Chronique — Développement personnel. Un texte de Caroline Russo, à lire tel quel : passer de la conscience du manque à la conscience de nos richesses, avec des exercices pour valoriser ce que nous possédons et ce que nous sommes.
🗓️ Mis à jour le
Sur fond de Far West, d’agitation de spectres de pénuries, de volumes de caddies qui fondent et de prix qui augmentent, de crainte des températures extérieures qui chutent et de prix de l’énergie qui grimpe et autres joyeusetés, parler de manque – et donc de conscience de précarité – n’est pas aussi exotique qu’on pourrait le penser.
Mais en parler de la manière qui peut nourrir notre conscience de richesse. Ben oui, je n’allais pas aller appuyer sur le bouton Morosité Assurée. Ce n’est pas le genre de la maison.
Les neurosciences aux manettes
On est en droit de s’interroger sur l’impact sur nos finances que peuvent avoir des incantations et des affirmations durant les nuits de pleine lune proposées par certains.
La version New Age de ce type de protocole n’a pas fait ses preuves non plus. En tout cas pas sur un nombre représentatif de sujets pratiquants.
Et pourtant, je ne rejette pas l’adage ‘Le manque attire le manque’. Et donc la conscience de notre richesse effective peut aider à renverser la vapeur. En clair, plus on se sent ‘riche’ (et je ne parle pas uniquement d’argent, nous verrons cela plus loin), plus notre vie nous comble de raisons de nous sentir ‘riche’.
Et, bien souvent, nous n’avons pas conscience de nos richesses. On a plutôt tendance à s’agiter sur nos manques.
Vous souvenez-vous du tube de Calogero, ‘Je ne suis riche que de mes amis, c’est dit’. Voilà une autre forme de richesse.
Cela dit, si ‘le manque attire le manque’, c’est nettement moins par la magie de l’intention que par des processus et mécanismes identifiés. Pas de mystère ésotérique ici, mais bien de la mécanique humaine.
Nous allons donc parler écologie interne et perception du monde.
Pour se sentir plus riches, dans tous les domaines de notre vie.

SAR, neurones miroirs et posture relationnelle
Dans un article précédent, j’avais déjà parlé du Système d’activation réticulaire (SAR) dont nous sommes tous équipés de base. C’est lui qui nous fait remarquer les Audi Quattro rouges dès lors que nous sommes devenus propriétaire de cette merveille. Ou les mamans qui poussent un landau, quand notre 8ème merveille du monde s’est annoncée.
Dès lors que notre focus est posé sur quelque chose, notre cerveau privilégie ce qui est en lien avec ce ‘quelque chose’. Et il peut nous faire passer à côté du reste.
Si je pense souvent à ce qui me manque (le temps, l’argent, l’amour, la reconnaissance, etc.), mon SAR ne repère que les preuves de ce manque.
Conséquence : je ne vois plus les opportunités, les ressources ou les plénitudes qui existent dans ma réalité. Mon énergie est aspirée par les ‘preuves’ de vide. En clair, le manque nourrit l’obsession du manque, et me fait passer à côté de ces choses qui pourraient me faire vivre plus d’abondance.
Et puis il y a les neurones miroir, un autre phénomène passionnant du vivant. Oui, nous le partageons avec les animaux. Question de nécessité d’évolution.
Mais revenons à nous.
Dès la naissance, lorsque Bébé pleure ou s’agite, c’est dans le regard, l’expression et la posture de sa maman qu’il puise le retour au calme. C’est la co-régulation des émotions. Ses neurones miroirs entrent en jeu et se calent sur la sérénité de sa maman, et ceci influence son propre système nerveux. L’enfant apprend ainsi la sécurité, le langage des émotions et l’art d’être en relation.
Les neurones miroirs sont actifs durant toute notre vie, dans une multitude de situations de la vie courante. Il s’agit d’une forme automatique de positionnement interne en fonction de l’Autre, qui induit notre posture interne.

Pour nous, adultes, aborder les autres et nos projets depuis un espace de carence (affective, économique, de moyens, de temps, …) transmet, malgré nous, une énergie de crispation, d’attente excessive, de dépendance, d’incertitude ou autre, qui peut amener des réponses de fermeture, de rejet, d’éloignement de la part de ceux qui nous entourent. Au niveau personnel, familial, professionnel.
Il n’y a pas que ces neurones miroirs, bien sûr, mais ils ont leur rôle à jouer.
Voici quelques éléments qui peuvent nous servir, ou nous desservir, dans l’exercice de notre profession de ‘vivre’, au mieux et au plus près de ce que nous souhaitons expérimenter dans notre vie.
Il n’y a rien de mystérieux ni de magique là-dedans.
Et nous pouvons exploiter ces capacités naturelles que nous avons.
À condition de savoir comment faire. On en parle.
Valoriser, un changement de perspective
Valoriser peut prendre plusieurs sens :
– évaluer la valeur
– donner de la valeur
Et souvent le premier influence fortement le second.
Parlons d’abord d’évaluer la valeur.
Avec un exemple issu de ma propre expérience.
Un soir, peu après mon divorce, je prenais un chocolat chaud réconfortant; j’avais été submergée par un sentiment de manque très présent. La fin du mois était encore à bonne distance, et mon compte bancaire faisait la grimace.
Moi aussi. Carolyne se disait : ‘tu sais que le manque attire le manque’. Vous aurez compris que je n’aime pas cette sensation. Oui, mais ma banque ne fait pas du dév perso. (sourire)
Et là, depuis mon poste d’observation (la chaise de cuisine en l’occurence), je me suis mise à faire l’inventaire de la maison, et à donner une valeur financière à tout ce qui s’y trouve :
– le séjour : meubles, déco, accessoires
– la cuisine
– mon bureau, avec son mobilier, les livres, les équipements
Je n’ai pas donné la valeur financière au moment où je les ai achetés, ni le prix qu’ils vaudraient si je devais les revendre.
Je suis partie du montant en euros que je devrais débourser, ce jour-là, si je devais tout racheter.

C’est une stratégie détournée de la comptabilité : valoriser les actifs. Donner une valeur à ce que l’on possède. Déterminer et attribuer une valeur précise et monétaire aux biens et aux ressources matérielles et immatérielles à un instant T.
Cette stratégie permet de passer de la psychose du manque à la conscience de l’abondance réelle (le patrimoine que nous avons accumulé, l’ancrage matériel). Et elle fonctionne.
Pour ma part, j’ai valorisé mes actifs au prix du jour et du neuf. Un choix.
Mais un choix qui m’a fait conscientiser que j’étais en réalité plutôt aisée. Certes, cet argent investi dans mon intérieur n’était pas sur mon compte bancaire. Mais la ‘richesse’ ne se mesure pas uniquement à la trésorerie immédiatement disponible, vous êtes d’accord avec moi.
Voici un moyen facile et rapide de nous faire basculer de l’état de manque, de conscience de précarité que l’on peut ressentir à certains moments – ou en permanence. Quand on parle des aspects financiers de notre vie.
Cela ne nous donne pas de l’argent à dépenser immédiatement. Mais cela change les conditions internes de notre perception et de notre posture.
Ces conditions influencent la manière dont nous interagissons par rapport à ce qui est – et non notre réalité perçue. Cela peut faire une vraie différence pour ceux qui ont des challenges financiers.
Et donc, je vous invite à considérer votre vie, vos avoirs, vos ressources à la manière d’un chef d’entreprise : faire l’inventaire de ce que l’on possède – jusqu’aux petites cuillères et aux chaussettes si nécessaire, en passant par la voiture, vélo, moto – sans oublier le contenu des armoires de cuisine, du frigo et du surgélateur – pour connaître le montant de notre valeur nette en termes de nos avoirs personnels.
Faites-le, vous pourriez être surpris du résultat. Et du sentiment qui pourrait vous envahir : ‘en fait, je suis déjà riche’ (ou toute autre formulation qui vous viendra à l’esprit).
Quelques suggestions pratiques :
1. Vous pouvez faire le compte mentalement; mais, surtout si vous vivez une conscience aigüe du manque, il est préférable de le faire par écrit, et d’additionner le tout. Il est bon que vous voyiez les chiffres noir sur blanc – c’est le gros avantage de ce qui est mesurable. Se découvrir en possession de 32.000 € en avoirs tangibles, cela peut produire le basculement que nous recherchons.
2. Vous pouvez appliquer un coefficient ‘valeur perçue’.
Exemple : le fauteuil à bascule dans lequel vous avez bercé votre enfant → vous pourriez racheter le même, mais vous ne ressentiriez pas la même chose en le regardant : le vôtre porte l’empreinte de vos câlins, c’est lui qui vous tenait confortable tandis que vous allaitiez votre bébé, il est le souvenir concret de votre vie de jeune maman – simplement indiquer 200 € ne reflètera sa valeur à vos yeux.
Autre exemple : la première aquarelle que votre enfant vous a offerte quand il a commencé ses cours de dessin. Même s’il pouvait aujourd’hui refaire la même, en mieux, ce ne serait pas pareil. Il n’y aurait pas l’hésitation, le trait parfois malhabile qui trahit l’artiste en devenir. Il n’y aurait pas sa fierté de vous l’offrir, pas plus que l’émotion que vous avez ressentie quand il vous en a fait cadeau.
Appliquez ce coefficient de valeur perçue, que vous déterminez subjectivement : le montant dans le commerce que vous multipliez par 5, 100, ou même 10.000. Selon votre coeur et le caractère précieux de l’objet.

3. Ajoutez une colonne ‘mes trésors’ – vous y indiquerez ce qui n’est pas remplaçable : l’armoire de mariage normande héritée de mère en fille depuis 4 générations (on n’en fait plus, et il n’existe aucune usine capable de reconfectionner un lien), la photo de vous à 4 ans, avec papy et mamie… ils ne sont plus de ce monde, et vous n’aurez plus jamais 4 ans; celle de votre chien ou de votre chat qui a franchi l’arc en ciel, etc.
Vous pouvez les valoriser globalement… mais ce n’est pas aisé… l’amour ne se chiffre pas…
Par contre, votre coeur comme votre esprit en connaissent la valeur.
Notre valeur est bien plus considérable que nos possessions matérielles
Dans mon dernier article, je vous disais, paraphrasant Julia Roberts dans Pretty Woman :
‘Ne laissez jamais personne vous dire que vous n’avez pas de valeur, d’accord ?’
Quand on doit valoriser une entreprise, on ajoute aux actifs ce que l’on appelle les ressources immatérielles : globalement le capital humain, le capital relationnel et le capital structurel ou organisationnel.
Pour nous, c’est pareil ! (sourire)
Vous me voyez venir. Alors, allons-y !
Je vous propose un petit jeu. Ou plutôt quelque chose de très sérieux, mais que nous vivrons comme un jeu. Toujours dans la valorisation. Sous forme de ‘points’ ou sous forme financière, ce sera à vous de choisir.
Quelles sont nos ressources immatérielles ?
– nos talents
– nos aptitudes et compétences
– nos capacités relationnelles
et les secondaires :
– notre expérience de vie
– le Capital attentionnel et d’énergie : la capacité de présence, le niveau d’énergie disponible, la ‘gestion de temps de cerveau’ disponible
– l’éthique
– l’imagination, la créativité
Je développe les 3 premiers. Vous pourrez continuer pour les secondaires si vous le souhaitez, sur le même mode.

Le talent ou le don (inné)
Vous dessinez sans avoir dû apprendre, vous jouez d’un instrument d’instinct, vous êtes doué.e pour la danse, l’écriture ou la programmation informatique, … → tout ce que vous savez faire naturellement dans des domaines où il n’est pas aisé pour d’autres d’atteindre votre niveau de performance ou d’expertise.
Comment valoriser ?
Il paraît que le pied gauche de Messi a été assuré pour 900 millions $. Selon le Time, David Beckham – ou plutôt ses jambes et autres risques corporels – étaient assurés pour un montant de 195 millions $ (assurance souscrite en 2006).
Il en va de même pour les mains de chirurgiens, de pianistes, les doigts de guitaristes.
Ces sommes ne représentent pas la valeur d’un pied ou d’une main. Elles couvrent les conséquences financières possibles de leur perte.
Je vous en parle parce que, d’abord, c’est astronomique ! Mais aussi parce que, a contrario de nos aptitudes et compétences, nos talents ont une valeur intrinsèque que nous ne soupçonnons pas, bien souvent. Même si nous ne les monétisons pas, ils existent, de facto.
Pour valoriser vos talents, je vous propose la grille de virtuosité.
Considérons une valeur de x pour le 100 % – ex. : si vous chantez comme Lara Fabian, disons que le 100 % serait 1.000.000 €.
Par rapport à Lara Fabian, comment les gens vous considèrent-ils ? Disons 7 %. La valorisation de votre talent ‘chant’ serait de 1.000.000 x 7 % = 70.000 €.
Aptitudes et compétences
Tout ce que vous savez faire, et bien faire : la cuisine, le jardin, enseigner, jouer d’un instrument en amateur, conduire une voiture, écrire sans faute… vous êtes un as d’Excel, de la mécanique auto, du design moto ou de la couture, etc.
Pour vous situer :
– les aptitudes = disposition innée que l’on a travaillée sans trop faire d’effort pour atteindre le niveau où l’on se situe
– les compétences = le fruit de l’effort, résultat de la pratique, de l’entraînement, de l’expérience et de la transmission
Listez-les, par écrit. Celles que vous vous reconnaissez + celles que l’on vous reconnaît.
Pour valoriser : vous pouvez utiliser la grille de virtuosité que vous appliquez aux compétences et aptitudes, ou vous pouvez choisir de vous positionner sur une grille d’évaluation
→ exemple : votre compétence = très bon jardinier
→ prenez un excellent jardinier de votre connaissance, puis évaluez-vous sur une échelle de 1 à 10, comment vous positionnez-vous par rapport à l’excellent jardinier de référence ?
Faites pareil pour toutes vos compétences, aptitudes, etc.
Voilà votre richesse naturelle. Ça fait du bien, non ?
Capacités relationnelles
Par rapport à autrui : empathie, bienveillance, disponibilité, compréhension, écoute, …
Par rapport à vous : résilience, auto-compassion, écoute de soi, sécurité intérieure, intégrité (fidélité à vos valeurs), …

Ici vous avez le choix : une valorisation libre en € = à combien j’estime la bienveillance que l’on me manifeste, si je devais la payer ? Vous avez votre paramètre pour la bienveillance dont vous faites preuve.
Ou vous optez pour la grille d’évaluation de Aptitudes et Compétences. A vous de choisir ce qui vous convient le mieux.
Quand vous aurez fait l’exercice de valorisation de vos avoirs et le jeu de valorisation de vos compétences, posez-vous et regardez votre résultat. Permettez-vous de ressentir comment ce résultat se traduit en vous. Et puis : notez ceci dans un coin de votre esprit. Ou mieux, de temps en temps, revoyez les résultats. Histoire d’entretenir le bien-être que cela vous procure.
Et pour l’amour, les relations personnelles ?
Cet aspect de notre vie demande bien plus que quelques lignes dans un article. Cependant, je ne peux et ne veux pas laisser de côté cet aspect si important de nos vies.
Ce qui suit vaut pour la plupart des relations interpersonnelles, qu’il s’agisse de relation amoureuse, familiale, amitié ou relations professionnelles. Les mécaniques sont très proches.
La personne qui aborde l’amour – ou n’importe quelle relation – depuis le manque peut adopter, souvent sans en avoir conscience, des comportements qui l’amènent à ce qu’elle veut éviter à tout prix. C’est le serpent qui se mord la queue.
A l’inverse, une personne qui reconnaît déjà sa propre valeur peut davantage entrer dans une relation pour partager quelque chose plutôt que pour combler quelque chose.
Un changement s’opère dans le seul domaine que nous maîtrisons : nous-même.
Je vous propose de chercher la réponse à ces questions :
– qui suis-je, vraiment ?
– que puis-je apporter à l’Autre, aux autres ?
– pourquoi est-ce important pour moi de … (compléter avec la démarche que vous entreprenez)
– si j’étais la personne qui me rencontre, que ressentirait-elle ? (pensez aux neurones miroirs)
– comment puis-je améliorer cela ?
– qu’est-ce qui m’empêche, aujourd’hui, de reconnaître que je suis digne d’être aimé.e ?
– comment puis-je mieux ou plus m’aimer moi-même ?
– comment puis-je mieux ou plus apprécier les gens que je côtoie ?
Pour estimer ou renforcer cette conscience de qui je suis, le jeu d’évaluation ci-avant est un outil précieux.
Et puis, je vous invite à commencer à vous donner de l’amour, à vous-même. A vous apprécier, à reconnaître votre valeur pour vous-même.

Ce seront autant de petits pas qui vous amèneront à ‘renverser la vapeur’ comme je le disais plus haut. Quitter la sphère du manque, voilà le challenge…
Une façon de changer le monde, un micro-pas à la fois
J’espère que cet exercice et ce jeu vous ont procuré du plaisir, mais surtout qu’ils vous ont fait basculer dans votre état de conscience. Vous pourriez même vous auto-évaluer avant de commencer : je ressens le manque – ma conscience du manque aujourd’hui est de x sur une échelle de 10. Et puis vous refaites une évaluation après le travail que je vous ai proposé.
Le mot de la fin : nous avons aussi le pouvoir de revaloriser l’Autre, par des paroles d’appréciation ou la reconnaissance de ses aptitudes. Cela peut changer la perception qu’il ou elle a de soi, laquelle influencera son sentiment de valeur. Ce faisant, nous l’aidons dans son propre cheminement de conscience de sa valeur intrinsèque.
Cela, c’est l’autre sens de revaloriser : vous vous souvenez ? Donner de la valeur à quelque chose. Ou à quelqu’un. Cela peut produire un basculement de ‘manque’ à ‘sentiment de richesse’, d’anxiété à sérénité.
Voilà une autre façon de changer un petit peu le monde. De le rendre meilleur. Une valeur à la fois.
Et on s’en priverait ?
CaroLyne
📘 L’e-book de CaroLyne

Mission Minute : 20 actions pour dompter le chaos de la rentrée
Découvrir Mission Minute →À lire aussi : Les bouddhas de plâtre que nous sommes · Les éléments cachés / incongrus / ignorés de nos mésaventures · Engagements obsolètes : mode de désemploi
- Valoriser : un antidote… contre le manque
- Les bouddhas de plâtre que nous sommes
- Mons > Conférence > « Mon corps raconte mon histoire » avec Anne Gabard-Allard
- Les éléments cachés / incongrus / ignorés de nos mésaventures
- Mons > Conférence > Stephan Schillinger : « La dimension transpersonnelle de la guérison »
- Engagements obsolètes : mode de désemploi
Vous lisez info-lux régulièrement ?
Ajoutez info-lux.com à vos sources préférées : Google vous montrera plus souvent nos articles dans Actualités, Discover et ses réponses IA.
Ou par ce lien : ajouter info-lux.com comme source préférée.





