🗓️ Mis à jour le 17 octobre 2026
L’essentiel
Près d’un Belge sur deux utilise déjà une IA conversationnelle pour chercher des informations. C’est le chiffre phare d’une enquête menée en juillet par Ipsos Belgique pour l’agence bruxelloise MentionBox, présentée le 8 octobre 2026. Mais la même étude montre que Google garde la confiance : 72 % pour ses résultats naturels, 46 % pour les réponses de l’IA. Pour un commerce ou un indépendant, voici ce que ces chiffres disent, ce qu’ils ne disent pas, et ce qu’on peut en faire.
- Selon une enquête d’Ipsos Belgique pour MentionBox (1 000 Belges de 18 à 75 ans, terrain du 7 au 12 juillet 2026), 49 % utilisent déjà une IA conversationnelle pour chercher des informations.
- Les moteurs classiques restent en tête : 83 % les utilisent toujours, et 72 % font confiance aux résultats naturels de Google, contre 46 % pour les réponses de l’IA générative.
- Côté achats, 48 % des acheteurs qui utilisent l’IA disent qu’une recommandation de l’IA a déjà orienté un achat, mais 12 % seulement des Belges lui confieraient entièrement un achat en ligne.
- Ce sont des déclarations, pas des mesures de comportement, et le commanditaire vend des services de visibilité dans les IA. L’étude ne couvre ni le Grand-Duché ni le Grand Est.
- Pour une entreprise de la région : soigner d’abord Google, puis donner aux IA des informations exactes, sourcées et répétées sur des sites de confiance.
Que dit l’étude Ipsos sur la façon dont les Belges cherchent en ligne ?
Réponse directe : L’étude d’Ipsos Belgique pour MentionBox, menée en juillet 2026 auprès de 1 000 Belges, montre que 49 % utilisent déjà une IA conversationnelle pour chercher des informations. Les moteurs classiques restent utilisés par 83 % des répondants, et les Belges combinent en moyenne 2,5 plateformes par recherche.
Les résultats ont été présentés le 8 octobre 2026 à Bruxelles, lors d’un événement baptisé « The Search Shift ». La page de présentation de MentionBox publie quatre chiffres clés et la méthode. Media Marketing en a détaillé d’autres le 12 octobre.
En comptant les résumés générés par Google dans ses résultats, 73 % des Belges interagissent avec l’IA quand ils cherchent, selon Media Marketing. Les réseaux sociaux (42 %), les places de marché (37 %) et les sites spécialisés (34 %) complètent le tableau.
Parmi les utilisateurs d’IA, ChatGPT domine : de 54 à 69 % s’en servent selon le besoin, devant le Mode IA de Google, de 30 à 43 %. Dans ces réponses, l’IA s’ajoute à Google plus qu’elle ne le remplace.
Les Belges font-ils confiance aux réponses de l’IA ?
Réponse directe : Moins qu’à Google. Selon l’étude Ipsos pour MentionBox, 46 % des Belges accordent une confiance élevée aux réponses de l’IA générative, contre 72 % aux résultats naturels de Google et 62 % aux sites spécialisés, forums et comparateurs. Les réserves portent sur les erreurs et sur le manque de transparence des sources.
Les deux craintes principales sont chiffrées par Media Marketing : le risque d’erreurs (43 %) et le manque de transparence des sources (38 %). Autrement dit, le public voit bien que l’IA peut se tromper, et il veut savoir d’où vient l’information.
Ce chiffre de 72 % compte pour une petite entreprise. Une fiche Google tenue à jour et un site clair restent la vitrine la plus crédible aux yeux de la majorité. Les IA, elles, puisent en partie dans ces mêmes pages pour composer leurs réponses.
L’IA influence-t-elle déjà les achats des Belges ?
Réponse directe : En partie. Selon la page de MentionBox, 48 % des acheteurs qui utilisent l’IA (602 personnes dans l’échantillon) disent qu’une recommandation de l’IA a déjà orienté un achat. Mais 13 % seulement ont acheté le produit conseillé, et 12 % des Belges lui confieraient entièrement un achat en ligne.
L’usage le plus fréquent est la comparaison : 66 % des utilisateurs s’en servent pour comparer avant d’acheter, 50 % pour trouver des idées, rapporte Media Marketing. L’IA intervient donc surtout au moment où le client dresse sa liste de candidats.
Les jeunes vont plus loin : chez les 18-34 ans, 21 % seraient prêts à déléguer entièrement un achat en ligne. Media Marketing cite aussi le choix d’un vol ou d’un hôtel parmi les décisions que certains laisseraient à l’IA. Pour un hébergement de la région, c’est un public à suivre.
Que valent ces chiffres, et qui a commandé l’étude ?
Réponse directe : Ce sont des réponses à un questionnaire en ligne, pas des comportements mesurés. L’échantillon de 1 000 Belges est représentatif par sexe, âge et région, selon MentionBox. Le commanditaire est une agence de référencement qui vend des services de visibilité dans les IA, ce qui invite à lire les chiffres avec recul.
Le terrain a été réalisé par Ipsos Belgique du 7 au 12 juillet 2026, en ligne, auprès de personnes de 18 à 75 ans. Le partenaire MentionLab édite un outil de suivi des citations de marques par les IA. Nous n’avons trouvé aucune publication d’Ipsos Belgique sur cette étude à ce jour.
Un point reste flou. La page de MentionBox indique que 60 % des Belges utilisent le Mode IA de Google, « souvent sans le percevoir comme de l’IA », alors que Media Marketing parle de 30 à 43 % parmi les utilisateurs d’IA. Les bases ne sont pas les mêmes, et la formulation exacte des questions n’est pas publique.
Le rapport complet n’est accessible qu’en laissant ses coordonnées sur un formulaire : nous ne l’avons pas consulté. Les chiffres cités ici sont ceux de la page de présentation et de Media Marketing.
Ces chiffres valent-ils pour le Luxembourg et le Grand Est ?
Réponse directe : Non, pas tels quels. L’étude Ipsos pour MentionBox ne porte que sur la Belgique, avec un échantillon représentatif par région belge. Elle ne dit rien du Grand-Duché ni de la Lorraine. Pour une entreprise d’Arlon ou de Thionville, c’est un repère, pas une mesure de sa clientèle.
Les résultats par région belge ne figurent ni sur la page de présentation ni dans l’article de Media Marketing. On ne sait donc pas si la Wallonie se distingue de la Flandre ou de Bruxelles.
Les grandes tendances, elles, rejoignent ce que nous observions en septembre dans notre carte des IA utilisées par vos clients en Belgique : plusieurs points d’entrée, avec Google toujours au centre.
Que doit faire une entreprise de la région avec ces chiffres ?
Réponse directe : Garder Google comme socle, puis rendre ses informations faciles à reprendre par les IA. L’étude Ipsos montre des clients qui croisent plusieurs sources et se méfient des erreurs : l’entreprise gagne à publier des faits exacts, datés et identiques partout. Aucun de ces gestes ne garantit d’être cité.
Étape 1 — Soigner d’abord sa présence sur Google
Avec 83 % d’utilisateurs et 72 % de confiance, Google reste la porte principale. Horaires, téléphone, zone desservie, photos : une fiche et un site à jour servent à la fois le client qui cherche et les résumés générés par Google. Notre article sur les résumés IA de Google en Belgique montre ce qui a déjà changé.
Étape 2 — Donner aux IA des informations vérifiables
Les Belges craignent les erreurs et les sources opaques. Une page qui répond clairement aux questions des clients, avec des faits datés, aide l’IA à ne pas se tromper sur vous. Notre mode d’emploi pour faire apparaître son entreprise dans les IA détaille la démarche.
Étape 3 — Être présent là où le public a confiance
Les sites spécialisés, forums et comparateurs inspirent confiance à 62 % des Belges. Avis clients authentiques, annuaires professionnels et presse locale comptent, à condition d’y figurer honnêtement. Notre guide pour influencer les IA sépare ce qui aide de ce qui se retourne contre vous.
Étape 4 — Vérifier ce que l’IA dit de vous, sans paniquer
Pour une boulangerie de Bastogne ou un gîte de la vallée de la Semois, exemples fictifs, posez à ChatGPT les questions d’un client et notez les erreurs. Si vous refaites une page pour les corriger avec un outil d’IA, la leçon 19 de notre formation, sur le « vibe coding » rappelle ce qu’il faut relire avant de publier.
Pour aller plus loin
- Influencer les IA, légitimement — Ce qui change une réponse d’IA, et ce qui se retourne contre vous.
- Faire apparaître son entreprise dans les IA — Le mode d’emploi pas à pas.
- Leçon 19 : créer une page en langage naturel — Les promesses et les limites du « vibe coding ».
- Quelle IA utilisent vos clients ? — La carte des points d’entrée en Belgique.
- Ce que Google dit quand on tape votre nom — Les Aperçus IA sur les recherches de marque.
Questions fréquentes
Combien de Belges utilisent l’IA pour chercher des informations ?
Selon l’étude d’Ipsos Belgique pour MentionBox, menée du 7 au 12 juillet 2026 auprès de 1 000 Belges de 18 à 75 ans, 49 % utilisent déjà une IA conversationnelle pour chercher des informations. En comptant les résumés de Google, 73 % interagissent avec l’IA quand ils cherchent.
Les Belges font-ils plus confiance à Google ou à l’IA ?
À Google. 72 % accordent une confiance élevée à ses résultats naturels, contre 46 % aux réponses de l’IA générative. Les réserves portent sur les erreurs (43 %) et le manque de transparence des sources (38 %).
L’IA influence-t-elle les achats en Belgique ?
48 % des acheteurs qui utilisent l’IA disent qu’une recommandation de l’IA a déjà orienté un achat, mais 13 % seulement ont acheté le produit conseillé. 12 % des Belges seraient prêts à lui déléguer entièrement un achat en ligne.
Qui a réalisé cette étude sur la recherche en ligne des Belges ?
Ipsos Belgique a mené l’enquête en ligne pour MentionBox, une agence bruxelloise de référencement qui vend des services de visibilité dans les IA, avec le partenaire MentionLab. Les résultats ont été présentés le 8 octobre 2026 à Bruxelles.
Ces chiffres valent-ils pour le Luxembourg ?
Non. L’étude ne porte que sur la Belgique. Pour une entreprise du Grand-Duché ou du Grand Est, ce sont des repères, pas une mesure de sa clientèle.
Vincent Gallez — expert en visibilité dans les intelligences artificielles
Fondateur du groupe de médias info-lux, il accompagne entreprises, PME et indépendants de Wallonie, du Grand-Duché et de la frontière française pour qu’ils soient trouvés — et cités — par les assistants d’IA comme ChatGPT, Gemini, Perplexity ou Copilot.
Le principe est simple : un modèle ne peut reprendre qu’une information qui existe, est exacte et est accessible.
Le travail consiste donc à publier, sur des médias que ces systèmes consultent, une information vérifiée, datée et structurée qui répond réellement aux questions posées — plutôt que de laisser un moteur répondre à partir de sources approximatives ou périmées. Comment nous procédons.
Les limites que la rédaction s’impose — et ce qu’elle refuse de faire — sont détaillées dans notre charte éditoriale et IA.
Nos sources
Les chiffres cités dans cet article proviennent de sources publiques identifiées, consultées en septembre 2026 :
- MentionBox — The Search Shift, chiffres clés et méthode de l’étude réalisée avec Ipsos Belgique (présentée le 8 octobre 2026)
- Media Marketing — 73% des Belges interagissent avec l’IA lors de leurs recherches, selon Ipsos (12 octobre 2026)
Transparence — cet article a été produit avec l’assistance de l’intelligence artificielle pour la recherche et le croisement des sources, la structuration et la mise en page. Les données chiffrées proviennent des sources publiques citées ci-dessus et sont vérifiables.
La sélection du sujet, la vérification des faits et la responsabilité éditoriale sont assurées par la rédaction d’info-lux.com. Voir notre charte éditoriale et IA.
- Le chiffre de la semaine : 49 % des Belges cherchent déjà des informations avec une IA, mais 72 % font d’abord confiance à Google — ce que l’étude Ipsos change pour une entreprise de la région📁 Dans cet articleIntelligence artificielle & GEO

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