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Oct 3, 2025 | 2025, Actualité, ACTUALITES, Documentaires Criminels, Portraits criminels par Swen, Rubriques | 7 comments

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Portraits criminels par Swen : Dorothea Puente


DOROTHEA PUENTE ET SES PENSIONNAIRES, ENTERRÉS DANS LE JARDIN (DEATH HOUSE LANDLADY)


UNE ÉTRANGE DISPARITION : LES APPARENCES SONT TROMPEUSES

10h00. 11 novembre 1988. Le poste de police de Sacramento reçoit un appel. Au bout du fil Peggy Nickerson, bénévole au centre Saint-Paul. La femme est sans nouvelle d’un ancien pensionnaire depuis plusieurs semaines déjà. L’homme, diagnostiqué schizophrène, un certain Alvaro Montoya, avait depuis rejoint la pension de Dorothea Puente. Les enquêteurs de la brigade criminelle se rendent donc à la dernière adresse connue de celui qui semble être porté disparu. 1426 F Street. C’est là qu’il faut chercher.

L’élégante bâtisse bleu pâle de style victorien s’érige fièrement sur plusieurs niveaux au milieu d’un jardin à l’anglaise. La maison peut accueillir plus d’une vingtaine de locataires. Un grand escalier mène à la porte d’entrée. Des barreaux d’acier raccordés à des piliers en briques entourent la propriété et délimitent la propriété de la rue. Les policiers gravissent les marches, sonnent et sont immédiatement accueillis par la propriétaire des lieux. La peau pâle, le visage entouré de fins cheveux ivoire permanentés, la fine bouche pincée et le regard azur auréolé d’une paire de verres trop grands pour son visage, Dorothea Puente les fait entrer avant de leur proposer un café.

Portraits criminels par Swen : Dorothea Puente
Archive : Domicile de Dorothea Puente
Source : Google Maps, octobre 2022
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Puente, petite bonne femme d’à peine plus d’1m50, entretient d’excellents rapports avec les travailleurs sociaux qui apprécient sa volonté d’accueillir alcooliques, toxicomanes, sans-abri, malades et autres individus en marge de la société. Frêle, bonne cuisinière, d’apparence attentionnée sous ses airs de “mamie gâteau”, Puente a bonne renommée dans le voisinage, même si, dans la rue, elle a la réputation d’aimer jardiner avant l’aube. Elle a même gagné le respect des milieux politiques grâce à son travail caritatif. Des photos d’elle en compagnie de personnalités comme les gouverneurs de Californie George Deukmejian et Jerry Brown ou encore l’évêque Francis Quinn émaillent les murs de la maison.

Près de la cuisinière, un calendrier avec des chats habille la pièce. Elle accepte volontiers de répondre aux interrogations des policiers et leur explique que Monsieur Montoya est parti voir des parents. Une version corroborée par un pensionnaire présent à ce moment-là. John Sharp parvient, cependant, à glisser un petit mot à l’un des agents en lui serrant la main. Sur ce dernier on peut lire : « Elle me fait mentir pour elle ». Une fois isolé avec les policiers, le vieil homme se confie sur la réalité. Il affirme que Puente les encourage à vanter la pension, que d’étranges choses se passent et que certains disparaissent brusquement. L’homme, qui a jadis travaillé pour un embaumeur, évoque également la présence d’une odeur bien spécifique, celle de la mort. Dorothea Puente, plusieurs fois confrontée à ce désagrément par ses pensionnaires, a toujours une bonne explication. Tantôt ce sont des refoulements d’égouts, tantôt des rats dont la carcasse pourrit dans les combles.

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Image d’illustration générée par IA
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UN JARDIN PAS COMME LES AUTRES : LE CIMETIÈRE DE DOROTHEA PUENTE

Alertés par ce témoignage, les enquêteurs, bien que n’ayant aucun mandat, demandent poliment à la maîtresse de maison s’ils peuvent creuser aux abords de la demeure. Elle acquiesce et leur prête même une pelle. Seulement, moins d’un mètre sous terre, l’outil émet une résistance. Quand les forces de l’ordre s’approchent, elles aperçoivent les ossements d’une jambe humaine. Puente, qui fait mine d’être horrifiée, cache sa bouche de sa main, comme incapable d’admettre l’existence d’une chose pareille sur son terrain. Après avoir tapoté ses yeux avec son mouchoir, elle se tourne vers un agent avant de lancer avec inquiétude : « Suis-je en état d’arrestation ? ». On lui répond par la négative.

Le premier corps est donc exhumé le 11 novembre mais plusieurs enquêteurs continuent de creuser, animés par l’instinct qu’il n’est pas le seul à servir d’engrais pour les tulipes. On fait même venir une pelleteuse sur les lieux pour faciliter les fouilles. Le jardin est quadrillé à l’aide d’une structure de bois qui sert à soutenir de grandes bâches de plastique afin de protéger le cimetière à ciel ouvert des regards indiscrets. Les riverains, les journalistes et les curieux s’entassent dans la rue. Deux autres cadavres sont trouvés dès le lendemain.

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Les corps sont un à un extraits de la propriété sur des brancards, camouflés sous des toiles ou des couvertures. Alvaro Montoya, 51 ans, a été trouvé sous un abricotier nouvellement planté dans la cour latérale. Dorothy Miller, 64 ans, a été retrouvée les bras collés à sa poitrine avec du ruban adhésif, enterrée sous une dalle de béton, près des rosiers. La dernière fois que son assistante sociale l’a vue, elle était assise sur le porche, fumant une cigarette. Benjamin Fink, 55 ans, a été retrouvé enterré en sous-vêtements. Leona Carpenter, 78 ans, a été enterrée près de la clôture. Betty Palmer, 78 ans, dont les restes recroquevillés sans tête, sans mains et sans jambes ont été retrouvés sous une statue à quelques mètres du trottoir devant la maison, portait encore une chemise de nuit blanche. La police met également la main sur James Gallop, 62 ans et Vera Faye Martin, 64 ans. Le 14 novembre, les enquêteurs ont sept dépouilles sur le dos mais Puente, quant à elle, est introuvable.


INVESTIGATIONS, FUITE ET ARRESTATION


Le 12 novembre 1988, l’inspecteur John Cabrera de la brigade criminelle a autorisé la propriétaire des lieux à aller prendre l’air loin de l’agitation des fouilles. La vieille femme lui fait part de son envie d’aller boire un café à l’hôtel voisin, le Clarion. C’est toute de rouge vêtue que Puente passe le portail, abritée sous un parapluie, perchée sur sa paire d’escarpins, un sac à main sur le bras gauche. Elle quitte la ville le matin-même. Puente aurait pris un taxi de l’hôtel Clarion jusqu’à un bar de West Sacramento, avant de se rendre à Stockton, où elle est montée dans un bus pour Los Angeles. Le 13 novembre 1988, un avis de recherche est émis à son encontre. 

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À Sacramento l’enquête suit son cours. Les corps des trois hommes et des quatre femmes ont tous été enroulés dans des draps et des bâches, attachés avec des cordes ou du ruban adhésif. Certains « paquets » ont même été cousus. Des autopsies sont pratiquées mais l’état de décomposition avancé rend difficile l’identification de la cause exacte de la mort. Les enquêteurs mettent la main sur des dizaines de flacons de sédatif au sein du domicile. La police scientifique procède à une analyse radio-immunologique et à une spectrométrie de masse des échantillons de tissus des corps. C’est là que ressortent des traces de flurazepam, le Dalmane étant le seul médicament présent dans chacune des victimes présumées. Puente avait, semble-t-il, obtenu plus de trois douzaines d’ordonnances de 30 comprimés chacune entre octobre 1985 et novembre 1988. Les preuves medico-légales sont accablantes : les pensionnaires auraient été drogués, parfois sur plusieurs jours, avant que leur corps ne soit conservé pendant plusieurs semaines dans une chambre de l’étage pour finalement être enterré la nuit au sein même de la propriété.

Pendant ce temps à Los Angeles dans la chambre n°31 du Royal Viking Motel, Dorothea Puente regarde les images de sa maison défiler au journal télé. Son évasion a intensifié l’intérêt médiatique, l’affaire prenant une ampleur internationale. Elle fait la couverture de Newsweek, du New York Times, du National Enquirer, du National Examiner ou encore de médias anglais ou même francophones.

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Elle se fait maintenant appeler Donna Johanson. Un soir, elle tombe sur un charpentier à la retraite du nom de Charles Willgues. Les deux âmes errantes font connaissance autour d’un verre. Mais la rencontre prend une tout autre tournure pour l’homme quand il fait le lien avec le portrait de celle que le journal télévisé matinal de CBS présentait comme la principale suspecte dans une série de meurtres. Il contacte les forces de l’ordre locales qui tapent à la porte de Puente à 22h20 ce même soir. Elle est arrêtée sur le champ, inculpée sans possibilité de libération sous caution, pour meurtre. Elle est rapatriée et incarcérée à la prison du comté de Sacramento, où l’on découvre parmi ses effets personnels une enveloppe contenant plus de 3000 $. Plus tard dans la matinée, elle est conduite au tribunal où elle rencontre ses deux avocats commis d’office, Peter Vlautin et Kevin Clymo.

UN PASSÉ TROUBLE, MARQUÉ PAR L’ESCROQUERIE

Au printemps 1948, Dorothea est arrêtée pour avoir commis des achats avec de faux chèques à Riverside. Elle plaide coupable de deux chefs d’accusation de faux et purge quatre mois de prison avec sursis et trois ans de probation. Elle est de nouveau arrêtée en 1960 pour avoir possédé et exploité un cabinet de comptabilité servant de façade à une maison close à Sacramento. Reconnue coupable, elle est condamnée à quatre-vingt-dix jours de détention. Puente sera impliquée dans de nombreuses affaires de vol et d’escroquerie au cours de sa vie.

Courant 1985, Dorothea Puente engage un homme à tout faire, Ismael Carrasco Florez, pour rénover une partie de sa maison. Elle lui demande aussi de construire un box de stockage d’1m80 sur 76 cm. Une fois la boîte assemblée, il remarque, plutôt étonné, que son employeuse l’a clouée. Puente le prie alors de l’aider à la déplacer vers un lieu de stockage tout désigné. Mais finalement, alors que le duo est en chemin, Puente décide d’abandonner le coffre de plus de 100 kg près d’une rivière, à environ une heure de route de Sacramento.

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Le 1er janvier 1986, un pêcheur trouve la boîte au bord de l’eau. Troublé, il prévient les autorités. À l’intérieur gît un corps humain en état de décomposition avancée, enveloppé dans plusieurs sacs en plastique et recouvert d’un drap maintenu par du gros scotch. Des billes anti-mites et du désodorisant pour toilettes accompagnent la dépouille.

Quand l’affaire « The Landlady Killer » éclate, les enquêteurs sont stupéfaits parce que des agents fédéraux étaient déjà venus une quinzaine de fois entre 1985 et 1987 afin de s’assurer qu’elle respecte les clauses de sa libération conditionnelle. Or, le fait même qu’elle héberge des personnes âgées et atteintes de troubles mentaux lui était légalement interdit compte-tenu de ses anciennes condamnations pour usage de faux.

UNE ENFANCE ET UNE VIE TUMULTUEUSES


Dorothea Helen Gray naît le 9 janvier 1929 à Redlands, en Californie, de Trudy Yates et de Jesse James Gray. Elle est la sixième d’une fratrie de sept enfants. La jeune Dorothea évolue dans un environnement instable et précaire. Ses deux parents souffrent d’alcoolisme. Son père, atteint de tuberculose, menace plusieurs fois de se donner la mort face à ses enfants avant de décéder alors que la petite fille n’a que huit ans. Deux ans plus tard, c’est sa mère qui meurt dans un accident de voiture. Dorothea est envoyée dans un orphelinat à une heure de San Francisco, la fratrie implose.

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À 16 ans, elle fugue et s’installe seule à Olympia, dans l’État de Washington. Elle se prostitue alors pour gagner sa vie. Elle se marie pour la première fois en 1945 avant de s’installer à Gardnerville, dans le Nevada. Elle a deux enfants qu’elle abandonne avant de faire une fausse couche. Trois ans plus tard, son histoire d’amour prend fin et Dorothea déménage à San Bernardino. En 1952, elle épouse son second mari et part vivre à Sacramento. Au total, Puente se marie quatre fois. C’est de Roberto Puente, un marin portoricain avec lequel elle reste deux ans, que vient le nom qu’on lui connaît. Seize mois plus tard, le couple se sépare, Dorothea évoquant des violences conjugales.

Au niveau professionnel Dorothea Puente aurait travaillé en tant que prostituée, danseuse, aide-soignante ou encore cuisinière. Ayant une certaine tendance à mentir, la jeune femme se serait également vantée d’avoir eu une carrière d’actrice, mettant en avant des rôles inexistants dans divers longs métrages. Parallèlement, Puente se présentait comme « médecin holistique ». Elle raconte également à qui veut l’entendre qu’elle a grandi dans une famille nombreuse au Mexique et a même appris l’espagnol pour donner du corps à ce fantasme.

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PERSONNALITÉ ET MOTIVATION : QUELLE EST LA PSYCHOLOGIE DE L’EMPOISONNEUSE ?

Puente insistait pour que le facteur lui remette personnellement le courrier de tous ses pensionnaires. L’air aimable, la fausse âme charitable nourrissait les chats errants, faisait don de vêtements et de cigarettes à ses pensionnaires. En réalité, Dorothea faisait en sorte de paraître plus âgée qu’elle ne l’était réellement. Sans doute pour inspirer davantage confiance, croyant que l’image d’une grand-mère douce et inoffensive la protégerait d’éventuels soupçons. Maîtrisant parfaitement les apparences, Puente a réussi à dissimuler ses crimes derrière une façade de serviabilité et de gentillesse, exploitant la confiance et les vulnérabilités des marginaux qui ont eu le malheur de croiser son chemin. Sa pension, censée être un lieu de refuge pour ceux qui n’avaient nulle part où aller, était en réalité le théâtre d’une série d’exterminations.

La motivation principale de Puente pour tuer semble avoir été l’appât du gain. Ses victimes, généralement âgées ou handicapées mentales, bénéficiaient d’aides sociales ou de pensions. Son modus operandi était de se débarrasser des pensionnaires tout en conservant leurs prestations sociales. Allant parfois jusqu’à imiter des signatures ou écrire aux proches des défunts, elle informait également les autorités que ses locataires avaient tout simplement disparu ou étaient partis rendre visite à leur famille, rendant ainsi difficile toute identification immédiate en tant qu’homicide. Elle touchait dix à douze chèques d’aides sociales tous les mois, même pour des personnes ne résidant plus dans la pension. Elle aurait empoché près de 5000 dollars par mois. Un aspect manipulatoire découle de son parcours criminel. Froide, calculatrice et méthodique, elle a su gagner la confiance de ses voisins et de ses locataires, la pension s’étant avérée une couverture efficace. La combinaison de la nécessité financière, de la gratification personnelle et du besoin de contrôle l’a peut-être poussée à commettre ces meurtres.

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Archive : Dorothea Puente
crédit : IMDb
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En 1961, Puente est internée à l’hôpital général DeWitt en Californie à la suite de tentatives de suicide. Elle y reçoit un traitement antipsychotique. Les professionnels de la santé mentale qui l’ont examinée l’ont qualifiée de « menteuse pathologique ».
Un psychologue d’État qui s’est entretenu avec elle avant sa sortie de prison en 1985 l’a diagnostiquée schizophrène. Un psychiatre a également statué sur la présence d’un trouble de la personnalité antisociale chez l’accusée.

JUGEMENT ET INCARCÉRATION


Dorothea Puente aurait fait jusqu’à neuf victimes entre 1982 et 1988. Le regard souligné d’un trait de fard à paupière bleuté, elle portait une robe azurée et un collier de perles lorsqu’elle a plaidé non coupable face aux neuf chefs d’accusation de meurtre retenus contre elle devant le tribunal municipal de Sacramento le 31 mars 1989. Le 21 décembre 1992, douze jurés, huit hommes et quatre femmes, ont été sélectionnés pour le procès de Puente. Le mois suivant, six jurés suppléants, cinq femmes et un homme, ont été choisis pour suppléer les douze jurés titulaires. Le procès a commencé le 9 février 1993. Plus de cent cinquante témoins ont été entendus, trois mille pièces à conviction ont été présentées et plus de 22 000 pages de transcription ont été enregistrées. Florez a obtenu l’immunité en échange de son témoignage contre Puente. Le procès Puente a duré cinq mois. Elle a joué la stoïque devant le tribunal, le visage aussi figé que sa photo d’identité judiciaire. La défense a affirmé que tous ces décès étaient des morts naturelles. « J’ai encaissé des chèques, certes, mais je n’ai jamais tué personne », lance la mise en cause de sa place.

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Image d’illustration générée par IA
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Le 26 août 1993, celle que la presse surnomme « The Death House Landlady » a été reconnue coupable de trois chefs d’accusation de meurtre pour Benjamin Fink, Leona Carpenter et Dorothy Miller. Le jury, après avoir délibéré pendant pas moins de trente-cinq jours, est resté dans l’impasse concernant six dossiers. Ceux de Ruth Munroe, Everson Theodore Gillmouth, Betty Mae Palmer, James Gallop, Vera Faye Martin et Alvaro Gonzales Montoya. Le 10 décembre 1993, Puente a été condamnée à la réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Elle a été incarcérée à la Central California Women’s Facility State Prison. Le 28 août 1997, une cour d’appel de San José a confirmé ses condamnations pour meurtre.

En détention, Dorothea Puente a gardé l’habitude de se lever à 4h30 tous les matins. Après sa douche, elle prie et lit la Bible. Elle affectionne aussi occuper son temps en regardant Les ExpertsEsprits Criminels et Cold Case. De sa cellule partagée elle a participé à l’écriture d’un livre de recettes intitulé Cooking with a Serial Killer : Recipes from Dorothea Puente. Décrite comme une détenue « discrète et calme », elle n’a commis que deux infractions au règlement en seize années d’incarcération. Elle a continué de nier sa responsabilité. Quand on lui demande ce qui lui manque le plus dans son ancienne vie, elle répond sans la moindre hésitation « Aller à l’église tous les jours. Cuisiner ce que je veux et jardiner ». Dorothea Puente est décédée de cause naturelle le 27 mars 2011 à l’âge de 82 ans, au centre de détention de Chowchilla. Aujourd’hui sa maison existe toujours, le couple qui y habite l’a partiellement transformée en musée, y ayant installé des mannequins de cire.

Portraits criminels par Swen : Dorothea Puente

Archive : Cooking With a Serial Killer Recipes from Dorothea Puente
crédit : Bugbee Shane,
vendu sur Amazon
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On se retrouve dans « Portraits Criminels par Swen » de façon bihebdomadaire, le premier vendredi du mois, toute l’année, pour une nouvelle affaire.

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Diplômée d’état en psychologie, à la tête de « Portraits Criminels par Swen », journaliste indépendante responsable de couvrir les faits divers des départements du Tarn-et-Garonne, du Lot et de l’Aveyron pour Le Petit Journal, responsable communication et rédactrice des avis de recherche pour les cas de disparition recensés par la délégation régionale Grand-Est de l’association Assistance et Recherche de Personnes Disparues, rédactrice pour la rubrique « Réseaux Pédocriminels » de l’association Wanted Pedo, chroniqueuse judiciaire pour W9, vidéaste, auteure et artiste visuelle.


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7 Comments

  1. ian

    Encore une sacrée histoire,

    j’ai été happé par cette horreur tout autant que par ton écriture.

    La mise en page, les references les details.

    Quel travail, merci pour tes productions.

    Reply
  2. Alicia Bosman

    Ce qui rend le cas de Dorothea Puente particulièrement intéressant, c’est la dualité entre son apparence et ses actes. Elle illustre à quel point les représentations sociales – ici, celle de la vieille dame bienveillante peuvent masquer des comportements monstrueux. Merci Swen pour cet article encore une fois complet, instructif et glaçant. Très beau travail !

    Reply
    • swen

      Un grand et sincère merci pour ton commentaire qui fait chaud au coeur !

  3. Rosati

    Super article, vraiment captivant ! L’histoire tient en haleine du début à la fin et on ne peut qu’être intéressé par ce qui s’y passe. C’est très bien écrit.

    Reply
    • swen

      Merci pour ton gentil retour !

  4. BB

    Un article passionnant ! Ta plume rend ces portraits criminels tellement vivants ! Les détails foisonnent et permettent une réelle immersion dans l’affaire, pour le plus grand plaisir des passionnés ! Merci !

    Reply
    • swen

      Merci beaucoup à toi de suivre mon travail !

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