toujours rester dans la compétition automobile, mais aussi savoir se préserver, car c’est aussi un métier très usant.

Miguel :

– Quel est votre rôle au sein de l’équipe Visiom ?

Je m’occupe de tout ce qui est roue, des températures, de savoir si on change les roues ou pas.

– Comment  êtes-vous arrivé dans l’équipe Visiom ?

J’ai su qu’il y avait une place qui se libérait et j’ai voulu apprendre à faire cela. J’aime beaucoup le monde de la voiture.

– Quel est votre parcours ?

Rien à voir avec l’automobile, j’ai fait un peu de mécanique moto et puis après, j’ai fait des petits boulots par-ci par-là.

– Quels sont vos futurs projets ?

De rester dans l’équipe pour apprendre et pouvoir évoluer.

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Yann et Joaquim :

– A quoi servent tous vos écrans ?

Ceux-là, c’est facile, ce sont les chronos, les secteurs et les temps aux tours, les positions des voitures, ça c’est le gps, ça donne la position de la voiture sur la piste. Sur nos PC, on a les informations de la voiture :  qui est le pilote, quand il entre en piste ou il rentre au box, s’il y a un drapeau jaune ou  un drapeau rouge. Les événements de piste qui pourraient expliquer un temps qui a augmenté. Là, on retrouve les temps au 1er, 2ème et 3ème secteur, le temps retour, ici les informations météo, ici l’essence  qu’il y a dans la voiture, là, c’est le kilométrage des pneus, la pression des pneus, ici, le set up de la voiture, donc les réglages et là, l’évolution des temps aux tours avec des graphiques et là, les temps aux tours avec le meilleur secteur et le meilleur temps théorique.

– Vous vous occupiez de quoi exactement ? Vous communiquez aussi avec le Pilote ?

Non, on est tous les deux ingénieurs. Joaquim est plus focalisé sur l’extérieur et la communication avec le pilote. Et moi, plus sur la voiture en elle-même, c’est-à-dire comment fonctionne la voiture, dans quel état sont les pneus, la consommation d’essence. Joaquim est en liaison directe avec le pilote et il a une vision globale de ce qui se passe avec le concurrent. On élabore une stratégie tous les deux et ensuite, on suit la stratégie, moi d’un point de vue interne et Joaquim d’un point de vue externe. Si jamais il y a un élément en piste, un safety-car ou quoi que ce soit, moi, je peux dire si c’est le bon moment pour mettre de l’essence ou changer les pneus etc… Joaquim, lui, il sait si c’est le bon moment par rapport au temps de conduite du pilote et surtout par rapport aux autres : si jamais on rentre est-ce que l’on va sortir devant les autres ou derrière : à ce moment-là, tout peu changer. 

– C’est vous qui décidez quand, à quel moment rentrer ?

Quand il peut rentrer et après quand il doit rentrer, ce sont deux choses différentes.

– Est-ce que vous parlez avec les pilotes ?

On est tous les deux en liaison avec la voiture, mais il n’y a qu’une personne qui parle, c’est Joaquim.

Journaliste et photographe : Stéph’Anie Fotografy

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