🗓️ Mis à jour le 7 septembre 2026
L’essentiel — C’est dans une dépendance des ateliers d’Iwan Simonis, le long de la Vesdre à Verviers, que le mécanicien anglais William Cockerill s’installe en 1799 pour construire ses machines à filer la laine. Le bâtiment surnommé « Le Chat » est le plus ancien témoin de cette époque.
Le surnom vient d’une déformation populaire : la foulerie installée là appartenait à un certain Dauchap, devenu « Au Chat » dans la bouche des Verviétois. Sous ce nom banal se joue l’un des épisodes fondateurs de l’industrie européenne.
1799 : un Anglais, deux familles et un monopole
Au début du XVIIIe siècle, une foulerie devenue moulin occupe l’endroit. Vers 1760, elle est rachetée par Jean-François Biolley, industriel verviétois.
En 1799, Biolley et son beau-frère Iwan Simonis permettent au mécanicien anglais William Cockerill de s’y installer. Un contrat d’exclusivité leur accorde le monopole des machines que l’Anglais va construire — les métiers à filer et à carder qui, jusque-là, faisaient la supériorité britannique.
Ce qui en découle
La mécanisation du travail de la laine à Verviers ouvre la voie à l’industrialisation du continent. Cockerill fera souche : son fils John Cockerill fondera à Seraing l’un des plus grands complexes industriels d’Europe.
Le bâtiment, le long de la Vesdre, reste le plus ancien témoin de l’époque où les usines lainières se sont implantées à cet endroit.
Bon à savoir
Le site se découvre depuis l’extérieur, au fil des parcours urbains balisés par la Maison du Tourisme du Pays de Vesdre (rue Jules Cerexhe 86). Il n’est pas aménagé pour la visite intérieure : c’est le récit et la lecture du bâtiment dans son environnement qui font l’intérêt de l’étape. Pour comprendre ce qui s’y fabriquait, l’étape suivante logique est le CTLM, à quelques minutes.
Infos pratiques
- 📍 Verviers, province de Liège (Belgique)
- 🗓️ Informations vérifiées par info-lux en septembre 2026
- 🧭 Coordonnées : 50.60204, 5.88883
Cette fiche fait partie de notre couverture de Verviers et du Pays de Vesdre. Retrouvez toutes nos adresses, sorties et reportages sur la page Verviers. Pour préparer une visite complète, voir notre guide Que visiter à Verviers ? Les 8 lieux à voir de la capitale de la laine.
Questions fréquentes
Pourquoi l'usine Simonis est-elle surnommée « Le Chat » ?
Par déformation populaire du nom du propriétaire de la foulerie installée à cet endroit, un certain Dauchap, devenu « Au Chat ».
Qui était William Cockerill ?
Un mécanicien anglais installé à Verviers en 1799, dans une dépendance des ateliers d'Iwan Simonis. Il y a construit les machines à filer et à carder la laine, introduisant sur le continent une technologie jusque-là réservée à l'Angleterre.
Quel est le lien avec John Cockerill ?
John Cockerill était le fils de William. Il a fondé à Seraing l'un des plus grands complexes industriels d'Europe au XIXe siècle.
Peut-on visiter l'ancienne usine Simonis ?
Le bâtiment se découvre depuis l'extérieur, le long de la Vesdre, au fil des parcours urbains balisés. Il n'est pas aménagé pour la visite intérieure.
À voir aussi à Verviers
- Verviers > Mode > CONCEPT SEVEN SHOW, défilé de mode
- Que visiter à Verviers ? Les 8 lieux à voir de la capitale de la laine (2026)
- Pêcher sur la Vesdre à Verviers : les parcours, les espèces et ce que la rivière est devenue
- La Brasserie de Verviers : une brasserie coopérative qui a remis la bière en ville
- La Maison Closset à Verviers : les ateliers textiles devenus appartements en 1924
- Le parcours street art de Verviers : 6,5 km et 18 fresques sur les murs de la cité lainière





