🗓️ Mis à jour le 14 septembre 2026
À Virelles, près de Chimay, l’un des plus grands étangs naturels de Wallonie vit au rythme des oiseaux. À la fin de l’été, quand le niveau de l’eau baisse et que les vasières se découvrent, hérons cendrés, vanneaux, mouettes rieuses, bernaches et canards se partagent les hauts-fonds. Depuis les sentiers et les observatoires de l’Aquascope, la photographe Karolyn Delisé-Hanse a saisi cette vie en 29 images.
- Où : l’étang de Virelles et son centre nature, l’Aquascope, rue du Lac à Virelles (Chimay), en province de Hainaut, à la lisière de la forêt de Thiérache
- Quoi : une réserve naturelle d’une centaine d’hectares d’eau, de roselières et de bois, parcourue par des sentiers, des observatoires et des cabanes d’affût
- Espèces photographiées sur place : héron cendré, vanneau huppé, mouette rieuse, grand cormoran, bernache du Canada, cygne tuberculé, canard colvert, bergeronnette, demoiselle, sans oublier les salicaires en fleurs
- Le moment : la fin de l’été, quand les basses eaux découvrent les vasières et attirent les oiseaux qui s’y nourrissent
- Photos : Karolyn Delisé-Hanse pour info-lux.com
L’étang de Virelles, un grand plan d’eau naturel aux portes de Chimay
À quelques kilomètres du centre de Chimay, le village de Virelles s’ouvre sur une vaste étendue d’eau bordée de roseaux et de bois. L’étang de Virelles compte parmi les plus grands étangs naturels de Wallonie : une centaine d’hectares où l’eau, la roselière, les prairies humides et la forêt se rejoignent.

Le site n’est pas seulement beau : il est protégé. Réserve naturelle, l’étang accueille au fil des saisons des oiseaux nicheurs, des migrateurs de passage et des hivernants. Pour le visiteur, l’Aquascope en est la porte d’entrée : un centre de découverte de la nature d’où partent les sentiers qui mènent aux observatoires.
C’est là que Karolyn Delisé-Hanse a posé son téléobjectif à la fin de l’été. Une période particulière à Virelles : le niveau de l’eau est plus bas, les vasières affleurent et les oiseaux viennent y chercher leur nourriture, souvent à bonne distance des observatoires.
L’Aquascope, porte d’entrée de la réserve
Bâtiments aux façades jaunes, sentiers qui s’enfoncent dans la végétation, passerelles et cabanes : l’Aquascope est conçu pour amener doucement le visiteur au bord de l’eau sans déranger la faune.
Le jour de la visite, la façade accueillait une exposition de photographies en noir et blanc consacrée à la forêt et aux arbres. De grands tirages accrochés en plein air, que l’on découvre avant même d’entrer dans la réserve.



Sur le sentier, un visage sculpté dans un panneau de bois surveille les promeneurs. Plus loin, le feuillage filtre la lumière et l’ambiance change : on ralentit, on chuchote, on tend l’oreille.


Téléobjectif en bandoulière, les visiteuses de ce jour-là avaient bien compris la règle du lieu : ici, l’observation se mérite. Les oiseaux sont souvent loin, sur les hauts-fonds, et seules la patience et une longue focale permettent de les approcher en image.
Fin d’été : les vasières découvertes attirent les oiseaux

Sur les photos, un détail frappe : des pieux de bois émergent de l’eau et de la vase. Ces alignements, habituellement noyés, apparaissent quand le niveau de l’étang baisse. Ils deviennent alors des perchoirs et des repères pour les oiseaux, et un décor graphique pour le photographe.


Les vasières ainsi découvertes sont une aubaine pour la faune. Les canards s’y reposent en groupe, les hérons y traquent les poissons pris dans les eaux peu profondes, et les petits oiseaux y trouvent insectes et larves à foison.


Le héron cendré, roi de l’étang : nos photos
Il est partout dans la série, et pour cause : le héron cendré est l’oiseau emblématique des étangs wallons. Longues pattes, cou replié, silhouette élancée, il apprécie les eaux peu profondes de Virelles où il peut rester immobile de longues minutes.

Puis tout s’accélère. Le bec plonge, l’eau gicle, et le héron ressort avec un poisson qu’il retourne dans son bec avant de l’avaler d’un coup. Karolyn Delisé-Hanse a suivi toute la séquence, de l’affût à la prise.


Posté entre deux pieux ou sur une pointe rocheuse fleurie, le héron s’intègre parfaitement au décor. Il devient naturellement le sujet favori des photographes de passage à l’Aquascope.



Sur les eaux calmes, le reflet double chaque silhouette. Le héron cendré, immobile dans quelques centimètres d’eau, se transforme en sentinelle. Il suffit d’attendre.
Ces images ont été réalisées depuis les observatoires et les sentiers de la réserve, à bonne distance, sans quitter les cheminements autorisés.
Bernaches, cygnes et canards
Les bernaches du Canada, reconnaissables à leur tête noire et à leur bavette blanche, glissent à deux sur l’étang. Plus loin, des cygnes tuberculés naviguent devant la roselière pendant que des canards passent en vol.
Sur la berge boueuse, une cane colvert en plumage brun tacheté avance prudemment. Ses congénères se reposent en groupe sur la vasière, souvent à l’ombre des roseaux.
Selon la saison, l’étang de Virelles accueille bien d’autres canards, dont des espèces plongeuses et des hivernants venus du nord. La fin de l’été marque le début de ces mouvements.


Mouettes rieuses, cormoran et vanneau huppé
Les mouettes rieuses sont bien présentes : une jeune en vol, le plumage encore marqué de brun, et un adulte déjà en plumage d’hiver, avec sa petite tache sombre derrière l’œil. Sur un banc de sable, un grand cormoran partage la place avec un groupe de mouettes.



Autre rencontre marquante : un vanneau huppé, seul sur la berge dénudée. Sa fine huppe recourbée et ses reflets verts sur le dos le rendent inimitable. Cet oiseau des prairies humides et des vasières se fait rare en Wallonie ; le voir à Virelles est toujours une bonne nouvelle.

Les bergeronnettes, funambules de la surface
Plus petites, plus vives, les bergeronnettes jouent avec la surface de l’eau. L’une rase l’étang, ailes grandes ouvertes ; l’autre se pose sur un haut-fond où quelques millimètres d’eau suffisent à refléter sa silhouette.


Fleurs et petit peuple de la réserve
La réserve ne se résume pas à ses oiseaux. Le long des sentiers, le feuillage joue avec la lumière et les salicaires dressent leurs épis mauves au bord de l’eau, attirant papillons et butineurs.
Sur une graminée, une demoiselle aux ailes transparentes prend la pose. Ces petits zygoptères, cousins des libellules, abondent autour des étangs bien conservés et signent la bonne santé du milieu.



Un site qui change au fil des saisons
Virelles ne présente jamais le même visage. Au printemps, la roselière s’anime de chants et de parades. En été, les jeunes apparaissent. À la fin de l’été et en automne, les basses eaux et les migrations amènent des espèces de passage. L’hiver, enfin, réunit canards et oies venus du nord de l’Europe.
La lumière change elle aussi. Brumes du matin, reflets d’automne, gel sur les berges ou végétation luxuriante : chaque visite à l’Aquascope raconte un étang différent.
Observer sans déranger
La richesse de l’étang tient à sa tranquillité. Les sentiers et les observatoires de l’Aquascope sont pensés pour approcher la faune sans la mettre en fuite : il suffit de les respecter.
- rester sur les sentiers balisés et dans les observatoires ;
- parler bas, éviter les gestes brusques ;
- ne jamais entrer dans la roselière ni sur les vasières ;
- préférer les jumelles ou un téléobjectif ;
- tenir les chiens en laisse là où ils sont admis.
Infos pratiques : visiter l’Aquascope de Virelles
| Lieu | Aquascope Virelles, rue du Lac 42, 6461 Virelles (Chimay), province de Hainaut |
|---|---|
| Quoi | Centre de découverte de la nature : sentiers, observatoires, cabanes, espace muséal, expositions temporaires, activités pour les familles et les écoles |
| Réserve | Étang de Virelles, l’un des plus grands étangs naturels de Wallonie, réserve naturelle (eau, roselières, prairies humides, bois) |
| Horaires et tarifs | Variables selon la saison : à vérifier sur le site officiel aquascope.be |
| Conseil | Jumelles ou téléobjectif indispensables : les oiseaux se tiennent souvent loin des observatoires, surtout en période de basses eaux |
| À venir | Foire aux pommes et Week-end du bois à l’Aquascope, les 17 et 18 octobre 2026 |
Envie de découvrir le site sous un autre regard ? Le Photo-Club Riva-Bella lui avait consacré un premier reportage photos en juin 2026.
La galerie complète de l’étang de Virelles en photos
L’intégralité de la série, signée Karolyn Delisé-Hanse. Cliquez sur une photo pour l’agrandir, puis faites défiler avec les flèches.




























📷 Étang de Virelles et Aquascope, Chimay — Photos : Karolyn Delisé-Hanse.
Questions fréquentes sur l’étang de Virelles et l’Aquascope
Où se trouve l’étang de Virelles ?
À Virelles, village de l’entité de Chimay, en province de Hainaut, à la lisière de la forêt de Thiérache. L’Aquascope, centre nature qui donne accès à la réserve, se situe rue du Lac 42, 6461 Virelles.
Quels oiseaux peut-on observer à l’étang de Virelles ?
Les photos réalisées sur place à la fin de l’été 2026 montrent le héron cendré, le vanneau huppé, la mouette rieuse, le grand cormoran, la bernache du Canada, le cygne tuberculé, le canard colvert et des bergeronnettes. Selon la saison, l’étang accueille aussi des migrateurs et des hivernants.
Qu’est-ce que l’Aquascope de Virelles ?
Un centre de découverte de la nature installé au bord de l’étang. Il propose des sentiers, des observatoires et des cabanes d’affût, un espace muséal, des expositions temporaires et des activités pour les familles et les écoles.
Pourquoi voit-on des vasières et des pieux sur les photos ?
À la fin de l’été, le niveau de l’étang est plus bas. Les hauts-fonds et d’anciens alignements de pieux se découvrent, formant des vasières où les oiseaux viennent se nourrir et se reposer.
Quelle est la meilleure période pour photographier les oiseaux à Virelles ?
Chaque saison a son intérêt : le printemps pour les parades et la nidification, l’été pour les jeunes, la fin de l’été et l’automne pour les basses eaux et les migrations, l’hiver pour les canards et les oies venus du nord.
Faut-il un équipement particulier pour visiter la réserve ?
Des jumelles ou un téléobjectif sont vivement conseillés : les oiseaux se tiennent souvent loin des observatoires. Il faut aussi rester sur les sentiers balisés et éviter le bruit pour ne pas déranger la faune.
Sources
Photographies : Karolyn Delisé-Hanse pour info-lux.com, réalisées à l’étang de Virelles et à l’Aquascope (Chimay) à la fin de l’été 2026. Repères : site officiel de l’Aquascope Virelles et observations de terrain.
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