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Oct 16, 2023 | 2 la x photographie, Concert, Concerts, Concerts infos, Grand-Est, Interview, Laura Cavelius, Thionville

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Départ pour sa tournée dans le Grand Est 

Le jeudi 28 septembre 2023, l’Espace Ed&N de Sausheim ( Thionville) , à proximité de Mulhouse, a été le théâtre d’un concert mémorable animé par le légendaire rockeur français Louis Bertignac. Après avoir résidé une semaine sur place pour peaufiner les détails, Bertignac (ici en interview)  a lancé sa tournée, une série de 35 dates qui s’étendront jusqu’à la fin de l’année 2023. L’Espace Ed&N a été le cadre idéal pour accueillir cet événement musical d’exception. 

Quelques jours plus tard, le mardi 3 octobre 2023, c’est le théâtre de Thionville qui a eu le plaisir d’accueil Louis Bertignac pour sa tournée « Tour 23 ».

CONCERT >INTERVIEW > LOUIS BERTIGNAC
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Louis Bertignac électrise les salles de concert 

Les salles ont été plongées dans une atmosphère électrique, les fans étant venus de toute la région pour assister à une performance rock inoubliable. Les échos de guitares électriques et la voix puissante de Bertignac ont rempli les salles de Sausheim et de Thionville, créant une symbiose unique entre l’artiste et son public. Louis Bertignac, célèbre pour son rôle dans le groupe Téléphone, a montré qu’il n’avait rien perdu de sa magie sur scène. Sa présence charismatique, son jeu de guitare exceptionnel et sa voix envoûtante ont transporté le public dans un voyage musical captivant. Les spectateurs ont été témoins d’un mélange de classiques intemporels et de nouvelles compositions, dévoilant ainsi une nouvelle facette de l’artiste. 

Un début de tournée réussi

Avant de débuter sa tournée, Louis Bertignac a choisi l’Alsace comme point de départ, et le choix de l’Espace Ed&N de Sausheim s’est révélé judicieux. La proximité avec Mulhouse a attiré un public diversifié, allant des jeunes fans aux amateurs de rock chevronnés. L’interaction entre l’artiste et son auditoire a créé une connexion palpable, faisant de cette soirée un moment inoubliable pour tous les présents. La tournée de Louis Bertignac promet d’être un périple musical épique, avec 35 dates à travers la France jusqu’à la fin de l’année 2023. Pour les amateurs de rock, c’est une opportunité exceptionnelle de vivre l’énergie brute de cet artiste légendaire, une expérience qui résonnera longtemps après que les dernières notes aient résonné à l’Espace Ed&N de Sausheim.

CONCERT >INTERVIEW > LOUIS BERTIGNAC
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Thionville a aussi été le théâtre d’une soirée mémorable. La première partie a été assurée pendant une demie heure par le groupe rock Rozedale. Amandyn Roses et Charlie Fabert ont fait chavirer le public dans une ambiance aussi bien acoustique qu’électrique via des titres interprétés en anglais.

Puis Louis Bertignac qui c’était fait « beau et chic », comme il s’amuse à le dire, a enflammé la scène en interprétant la totalité de son nouvel album. Durant toute la soirée, il était entouré de ses musiciens avec lequel il a partagé une belle complicité : Jean-Max Méry au piano, Jimmy Montout à la batterie et Zou à la basse. 

Musique mais aussi humour

Le public connaissait Louis Bertignac pour ses talents de chanteur et de musicien. Il a aussi pu découvrir qu’il fait preuve aussi d’humour lors des transitions entre ses chansons. 

Il n’a pas hésité à remercier sa guitare qu’il qualifie comme « son bébé » et « son bout de bois » qui l’accompagne depuis 50 ans.

Les concerts se sont achevés en apothéose avec la reprise des grands succès de Téléphone, repris en chœur par le public qui a réservé une standing-ovation à l’artiste. 

CONCERT >INTERVIEW > LOUIS BERTIGNAC
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Interview de Louis Bertignac

Louis Bertignac a eu la gentillesse de répondre à nos questions en toute sincérité avant son passage sur scène à Sausheim. 

Dans votre album « Le film de ma vie », vous vous livrez sans fard comme vous l’avez fait dans votre autobiographie « Jolie petite histoire » sortie l’an dernier. Qu’est-ce qui vous a incité à faire toutes ces confidences et à vous raconter, en autobiographie et en chanson ? 

Déjà, faire le livre m’a un peu inhibé. J’avais toujours des problèmes pour raconter ma vie. J’écrivais surtout des histoires qui n’étaient pas moi, comme « Cendrillon » ou « Ces idées-là ». Quand j’écris une chanson, j’invente une histoire même si parfois cela vient de ma vie ou des choses qui m’entourent. Mais, le fait d’écrire cette biographie, cela m’a un peu débridé à mon sujet. Cela a commencé avec Guy Carlier qui me disait « N’hésites pas, c’est le bon moment de faire ta biographie et raconte toi ! ». Donc je me suis raconté et puis, de plus en plus, je n’hésitais pas à raconter les choses. J’étais déjà en train de préparer le disque. Donc je me suis dis, tant qu’à faire, ce n’est pas la peine d’aller chercher loin. Tu as pleins d’histoires autour de toi et t’as ta vie aussi : raconte tout cela ! 

Votre album montre votre côté optimiste et votre philosophie épicurienne. Pourquoi est-ce important pour vous de véhiculer ce type de message positif dans ce monde qui n’est pas toujours facile ?

Je suis fichu comme cela ! Je vis beaucoup au présent et j’aime bien que le présent soit sympathique. Alors ok, il y a des trucs difficiles. Quand on regarde en arrière, je ne pense vraiment pas que c’était mieux avant. Je repense à toutes les époques car cela fait un moment que je suis là ! J’en ai vécu des époques où l’on se disait « c’est la crise », comme par exemple quand j’avais 20 ans. Donc tout cela n’est pas franchement nouveau. Il y avait déjà des ennuis et les mêmes problèmes. Je ne pense pas que ce soit pire aujourd’hui et tant qu’à faire, autant qu’autour de moi il y ait des sourires. Parce que c’est ma vie et je n’ai pas envie de la gâcher. Si cela se trouve, j’en ai qu’une donc autant en profiter vraiment jusqu’au bout et d’essayer de répandre le sourire autour de moi. Ne serait-ce dans mon groupe, dans ma famille et évidemment quand je monte sur scène. Je suis content de voir des gens sourire et oublier un peu les problèmes pour ceux qui en ont.

Vous êtes sur la route avec votre guitare depuis près de cinq décennies. Le public vous a soutenu que vous soyez en groupe avec Téléphone puis Les Insus ou en solo. Préférez-vous l’ambiance solo ou en groupe sur scène ? 

Franchement, c’est la même chose ! Je ne vois pas la différence parce que là cela s’appelle « Bertignac » mais quand je joue, je le fais avec des musiciens. Et quand cela s’appelle « Téléphone », je joue aussi avec des musiciens. La différence c’est qu’au sein de « Téléphone » et « Les Insus » c’est surtout Jean-Louis qui chante. 

En fait, j’ai commencé avec Jacques Higelin qui chantait et moi j’étais guitariste. C’est assez pépère ! J’aime bien le côté juste guitariste et organiser le son, faire le chef d’orchestre. Mais j’aime bien chanter aussi. Cela m’éclate. Au début, c’était un peu difficile mais plus ça va, plus j’aime bien chanter et je me sens bien. J’ai commencé à accepter ma voix il y a un moment maintenant. Là, les morceaux sont plus adaptés à ma voix que les anciens morceaux. 

Avec cette tournée, vous proposez les classiques de votre carrière en solo et en groupe et beaucoup de chansons de votre dernier album. Comment avez-vous sélectionné les titres de cette tournée ?

J’ai décidé de jouer tout le dernier album parce que ce sont des morceaux qui sont super agréables à jouer et à chanter. Mes musiciens sont d’accord ; on s’éclate à les jouer. C’est comme si c’était tous des standards de ma vie. Donc ce soir on va jouer tout l’album. Evidemment, il y a des chansons de ma vie que je me sens obligé de jouer, que cela soit « Vas y guitare », « Cendrillon », « Ces idées-là »… et quelques titres de Téléphone comme « New York avec toi » ou « Un autre monde ». C’est une très longue carrière que j’ai eu en cinq décennies : j’ai commencé à jouer avec Jacques Higelin en 1974.

Vous êtes en tournée jusqu’en janvier 2024. Avez-vous déjà d’autres projets pour les mois à venir ?

Au printemps 2024, on est en train de caler des tournées plutôt vacances. Donc il y aura des concerts à Tahiti, à la Réunion, en Nouvelle-Calédonie… On essaye d’arranger ce genre de tournée pour le printemps. Après, cela va surement repartir avec les festivals en France à l’été 2024 et puis si ça se trouve, il y aura une nouvelle tournée comme celle-ci à l’automne 2024. On ne sait pas encore vraiment. Je n’ai pas encore décidé ! Mon manager m’a dit « il faut prendre la décision, les concerts se préparent un an à l’avance ». Je lui ai dit « lâche moi un peu ! Je n’y suis pas encore. D’abord on finit cette tournée et puis on verra si j’ai encore envie d’en faire une aussi immense. » Avant janvier, il reste plus de 30 dates et cela fait beaucoup. Parfois il y en a trois à la suite, trois jours de suite. Et j’ai quand même un certain âge ! Je me dis toujours « il est fou, il va me tuer au travail ». Et puis d’un autre côté, si ce n’était pas moi, si je me répondais, je me dirais : t’inquiètes, tant que tu fais des choses que t’aime, ça va ! Tu ne vas pas crever, tout ira bien.

Rédaction Interview : Laura Cavelius Diet-et-delices

Photographe : 2 La X Photographie https://www.facebook.com/2laxphotographie

Photographe – Journaliste : Albimage https://www.facebook.com/albimages

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