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VIRTON : MOMENT INCONTOURNABLE DES CINEPHILES

Dix jours et trente-cinq films plus tard, la 45è édition du Festival du film européen de Virton a fermé ses portes ce samedi soir avec « Les enfants vont bien » de Nathan Ambrosioni. Retour sur une édition anniversaire haute en couleurs. A Virton, Thibaut Demeyer et Brigitte Lepage

Cela fait 45 ans qu’André Cadet et son équipe donnent rendez-vous aux cinéphiles pour découvrir ce que l’Europe va proposer de mieux dans les jours, les semaines, les mois à venir. Cette année, la sélection a ouvert grand la porte au cinéma de l’Est ainsi que Nordique. 

Virton 45è a été une année d’émotion avec l’avant-première de « Les rêveurs » d’Isabelle Carré, d’humour à travers le film de Thierry Klifa « La femme la plus riche du monde », musical avec « Köln 75 » de Do Fluk, dramatique avec « La bonne étoile » de Pascal Elbé, de fou rire avec « Follemente » de Paolo Genovese  mais aussi de déception, car un festival qui présente une sélection de qualité de bout en bout n’existe pas, comme « Fuori » de Mario Martone, voire le temps attendu « Teresa » de Teona Strugar Mitevaska et même la dernière œuvre de Jim Jarmusch « Father, Mother, Sister and Brother » pourtant Lion d’or au dernier Festival de Venise.

On n’oubliera pas non plus la journée du cinéma belge en présence du réalisateur Nabil Ben Yadir pour la présentation de « Les baronnes » mais aussi de l’actrice Adèle Pinckaers et Alisa Laub pour « On vous croit » de Charlotte Devillers et Arnaud Dufeys, détenteur du Bayard d’or du meilleur film et de la meilleure interprétation pour Myriem Akheddiou.

le jury jeune (c) Brigitte Lepage – (c) photo d’accroche Brigitte Lepage

Festival non compétitif et pourtant…

Le festival de Virton n’est pas un festival compétitif. Néanmoins, quelques traditions persistent à travers, de manière honorifique, une distribution de prix octroyée par le jury jeune, du public et des festivaliers détenteur de l’abonnement complet et donc, censé avoir vu tous les films de la sélection.

Concernant celui du jury, il s’en est allé au film dramatique « September et July » d’Ariane Labed. Un choix pointu qui démontre que le jury jeunes a été capable d’analyser les codes cinématographiques de cette œuvre boudée par le grand public.

Quant au prix du public, il s’en est allé au film espagnol « El Maestro que Prometio el mar », un biopic consacré à l’instituteur Antoni Benaiges, disparu lors de la montée du fascisme. Une œuvre très accessible et parfois même formatée. On aurait aimé que le public choisisse une œuvre aussi pointue que celle du jury jeune.

On s’y attendait quelque peu au vote facile des festivaliers attribuant son prix au film italien « Follemente » de Paolo Genovese qui a fait rire toute la salle durant les 100 minutes de projection. Il est vrai que cette histoire a le mérite d’avoir été présentée de manière originale qui raconte un premier rendez-vous entre un homme et une femme et toutes les voix qui habitent leur cerveau, entre moments de gêne et éclats de rire.

Film de clôture touchant

Réalisé par un jeune homme de 26 ans appelé Nathan Ambrosioni, est un film qui rend hommage aux femmes. Le titre : « Les enfants vont bien » avec Camille Cottin, toujours aussi excellente quel que soit son personnage, et Juliette Armanet qui avait fait l’ouverture au dernier festival de Cannes dans « Partir un jour ». Dans ce drame, deux femmes sont mises en opposition. La sœur, Suzanne, au bord du gouffre depuis la mort de son mari, et Jeanne, lesbienne qui vient de se faire larguer, femme de tête qui gère son boulot avec un sens des responsabilités irréprochables. Une femme qui n’a pas envie d’enfant, ce qui lui a coûté sa relation avec Nicole, artiste peintre. Suzanne pète un plomb et disparait, laissant ses enfants sous la responsabilité de Jeanne qui, en grattant un peu, n’est pas aussi forte que l’on aurait pu imaginer. Dans ce long métrage, mis à part le policier interprété par Guillaume Gouix qui apparaît au deuxième plan, aucun homme. Peu importe, ce film est touchant et surtout très sobre et pudique dans les sentiments exprimés par Jeanne qui, petit à petit, enlève sa carapace pour mieux apprivoiser les deux enfants de sa sœur disparue sans laisser de trace.

Une fois encore, la sélection du Festival de Virton est haute en couleurs, faisant découvrir aux festivaliers des œuvres singulières, passionnantes, pertinentes qui, en dehors de cette manifestation, n’auraient eu aucune chance d’être présentées dans notre région. C’est dès lors avec impatience que nous attendons la 46è édition car sans le Festival du Film européen de Virton, l’encéphalogramme cinématographique en Province de Luxembourg serait zéro. En attendant, la soirée de clôture s’est terminée dans une ambiance conviviale autour d’un verre comme le veut la tradition depuis…45 ans

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  • La 45è édition du Festival du film européen de Virton a présenté 35 films, se clôturant avec « Les enfants vont bien » de Nathan Ambrosioni.
  • Le festival a mis en avant des films d’Europe de l’Est et Nordique, incluant des œuvres touchantes et comiques.
  • Bien que non compétitif, des prix honorifiques ont été décernés, notamment le prix du jury jeune à « September et July » et le prix du public à « El Maestro que Prometio el mar ».
  • Le film de clôture, « Les enfants vont bien », aborde des thèmes de la maternité et des relations entre femmes, mettant en avant des performances poignantes.
  • Le festival a su enrichir l’offre cinématographique en Province de Luxembourg, avec une ambiance conviviale lors de la soirée de clôture.

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