Sans véritable surprise, le film « On vous croit » de Charlotte Devillers et Arnaud Dufeys sont les grands gagnants des René du cinéma belge décernés ce samedi soir à Bruxelles. Retour sur une soirée sans suspens. Thibaut Demeyer
L’Allemagne a ses « Lola », l’Espagne ses « Goya », l’Italie ses « Donatello », la France ses « César », les Etats-Unis ses « Oscars », le Danemark ses « Roberts » et maintenant, si on suit une certaine logique d’appellation, la Belgique a ses « René ». Pour le reste, nous faisons fi de tout commentaire concernant cette cérémonie interminable où Benjamin Lavernhe nous a cruellement manqué.
Lauréat lors du dernier Festival du Film Francophone de Namur (Bayard d’or du meilleur film et Bayard de la meilleure comédienne pour Myriem Akheddiou), « On vous croit » de Charlotte Devillers et Arnaud Dufeys n’a laissé aucune chance à ses concurrents pour cette première édition des René du cinéma. Sur onze nominations, le film repart avec huit René en l’occurrence celui du meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure actrice, meilleur acteur dans un second rôle pour Laurent Capeluto, meilleur scénario, meilleur montage, meilleur film du public, coup de cœur du public pour Myriem Akheddiou. Il est vrai que ce film a mis la barre très haut. Dès lors, même si le palmarès est déséquilibré, il n’en est pas moins injuste. Cela dit, laisser partir Laura Wandel sans aucun René pour « L’intérêt d’Adam », cela doit être difficile à digérer, car son film est une merveille, au même titre que son œuvre précédente « Un Monde » qui avait cartonné en son temps lors de la cérémonie des Magritte. Les frères Dardenne avec « Jeunes Mères » retournent également bredouilles. Visiblement, Cannes leur réussit mieux !
Saluons également la performance de « Reflet dans un diamant mort » signé Hélène Cattet et Bruno Forzani qui décrochent quatre René : meilleur costume, meilleur décor, meilleure photographie et surtout meilleur acteur en la personne de Yannick Renier.

Des Oscars au René
Le film d’animation « Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau » s’est vu récompenser à deux reprises, soit à travers le meilleur son et en tant que meilleur film étranger en co-production. L’aventure extraordinaire continue donc pour ce film d’animation détenteur du Golden Globe, du César et de l’Oscar du meilleur film d’animation.
Alors que « Kika » a décroché son unique René celui du meilleur premier film, le public a désigné « Baraki » comme meilleure série car oui, désormais, les René du cinéma belge s’intéresseront également aux séries, allant même jusqu’à décerner le René de la meilleure actrice et du meilleur acteur dans une série. La lauréate 2026 n’est autre qu’Anne Coessens pour « Pandore » et Yoann Blanc également pour « Pandore ».
En tout début de soirée, ce sont les espoirs féminins et masculins qui ont été mis à l’honneur. Déjà lauréate en 2024 lors du Festival du Film Francophone de Namur, Maria Cavalier-Bazar s’est vue récompenser du René du meilleur espoir féminin pour « Aimer perdre » et son partenaire Maxi Delmelle a été sacré meilleur espoir masculin pour le même film. Quant au René de la meilleure interprétation féminine dans un second rôle, il a été attribué à Salomé Dewaels pour « Nino ».
Avec six nominations, « Maldoror » de Fabrice Du Weltz sauve l’honneur grâce au René de la meilleure musique signée Vincent Cahay. Du côté néerlandophone, le René du meilleur film flamand a été décerné à « Julian » de Cato Kusters.
Le nouveau trophée, une sculpture en bois recouvert d’une fine feuille d’or est un modèle unique, imaginé par le plasticien belge Vincent Solheid.



























































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