UNE MASTER CLASS PAS COMME LES AUTRES
Après sa Palme d’or d’honneur remise par son ami Leonardo DiCaprio, l’acteur et réalisateur Robert De Niro a donné, ce mercredi, la traditionnelle master class devant une salle comble. A Cannes, Thibaut Demeyer et Brigitte Lepage.
Le Festival de Cannes et Robert De Niro, c’est toute une histoire d’amour. C’est d’abord deux Palmes d’or à travers deux films « Taxi Driver » de Martin Scorsese en 1976 et « Mission » de Roland Joffé en 1986. On ne compte plus le nombre de films en sélection, que ce soit en compétition ou hors compétition, et on n’oublie pas non plus son rôle de président du jury en 2011, qui avait vu Terrence Malik monter sur la plus haute marche du podium avec « Tree of life ».
Pour cette rencontre, on était dès lors en droit de s’attendre à une conversation tournant autour de son travail d’acteur, quelques anecdotes et autres confidences relatives à sa carrière. Mais ce ne sera pas le cas. La seule confidence obtenue, en réponse à une question d’une journaliste, c’est : « j’aime me lever tôt » !
Photos galerie – Robert De Niro – Copyright Thibaut Demeyer




ROBERT DE NIRO MELANCOLIQUE
En réalité, cette rencontre, menée par le photographe-réalisateur français JR, a plutôt pris une tournure intimiste, même mélancolique, avec un Robert De Niro qui s’est tourné vers son passé et sur son père, qui s’appelait également Robert De Niro. Un regard dans le rétroviseur. Logique puisque actuellement, JR travaille avec l’acteur sur un documentaire des plus intime. Pour la première fois, Robert De Niro ouvre ses archives personnelles, parle de ses parents, de sa famille mais aussi de la mort « J’en ai peur, mais je n’ai pas d’autres choix que d’apprendre à l’accepter. Profiter de la vie, prendre le bon et le mauvais côté des choses, c’est tout ce que l’on peut faire » confie l’acteur de bientôt 82 ans. Par moment, on avait l’impression que cet échange était un monologue. Le comédien de « Taxi Driver » ne répondait que par très peu de mots aux questions de son interlocuteur qui peinait à lui soutirer quelques confidences. On savait que De Niro était du genre taiseux et pudique mais pas à ce point-là !
Cette rencontre nous a aussi permis de découvrir les premières images de ce documentaire où JR met, avec pudeur, en exergue les regrets de l’acteur lorsqu’il parle de son père, peintre et disparu en 1993 « Oui, il y a des choses que j’aurais dû faire avec mon père, ma mère. Mais j‘étais dispersé. Ma mère essayait de me raconter des histoires de famille, mais je ne les écoutais pas.» C’est que Robert De Niro a gardé intact l’atelier de son père, à l’image de Charlotte Gainsbourg avec l’appartement de Serge. « J’ai voulu garder toutes ces choses aussi longtemps que possible car je veux que mes enfants soient conscients de qui était leur grand-père. Qu’ils voient son héritage et l’importance qu’il a dans ma vie et dans la leur. » Cette Master class, pas vraiment comme les autres, nous a permis de découvrir un Robert De Niro sous un angle très intime et très différent par rapport à l’image qu’il donne à travers ses films. Alors qu’il compte 60 ans de carrière et 138 films, il n’empêche qu’il reste humble « Tout ce que je sais faire, c’est raconter des histoires dans des films. » C’est ce que l’on appelle l’étoffe d’un géant !






Top ! Quelle chance d avoir pu voir et écouter ce géant du cinéma 👍🙏❤️❤️❤️❤️et merci pour ce partage plein de sensibilité 🥰❤️❤️❤️