Il est 18 heures lorsque Sofiane Pamart entre en scène au Main Hall de la Rockhal. Vêtu de blanc, béret sur la tête et pantalon marron, il s’installe face à son piano. La salle est remplie, le public suspendu à la première note. Très vite, le ton est donné : ce concert ne sera pas un simple récital, mais un moment de communion rare.
Un instant suspendu à la Rockhal
Dès les premiers accords, le toucher du pianiste frappe par sa précision et sa délicatesse. Chaque note est posée avec soin, chaque respiration devient musicale. Sofiane Pamart joue avec le public, le fait taper des mains, sourit, installe une proximité naturelle. À cet instant, il n’est plus seulement un musicien, mais un homme et son piano qui ne font plus qu’un.
Lorsqu’il interprète notamment Medellín, la salle bascule dans une émotion collective. La maîtrise du sustain et des pédales donne une profondeur cinématographique à ses compositions. Ce n’est plus seulement un concert de piano, mais un voyage intérieur, partagé avec toute une salle.

Un public uni par l’émotion
Dans la salle, le public est incroyablement varié. Les enfants découvrent la magie du piano pour la première fois. Certains adultes ferment les yeux, absorbés par les vibrations. Des seniors laissent glisser quelques larmes discrètes. Les regards sont concentrés, parfois bouleversés. Les applaudissements résonnent longuement après chaque morceau, comme pour prolonger l’instant.
Du Main Hall au Stade de France
Premier pianiste à remplir l’Accor Arena, Sofiane Pamart poursuit une trajectoire hors norme. Quelques jours avant son passage à Esch-sur-Alzette, il a annoncé un concert événement au Stade de France, prévu le 17 avril 2027. À la Rockhal, il a confirmé qu’il est aujourd’hui bien plus qu’un pianiste : un artiste capable de rassembler des milliers de personnes autour d’un seul instrument.
Une parenthèse hors du temps
Ce concert restera comme l’un de ces moments où le temps semble s’arrêter. À la sortie, chacun emportait avec lui une part de cette parenthèse suspendue. La Rockhal en a longtemps résonné.
Photos et article par Hvgoshot / Hugo Renié














































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