Les rebouteux, en province de Luxembourg, font partie d’une tradition qui remonte à la Préhistoire, comme la classe des chamanes.


Comme vous le savez, le mot “rebouteux” signifie “qui remet bout à bout”, donc qui replace les membres luxés. Cette pratique s’appelle le “reboutement”.
Depuis des millénaires, certaines personnes ont ces facultés naturelles d’observation, de réflexion, de suggestion et de manipulation, qui leur permettent de soulager, ou au moins d’atténuer, les maux des êtres vivants.
Jusqu’à la conquête romaine de notre province, les blessures, brûlures, luxations, fractures, et rages de dents, étaient traitées par de membres âgés de la communauté, souvent identifiés à des sorciers, de nos jours.

L’arrivée des troupes républicaines de César remplaça les druides, les chefs spirituels de la société locale, par des medicus romains, des praticiens d’une science qui se développait, s’affirmait et s’institutionnalisait de plus en plus.
Le statut d’étrangers, envahisseurs et occupants n’encourageait sans doute pas beaucoup de gens à s’y fier au début, surtout qu’en plus il y avait aussi le prix élevé de la pratique, surtout sans mutuelle.

Avec ces conditions, dans les contrées plus éloignées des grands centres militaires, ou dans les communautés plus isolées, les villageois restaient certainement fidèles aux praticiens traditionnels réputés.
De toute façon, si comme en ce moment, le budget du remboursement des soins de santé était bloqué par un Gouvernement en affaires courantes qui voulait se venger de ne pas avoir été réélu, et un autre qui n’arrivait pas à se former, malgré le fait qu’il était élu, c’était la seule solution.

L’arrivée de la religion chrétienne verra la récupération des compétences attribuées aux rebouteux, fontaines miraculeuses et autres homéopathies, par les prêtres pour les attribuer à l’action de Dieu.

Les invasions barbares et hunniques, qui suivirent la chute de l’empire romain, entraînèrent aussi un retour vers les praticiens traditionnels, plus accessibles.
De même, dans les déserts médicaux comme notre province de Luxembourg, les rebouteux étaient quand même bien utiles pour soulager les maux les plus courants de la population.
Les muscles tendus, les nerfs bloqués, les sciatiques et les inflammations constituaient aussi les maux essentiellement rencontrés par des populations essentiellement agricoles.
Avec le re-développement de la médecine au Moyen-Âge, les médecins font la chasse aux praticiens traditionnels plus populaires, moins onéreux, et plus dispersés dans les territoires, sous couvert de sorcellerie.

La tendance se poursuit encore de nos jours, avec l’option “sorcellerie” en moins, car la médecine s’est institutionnalisée, fédéralisée, hiérarchisée, compliquée, administrativée et elle est devenue ultra-concurrentielle.
Afin de se garder un marché plus que juteux associé aux pharmaciens et autres hôpitaux, la Médecine moderne ne reconnaît actuellement pas toutes les compétences, ni l’importance, des praticiens des médecines traditionnelles comme les rebouteux.
C’est assez ironique, puisque ce sont les racines même de ce qui la fit naître, qu’elle refuse de reconnaître.
Parvenir à réaligner une articulation, après avoir observé son apparence quand elle est fonctionnelle, et en ayant compris comment elle fonctionne, ne semble pas vraiment relever du miracle pour une personne attentive, intelligente et dotée de dextérité.

Cependant, de nombreuses familles ont eu recours à des rebouteux, et autres magnétiseurs ou coupeurs de feu, quand les Modernes ne trouvaient pas de solution à leurs problèmes.
Le fait que les rebouteux existent encore en ce XXIème siècle, et qu’une importante partie de la population fasse encore appel à eux, devraient inciter les Modernes à reconsidérer leur point de vue sur la question.
Après tout, et à l’origine, la médecine était pratiquée par des gens qui comprenaient naturellement un peu mieux le fonctionnement du corps humain que leurs concitoyens, et qui avaient la dextérité pour réaliser certaines manipulations qui soulageaient.
Heureusement, de plus en plus de scientifiques considèrent les médecines parallèles avec un meilleur oeil, au vu des résultats obtenus par beaucoup.
Il y en a plusieurs dans notre province de Luxembourg, qui disposent déjà d’une belle réputation, ce qui prouve bien qu’ils obtiennent quand même de bons résultats pour certaines choses.
Je ne peux pas en indiquer car leurs coordonnées se transmettent de bouche à oreille mais, comme dit le proverbe : “si vous cherchez, vous trouverez”.
Tant qu’à faire, il faudrait chercher un rebouteux belge spécialisé en gouvernement, ça nous en donnerait peut-être un, malgré les turpitudes de ceux qui ont été élus pour le faire.
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