À quelques jours du lancement du festival à Toul, Pierre Mafféis dévoile les coulisses du Jardin du Michel, entre passion collective, équilibre fragile et énergie humaine.
À quelques jours du lancement du Jardin du Michel 2026, l’agitation commence doucement à gagner les équipes du festival. Dans les bureaux, les derniers ajustements s’enchaînent. Sur le terrain, le montage approche. Et dans les têtes, la pression monte déjà. Derrière l’une des références des festivals indépendants dans la région, il y a une petite équipe, des centaines de bénévoles et une année entière de travail condensée en quelques jours. Toul > Jardin du Michel > Pierre Mafféis > Interview

“On arrive enfin dans le concret”
Nous avons rencontré Pierre Mafféis, directeur du festival. Pendant près d’une heure, il revient sur les coulisses du Jardin du Michel, les réalités économiques du secteur, les risques permanents, mais aussi l’attachement profond à un modèle humain et collectif.
« Impatient. »
Le mot revient naturellement lorsqu’on lui demande comment il vit les derniers jours avant l’ouverture.
« Là, on arrive dans le calendrier où l’on va mettre les pieds sur site et commencer le montage. C’est toujours un moment attendu parce qu’on arrive enfin sur du concret après tout ce qu’on a préparé pendant l’année. »
Au Jardin du Michel, le temps ne fonctionne pas comme ailleurs. Pendant plusieurs mois, les équipes imaginent, budgétisent, organisent et réajustent chaque détail.
« Trois mois avant, on passe des devis aux engagements réels. Et un mois avant, tout s’intensifie encore. On reprend chaque détail, chaque périmètre, chaque installation. »
Il sourit lorsqu’on lui demande si un directeur de festival dort réellement dans les semaines qui précèdent l’ouverture.
« Non. Et même largement un mois avant. Les nuits deviennent déjà un peu compliquées. »

Toul > Jardin du Michel > Pierre Mafféis > Interview
400 bénévoles au cœur du festival
Le Jardin du Michel repose avant tout sur une immense aventure collective. Chaque année, près de 400 bénévoles participent à l’organisation du festival. Une force humaine essentielle pour faire tourner une structure de cette ampleur.
« Le bénévolat, c’est avant tout une ambiance et une philosophie. Une philosophie de contribuer à quelque chose de collectif, dans un but commun. »
Ces bénévoles sont présents partout. Aux buvettes, à l’accueil, dans le montage, auprès des professionnels, des artistes ou dans les espaces techniques.
« Une aventure humaine, ce n’est pas un contrat de travail. Ce n’est pas de l’argent derrière. Ce sont deux choses totalement différentes. »
Dans son discours, une idée revient souvent : l’ambiance du festival commence bien avant l’ouverture des portes.
« Je pense que le public ressent forcément l’ambiance qu’il peut y avoir entre les bénévoles et dans l’organisation. Si quelqu’un ne se sent pas bien, ça se voit aussi. »
Au Jardin du Michel, les bénévoles ne viennent pas uniquement travailler.
« Ils viennent aussi construire cette ambiance festive dans la bonne humeur, en attendant avec impatience que les festivaliers découvrent ce qui a été préparé. »
Cette dimension humaine reste l’un des marqueurs forts du festival de Toul, devenu au fil des années un rendez-vous culturel majeur dans le Grand Est. D’ailleurs, les amateurs de Jardin du Michel suivent chaque année avec attention l’évolution de sa programmation et de son ambiance unique.

Toul > Jardin du Michel > Pierre Mafféis > Interview
Un équilibre économique sous tension
Ces derniers mois, le festival a traversé une période mouvementée autour de certaines discussions liées aux subventions et à la programmation. Une situation qui a placé le Jardin du Michel au centre de nombreux débats.
« On ne vit pas forcément bien ce genre de période. Ça peut remettre en cause l’équilibre financier et donc la tenue même de l’événement. »
Au-delà des chiffres, Pierre Mafféis évoque surtout la fatigue mentale supplémentaire que ce type de situation génère.
« Quand on organise un événement comme le Jardin du Michel, on a déjà énormément de contraintes, d’ajustements et d’imprévus. Alors quand une problématique comme celle-ci vient s’ajouter, forcément, ça pèse. »
Malgré cela, le directeur garde du recul.
« Depuis le départ, on n’avait pas vraiment de doute sur l’issue. Ça a été très médiatisé, mais nous savions qu’il n’y avait pas de problème à programmer tel ou tel artiste. »
Cette séquence a aussi poussé le festival à communiquer davantage sur ses réalités économiques.
« On a toujours prôné la transparence. Mais il faut expliquer les choses parce que les équilibres financiers d’un festival sont très complexes. »
Le Jardin du Michel fait partie des festivals indépendants dont l’économie repose largement sur la fréquentation.
« Nous sommes autofinancés à plus de 80 %. Le festival vit énormément grâce à son public et au bon déroulé de l’événement. »
Dans le secteur culturel, les coûts augmentent fortement. Pierre Mafféis identifie rapidement le principal défi.
« Les cachets des artistes ont énormément augmenté. »
Une réalité qui complique la construction des affiches pour les festivals indépendants.
« Les transports, l’énergie ou les assurances augmentent aussi. Mais rien n’est comparable avec certains cachets artistiques devenus très conséquents. »
Les lecteurs de festival connaissent bien cette réalité qui touche aujourd’hui de nombreux événements culturels en Belgique, au Luxembourg et dans le Grand Est.

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Une mini-ville tournée vers le public
Au Jardin du Michel, la programmation ne se construit jamais au hasard. Chaque journée possède sa logique propre.
« Le dimanche, par exemple, on cherche toujours quelque chose de plus familial et plus grand public. »
Le festival tient également à défendre plusieurs esthétiques musicales et à laisser une vraie place aux découvertes.
« On veut garder des places pour les artistes émergents, mais aussi pour les artistes régionaux. Ça fait partie de l’identité du festival. »
Pendant l’entretien, une image revient souvent dans les propos du directeur : celle d’une “mini-ville”.
Pour lui, un festival fonctionne comme une ville temporaire qu’il faut entièrement construire. Réseaux d’eau, alimentation électrique, sécurité, gestion des déchets, circulation ou sanitaires : chaque détail doit être anticipé.
« C’est une infrastructure gigantesque. Il y a énormément de choses techniques que le public ne voit pas forcément. »
Cette réflexion amène aussi la question environnementale.
Cette année, le Jardin du Michel met notamment en place un partenariat avec une association de brasseurs du Grand Est afin de fournir l’ensemble des boissons du festival.
« C’est un choix ambitieux et courageux, autant pour nous que pour l’association. »
Malgré les nuits courtes, les risques financiers et les imprévus permanents, une chose continue d’animer les équipes.
Le public.
« Ce qui nous anime, c’est de voir l’accueil des festivaliers. Voir les générations se mélanger. »
Puis Pierre Mafféis conclut avec une phrase qui résume l’esprit du festival.
« Nos festivaliers arrivent avec le sourire pour profiter du moment qu’on a construit pour eux. C’est notre récompense. Et c’est ce qui nous donne envie de continuer d’année en année. »

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L’info en résumé
- À quelques jours du Jardin du Michel 2026, Pierre Mafféis met en avant la passion et l’engagement des 400 bénévoles qui font vivre le festival.
- Il souligne l’importance de l’équipe, tout en évoquant la pression et les ajustements de dernière minute nécessaires à l’organisation.
- Malgré des tensions économiques concernant les subventions, le festival reste autofinancé à plus de 80 % et dépend de la fréquentation.
- Le Jardin du Michel se construit comme une mini-ville, avec une programmation qui vise à être accessible tout en valorisant les artistes émergents.
- Finalement, l’objectif demeure de créer une ambiance festive et mémorable pour les festivaliers, ce qui reste la motivation principale de l’équipe.














