Une piste de danse pour tous : l’après-midi disco qui fait vibrer Les Tourets
Un rendez-vous pas comme les autres
Mardi 10 février, la piste de danse des Tourets n’a pas désempli. Mais ce jour-là, pas de soirée karaoké classique ni de spectacle à thème comme le club en a le secret. L’établissement bien connu de la région accueillait son rendez-vous mensuel le plus vibrant : une après-midi discothèque dédiée aux personnes porteuses de handicap. Un moment suspendu, fait de musique, de rires et d’une énergie communicative.

Un trio d’animateurs survolté
Aux commandes de l’animation, Raphaël, entouré de Léonie et Coco. À eux trois, ils forment un trio complice et survolté. Micro en main, sourire aux lèvres et complicité évidente avec les danseurs, il enchaîne les tubes et les chorégraphies improvisées. « Ici, tout le monde est une star », glisse-t-il entre deux morceaux, alors que retentissent les premières notes d’un classique des années 80. Très vite, la piste se remplit. Certains esquissent des pas timides, d’autres se lancent avec assurance. Peu importe le style : l’essentiel est dans le plaisir partagé.

Des associations venues de toute la province
Chaque mois, cette après-midi disco rassemble plusieurs associations venues des quatre coins de la province. Pour cette édition de février, le public était particulièrement nombreux. Parmi les structures présentes : le SAJA Saint-Hubert, l’école spécialisée de Stockem, la Ferme des Roses à Florenville, Andage Bastogne, Perce-Neige, le Centre Les Elfes de Libramont , le Grimoire de Transinne, La Clairière Bertrix (Vivalia) et le Jardin d’Arlon. Autant d’institutions qui accompagnent au quotidien des personnes porteuses de handicap et qui trouvent, dans ce rendez-vous festif, bien plus qu’une simple sortie.
Un espace de liberté et d’inclusion
Car aux Tourets, il ne s’agit pas seulement de danser. L’après-midi est pensée comme un véritable espace de liberté. Les éducateurs se mêlent aux résidents, les barrières tombent, les regards s’illuminent. On chante à tue-tête, on forme des rondes spontanées, on applaudit les performances improvisées. Sur certaines chansons, Raphaël descend même de scène pour entraîner le public dans une chorégraphie collective. L’ambiance monte encore d’un cran.

Pour beaucoup, ce rendez-vous est attendu avec impatience. Il rythme le mois, crée un objectif, nourrit les conversations des jours suivants. « Ils en parlent longtemps à l’avance et encore longtemps après », confie une éducatrice . « C’est un moment où ils peuvent vraiment être eux-mêmes, sans jugement. »
Bien plus qu’une simple fête
Les Tourets, connus pour leurs soirées à thème et leur club karaoké, ont su faire de cette initiative un pilier de leur programmation. Loin d’être anecdotique, l’après-midi disco s’inscrit dans une volonté d’ouverture et d’inclusion. Le personnel du club adapte l’accueil, veille au confort de chacun et participe activement à la fête. Ici, l’accessibilité n’est pas un slogan, mais une réalité vécue.
Au fil des heures, la fatigue commence à se lire sur certains visages, mais personne ne veut quitter la piste trop tôt. Une dernière chanson, puis une autre. Les bras se lèvent une ultime fois, les applaudissements fusent. Les sourires, eux, restent accrochés.
En refermant les portes ce mardi soir, une chose est sûre : aux Tourets, la musique rassemble et la différence s’efface derrière l’essentiel. Le temps d’une après-midi, la discothèque devient un lieu où chacun trouve sa place, porté par le rythme et par une énergie résolument contagieuse.
photos: Florence Dumont
email: flodumont1969@gmail.com















































































































































0 commentaires