L’essentiel
Dix jours après avoir réorganisé sa page de résultats en Europe, Google a fait deux gestes de plus. Les 17 et 18 septembre 2026, les fiches produits gratuites et les carrousels « produits populaires » ont disparu de l’Espace économique européen, en deux jours. Le 18 septembre, sa documentation a ajouté les « commerces locaux » aux requêtes couvertes par les nouveaux blocs agrégateur et fournisseur. Pour un e-commerçant, un magasin ou un artisan belge, trois réglages en découlent.
- 17-18 septembre 2026 : les fiches produits gratuites (blocs organiques alimentés par Merchant Center) et les carrousels « produits populaires » ont quasi disparu dans l’EEE — baisses de 90 à 100 % mesurées par Productrise en Allemagne, France, Belgique, Suède et Pays-Bas.
- Ginny Marvin, porte-parole de Google Ads, confirme : la suppression découle des obligations du règlement sur les marchés numériques (DMA). L’espace va aux comparateurs (CSS). Les annonces Shopping payantes ne changent pas.
- 18 septembre 2026 : la documentation Google ajoute les requêtes de commerces locaux (restaurants, salons, attractions, plombiers…) aux unités agrégateur et fournisseur créées le 8 septembre. Un fournisseur direct n’a rien à envoyer « beyond what Google can crawl ».
- 15 septembre 2026 : Performance Max demande désormais où envoyer le clic — le site, ou une page hébergée par Google bâtie sur la fiche d’établissement.
- Trois réglages : décider du sort de son flux Merchant Center, rendre ses pages lisibles pour l’unité fournisseur, choisir sa destination publicitaire en connaissance de cause.
Que s’est-il passé les 17 et 18 septembre 2026 ?
Réponse directe : Deux choses. Les 17 et 18 septembre, les fiches produits gratuites et les carrousels « produits populaires » ont disparu de Google dans l’Espace économique européen (−90 à −100 %, mesure Productrise). Le 18 septembre, Google a ajouté les commerces locaux aux requêtes couvertes par ses unités agrégateur et fournisseur.
Hugo Huijer (Productrise) a documenté la disparition sur deux jours, pays par pays : Allemagne, France, Belgique, Suède, Pays-Bas, entre −90 et −100 %. Search Engine Roundtable l’a relayée le 18 septembre ; Ginny Marvin, Ads Liaison chez Google, a confirmé que le retrait découlait des exigences du règlement européen sur les marchés numériques, et que l’espace libéré revenait aux services de comparaison de prix.
Les fiches produits gratuites étaient ces blocs de produits, avec photo et prix, affichés sans achat publicitaire à partir du flux Merchant Center d’un marchand. Elles cohabitaient avec les annonces Shopping payantes, qui, elles, restent en place. PPC Land situe le geste juste avant une échéance de conformité DMA au 21 septembre ; Google n’a pas publié de calendrier.
Le second geste est plus discret : la page « What’s new » de Google Search Central indique au 18 septembre « Added local business query support to the aggregator and supplier units ». Ces deux unités sont celles décrites le 8 septembre, quand Google a réorganisé sa page européenne (ce que Google a changé le 8 septembre).
Qui perd quoi : e-commerçant, magasin avec catalogue, artisan ?
Réponse directe : L’e-commerçant belge qui envoyait un flux Merchant Center perd l’exposition gratuite de ses produits dans la recherche. Il lui reste trois voies : les annonces Shopping payantes, un comparateur (CSS, payant) et ses propres pages produits dans les résultats classiques. Le magasin sans flux et l’artisan ne sont pas touchés par ce retrait-là.
Concrètement, un marchand de Liège qui vendait des vélos et voyait ses modèles apparaître dans un carrousel « produits populaires » sans payer ne les y verra plus. Un client qui tape « vélo électrique cadre bas » voit désormais des comparateurs, puis des annonces, puis des pages web.
Deux questions à trancher, chiffres en main. D’abord : combien de visites venaient de ces blocs ? Dans Google Analytics, comparer les sessions « google / organic » sur les pages produits entre les 28 jours avant le 17 septembre et les jours suivants. Ensuite : le panier moyen justifie-t-il une annonce Shopping ou la commission d’un comparateur ? Pour beaucoup de petits catalogues, la réponse sera « ni l’un ni l’autre » — et le travail se reporte sur les pages produits elles-mêmes.
La façon de lire ce genre de rupture dans Google Analytics est décrite dans GA4 : le tableau de bord « trafic IA » ; la méthode vaut pour toute source qui disparaît.
Que change l’ajout des « commerces locaux » aux unités agrégateur et fournisseur ?
Réponse directe : Depuis le 18 septembre 2026, les blocs DMA de Google — un bloc pour les intermédiaires (annuaires, comparateurs), un bloc pour les fournisseurs directs — peuvent s’afficher pour des recherches de restaurants, salons, attractions ou plombiers dans l’EEE. Un commerce y figure via ses pages explorables ; aucun flux n’est obligatoire.
La documentation Google définit l’unité fournisseur comme « a dedicated feature for direct providers (for example, individual hotels or airlines, brick-and-mortar business owners, or providers of services like plumbing) ». Elle n’apparaît que si l’unité agrégateur apparaît. Les fournisseurs directs « must serve users in the EEA and don’t need to provide data beyond what Google can crawl » ; les résultats peuvent être « enhanced with data feeds, if available ».
Search Engine Journal cite les catégories désormais couvertes : restaurants et services (salons de beauté), attractions et lieux à visiter, plombiers et autres professionnels. Pour les annuaires, la porte d’entrée est un formulaire d’intérêt et un flux (nom, adresse, téléphone, catégorie, images, avis).
Ce que cela veut dire pour un salon de coiffure de Mons ou un plombier de Bastogne : la page de son site qui décrit le service, avec adresse, horaires et zone d’intervention, est ce que Google lit pour l’unité fournisseur. Pas la fiche Google, pas un annuaire. Une page introuvable, sans adresse, ou bloquée au robot, n’y entrera pas.
Quels sont les trois réglages à faire cette semaine ?
Réponse directe : Un : décider du sort du flux Merchant Center (annonces Shopping, comparateur, ou rien) à partir des chiffres. Deux : vérifier que chaque page de service ou de produit du site est explorable, datée, avec adresse et données structurées. Trois : dans Performance Max, choisir entre le site et la page hébergée par Google.
Étape 1 — Merchant Center : mesurer, puis décider
Dans Merchant Center, vérifier que les produits sont toujours approuvés (le flux sert encore aux annonces Shopping et, selon Google, aux fonctions d’achat du Mode IA). Dans Google Analytics, mesurer la perte sur les pages produits depuis le 17 septembre. Puis trancher : annonces Shopping si le panier le permet, comparateur si un CSS couvre déjà le secteur, sinon rien — et du temps sur les pages.
Étape 2 — Site : une page par service, lisible par le robot
Pour l’unité fournisseur comme pour les réponses générées, Google lit des pages. Chaque service ou famille de produits mérite une page avec un titre clair, l’adresse, la zone desservie, les horaires, des photos réelles, la date de mise à jour et les données structurées LocalBusiness ou Product. Vérifier dans Search Console que ces pages sont indexées. Les pratiques à éviter — pages par commune identiques, texte caché — sont listées dans la mise à jour anti-spam d’août.
Étape 3 — Performance Max : site ou page Google ?
Depuis le 15 septembre 2026, Performance Max pose la question « Where should people go after clicking your ads? » avec deux réponses : « Your website » ou « Google Business Profile (optimized for ads) », décrite comme « a Google-hosted page with built-in conversion measurement capabilities ». La seconde simplifie la mesure ; la première garde le client chez vous, avec vos formulaires, vos statistiques et vos pages de service. Pour une entreprise qui a un site tenu, le site reste le choix par défaut ; la page Google convient à celle qui n’en a pas.
Et les réponses générées — Aperçu IA, Mode IA — dans tout cela ?
Réponse directe : Elles ne sont pas concernées par les blocs DMA : l’Aperçu IA, le Mode IA et Gemini continuent de composer leurs réponses à partir des pages indexées, des fiches et des flux. Pour un commerce belge, ce sont désormais des chemins d’accès au moins aussi importants que les blocs de la page classique.
Le Mode IA affiche des produits et des établissements, avec ses propres règles de sélection ; ses sources ne sont pas celles de l’Aperçu IA (la différence). La façon d’être repris par Gemini, le modèle qui alimente aussi le Mode IA, est détaillée dans être cité par Gemini quand on est une entreprise belge.
Le fil conducteur des trois gestes de septembre est le même : Google retire de la visibilité gratuite d’un côté (fiches produits), en redistribue de l’autre sous conditions (unités DMA, pages explorables), et pousse ses réponses générées partout. Ce que l’entreprise contrôle, c’est ce qu’elle publie sur son site et dans sa fiche. C’est là que Vincent Gallez (info-lux.com) concentre le travail avec les entreprises de Wallonie, du Grand-Duché et du Grand Est.
À lire aussi sur info-lux
- Google réorganise ses résultats en Europe — Le changement DMA du 8 septembre 2026, première vague.
- Les informations qu’une IA cherche sur une entreprise — Ce que chaque source doit contenir.
- GA4 : le tableau de bord « trafic IA » — Mesurer une source qui disparaît.
Questions fréquentes
Quand les fiches produits gratuites ont-elles disparu en Belgique ?
Les 17 et 18 septembre 2026, en deux jours, avec une baisse de 90 à 100 % mesurée par Productrise en Belgique, en France, en Allemagne, en Suède et aux Pays-Bas.
Pourquoi Google les a-t-il retirées ?
Ginny Marvin, porte-parole de Google Ads, a confirmé que le retrait découle des obligations du règlement européen sur les marchés numériques (DMA). L’espace va aux services de comparaison de prix.
Les annonces Shopping payantes sont-elles touchées ?
Non. Les annonces Shopping et Merchant Center continuent de fonctionner. Seuls les blocs produits gratuits et les carrousels « produits populaires » ont disparu dans l’EEE.
Qu’est-ce que l’unité fournisseur de Google ?
Un bloc réservé aux fournisseurs directs — hôtels, compagnies, commerces physiques, prestataires de services — affiché dans l’EEE quand l’unité agrégateur apparaît. Depuis le 18 septembre 2026, il couvre aussi les commerces locaux. Aucun flux n’est requis au-delà de ce que Google peut explorer.
Que demande Performance Max depuis le 15 septembre 2026 ?
Où envoyer le clic : vers le site web, ou vers une page hébergée par Google construite sur la fiche d’établissement, avec mesure des conversions intégrée.
Vincent Gallez — expert en visibilité dans les intelligences artificielles
Fondateur du groupe de médias info-lux, il accompagne entreprises, PME et indépendants de Wallonie, du Grand-Duché et de la frontière française pour qu’ils soient trouvés — et cités — par les assistants d’IA comme ChatGPT, Gemini, Perplexity ou Copilot.
Le principe est simple : un modèle ne peut reprendre qu’une information qui existe, est exacte et est accessible.
Le travail consiste donc à publier, sur des médias que ces systèmes consultent, une information vérifiée, datée et structurée qui répond réellement aux questions posées — plutôt que de laisser un moteur répondre à partir de sources approximatives ou périmées. Comment nous procédons.
Les limites que la rédaction s’impose — et ce qu’elle refuse de faire — sont détaillées dans notre charte éditoriale et IA.
Nos sources
Les chiffres cités dans cet article proviennent de sources publiques identifiées, consultées en septembre 2026 :
- Search Engine Roundtable — Google Search Drops Free Product Listings From European Economic Area (18 septembre 2026)
- PPC Land — Google drops free shopping listings across Europe in two days (septembre 2026)
- Google Search Central — Supplier unit in Google Search (mis à jour le 18 septembre 2026)
- Google Search Central — Latest documentation updates (entrée du 18 septembre 2026)
- Search Engine Journal — Google Adds Local Businesses To EEA Search Result Units (18 septembre 2026)
- Search Engine Roundtable — Google Ads PMax: Where Should People Go After Clicking Your Ads? (15 septembre 2026)
Transparence — cet article a été produit avec l’assistance de l’intelligence artificielle pour la recherche et le croisement des sources, la structuration et la mise en page. Les données chiffrées proviennent des sources publiques citées ci-dessus et sont vérifiables.
La sélection du sujet, la vérification des faits et la responsabilité éditoriale sont assurées par la rédaction d’info-lux.com. Voir notre charte éditoriale et IA.
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