Entre l’ombre et la lumière : Fouarge Michel

Juil 12, 2021 | Cinema, Luxembourg, Photographes, PORTRAITS | 0 commentaires

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Entre l’ombre et la lumière

     Michel Fouarge est né le 31 juillet 1973. Du signe du Lion. Il vit une enfance puis une adolescence dirons-nous, des plus classiques et heureuses. 

C’est alors que les premières lignes du dessin de sa vie prennent forme. Michel, alors âgé d’une 20aine d’années, passe son temps comme guitariste amateur dans un groupe de rock, cheveux blonds longs, au look sauvage et rebelle. En chemin pour l’université, il est repéré par un photographe dans la rue, qui lui demande de poser pour lui. Michel refuse. Pourtant le photographe le recroise et lui réitère sa demande maintes fois. Michel fini par accepter, juste pour avoir de belles photos en souvenir. Pourtant, il reçoit quelques temps après une demande d’une Agence de Mannequin à Bruxelles, lui demandant de venir se présenter. Sous l’insistance de ses proches, il va au rendez-vous. L’agence tombe sous le charme et l’envoie aux premiers shootings photos et castings.  c’est un succès rapide.

Fort de ces premières expériences, l’Agence (Steff de Bruxelles) décide d’envoyer Michel voir une grande Agence connue pour Hommes à Paris. Après avoir pris son train, le métro et avoir attendu quelques heures, le directeur le refuse en lui disant qu’il n’a absolument pas la carrure pour être mannequin. Les portes se referment. Michel prend du recul et pense très sérieusement à tout arrêter et reprendre ses études. Il accepte toutefois de se rendre à Milan pour un dernier essai de quelques jours.

Les premiers rendez-vous sont des échecs : Trop blond, trop typé, trop mince… Pas assez de photos, pas assez d’expérience, pas assez de charisme, pas assez de confiance, …. Puis Michel pousse les portes presque pour ne plus avoir de doutes, d’une des plus prestigieuses Agence de Milan (Riccardo G. Agency). Ils n’hésitent pas longtemps à envoyer dès le lendemain Michel à un casting, celui du créateur Giorgio Armani. Michel arrive avec son book et son composite et découvre une file de 800 mannequins arrivés avant lui. Il patiente des heures. Il arrive encore peut être 1000 mannequins hommes, de tous types. Devant la porte, un premier sélectionneur tri les mannequins.

Michel est accepté. Il est alors conduit au premier sous-sol, où le scénario se répète de manière impitoyable. À son grand étonnement il est une fois de plus approuvé. Puis arrive le troisième sous-sol. Une immense salle de défilé. Les mannequins finalistes attendent dans les gradins. En bas, un porte manteau avec 1 veste sur cintre et une armée de stylistes. Puis arrive dans un silence Monsieur Armani. Un par un, les Modèles finalistes hommes descendent et se présentent devant l’assemblée. Ils n’ont que quelques secondes pour convaincre. Michel arrive, marche droit, on lui tend la veste, il la met et défile sur 5 mètres. Armani lui demande de revenir et il lui dit, droit dans les yeux, « ok ».

Michel est alors pris par des stylistes qui le mesurent, le prennent en photo et lui disent qu’il sera contacté par l’agence pour les essayages pour le défilé. Michel apprendra par la suite, que sur 4 ou 5 jours de castings, soit des milliers de prétendants, Monsieur Armani a booké ses mannequins habituels et n’a sélectionné que 4 nouveaux ! C’est le début…Michel se verra apparaitre sur la chaine nationale italienne avec sa grande chevelure blonde. S’en suivront GianFranco Ferre, Gucci, Etro, et bien d’autres encore. Puis les magazines comme Uomo Collezioni, Vogue, Cerruti, Cavalli, Michel devient un visage connu…

Exemple : EMPORIO ARMANI Fall Winter 1998 1999 Menswear Milan - Fashion Channel

« Giorgio Armani » Spring Summer 1998 Milan 3 of 4 prêt à porter men by FashionChannel

« Gianfranco Ferrè » Autumn Winter 1998 1999 Milan 3 of 3 prêt à porter men by FashionChannel

GIEFFEFFE Fall Winter 1997 1998 Menswear Milan - Fashion Channel

Michel défile pour les plus grands avec les tops le mieux payés au monde. Commence à se faire un nom, accède à la notoriété dans le milieu tant convoité des Tops Models.

Il croise entre autre, Kate Moss, Greg Hansen , Karen Mulder, Eva Herzigova, Ophélie Winter, mais aussi Arnold Schwarzenegger, Bruce Willis, Orlando Bloom, Belmondo et les autres célébrités.

Michel fait une pause volontaire temporaire pour ses études et décroche son diplôme supérieur de professionnel en marketing et management.

Il reprend le mannequinat et en parallèle devient directeur marketing et production europe pour Comstock Images la 3ème banque d’images au rang mondial.

Il travaillera notamment aussi pour la célèbre Agence Mondiale Vogue à Zürich comme mannequin et ensuite, il apprend d’abord le métier de booker puis celui convoité de shooting supervisor.

Un grave accident de la route dont il est victime stoppera de façon nette son ascension. C’est la décente aux enfers. Plusieurs fractures, perte de son statut, de ses contrats, il sera même encore victime d’une arnaque et il se retrouve même momentanément paralysé. S’en suivent 2 ans de rééducation en centres spécialisés. Puis des années de rééducation journalière et intensive.

Pendant sa convalescence, Michel ne se voit plus vraiment d’avenir. Il pense même au pire. Il ne tient que grâce à quelques amis et surtout par la force d’amour que ses parents lui prodiguent. Sa mère, médecin, va se consacrer à sa convalescence.  Son père lui achète un ordinateur, photoshop et son 1er appareil photo. Autodidacte, Il va passer en plus des médecins et rééducations diverses, presque 8 heures par jour, 7 jours sur 7 à apprendre, comprendre, tester ses nouveaux jouets.

Michel se perfectionne mais il hésite entre 3 univers bien distincts :

La photographie, car il aime essayer de montrer ce qu’il voit.

Le graphisme, car il aime dessiner et s’évader dans des mondes fantastiques et l’art (sans prétention aucune, que de faire juste ce qu’il aime et ressent).

 Mais tous ont un lien commun : le jeu de la lumière, le sombre avec des touches d’espoir, d’obstacles à surmonter avec des points lumineux.

Comme une thérapie personnelle, un message qu’il délivre. Ne pouvant se résoudre à se décider, Michel passe donc de l’un à l’autre.

Ses photos interpellent, montrent les personnes sous un angle très mode et racontent une histoire. Il aime transporter ses modèles dans un univers bien précis.

Ses photos de la nature, mettent l’accent sur la globalité de la beauté du monde qui nous entoure et en surlignent les détails, l’infiniment petit.

C’est donc tout à fait normal que ces éléments se retrouvent dans son art graphique. Michel sera donc artiste photographe graphiste.

Il est publié dans de nombreux journaux, collabore avec des stylistes de renom comme Kenzo par exemple avec qui il va photographier et créer des œuvres uniques lors du festival de Cannes.

Michel tente des concours et gagne en reconnaissance.

Il devient illustrateur, notamment pour la saga Alvion.

Michel aime l’art en général. Mais il souhaite arriver à humblement associer différents éléments intemporels, rétro et modernes, pales et colorés, sans message autre qu’une lecture libre d’interprétation, dans sa globalité puis en détail et en découvrir une autre, une lecture à 360 degrés qui chamboule encore une fois la lecture initiale. Une multiplication et division cellulaire complexe qui se base sur l’immuable constatation que l’infiniment petit est une réplique de l’infiniment grand. Que tout est constitué de cellules, toutes indépendantes individuellement mais dépendantes d’un tout qu’elles constituent.  Toutes différentes les unes des autres… il prendra plus de 15 ans à affiner et contrôler la technique.

Ses rares expositions sont un succès, il vend 18 œuvres sur les 20 exposées en grand format dans une qualité qu’il oblige muséale, aux bords polis qui, suivant l’angle, modifie la lumière entrante et nacre légèrement le dessin. Bref c’est un perfectionniste presque maladif on le compare à un autiste, car certaines de ses créations lui demandent des dizaines, voir des centaines d’heures de travail minutieux. Il est même remarqué et mis en lumière à Paris, par la prestigieuse Association des Arts et des Lettres.

  Monsieur Oppenheimer, petit-fils d’Edgar Faure, sera même son protecteur.

Ses œuvres à tirages numérotés et extrêmement limités atteignent des sommes conséquentes. Il devient reconnu et coté en galeries. Ou encore finaliste (2ème place ) au concours européen Art prize avec un jury de professionnels hautement qualifiés et reconnus dans le monde de l’Art et de la finance.

Lien :   https://presse.signesetsens.com/communique-presse/premiere-edition-du-luxembourg-art-prize.html

Michel est un boulimique du travail, presque maladif du souci de bien faire, du détail et de l’histoire ou des émotions qu’il souhaite faire passer.

Michel photographie aussi les champions du monde d’escrime, sélectionnés pour le Jeux olympiques de Tokyo 2021. Tant ces images sont belles, il est édité et imprimé par la SNCF dans un livret exclusif, sera exposé en grand sur toiles, se paiera même le luxe de voir son travail admiré et récompensé par plusieurs pages dans le Figaro Sport sur papier et internet.

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Comme si cela ne suffisait pas, Michel rencontre au gré de son travail passionné, des acteurs, des producteurs, des stars, des gens d’influence. Pour faire court, Il tourne dans des films, on lui donne petit à petit de l’espace et fini par devenir acteur principal comme dans le film « Chaméléon » qui sera au cinéma sur le continent africain partageant l’affiche avec d’autres blockbusters. Il sera interviewé au journal télévisé national et dans de nombreux magazines et journaux comme The Guardian en pleine page! 

Sur Guardian Magasine

 

Vous l’aurez compris, Michel aime les projets et n’hésite pas à tourner dans des grosses productions, mais aussi dans des courts métrages intimistes, où il peut apprendre et affiné avec le temps son jeu d’acteur. Actuellement, il ne tourne pas moins de 3 projets de jeunes réalisateurs des plus prometteurs, avec des rôles importants mais diamétralement opposés

Ce sont ces défis et cette richesse de rencontres que Michel cherche avec toujours le souci d’apprentissage et de faire de son mieux, sans jamais se prendre pour je-ne sais qui. Il reste pieds sur terre, humble.

Entouré d’un amour vrai depuis le début par ses parents, de sa compagne et de son fils, de ses amis et de ses collègues de travail, Michel est dans la volonté de vivre des moments vrais et forts.

Il ne souhaite pas forcément à être en haut de l’affiche, même si cela, il le reconnait, est fort plaisant sur le moment, mais c’est temporaire et si volatile, qu’il faut l’apprécier comme un bonbon, dit-il.

Que rajouter de plus ?

Que Michel a rencontré lors du casting d’un ami chanteur, un producteur de musique qui lui a demandé de chanter une des compositions de Michel, qu’il se prendra au jeu, juste pour vivre une expérience de plus et que cette chanson sera au final, au top 50 pendant plusieurs semaines aux côtés de Métallica ou Britney Spears ?

Que même, Voice of América, prendra plaisir à en parler ? 

Que Michel a même fait un duo avec Ella Woods (des Platters).

Que Michel va tout naturellement prochainement lancer une marque de vêtements sur laquelle il travaille depuis plus de 3 ans ? Qu’il a été approché par des marques pour des collaborations possibles futures dans les domaines du prêt à porter, de l’image, du mobilier décoratif haut de gamme.

Une chose certaine, Michel n’a pas fini de nous surprendre et de nous faire découvrir d’autres facettes de ses univers créatifs.

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