🗓️ Mis à jour le 21 mai 2026
Quand l’intestin va mal, tout va mal !

LA SCIENCE, LES MÉCANISMES ET LES CONSÉQUENCES DE LA DYSBIOSE INTESTINALE
Un excellent article scientifique de l’Université de Zurich en Suisse publié dans PubMed en mars 2017 nous rapporte ceci :
“Les variations naturelles du microbiote intestinal peuvent se détériorer et atteindre un état de dysbiose lorsque des conditions de stress diminuent rapidement la diversité microbienne et favorisent l’expansion de taxons bactériens spécifiques. (…) Une multitude de maladies, dont les maladies inflammatoires de l’intestin mais aussi des troubles métaboliques tels l’obésité et le diabète de type II, sont associées à la dysbiose intestinale. La caractérisation des changements menant à la dysbiose intestinale et l’identification des taxons microbiens contribuant aux effets pathologiques sont des conditions préalables essentielles pour mieux comprendre l’impact du microbiote sur la santé et sur la maladie.”
“Mechanisms and consequences of intestinal dysbiosis” – Weiss GA and Hennet T (mars 2017).
Une multitude de maladies sont liées à la dysbiose intestinale !
Au cours du dernier quart de siècle, je me suis constamment battu contre le scepticisme énorme qui touche la « dysbiose intestinale » ainsi que le « leaky gut ». J’ai effectivement attribué ce dernier « label » aux patients qui présentent des réponses immunitaires IgG exagérées envers de multiples aliments, ou alors aux patients testés spécifiquement en vue d’identifier une telle dysfonction, en général un test urinaire particulier.
Je peux également parvenir au diagnostic de « dysbiose intestinale » en évaluant le microbiote intestinal (communauté microbienne correspondante) à partir du profil des métabolites organiques urinaires (kit MOU). Ce test peut conduire à un diagnostic plus ciblé, à savoir déterminer s’il s’agit de dysbiose bactérienne et/ou de dysbiose fongique, et aussi indiquer la sévérité de la prolifération.
L’explication du concept a évolué au fil des ans, partant de la simple ‘prolifération microbienne’ puis aboutissant à la ‘diminution de la diversité bactérienne’, comme stipulé dans l’article publié le 28 mars 2017 de Weiss GA and Hennet T cité au début de cet publication.
Le résumé de cet article confirme que « une multitude de maladies (…) sont associées à une dysbiose intestinale ». La base de données scientifiques et médicales PubMed retrouve à ce jour 108 articles incluant dans leur titre les mots « dysbiose intestinale ». Cela suffira-t-il à mettre fin au scepticisme, voire même aux critiques des collègues à ce propos ?

MÉCANISMES ET CONSÉQUENCES DE LA DYSBIOSE INTESTINALE
Le même article scientifique cité au début cette publication nous indique que :
La composition du microbiote intestinal se modifie constamment sous l’influence de facteurs tels que le régime alimentaire, les médicaments ingérés, la muqueuse intestinale, le système immunitaire et le microbiote lui-même. Les variations naturelles du microbiote intestinal peuvent dégénérer jusqu’à un état de dysbiose lorsque les conditions de stress diminuent rapidement la diversité microbienne et favorisent l’expansion de taxons bactériens spécifiques.
Les mécanismes impliqués dans la dysbiose intestinale restent souvent inexpliqués étant donné que la combinaison des variations naturelles et des différents facteurs de stress génèrent des évènements déstabilisants en cascade. Le stress oxydant, le rôle perturbant des bactériophages et la sécrétion de toxines bactériennes peuvent entraîner des changements rapides dans les groupements microbiens intestinaux et dès lors entraîner de la dysbiose.
“Mechanisms and consequences of intestinal dysbiosis” – Weiss GA and Hennet T (mars 2017).
L’EXISTENCE DE LA DYSBIOSE INTESTINALE EST TOUJOURS CONTESTÉE !

Étonnamment, de nombreux médecins généralistes et spécialistes (dont bien des gastroentérologues) restent totalement ignorants du concept de la dysbiose intestinale. J’imagine qu’ils ont dû passer à côté de centaines de publications scientifiques !
Pire que cela, certains d’entre eux considèrent la dysbiose intestinale comme un sujet « litigieux » ou comme la manifestation d’une « médecine à la marge ». Bravo. Je suis désolé, mais je trouve qu’une mise à jour des connaissances médicales devrait être rendue obligatoire, surtout compte tenu de l’évolution rapide de la science en particulier dans le domaine de la santé intestinale, celle-ci jouant un rôle crucial pour la santé dans son ensemble.
De plus, laissez-moi vous dire : l’arrogance n’a jamais conduit au progrès scientifique … L’extrait de l’article de synthèse sur ce thème cité dans le paragraphe précédent illustre d’ailleurs mon propos.
ÉCOUTER DES « TEDs » SUR LE MICROBIOTE : VOUS NE SEREZ PAS DÉÇUS !
TED est l’acronyme de Technology, Entertainment (Divertissement) et Design. Le premier TED a été créé en Février 1984 par Richard Saul WURMAN. D’abord une conférence isolée, le concept a ensuite évolué pour devenir des événements célèbres et répétitifs depuis 1990.
Inspiré par l’esprit de la Silicon Valley, traitant initialement de la technologie et du design, le concept s’est étendu à la Recherche, à la Science et à la Culture. Tous les orateurs TEDs doivent boucler leur sujet endéans un délai maximum de 18 minutes. “Les idées qui valent la peine d’être propagées” sont accessibles gratuitement en ligne sur www.ted.com.

Les exposés médicaux peuvent s’avérer très intéressants, car ils donnent un « aperçu de l’avenir des soins de santé » et attirent des orateurs prestigieux, dont de nombreux lauréats du prix Nobel. Je vous recommande plusieurs sujets inspirants et motivants relatifs au microbiote. Commencez par Rob KNIGHT : « Comment nos microbes font de nous ce que nous sommes ». Près de 2 millions de visionnages donnent une idée de la qualité et de l’attrait de cette mini-conférence.
Ensuite, vous pouvez peut-être poursuivre avec Jonathan EISEN : « Rencontrez vos microbes ». Il y en a bien d’autres. Ces « TEDs » vous confirmeront deux choses. En premier lieu, nos partenaires microbiens valent la peine d’être étudiés et même d’être explorés plus en profondeur. En second lieu, ils méritent tout notre respect.
Les antibiotiques peuvent être nos sauveurs, mais ils constituent aussi des ennemis redoutables …

- Auteur et rédacteur : Dr Georges Mouton
- Site web : http://www.gmouton.com
- Courriel : contact@gmouton.com
- Chaîne Youtube : https://www.youtube.com/user/georgesmouton
Pour prendre rendez-vous dans l’un des centres de médecine fonctionnelle FunMedDev qui se situent en France, en Belgique et au Luxembourg, contactez-nous par téléphone aux numéros suivants :
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ou par courriel à contact@funmeddev.com
Publication : Éric Klein
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