Noah Champagne, pilote de Supermotard de Bellefontaine : de la Gaume à l’Europe, il raconte son parcours

Noah Champagne, pilote de Supermotard de Bellefontaine : de la Gaume à l’Europe, il raconte son parcours

Il a fait ses premiers tours de roue au club de BMX de Habay et décroché son premier podium à Winville, en 65 cm³. À 18 ans, Noah Champagne, pilote de Supermotard qui a grandi à Bellefontaine, vient de terminer 4e du Championnat d’Europe S2 avec TSV Racing-TM. Depuis l’Hérault, où il vit depuis octobre 2024, il répond aux questions d’info-lux : la Gaume, le départ, sa saison, ses objectifs.

L’essentiel
  • Qui : Noah Champagne, né le 22 août 2008, pilote belge de Supermotard, a grandi à Bellefontaine (Tintigny) et étudié à Marbehan puis à l’Athénée royal d’Izel.
  • Palmarès : champion de Belgique S3 125 cm³ en 2023 et 2024, champion de France S3 125 cm³ en 2024.
  • 2026 : 4e du Championnat d’Europe de Supermotard S2 avec TSV Racing-TM, podium au Grand Prix de Belgique à Mettet, 2e du Bol d’Or Moto Journal Trail.
  • Où : à Autignac (Hérault) depuis octobre 2024, avec son papa, auprès de Thomas Chareyre et de Sébastien Bonnal.
  • 2027 : top 10 visé en France Élite MX2, passage en 450 en Supermotard, top 5 visé au Superbiker de Mettet.

🗓️ Mis à jour le

🏍️ Aider Noah sur HelloAssoVia l’association Esprit Deux Roues, où Noah encadre de jeunes pilotes
Noah Champagne sur sa TM n° 4 de TSV Racing au Superbiker de Mettet 2026
Noah Champagne (TSV Racing-TM, n° 4) au Superbiker de Mettet, en octobre 2026. Photo : collection Noah Champagne
2titres de champion de Belgique S3 (2023, 2024)
1titre de champion de France S3 (2024)
4edu Championnat d’Europe S2 2026
2edu Bol d’Or Moto Journal Trail 2026

Une enfance gaumaise, de Bellefontaine à Izel

Noah Champagne enfant, sur son BMX
Noah Champagne enfant, sur son BMX. Photo : famille Champagne / dossier de Noah Champagne

Noah rêve de moto depuis l’âge de quatre ans. Faute de moto à la maison, il commence par le BMX, au club des Timber Wolves de Habay. C’est ensuite Nathan, son ami d’enfance, qui lui fait découvrir la moto. Sa première machine est une KTM 65 cm³ d’occasion.

Où as-tu grandi en Gaume, et dans quelle école étais-tu ? Quel souvenir gardes-tu de ces années ?

J’ai grandi principalement à Bellefontaine, un joli petit village de Gaume. Pour mes années de maternelle et de primaire, j’ai fréquenté l’école de Marbehan (WBE), où ma maman a toujours été directrice. J’ai ensuite poursuivi ma scolarité à l’Athénée royal d’Izel, où j’ai effectué mes quatre premières années de secondaire.

Je garde de très bons souvenirs de ces années, particulièrement du primaire. C’était une petite école où régnait une très bonne ambiance, avec mes amis et ma maman à proximité. J’en garde beaucoup de souvenirs positifs. Au secondaire, j’ai aussi rencontré de nouvelles personnes et noué de nouvelles amitiés. Quand je repense à cette période, je me dis que j’ai vraiment eu de belles années en Gaume.

Noah Champagne enfant à moto avec son ami d’enfance Nathan
Noah Champagne et Nathan, l’ami d’enfance qui lui a fait découvrir la moto. Photo : collection Noah Champagne

Tes premiers tours de roue, en BMX puis sur la KTM 65 : où roulais-tu à l’époque, sur quels terrains de la région ?

À la base, je rêvais de faire de la moto depuis l’âge de quatre ans, mais je n’ai pas pu commencer directement, ma maman ne voulait pas de moto à la maison. J’ai donc découvert le BMX et fait mes premiers tours de roue au club de Habay (BMX Timber Wolves Racing). C’est là que j’ai commencé à développer mes premières sensations sur deux roues.

Ensuite, quand j’ai commencé à rouler en KTM 65, je fréquentais surtout de petits circuits privés, pour le plaisir et pour m’amuser. Je n’ai jamais vraiment fait de compétition dans cette catégorie, à l’exception d’une course en Belgique, à Winville. C’était ma première course et j’avais réussi à monter sur le podium en terminant troisième, alors que je n’avais encore jamais roulé sur de grandes pistes comme celle-là. C’est un très bon souvenir de mes débuts.

Noah Champagne sur la troisième marche du podium en 65 cm³
Noah Champagne sur son premier podium, en 65 cm³, à Winville. Photo : collection Noah Champagne

Qu’est-ce qui te manque le plus de la Gaume depuis que tu vis en Occitanie : des personnes, un lieu, un plat, autre chose ?

Ce qui me manque le plus, ce sont avant tout les personnes qui m’entourent : ma famille, mes amis et toutes les personnes que je connais en Gaume. J’y ai grandi, j’y ai mes habitudes et j’y ai construit beaucoup de relations.

Je suis assez connu dans la région, et j’ai toujours apprécié la bonne ambiance qui y règne. C’est surtout cette proximité avec les gens et le fait de pouvoir retrouver facilement mes amis et ma famille qui me manquent. Finalement, ce sont davantage les personnes et les liens que j’ai créés là-bas que les lieux eux-mêmes.

Tu reviens régulièrement en Belgique : à quelles occasions, et quelle est la première chose que tu fais en arrivant ?

Je reviens principalement en Belgique pendant les vacances scolaires. Ma maman étant directrice d’une école, elle est en congé à ces périodes-là, ce qui me permet de rentrer et de passer du temps avec elle.

Quand je reviens, la première chose que je fais, c’est aller chez ma maman. C’est surtout l’occasion de nous retrouver et de profiter du temps ensemble, car depuis notre déménagement dans le sud de la France, nous sommes beaucoup plus éloignés géographiquement.

Les premiers mentors : Pierre Mazzoni et Kevin Viellevoye

Son premier coach et premier mécanicien s’appelle Pierre Mazzoni. Il lui apprend les bases du pilotage sur une petite Honda 80 cm³, le respect de la mécanique et la rigueur du travail quotidien. Il le suit ensuite en Supermotard, sur la GasGas 125 cm³ des saisons 2023 et 2024.

Noah Champagne et Pierre Mazzoni, son premier coach
Noah Champagne et Pierre Mazzoni, son premier coach et mécanicien. Photo : collection Noah Champagne
Noah Champagne avec son papa et Pierre Mazzoni, derrière la GasGas n° 4
Noah Champagne, son papa et Pierre Mazzoni, autour de la GasGas n° 4. Photo : collection Noah Champagne
Noah Champagne et Kevin Viellevoye en Supermotard
Noah Champagne et Kevin Viellevoye, son coach en Belgique. Photo : Supermotard Belgium Pics

Après la KTM 65, Noah passe sur une KTM 85 cm³ de motocross. Fin 2022, il découvre le Supermotard lors d’un stage de la Fiostar School de Frédéric Fiorentino, à Mettet. En Belgique, il est aussi entraîné par Kevin Viellevoye. Ce n’est plus son entraîneur aujourd’hui, mais son dossier le décrit comme un ami.

Le Supermotard belge, Noah le connaît par ses circuits : info-lux a notamment suivi la finale du championnat au Supermotard de Battice 2026. Les amateurs de tout-terrain de la province se souviendront aussi du motocross de Libin.

Champion de Belgique, puis champion de France

Thomas Chareyre et Noah Champagne, champions de France de Supermotard 2024 à Villars-sous-Écot
Thomas Chareyre (Elite S1) et Noah Champagne (S3), champions de France 2024 de Supermotard, à Villars-sous-Écot. Photo : Racing-Motomag

En 2023, pour sa première saison de Supermotard sur une GasGas 125 cm³, Noah est champion de Belgique S3. Cette année-là, au Superbiker de Mettet, il pose avec Thomas Chareyre, qu’il avait rencontré dès 2022 : la signature du champion sur ses plaques avant l’accompagne pendant ses deux saisons en 125.

En 2024, il signe un doublé : champion de Belgique et champion de France S3 125 cm³. À Villars-sous-Écot, il partage la photo des champions avec Thomas Chareyre, sacré en Elite S1.

Octobre 2024 : le départ pour Autignac

Après les titres de 2024, la famille quitte la Belgique pour le sud de la France. Un matin d’octobre, le camion est chargé, motos comprises, et près de mille kilomètres plus loin, elle s’installe à Autignac, dans l’Hérault. Le 1er janvier 2025, le maire du village met Noah à l’honneur pour son titre de champion de France, aux côtés de Thomas Chareyre et de Steve Bonal.

En octobre 2024, ta famille a quitté la Belgique pour Autignac. À quel moment as-tu compris qu’il fallait partir pour continuer à progresser ?

Le déclic s’est produit lors d’un stage de deux semaines avec Thomas Chareyre, champion du monde de la discipline, au début de l’année 2024. En Belgique, je pensais avoir un bon niveau, car je roulais plutôt bien sur les circuits que je connaissais et les retours que je recevais étaient positifs.

Mais pendant ce stage, j’ai découvert un autre environnement, avec de grandes pistes et des pilotes qui roulaient beaucoup. J’ai compris que, même si je n’étais pas lent, il me restait énormément de choses à apprendre pour atteindre le niveau que je visais.

Je me suis alors dit que je voulais vivre cette expérience au quotidien et pouvoir m’entraîner dans les mêmes conditions. Au départ, j’en avais parlé avec mon papa un peu pour rire, mais nous avons rapidement commencé à envisager les choses sérieusement. Pendant l’été 2024, nous sommes descendus plusieurs fois dans le sud pour visiter des appartements et réfléchir à notre projet. Finalement, nous avons décidé de nous lancer et de déménager à Autignac en octobre 2024 pour me donner les meilleures chances de progresser.

Le village d’Autignac, dans l’Hérault
Autignac (Hérault), où Noah vit depuis octobre 2024. Photo : famille Champagne / dossier de Noah Champagne

Qu’est-ce qui a été le plus dur à laisser derrière toi : la famille, les amis, l’école, tes terrains d’entraînement ?

Le plus difficile a été de quitter ma maman. J’avais seulement 16 ans, et partir à l’autre bout de la France, à environ dix heures de route, pour poursuivre mon projet sportif a été une étape très compliquée émotionnellement.

Même si je savais pourquoi nous faisions ce choix et que j’étais motivé par mon objectif, laisser ma maman derrière moi n’a pas été facile. C’est vraiment ce qui m’a le plus pesé au moment du départ.

Mes amis et les personnes que je côtoyais en Belgique m’ont également manqué, tout comme les terrains d’entraînement sur lesquels j’avais mes habitudes. Mais si je devais choisir un seul point, ce serait vraiment l’éloignement avec ma maman.

« J’avais seulement 16 ans, et partir à l’autre bout de la France, à environ dix heures de route, a été une étape très compliquée émotionnellement. »

Noah Champagne

Comment as-tu dû t’adapter à la France : les études, l’accent, les habitudes, la façon de s’entraîner ?

L’adaptation s’est faite sur plusieurs étapes. Concernant les études, je n’ai pas repris de scolarité à mon arrivée en France, puisque j’avais arrêté l’école à 16 ans, après ma quatrième secondaire en Belgique.

Il a aussi fallu m’habituer à l’accent et aux habitudes de vie dans le sud. Les mentalités et le rythme de vie sont un peu différents, mais on finit par s’y faire assez facilement.

Le plus gros changement concerne surtout l’entraînement. En Belgique, je roulais principalement le week-end et je faisais relativement peu de préparation physique ou de course à pied. En arrivant dans le sud, je suis passé à un rythme complètement différent, avec du sport et de l’entraînement presque tous les jours.

Au début, c’était un gros changement et il a fallu m’adapter physiquement et mentalement. Aujourd’hui, c’est devenu une habitude que j’apprécie vraiment. Cette régularité m’a permis de progresser et de mieux comprendre ce qu’exige le haut niveau.

À la TC4 Academy, avec Thomas Chareyre et Sébastien Bonnal

Thomas Chareyre et Noah Champagne en séance de dédicaces
Thomas Chareyre et Noah Champagne en séance de dédicaces. Photo : collection Noah Champagne

Quelques semaines après l’arrivée, Noah intègre la TC4 Academy de Thomas Chareyre, multiple champion du monde de Supermotard. En motocross, il est encadré par Sébastien Bonnal, entraîneur national à la Fédération française de motocyclisme (FFM), qui assure aussi aujourd’hui sa formation en piste et en Supermotard.

Qu’est-ce que t’apporte, au quotidien, le fait de t’entraîner auprès de Thomas Chareyre et de Sébastien Bonnal ?

L’entraînement avec Thomas Chareyre et Sébastien Bonnal m’a énormément fait progresser techniquement, aussi bien en Supermotard qu’en motocross.

Quand je suis arrivé dans le sud, je manquais encore de technique sur la moto. Le travail réalisé depuis m’a permis de franchir plusieurs caps importants dans mon pilotage.

Ces entraînements m’ont également permis de découvrir trois autres disciplines : le flat track, la vitesse et l’enduro. Elles m’ont apporté de nouvelles expériences et des compétences supplémentaires qui contribuent aussi à ma progression générale en moto.

Aujourd’hui, je cherche surtout à gagner en vitesse et en performance. C’est un axe de travail important sur lequel nous continuons à nous concentrer avec Sébastien.

Sébastien Bonnal et Noah Champagne
Sébastien Bonnal et Noah Champagne. Photo : Supermoto Action

Son dossier cite d’autres terrains d’apprentissage, du karting à la mini-moto. Il y raconte aussi l’entretien des motos après chaque séance, et le permis B obtenu à 17 ans et 20 jours.

Sébastien Bonnal et Noah Champagne à l’entraînement de motocross
Avec Sébastien Bonnal, à l’entraînement de motocross. Photo : collection Noah Champagne
Entraînement de flat track de Noah Champagne
Entraînement de flat track. Photo : collection Noah Champagne
Noah Champagne lors d’un entraînement de vitesse sur circuit
Noah Champagne lors d’un entraînement de vitesse sur circuit. Photo : collection Noah Champagne
Noah Champagne au stand lors d’un entraînement de vitesse
Au stand, lors d’un entraînement de vitesse. Photo : collection Noah Champagne

Père et fils dans l’aventure

Noah Champagne et son papa à Mettet en 2026
Noah Champagne et son papa à Mettet, en 2026. Photo : collection Noah Champagne

Ton papa te suit dans cette aventure. Comment la vivez-vous à deux, au quotidien ?

Ce qui est vraiment chouette, c’est que nous passons beaucoup de temps ensemble. Mon papa m’accompagne aux entraînements et il est présent au quotidien pour me soutenir dans mon projet sportif. C’est précieux de pouvoir partager cette aventure avec lui et de ne pas devoir tout gérer seul.

Évidemment, ce n’est pas facile tous les jours. Vivre ensemble, gérer l’entraînement et les exigences du sport au quotidien peut parfois être compliqué. Mais malgré les difficultés, je suis très content qu’il soit là avec moi. Son soutien compte énormément dans cette aventure.

Qu’avez-vous découvert de nouveau, toi et ton papa, dans l’Hérault et en Occitanie, en dehors des circuits ?

Nous avons découvert une région magnifique, avec énormément de nature, de grandes forêts, des reliefs et des montagnes. La mer est également assez proche, ce qui offre un cadre de vie très différent de celui que nous connaissions en Belgique.

Ce qui nous plaît particulièrement, c’est la diversité des paysages et de l’environnement. On peut profiter de la nature et découvrir de nombreux endroits en dehors de la moto. C’est agréable de pouvoir vivre dans une région qui offre autant de possibilités et un cadre aussi différent de celui de la Gaume.

« Cette aventure est la mienne, mais elle est aussi la nôtre. »

Noah Champagne

Saison 2026 : 4e de l’Europe S2 avec TSV Racing-TM

Noah Champagne au Superbiker de Mettet 2025
Noah Champagne au Superbiker de Mettet 2025, sa première course en 450 cm³. Photo : collection Noah Champagne

En 2025, Noah rejoint le TC4 Racing Team de Thomas Chareyre sur une TM 250 cm³ et dispute les championnats de France et d’Europe. Il termine aussi 20e de la finale du Superbiker de Mettet, pour sa première course en 450 cm³, face à des pilotes internationaux.

En 2026, il passe chez TSV Racing-TM, structure officielle liée à l’usine TM, pour le Championnat d’Europe de Supermotard S2 (250 cm³). Il le termine à la 4e place.

Tu es 4e du Championnat d’Europe de Supermotard S2 2026 avec TSV Racing-TM. Quel bilan fais-tu de cette saison, et quelle course retiens-tu ?

Dans l’ensemble, je considère que c’est une bonne saison, même si les résultats ne correspondent pas entièrement à ce que j’espérais. J’ai rencontré plusieurs problèmes mécaniques et des difficultés avec les motos à l’entraînement, ce qui m’a empêché de rouler autant que je l’aurais voulu, notamment en fin de saison.

Malgré cela, j’ai constaté une belle progression tout au long de l’année, particulièrement dans mon pilotage. J’ai gagné en agressivité et en capacité d’attaque, ce qui est très positif pour la suite.

La course que je retiens le plus est celle disputée en Belgique. J’y ai réalisé le meilleur temps aux qualifications, puis terminé troisième de la première course et deuxième de la seconde. C’était mon premier podium de la saison, et finalement le seul.

Tout au long du championnat, j’ai souvent terminé quatrième, parfois à égalité de points avec les pilotes devant moi. J’ai également vécu une grosse déception en République tchèque, où une chute provoquée par un autre pilote m’a fait perdre une occasion de monter sur le podium.

Terminer sur le podium lors de la dernière course, en Belgique, chez moi, a donc une saveur particulière. Après toutes les occasions manquées et les déceptions de la saison, c’était une très belle façon de terminer l’année devant mon public et mes proches.

Mettet, 10 et 11 octobre 2026 : le podium à la maison

La dernière manche du Championnat d’Europe se court au Superbiker de Mettet, le Grand Prix de Belgique. Noah y signe le meilleur temps des qualifications, termine 3e de la première course et 2e de la seconde, devant son public et ses proches.

Podium du Grand Prix de Belgique du Championnat d’Europe de Supermotard à Mettet en 2026
Le podium du Grand Prix de Belgique du Championnat d’Europe de Supermotard, à Mettet (10-11 octobre 2026). Photo : collection Noah Champagne
Noah Champagne au Grand Prix de Belgique de Supermotard à Mettet en 2026
Noah Champagne au Grand Prix de Belgique, à Mettet, en octobre 2026. Photo : collection Noah Champagne
Noah Champagne en Supermotard sur sa TM numéro 4
Noah Champagne sur la TM n° 4. Photo : Racing-Motomag

Ta 2e place au Bol d’Or Moto Journal Trail 2026 : comment s’est passée cette course, si différente du Supermotard ?

Je ne m’attendais pas vraiment à terminer deuxième, car c’était une expérience très différente de ce que je fais habituellement en Supermotard. Je suis passé d’une discipline où je roule autour de 130 km/h à une moto de type trail capable d’atteindre des vitesses bien plus élevées, autour de 230 km/h. Pour cette épreuve, je roulais sur une BMW GS 900 avec le groupe Suttel.

Lors des premiers essais, j’ai rapidement pris de bonnes sensations et j’ai beaucoup progressé au fil de la journée. Je me suis senti de plus en plus à l’aise sur la moto, et j’ai abordé la course avec l’envie de profiter de cette expérience et de la bonne ambiance.

Au fil de la course, j’ai pris énormément de plaisir, notamment grâce aux sensations de vitesse et au pilotage, avec des passages où je prenais beaucoup d’angle.

C’était une expérience incroyable, très différente du Supermotard, qui m’a permis de découvrir d’autres sensations et de démontrer que je pouvais aussi m’adapter à une autre discipline. J’espère vraiment pouvoir revivre cette expérience en 2027.

Légende 51 et Ampyre, deux partenaires gaumais

Depuis trois ans, Légende 51, aux Coeuvins à Habay, lui prête un vélo pour travailler son endurance, son explosivité et sa condition physique. Noah est aussi ambassadeur d’Ampyre, la marque de trottinettes tout-terrain électriques de Florenville, déjà croisée sur info-lux lors du Run & Bike by Ampyre au Jumping Indoor de Libramont.

Noah Champagne chez Légende 51 à Habay
Noah Champagne chez Légende 51, à Habay. Photo : collection Noah Champagne
Noah Champagne et deux trottinettes tout-terrain électriques Ampyre
Noah Champagne et deux trottinettes tout-terrain électriques Ampyre. Photo : collection Noah Champagne

Légende 51 à Habay et Ampyre à Florenville te soutiennent depuis trois ans. Que représente pour toi ce lien avec des entreprises gaumaises ?

Leur soutien représente énormément pour moi, car ce sont des entreprises gaumaises qui me font confiance et qui m’accompagnent dans mon projet sportif. Comme je viens moi-même de Gaume, c’est important pour moi de pouvoir compter sur des partenaires de ma région.

Légende 51 m’aide notamment en me prêtant un vélo à l’année, ce qui représente un soutien très important pour mon entraînement. Ampyre, de leur côté, me prête une trottinette à l’année dans le cadre de notre partenariat, puisque je suis ambassadeur de la marque. Je l’utilise aussi dans ma préparation physique et technique. Je représente l’entreprise Ampyre lors de mes entraînements et de mes courses en communiquant sur les réseaux.

Au-delà du matériel et de l’aide concrète qu’ils m’apportent, c’est surtout leur confiance et leur fidélité qui comptent. Ce sont des partenaires auxquels je suis particulièrement attaché, parce qu’ils viennent de chez moi et qu’ils me soutiennent dans mon évolution.

2027 : le motocross Élite, la 450 et un retour à Mettet

Quels sont tes objectifs pour 2027 ? As-tu des courses prévues en Belgique, par exemple à Mettet, où tes proches pourraient venir te voir ?

Mes objectifs pour 2027 dépendront en partie du budget disponible et des réponses de mes sponsors. À ce stade, certains éléments restent à confirmer, donc je ne peux pas encore annoncer un programme définitif. Mais j’ai déjà plusieurs objectifs sportifs en tête.

En motocross, j’aimerais terminer dans le top 10 du Championnat de France Élite MX2. Ce serait un très bel objectif pour la saison.

En Supermotard, je souhaite franchir un nouveau cap en passant sur une 450 et en disputant, si les conditions le permettent, une première saison au niveau mondial. Mon objectif serait de viser un top 5 et de me rapprocher des places sur le podium. Ce serait une ambition importante pour cette première saison dans la catégorie.

J’aimerais également revenir courir en Belgique, notamment à Mettet pour le Superbiker. Réaliser un top 5 à Mettet dès ma première année serait un objectif très motivant. Ce serait aussi une belle occasion de retrouver mes proches et le public belge.

Il reste encore des éléments à régler pour concrétiser ce programme, mais j’espère pouvoir réunir les conditions nécessaires pour réaliser ces objectifs en 2027.

🏍️ Soutenir Noah pour 2027Formulaire HelloAsso de l’association Esprit Deux Roues

Transmettre, entre l’Hérault et la Gaume

Noah encadre déjà bénévolement de jeunes pilotes au sein de l’association Esprit Deux Roues. Espoir sportif ADEPS en Belgique et sportif de haut niveau en France, il est inscrit en 2026 dans le parcours de formation ADEPS : Frédéric Fiorentino s’est dit prêt à l’accueillir en stage dans sa structure en Belgique. Vers 2029, il vise le CQP Initiateur Motocyclisme en France. Il présente ce parcours au Prix du Projet de Vie ADEPS.

Plus tard, tu veux devenir éducateur et moniteur de motocyclisme. Te verrais-tu revenir un jour en Gaume pour transmettre ta passion aux jeunes de la région ?

Oui, c’est clairement un projet qui me tient à cœur. Mon rêve est de devenir coach moto et de pouvoir transmettre mon expérience aussi bien dans le sud de la France qu’en Belgique.

J’aimerais notamment permettre à des pilotes belges de venir s’entraîner dans le sud, sur les pistes et les circuits que je connais aujourd’hui. Je pourrais ainsi leur faire découvrir cet environnement et les accompagner dans leur progression.

Mais j’aimerais également pouvoir revenir régulièrement en Belgique pour organiser des séances de coaching. Cela pourrait être pendant une semaine, deux semaines ou même un mois, en fonction des possibilités et de l’organisation.

Je souhaiterais notamment coacher sur les pistes de Gaume, mais aussi dans d’autres régions, comme autour de Spa-Francorchamps ou à Mettet, sur le circuit Jules Tacheny.

Pour moi, l’idée serait de partager ce que j’ai appris grâce à mon parcours et aux personnes qui m’ont aidé à progresser. Pouvoir transmettre ma passion aux jeunes pilotes belges, et notamment aux jeunes de ma région, serait une très belle manière de rendre ce que la moto m’a apporté.

Noah Champagne en bref

Né le22 août 2008
NationalitéBelge
A grandi àBellefontaine (Tintigny), en Gaume
ÉcolesÉcole de Marbehan (WBE), puis Athénée royal d’Izel
Vit àAutignac (Hérault), depuis octobre 2024
DisciplinesSupermotard, motocross, vitesse, tout-terrain (aussi flat track et enduro à l’entraînement)
Catégorie 2026S2, 250 cm³, Championnat d’Europe de Supermotard
Team 2026TSV Racing-TM
EntraîneursThomas Chareyre (TC4 Academy), Sébastien Bonnal (FFM)
StatutEspoir sportif ADEPS (Belgique), sportif de haut niveau (France)
Partenaires gaumaisLégende 51 (Habay), Ampyre (Florenville)

Palmarès et repères

  • Premiers pas : BMX au club des Timber Wolves de Habay, puis 3e de sa première course en KTM 65 cm³, à Winville.
  • Fin 2022 : découverte du Supermotard à Mettet, avec la Fiostar School de Frédéric Fiorentino.
  • 2023 : champion de Belgique S3 125 cm³ (GasGas).
  • 2024 : champion de Belgique et champion de France S3 125 cm³.
  • Octobre 2024 : installation à Autignac, entrée à la TC4 Academy de Thomas Chareyre.
  • 2025 : TC4 Racing Team (TM 250), championnats de France et d’Europe ; 20e de la finale du Superbiker de Mettet en 450.
  • 2026 : 4e du Championnat d’Europe S2 avec TSV Racing-TM, podium au Grand Prix de Belgique à Mettet, 2e du Bol d’Or Moto Journal Trail.

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Questions fréquentes

Qui est Noah Champagne ?

Noah Champagne est un pilote belge de Supermotard né le 22 août 2008, qui a grandi à Bellefontaine (Tintigny), en Gaume. Champion de Belgique S3 125 cm³ en 2023 et 2024 et champion de France S3 125 cm³ en 2024, il termine 4e du Championnat d’Europe de Supermotard S2 2026 avec le team TSV Racing-TM.

Où vit Noah Champagne ?

Depuis octobre 2024, Noah Champagne vit à Autignac, dans l’Hérault, avec son papa. Il s’y entraîne à la TC4 Academy de Thomas Chareyre, multiple champion du monde de Supermotard, et avec Sébastien Bonnal, entraîneur national à la Fédération française de motocyclisme.

Pourquoi Noah Champagne a-t-il quitté la Belgique ?

Le déclic est venu d’un stage de deux semaines avec Thomas Chareyre au début de l’année 2024 : Noah y a découvert de grandes pistes et des pilotes qui roulaient beaucoup, et compris qu’il lui restait énormément à apprendre. La famille a déménagé à Autignac en octobre 2024 pour qu’il puisse s’entraîner dans ces conditions au quotidien.

Quels sont les résultats de Noah Champagne en 2026 ?

Il termine 4e du Championnat d’Europe de Supermotard S2 (250 cm³) avec TSV Racing-TM. Son seul podium de la saison arrive à la dernière manche, le Grand Prix de Belgique à Mettet : meilleur temps des qualifications, 3e de la première course et 2e de la seconde. Il prend aussi la 2e place du Bol d’Or Moto Journal Trail 2026 sur une BMW GS 900.

Quels sont ses objectifs pour 2027 ?

Ils dépendent encore du budget et de ses sponsors. Noah vise un top 10 du Championnat de France Élite MX2 en motocross, un passage en 450 en Supermotard avec, si possible, une première saison au niveau mondial et un objectif de top 5, et un top 5 au Superbiker de Mettet.

Quels partenaires gaumais soutiennent Noah Champagne ?

Légende 51, à Habay, lui prête un vélo à l’année pour son entraînement. Ampyre, marque de trottinettes tout-terrain électriques de Florenville, lui prête une trottinette dont il est l’ambassadeur. Les deux partenariats durent depuis trois ans.

Que veut faire Noah Champagne après sa carrière ?

Il veut devenir coach moto. Inscrit dans le parcours de formation ADEPS en 2026, il vise ensuite le CQP Initiateur Motocyclisme en France, vers 2029. Il aimerait coacher dans le sud de la France et en Belgique, notamment sur les pistes de Gaume, autour de Spa-Francorchamps et à Mettet, sur le circuit Jules Tacheny.

Sources : réponses écrites de Noah Champagne au questionnaire d’info-lux (octobre 2026), reprises telles quelles (seules les coquilles et la ponctuation ont été corrigées) ; dossier « Oser, tout simplement » de Noah Champagne (17 octobre 2026). Photos : collection Noah Champagne, Racing-Motomag, Supermotard Belgium Pics, Supermoto Action, famille Champagne.

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