🗓️ Mis à jour le 8 septembre 2026
L’essentiel — En Pierreuse, il ne reste du couvent des Minimes que son ancienne porterie, visible au sommet d’une volée d’escaliers. Le peintre Léonard Defrance avait racheté la propriété après la Révolution et entrepris aussitôt la démolition de l’église et d’une partie du couvent.
Un seul bâtiment tient encore debout, en haut d’un escalier — parce qu’un peintre liégeois a racheté le reste pour le démolir.
L’ordre qui ne mangeait ni viande, ni lait, ni œufs
L’ordre des Minimes est fondé au début du XVe siècle par saint François de Paule, un ermite de Calabre. Le nom dit le programme : ce sont les « plus petits dans la maison de Dieu ».
Leur règle pousse l’austérité plus loin que la plupart : aux trois vœux habituels de chasteté, obéissance et pauvreté, ils ajoutent celui de carême perpétuel, bannissant viande, lait et œufs de leur alimentation toute l’année. D’abord voués à la prédication, ils se tournent vers l’enseignement pendant la contre-réforme — c’est dans ce contexte qu’ils s’installent à Liège, En Pierreuse, dans les années 1620.
Une démolition, un vestige
Après la Révolution, le peintre Léonard Defrance rachète la propriété et entame directement la démolition de l’église et d’une partie du couvent. De tout le complexe, il ne subsiste aujourd’hui que l’ancienne porterie.
Les restaurations récentes en ont dégagé la composition monumentale : les niches encadrant la porte, la frise à motifs de triglyphes — ces trois rainures verticales caractéristiques — et le grand arc qui encadre la baie supérieure. Un peu plus haut, la Terrasse des Minimes perpétue la tradition des jardins conventuels et leurs nombreuses plantes médicinales.
Bon à savoir avant d’y aller
Le portail se découvre au sommet d’une volée d’escaliers, dans le quartier En Pierreuse : l’approche est pentue et pavée, peu adaptée aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite. Il se regarde de l’extérieur, sans horaire ni billet. La Terrasse des Minimes, un peu au-dessus, se visite librement et prolonge naturellement la halte ; elle s’inscrit dans le parcours des Coteaux de la Citadelle.
Infos pratiques
- 📍 Liège, province de Liège (Belgique)
- 🏛️ Aujourd’hui : Une porterie isolée, au sommet d'un escalier
- 📅 Vérifié par info-lux en septembre 2026
- 🧭 Coordonnées : 50.64702, 5.57294
Cette fiche fait partie de notre série sur les anciens couvents de Liège et de notre couverture de la Cité ardente. Retrouvez toutes nos adresses, sorties et reportages sur la page Liège.
Questions fréquentes
Que reste-t-il du couvent des Minimes à Liège ?
Uniquement l'ancienne porterie, visible au sommet d'une volée d'escaliers En Pierreuse. L'église et une partie du couvent ont été démolies après la Révolution.
Qui a démoli le couvent des Minimes ?
Le peintre Léonard Defrance, qui avait racheté la propriété après la Révolution et a entamé directement la démolition de l'église et d'une partie des bâtiments.
Pourquoi les Minimes portent-ils ce nom ?
Parce qu'ils se voulaient les « plus petits dans la maison de Dieu ». Leur règle ajoutait aux trois vœux habituels celui de carême perpétuel : ni viande, ni lait, ni œufs toute l'année.
Qu'est-ce que la Terrasse des Minimes ?
Un espace situé un peu au-dessus du portail, qui conserve la tradition des jardins conventuels et leurs plantes médicinales. Elle s'inscrit dans le parcours des Coteaux de la Citadelle.
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