Quand la Moselle est devenue la terre promise du Metal
En juillet dernier, le paisible village d’Insming a troqué sa quiétude champêtre pour la fureur des décibels. Pour sa deuxième édition, le MozHell Open Air a confirmé son statut d’événement incontournable dans le Grand Est, offrant une programmation d’une densité rare pour un festival à taille humaine. Retour sur un week-end où la chaleur de l’été n’a eu d’égal que l’incandescence de la fosse.
Alors que l’automne s’installe et que les souvenirs de l’été commencent à s’estomper, une résonance particulière persiste dans les esprits des métalleux lorrains. Les 19 et 20 juillet 2025, le terrain de football d’Insming s’est métamorphosé en une arène dédiée aux musiques extrêmes. Loin des gigantismes impersonnels, le MozHell a su cultiver ce qui fait son essence : une atmosphère « à la maison », où la proximité avec les artistes et la bienveillance des bénévoles créent une bulle hors du temps.
Une identité forgée dans l’acier
Dès l’entrée sur le site, le ton était donné. Scénographie soignée mêlant structures boisées et iconographie néon vert et noir, stands de restauration locale et village associatif : tout était pensé pour l’immersion. Mais c’est bien l’énergie dégagée par le public qui a marqué les esprits.
« On a rarement vu une telle communion sur une deuxième édition », confiait un festivalier habitué des grandes scènes européennes. C’est là la force du MozHell : réussir le pari d’aligner des têtes d’affiche internationales dans un cadre rural, créant un contraste saisissant entre la brutalité des riffs et la douceur du paysage mosellan.

Samedi : La montée en puissance industrielle
La journée du samedi a rapidement donné le la, transformant la Main Stage et la Slash Stage en chaudrons bouillonnants. Les hostilités ont été lancées avec une vigueur remarquable par les gagnants du tremplin et la violence maîtrisée de Kamizol-K, dont le hardcore a immédiatement soulevé la poussière.
L’après-midi a vu se succéder des ovnis musicaux comme Psykup. Fidèles à leur réputation, les Toulousains ont livré une performance théâtrale et déstructurée, véritable “Autruche Core” qui a ravi les amateurs de complexité. Resolve a ensuite pris le relais, apportant une touche de modernité mélodique et une précision chirurgicale très appréciée.
Mais le clou de cette première journée fut sans conteste la venue des légendes du metal industriel, Fear Factory. Dans une ambiance quasi-apocalyptique, sous des jeux de lumières stroboscopiques, la machine américaine a écrasé la nuit mosellane. Pour clore cette odyssée, Novelists et Inward ont offert aux derniers survivants des sets aussi techniques qu’aériens, prouvant que la scène française n’a rien à envier aux géants.
Dimanche : Du tribal au synthwave, le grand écart réussi
Si le samedi était placé sous le signe de la puissance, le dimanche a joué la carte de l’éclectisme. La journée a été marquée par l’énergie punk dévastatrice de Pogo Car Crash Control. Le groupe français a retourné la fosse avec une fougue adolescente contagieuse, préparant le terrain pour les vétérans du hardcore new-yorkais, Pro-Pain, dont l’efficacité n’a pas pris une ride.
Le moment de grâce est venu avec Soulfly. Max Cavalera a transformé Insming en une tribu unie, faisant sauter la foule sur des rythmes groove metal aux influences brésiliennes. Une transe collective qui a servi de parfaite introduction au grand final.
Pour clôturer le festival, l’organisation a osé le pari de la Synthwave avec Carpenter Brut. Pari gagnant. Scénographie cinématographique, ambiance de film d’horreur des années 80 et rythmiques dansantes : le public, métalleux ou non, a fini le week-end en apothéose visuelle et sonore.

Un avenir forgé dans le charbon : Cap sur 2026
Au moment de tirer le bilan, le MozHell Open Air 2025 s’impose comme une réussite organisationnelle et artistique. Mais si cette édition a placé la barre haut, l’avenir s’annonce déjà colossal. L’organisation a confirmé que le festival passera à la vitesse supérieure l’an prochain avec un format étendu sur trois jours, les 24, 25 et 26 juillet 2026.
Plus qu’un changement d’échelle, c’est un retour aux racines qui s’opère. Fini le vert fluo : pour 2026, le MozHell dévoile une nouvelle identité visuelle sombre et élégante, rendant un hommage vibrant à l’histoire minière de la région. “Nous avons voulu rendre hommage à l’histoire minière de notre région, à ses racines, à sa force et à son âme”, expliquent les organisateurs. Une analogie puissante qui fait sens : après tout, le metal, comme la mine, est une histoire de “sueur, de passion et de solidarité”. Le décor est planté pour une édition 2026 qui promet de creuser encore plus profond dans l’excellence.
📅 L’Épilogue : Lancement officiel au MacLaren’s
Si les amplis se sont tus à Insming, l’esprit du MozHell continue de vibrer. L’organisation donne rendez-vous à son public pour un épilogue festif qui marquera officiellement le lancement de cette “ère minière”.
Le vendredi 5 décembre prochain, le MacLaren’s à Sarreguemines (57) accueillera la soirée “MozHell X MacLaren’s”. Plus qu’une simple “after”, cet événement sera l’occasion pour l’équipe de présenter physiquement cette nouvelle charte graphique et de dévoiler en exclusivité les premiers noms de l’affiche 2026 sur les coups de 21h00.
Dans une démarche de proximité, la billetterie pour cette édition XL ouvrira en avant-première sur place. La soirée, accessible dès 20h00 au public (et 18h00 pour les bénévoles), promet des surprises et une ambiance conviviale pour clôturer l’année 2025.
Informations pratiques :
- Lieu : MacLaren’s, 22 Rue Nationale, 57200 Sarreguemines
- Date : Vendredi 5 décembre 2025
- Horaire : Ouverture public 20h00
- Programme : Annonce du Line-up 2026 et ouverture billetterie.
Suivre le MozHell Open Air :
- Site officiel : www.mozhell.fr
- Facebook : facebook.com/mozhellopenair
- Instagram : @mozhellopenair
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